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Essai de la Lexus GS300h F Sport

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Actuellement peu présente sur le marché, la gamme Lexus se montre pourtant complète et prête à accueillir tout type de clientèle, avec une large gamme allant de la citadine à la grande limousine, passant par d’imposants SUV. Parmi les pionniers des motorisations hybrides-essences, Lexus proposent aussi des motorisations 100% thermiques alimentées au carburant noble (comprenez par là… l’essence). Lors de cet essai, nous avons eu l’occasion de prendre en main une GS, berline haut de gamme de la marque, concurrente directe des Mercedes Classe E, BMW Série 5 et Audi A6.

Extérieur

Extérieurement, cette GS respire la sportivité dans sa finition F-Sport et son coloris « Noir Graphite » métallisé. Cette berline très anguleuse se voit taillée ensuite à coups de serpe pour lui donner un look très sportif, agressif sur la face avant et classe sur son profil. L’arrière est massif et bien en concordance avec le reste du véhicule. Ses jantes F-Sport 19″ à 10 branches sont du plus bel effet ainsi que sa calandre en nid d’abeille, renforçant tout deux le caractère souhaité sportif de l’auto. Quant à la signature lumineuse, l’avant est très soignée avec l’utilisation de projecteurs LED à triple lentille formant le « L » de Lexus. A l’arrière, cette même évocation à la marque se retrouve dans les optiques, soulignés de « L » rouges pour les feux stop.

Concrètement, le design extérieur de cette GS F-Sport n’a rien à envier à ses concurrentes. Il respire la sportivité tout en gardant son look de berline luxueuse. Nous regretterons cependant l’intégration visuellement « moyenne » du toit ouvrant panoramique.

Intérieur

A l’intérieur, c’est les petits plats dans les grands… avec cet intérieur Havane, le contraste est saisissant et visuellement très intéressant. Les sièges confortables et réglables (réglages tout électriques + chauffants et ventilés) à souhait apporte une très bonne note à cet intérieur. L’intérieur est assez carré, comme souvent chez Lexus. On aime ou on aime pas mais celui ci ne laisse pas indifférent. La qualité de finition des matériaux est exemplaire, on retrouve par exemple un ciel de toit et des pare-soleil en alcantara, un tableau de bord surpiqué de blanc et agrémenté d’inserts noirs du plus bel effet.

A l’arrière, les sièges sont tout aussi confortables et offrent un bel espace au niveau des jambes. Cependant, attention à la place du milieu qui n’offre pas le même confort que ses grandes sœurs. A éviter, ou alors pour des trajets assez courts. Avec un coffre de 451 litres, cette GS offre un bel espace de stockage mais un peu inférieur à la moyenne habituelle dans cette gamme (~500 litres).

Pour revenir à la place conducteur, celle ci offre un confort, que ce soit de conduite comme d’utilisation. La plupart des commandes tombe sous la main directement. Une grande partie de l’interface multimédia est gérable via le pad central, situé sur l’énorme tunnel de transmission. Celui ci permet donc la gestion des divers menus GPS/Radio/Média/Téléphone ainsi que la configuration des diverses fonctions de l’auto. Ces mêmes commandes de gestion se retrouvent en partie disponible sur le volant (volant qui est d’ailleurs chauffant de série sur cette GS F-Sport).

C’est donc d’une très belle note qu’hérite l’intérieur de cette GS300h F-Sport. Rien de particulier à signaler hormis la place du « 5ème » qui n’est vraiment pas au niveau des autres, le reste étant très confortable et bien fini pour une auto de ce segment.

Conduite

La conduite, c’est bien ici que toute les qualités de la GS300h vont pouvoir s’exprimer, malgré tout de même quelques défauts.

Lexus n’ayant plus rien à prouver au niveau de son système hybride, nous partons confiant avec cette auto, prêt à avaler des kilomètres grâce à nos deux moteurs : 4 cylindres thermique essence de 2,5l développant 181cv ainsi qu’un moteur électrique de 143cv. En puissance cumulée, nous retrouvons 223cv prêts à en découdre avec les longues routes Françaises. Couplé à une boite CVT (Transmission à variation continue), ce moteur se montrera trop sage, avec un caractère lissé par le fonctionnement de la boite.

Cependant, dès lorsque de l’espace s’offre à nous, l’auto saura se déplacer dans un silence incroyable et de manière très douce, sans à-coups perceptibles. Les suspensions variables adaptives en fonction du mode de conduire sélectionné font leur travail à merveille et l’autoroute devient un réel plaisir, tellement celle ci est confortable. Ajoutez à cela la présence d’une vision tête haute claire et sans fioritures, d’un régulateur adaptatif (cependant, il est dommage que le régulateur fonctionne uniquement en palier de 5 km/h) ainsi que de feux de routes automatiques et adaptatifs et vous obtenez un cocktail détonant permettant à la GS d’être une auto quasi parfaite en conduite.

Cependant, le point négatif serait probablement une consommation moyenne un poil importante. Pour environ 90km parcourus en mode « Eco » ainsi qu’au régulateur adaptatif aux vitesses de 130, 110 et 90 km/h, nous avons relevé une consommation moyenne de 7,9L/100Km. Importante peut-être, mais l’auto pesant tout de même quasi 1.900kg, cela n’est pas non plus exécrable. Globalement une très bonne expérience de conduite avec cette GS300h. La gestion thermique/hybride est très bonne, étant parfois même imperceptible tellement l’auto est bien insonorisée.

Conclusion

Une très bonne surprise que fut cette Lexus GS300h dans sa finition F-Sport. Malgré quelques défauts, cette auto aura su se montrer confortable, silencieuse et agréable à conduire. Des équipements de série très intéressants permettant par la même occasion une très bonne note en « Vie à bord ». Une auto à ne pas oublier lors de vos recherches sur ce segment !

 


Prix maximum TTC du modèle de base : 66 200 €

  • Peinture métallisée « Noir Graphite »
  • Intérieur cuir F-Sport « Topaze » et inserts en aluminium.
  • Jantes alliage F-Sport 19″
  • Projecteurs à technologie LED à triple lentille en forme de L avec système de feux de route adaptatifs (AHS)
  • Suspension variable adaptative (AVS)
  • Écran central multimédia 12.3 » géré par commande Remote Touch

Toutes les options disponibles sur le véhicule étant de série sur la finition F-Sport, aucune option supplémentaire ne fut ajoutée.

Le tarif final TTC s’affichait donc à 66 200,00 €

Photos de la Lexus GS300h F Sport

Fiche technique
MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne + Électrique
Cylindrée (cm3) : 2494
Alimentation : Atmosphérique
Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 223ch combinée
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 300Nm électrique / 221Nm thermique de 4200 à 5400 tr/min
TRANSMISSION
Propulsion
Boîte de vitesses (rapports) : Automatique à variation continue (6)
POIDS
Données constructeur (kg) : 1855
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 8,32
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 190
0 à 100 km/h : 8,3″
CONSOMMATION
Moyenne constructeur (L/100 Km) : 4,4
CO2 (g/km) : 104
Puissance fiscale : 9 CV

Nos remerciement à Lexus Toys Plus Lille pour le prêt du véhicule

Crédits Photos : Guillaume / Emeric pour Speedguerilla

Petrolhead à ses heures perdues, du SP98 coule dans ses veines. Avec comme réveil le V10 d'une Carrera GT, Emeric est passionné par les supercars, GT mais aussi les petites GTI's.

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Essai Audi A7 Sportback 2018

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Audi A7 Sportback 2018

C’est à Milan, capitale mondiale de la mode et du design, qu’Audi m’a convié pour venir essayer la nouvelle Audi A7 Sportback. Une Audi qui inaugure un nouveau langage stylistique, symbole d’avant-gardisme et d’innovation.

Matière de design

Voici donc la seconde itération de l’A7 après le lancement de la première génération en 2010. Elle réinterprète le design du coupé 4 portes haut de gamme à la chute de rein impressionnante. La marque apporte toujours l’attention sur les détails, et c’est encore le cas pour ce modèle.

Cette nouvelle A7 Sportback aiguise sa calandre Single Frame toujours plus large inspirée du concept Prologue et conserve sa magnifique silhouette grâce à un gabarit quasiment inchangé: une longueur de 4,97 m et un toit posé à 1,42 m.

La partie la plus sexy de cette voiture est sans aucun doute la signature lumineuse des feux arrières. Elle est créée par une bande de LED logeant 13 éléments verticaux qui s’illuminent, s’éteignent et disposent d’animation propre au verrouillage / déverrrouillage du véhicule.

La finition S-Line ajoute encore plus de style à l’extérieur et un peu de techno à l’intérieur. La caisse est abaissée de 10 mm, elle a le droit au matrix LED, des jantes de 20″ et des ailes plus musclées. Les sièges avant chauffants et le hayon électrique sont de série. Vous pouvez même ajouter des sièges massants et un éclairage ambiant avec un choix de 30 couleurs, si vous êtes indécis.

Enfin, l’A7 profite de son nouveau châssis partagé avec l’Audi A8 pour étrenner les quatre roues directrices en complément du quattro livré en série.

Audi A7 Sportback 2018

A l’intérieur

Comme dans l’A8 et désormais aussi l’A6, l’A7 sort le grand jeu avec une planche de bord entièrement numérique. Elle accueille trois écrans qui réunissent quasiment toutes les fonctions, c’est la fin des boutons partout (on en trouve encore quelques uns comme sur le volant), et j’allais oublier l’affichage tête haute. Évidemment, le choix des matériaux est de bon goût, la construction et la finition sont parfaites, et l’ambiance générale assez clinique penche vers le minimaliste.

L’ergonomie, parlons-en, elle progresse grâce à ses écrans. Leur menus sont faciles à assimiler et les fonctions principales profitent d’accès directs, tout est très réactif et aucun lag n’est à signaler. L’écran du haut est dédié à la cartographie GPS et au système multimédia, celui du bas remplace la commande MMI et affiche en permanence le menu de la climatisation. Le retour haptique permet de petites vibrations à chaque tapotement de votre doigt, et aide à définir ce qui est sélectionné. Il est possible de désactiver la fonction, mais c’est quand même bien utile. A noter, l’A7 Sportback embarque pas moins de 39 systèmes d’aide à la conduite!

Et encore un petit mot d’éloge pour Audi et cet intérieur, la marque ne lésine pas sur le confort avec des sièges bon marché. Parfois, les voitures de luxe vous impressionnent avec des cuirs magnifiques à l’avant et plus rien pour les places à l’arrière (pauvres enfants). La quantité de métal dans l’habitacle de l’A7 est incroyable, même sur la banquette arrière, l’aluminium brossé, le climatiseur tactile et les garnitures continuent d’impressionner.

Audi A7 Sportback 2018

Sous le capot

Au lancement, l’A7 Sportback n’aura le droit qu’a des V6. L’essence s’appelle A7 55 TFSI, c’est en réalité le V6 bi-turbo 3.0L TFSI de 340ch. Silencieux, puissant, et efficient, il est associé à une boite auto S tronic à 7 rapports. Bien que ce ne soit pas sa vocation première, on lui trouve même un soupçon de sportivité en mode dynamique lorsque l’on monte dans les tours. Sa puissance lui permet de faire décoller l’A7 de 0 à 100 km/h en 5.3 sec!

Si vous êtes plus adepte du diesel, il faudra opter pour le V6 3.0L TDI, officiellement appelé A7 50 TDI. La puissance atteint les 286 ch et le couple à 620 Nm dès 2 250 tr/min. Il est associé à une boite automatique tiptronic à 8 rapports. Une boîte extrêmement douce mais qui manque parfois de réactivité dans les relances comparé à la S Tronic. Les performances sont tout à fait respectable avec un 0 à 100 km/h en seulement 5,7 sec!

Niveau consommation, on peut rester sous la barre des 8L/100km sans problèmes, en partie grâce à une nouvelle technologie hybride légère (MHEV) qui s’appuie sur un réseau de bord en 48 volts et une batterie lithium-ion. L’Audi A7 Sportback est capable d’avancer en roue libre lorsque le conducteur lève le pied entre 55 et 160 km/h, le moteur se coupe entièrement. Ce dispositif permet aussi d’activer le stop&start dès 22 km/h et de redémarrer instantanément grâce à l’alterno-démarreur. Au volant, c’est totalement imperceptible.

Audi A7 Sportback 2018

Au volant

Si vous pensiez comme moi, qu’emmener une voiture de 5m de long dans des petits routes de montagne coincées entre les Alpes et le Lac de Come allait être compliqué, pensez encore. L’Audi A7 Sportback dispose des quatre roues directrices! On s’aperçoit alors comment cinq petits degrés de braquage aux roues arrière suffisent à donner la vivacité d’un coupé à cette grosse voiture. En dessous de 60 km/h, les roues contrebraquent de 5° ce qui réduit le diamètre de braquage de 1,1 m. A partir de 60 km/h le train arrière braque dans le même sens que le train avant pour asseoir la stabilité à haute vitesse. Effet garanti!

La direction est précise et avec l’aide du quattro, toute la cavalerie passe au sol sans broncher. Il est vraiment difficile de mettre en défaut cette A7!

Reste sa principale vocation: avaler les kilomètres dans un confort absolu. Pour se faire, le client peut choisir entre quatre configurations de suspension : une suspension à ressorts en acier traditionnelle, une suspension sportive qui abaisse le niveau du véhicule de 10 mm, un amortissement à commande électronique et une suspension pneumatique qui adapte la garde au sol de façon autonome. C’est cette dernière que j’ai eu la chance d’essayer, et je peux vous dire que l’effet est saisissant. Le confort grimpe en flèche, et en même temps le toucher de route reste excellent. Cette suspension efface aussi pas mal de bruits parasites dans l’habitacle, et comme si cela ne suffisait pas, il y a un nouveau vitrage encore meilleur en acoustique.

Elle réussit donc à être agile et dynamique sur les routes sinueuses, mais aussi confortable et reposante sur les longues portions d’autoroute.

Audi A7 Sportback 2018

Conclusion

L’Audi A7 est une limousine de luxe habillée par un grand couturier. Laissez la conduire dans le trafic, profitez du silence sur l’autoroute, et appréciez cette ambiance. Elle offre un dynamisme de grande GT tout en conservant son confort ( c’est un peu plus vrai quand vous ne craquez pas pour les magnifiques jantes de 21″ ).

Le TDI sera toujours le choix des gros rouleurs, malgré un 55 TFSI des plus réussis, et qui reste à mon sens le meilleur choix pour le moment. Cerise sur la gâteau, Audi réussit à apporter la technologie de manière si joliment présentée qu’elle ne semble pas déroutante ou déconcertante. Bravo!

Photos

Notation

9 Note
Pour
  • Design charismatique
  • Compromis confort / dynamisme
  • Technologie
  • Contre
  • Boite du TDI un peu moins rapide
  • Sex Appeal9
    Vie à bord10
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique

    Audi A7 55 TFSI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2995
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 340 à 5000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 500 à 1370
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1890
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,56
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″3
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,8
    CO2 (g/Km) : 150

    Audi A7 50 TDI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2967
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 286 à 3500
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 620 à 1250
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1955
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,84
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,1
    CO2 (g/Km) : 161

    // Merci à Audi France pour l'invitation
    

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    Essai Ford Mustang Ecoboost 2018

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    Ford Mustang 2018

    Depuis 2014, la Mustang est importée officiellement en Europe. Voici la version 2018, un restylage qui apporte un nouveau style plus athlétique et de nombreux équipements technologiques.

    Présentation des troupes

    Pas de doute, c’est toujours une Mustang! Le style, plus emblématique que jamais, n’a pas vraiment été modifié (et c’est tant mieux). Il y a de nouveaux phares à LED et des feux arrières qui sont désormais transparents, un nouveau capot avec des prises d’air supplémentaires. Moins visible, l’aéro a été légèrement modifié pour inclure un nouveau spoiler à l’avant et un écoulement d’air en dessous de la caisse plus efficace.

    À l’intérieur, le tableau de bord a reçu un léger relooking avec de nouveaux matériaux et de nouveaux instruments entièrement numériques. Les plus gros changements se situent sous le capot. On trouve une nouvelle boîte de vitesses automatique à 10 rapports construite par Ford. En option, Ford propose un système d’amortisseur Magneride pour la suspension. De plus, il y a un nouveau système de freinage anti-collision avec détection des piétons, ainsi qu’une direction active de maintien de trajectoire et un régulateur de vitesse adaptatif.

    Ford Mustang 2018

    Moteur, action!

    Dès les premiers kilomètres, les sensations ne sont pas les mêmes par rapport à la précédente Mustang. Premièrement, la nouvelle boite à dix rapports, quand même un peu moins performante que les références du marché, est très impressionnante et n’a aucun mal à jongler avec ses multiples ratios. Deuxièmement, le 4 cylindres EcoBoost arrive à propulser la Mustang avec force et vivacité, avec une caisse désormais bien mieux maintenue grâce au MagneRide.

    Une fois que la route devient intéressante, la Mustang rappelle qu’elle est une bonne grosse voiture Américaine. Tout de même 1747kg pour la Fastback Ecoboost en BVA, on ne peut pas dire que ce soit un poids plume. Malgré tout, les nouveaux amortisseurs Magneride, qui peuvent lire la route et ajuster leur rigidité 1000 fois par seconde, assurent un maintien sur les appuis largement améliorés par rapport à ce que je connaissais. On ne va pas se voiler la face, son truc à elle, ça reste les lignes droites!

    Le moteur EcoBoost de 2,3 litres a mystérieusement perdu une vingtaine de chevaux depuis la dernière génération, une sombre histoire de normes environnementales, enregistrant désormais un 290ch et 440 Nm officiel. Ford dit avoir ajouter un filtre à particules pour l’échappement, mais il enregistre les mêmes chiffres de performance qu’auparavant. Soit.

    L’EcoBoost est également environ 90 kg plus léger que le V8. Quelque chose que l’on ressent bien en entrée de virage. A noter aussi que la Fastback (coupé) est plus rigide que la Convertible et qu’en fait, à mon goût, cette version est la plus précise et équilibrée qui existe.  Bien sur, le moteur EcoBoost va toujours être une déception après avoir goûté au bon gros V8, mais cela reste une moteur très rapide, capable d’emmener comme il se doit la Mustang.

    Le choix est donc cornélien. Pour une conduite cool et posée: Convertible V8, pour la précision et le touché de route: Fastback EcoBoost. C’est un choix entre puissance et précision: Achetez le V8 si vous voulez le son et l’accélération. Achetez l’EcoBoost si les routes serrées et sinueuses sont votre trajet quotidien.

    Ford Mustang 2018

    A l’intérieur

    La Mustang reçoit un nouveau pack d’instruments numériques pour 2018, que vous pouvez coordonner niveau couleur selon votre humeur. Selon le mode de conduite sélectionné (Normal ou Sport, Sport+, Race ou encore Neige), l’affichage passe des doubles cadrans ronds à une simple bande pour le compte-tours qui n’est pas sans rappeler la Ford GT.

    Il y a un autre mode appelé Drag Strip, qui combine le Launch Control avec un adoucissement des amortisseurs arrière Magneride pour permettre à la voiture de s’accroupir pour un maximum de grip et de bondir pour une accélération maximum. Inutile, donc parfaitement indispensable. Tout comme le Line Lock qui permet tout simplement de … burner!

    Vous pouvez choisir parmi des sièges standards ( larges et confortables ) ou des baquets Recaro (qui sont un peu étroits si vous êtes de proportions généreuses). Le confort et l’espace à l’avant sont bien.

    Le défaut principal est la présence encore trop nombreuse de plastique comme les boutons effets chromés à la base du tableau de bord. Même avec un prix de départ autour de 39.990 €, on ne tient pas la comparaison avec Audi ou BMW. Le patrimoine de ce mythe roulant ne rattrape pas tout.

    Ford Mustang 2018

    Bon marché?

    Clairement, les propriétaires de V8 auront besoin d’action chez Total. Sur les chiffres officiels, on vise les 12L/100km, et vous allez faire beaucoup plus au quotidien, on le sait que vous allez caresser exagérément la pédale d’accélérateur pour entendre le V8 vrombir! L’EcoBoost prend ici tout son sens, avec un 9L/100km combiné, ce qui est un chiffre réaliste au quotidien.

    La nouvelle boite à dix rapports fait gonfler la note comme les amortisseurs Magneride (un must-have de 2000€). Reste qu’à 39 900 € prix d’entrée pour une Mustang et 43 900 € pour la V8 hors malus, cela reste tout de même bon marché. Que peut on acheter d’autres avec autant de style et de performance?

    Ford Mustang 2018

    Conclusion

    Malgré son lot de mise à jour qui la rend encore plus technologique, la Mustang reste une brute toujours aussi cool. Pas vraiment une voiture  de sport, non, une muscle car comme disent les Américains.

    C’est peut-être une voiture imparfaite, mais terriblement attachante. De toute évidence, le style, le badge et l’attitude ont un attrait énorme pour tous ceux qui aiment la voiture, le nombre de pouce levé et de sourire à son passage est tout simplement hallucinant. Les mises à jour ont sans aucun doute amélioré la Mustang. Ce n’est pas sophistiqué, mais c’est très amusant.

    La Fastback EcoBoost avec amortisseurs Magneride est probablement le meilleur choix si vous vous souciez de la conduite. Mais pourriez-vous dire non au V8?

    Photos

    Notation

    8.6 Note
    Pour
  • Une sacré gueule
  • Une excellente boite 10
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Lourde
  • Précision au volant
  • Sex Appeal10
    Vie à bord8.5
    Performances8
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2261
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 290 à 5400
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 440 à 3000
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (10)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1673
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 233
    0 à 100 km/h : 5″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 9,2
    CO2 (g/Km) : 205

    // Merci à Ford France pour l'invitation.

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    Essais

    Essai Audi R8 RWS

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    Audi r8 rws

    L’Audi R8 est une supercar incroyable avec un grip formidable fourni par la transmission intégrale. Mais que se passerait-il sans le quattro? Apparemment c’est la drôle d’idée qu’a eu Audi Sport pour le plus grand bonheur de ceux qui aiment la glisse en produisant en série limitée l’Audi R8 RWS, pour Rear Wheels Series.

    Qu’est ce qui change?

    La R8 RWS est une R8 qui a perdu son quattro, donc l’arbre de transmission, l’embrayage multi-disques et le différentiel central. Et hop, 50 kg en moins sur la balance pour atteindre les 1590 kg. Les réglages du châssis sont aussi revus en conséquence. Les ingénieurs se sont attardés sur la direction, plus directe, les réglages de suspension et la barre anti-roulis à l’avant est 10% plus rigide.

    « L’Audi R8 V10 RWS est conçue pour les puristes. »

    Stephan Winkelmann, Directeur Général d’Audi Sport GmbH.

    Du coup, on a une voiture qui devrait être fondamentalement différente à conduire. Et cela sans que rien ne puisse le suggérer de l’extérieur. Enfin si, quelques subtils détails comme l’absence de badge quattro (logique) remplacé par des badges Audi Sport mais aussi un sideblade couleur carrosserie pour celui du bas et noir pour celui du haut. Seul les propriétaires choisissant de conserver la bande rouge dans la config permettront aux non-initiés de vraiment la distinguer. Une bande rouge qui traverse la carrosserie comme sur l’Audi R8 LMS GT4 qui fera l’objet d’un article prochainement…

    Audi r8 rws

    Oh ce V10!

    Je suis définitivement amoureux de ce V10 atmo! Il délivre ici 540ch pour permettre à l’Audi R8 RWS de réaliser le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Mais plus que les chiffres, ce sont ses vocalises toujours aussi folles qui grimpent jusqu’à atteindre les 8500 tr/min pour repartir de plus belle! Onctueux, souple, parfois violent lorsque l’on décide de le cravacher, c’est en tout cas toujours un plaisir de le retrouver et de lui faire dégourdir ses cylindres!

    La boite S-Tronic 7 rapports fait toujours des merveilles, elle est d’une efficacité remarquable.

    Audi r8 rws

    Au volant

    La grande différence avec cette R8, c’est que vous devez penser beaucoup plus à votre manière de prendre les virages: Quelle vitesse en entrée? Combien de gaz en sortie? Quel angle de braquage? Plus question de compter sur la magie du quattro! Les niveaux d’adhérence sont quand mêmes fous mais l’arrière sait se montrer joueur.

    Elle demande donc beaucoup plus d’engagement à son pilote pour être emmenée dans ses retranchements. La satisfaction de la conduire est d’autant plus grande. La direction semble donner plus d’information et de manière plus naturel, plus simple. Le châssis plus rigide à l’avant ne doit pas être étranger à tout ça.

    Audi a même réglé l’ESP Sport pour des dérives contrôlées. Une aire plane mise à disposition a permis de vérifier tout cela: ESP connecté, tout est sous contrôle, ESP Sport, il  y a de quoi s’amuser, et ESP Off, c’est complètement fou! Réussir de belles dérives en est même assez difficile!

    Audi r8 rws

    Le plaisir comme maître mot

    Même si le châssis est plus joueur, le V10 5.2L digne d’un opéra reste la caractéristique principale de l’Audi R8. C’est d’autant plus vrai puisqu’il faut désormais s’appliquer pour en extraire toute la rage. Moi qui avait quelques à priori sur le fait d’utiliser le V10 en 540 ch plutôt que le 610 ch de la V10 Plus, je pense désormais qu’avec 540 ch, c’est largement plus de puissance qu’il n’en faut pour une conduite sportive!

    J’ai été assez chanceux pour avoir essayé chaque version de la R8, mais il ne fait aucun doute que si j’avais l’argent, c’est cette version que je prendrais. Oubliez les chiffres, la RWS reste incroyablement rapide. Tout est terriblement gratifiant à son bord, que l’on désactive toutes les aides ou que l’on laisse l’électronique nous garder en « sécurité » et la boite à double embrayage faire le job. Tout reste bien fait et intuitif, à l’image de la marque. Il n’y a bien que les petites touches de carbone à l’intérieur qui me manquent, disponible malgré tout dans le configurateur.

    Audi r8 rws

    Conclusion

    Seulement 999 exemplaires de prévus (futur collector?) mais surtout un ticket d’entrée à 143 800 €, c’est tout de même de 30 070 € de moins que la version quattro! Le plaisir est au rendez-vous, le V10 atmosphérique aussi. Bien joué Audi!

    Photos de l’Audi R8 RWS

    Notation

    9.6 Note
    Pour
  • Plaisir de conduite
  • V10 atmo
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Moins efficace que le quattro
  • Mais est-ce vraiment important?
  • Sex Appeal10
    Vie à bord9
    Performances9.5
    Plaisir de conduite10

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : V10
    Position : Centrale arrière
    Alimentation : atmosphérique
    Cylindrée (cm3) : 5204
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 540 à 7800
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 540 à 6500
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1590
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,94
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 320
    0 à 100 km/h : 3″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 12,4
    CO2 (g/Km) : 283

    // Merci à Audi France pour l'invitation.

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