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Endurance

24h du Mans 2017: récit et images d’un week-end hors-norme !

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Samedi et Dimanche 17-18 Juin : Au cœur de la plus grande course du Monde

Nous y voilà enfin, réveillé avant la sonnerie du réveil par les autos qui effectuent leur Warm Up, le moment tant attendu est arrivé, le départ des 24h du Mans a lieu aujourd’hui ! C’est avec les couleurs Porsche dans le dos que je me rends à nouveau dans l’enceinte du circuit, alors qu’à cette heure-ci les chances de victoire de la marque de Weissach semblent bien faibles compte tenu de la domination des Toyota et de leur plus grand nombre. Sur le chemin, voici André Lotterer et Neel Jani, la journée commence bien !

La matinée passe tranquillement, et nous voilà à 14h45 au dessus des stands, en face de la ligne de départ, pour ce moment qui fait vibrer des millions de fans derrière leurs écrans : le départ des 24h du Mans. On ne pourrait pas rêver meilleur emplacement pour suivre les premières secondes. A quelques minutes seulement du départ, la Marseillaise retentie, comme pour clamer « le sport auto français n’a pas encore dit son dernier mot », puis le GridWalk se vide, la patrouille de France survole la piste, le public est en feu ! Les autos s’élancent alors une à une en épis vers le tour de formation, comme le veut la tradition. Pendant un peu plus de cinq minutes, la meute parcourt au ralenti le circuit tandis que la foule est debout. Dans les boxs, les visage sont tendus, les yeux rivés sur les écrans, le moment est historique. On peut tout perdre en seulement quelques mètres après avoir travaillé sans compter pendant un an ! Soudain, la musique « de film » retentit dans les hauts parleurs, un grand bourdonnement se rapproche, le bal des hélicoptères ajoute un brin de dramaturgie comme si cela ne suffisait pas…. et les voilà lancés à plus de 200 km/h, carrosserie contre carrosserie direction le premier virage ! On ne peut pas connaître l’émotion ressentie à ce moment-là tant qu’on ne l’a pas vécue, c’est un moment unique à vivre une fois dans sa vie, une impression de voir l’Histoire s’écrire sous nos yeux. J’en ai les yeux humides pendant quelques secondes, avant de reprendre mes esprits pour vite regarder le classement à la télévision !

Le peloton semble avoir été relativement sage et c’est une bonne nouvelle, seule la Bykolles rencontre un problème et doit rentrer au stand, la bataille peut désormais avoir lieu ! Les voilà d’ailleurs qui arrivent pour le deuxième tour, faisant vibrer les murs de la loge Michelin au dessus des stands, c’est splendide ! Une Porsche 919 est désormais en seconde position derrière la Toyota n°8, les promesses sont tenues.

La première heure de course passe et me voilà quelques mètres plus bas, à proximité de la piste, pour profiter du spectacle parmis les centaines de fans amassés dans le dernier virage du circuit. La vitesse de passage des LMP1 me coupe le souffle, tandis que les échappements des GT continuent à me faire rêver ! Je tente quelques images à travers le grillage, c’est certainement mon côté photographe-addict qui ressort, même si j’ai bien décidé d’en profiter avec les yeux pour une fois !

Puis LE moment tant attendu arrive, celui qui figurait sur le programme comme la cerise sur le gateau d’un séjour déjà exceptionnel : « Mesdames Messieurs, je vous invite à vous installer dans l’hélicoptère et attacher votre ceinture, nous vous souhaitons un agréable survol du circuit du Mans ». Comment ne pas avoir l’impression de vivre dans un film à ce moment précis ? Par chance, je me retrouve à côté du pilote, aux premières loges pour assister à ce spectacle incroyable qui consiste à suivre les 24h du Mans depuis le ciel ! Rapidement, nous voilà en l’air, au dessus des paddocks puis de la passerelle Dunlop, tandis que la bataille continue à faire rage quelques dizaine de mètres plus bas. La vue est magnifique : le tracé se démarque autour des inombrables campements, parkings, et installations en tout genre dédiées à la course. C’est précisemment à ce moment que l’on se rend compte de l’ampleur des 24h du Mans : une ville entière s’est construite autour du mythique tracé ! C’était déjà beau d’être présent sur le circuit pour un tel événement, mais admirer les courbes du circuit depuis le ciel, tout en essayant de distinguer quel prototype vient de passer en dessous de nous, c’est une tout autre expérience ! Sans aucun doute mon plus beau souvenir en sport automobile ! La vue des Hunaudières, interminable ligne droite, me donne un frisson instantané, et je ne vous parle même pas des « S » Porsche… Le rêve ! Rapidement il faut revenir sur Terre, au sens propre comme au sens figuré, mais quel moment incroyable ! Merci Michelin !

Comment reprendre ses eprits après un moment si intense ? Direction l’hospitalité Michelin, pour faire un point sur le classement et pour une petite pause. Toyota a repris ses deux premières positions et semble plus que jamais incarner la force tranquille, tandis que la 919 du trio Bamber/Hartley/Bernhard rencontre des soucis technique et perd un temps conséquent dans son box. S’ils avaient su à ce moment qu’ils allaient néanmoins gagner la course… Quel scénario incroyable ! Tout le monde voit alors Toyota enfin vainqueur avec trois voitures contre une, une victoire amplement méritée, même si la course reste encore bien longue.

A l’approche des dernières heures du jour, nous nous déplaçons vers les fameux « S » Porsche, un enchainement de virages très rapides que les LMP1 passent d’ailleurs presque à fond. La fatigue commence à se faire sentir, alors quoi de mieux que de s’asseoir tranquillement, et profiter de ces passages infernaux, pendant que la fumées des barbecues anglais nous titille les narines. Cette portion du circuit a un charme particulier.

La nuit est cette fois bien tombée. Il est 23h passé, et nous avons la chance de pouvoir visiter l’atelier Michelin : une véritable usine au milieu du paddock, pour fournir une grande majorité du plateau des 24h du Mans (toutes les LMP1, presque toutes les GT Pro, et une partie de GT Am). La vue y est impresionnante : tandis que les techniciens orchestrent un bal incéssant de pneus neufs à destination des différentes équipes, une chambre est réservée aux inombrables pneus usés. Chacun d’eux sont référencés par l’intermédiaire d’une petite plaquette permettant de savoir à quelle voiture le pneu a appartenu, et quelle était sa position. Tous les pneus sont ainsi récupérés par Michelin et renvoyés à Clermont-Ferrand après la course pour davantage de tests et d’obeservations en tout genre, c’est un travail démentiel ! Alors que le Directeur de Michelin Motorsport Pascal Couasnon nous disait jeudi que la préparation de la course commençait le lendemain de l’édition précédente, on prend alors toute l’ampleur de ses propos.

La course s’enfonce alors dans la nuit, et après une petite heure à rêvasser le long du circuit, il est grand temps de rentrer à l’hotel pour quelques heures de sommeil bien méritées. Du moins c’est ce que l’on croyait. Il est minuit passé, et à peine arrivés nous apprenons que la Toyota de tête rencontre de sérieux soucis. Incroyable, le sort semble s’acharner sur la marque Japonaise, qui avait déjà vécu un véritable traumatisme l’année dernière. Nous entrons alors dans de grandes discussions passionnées avec les membres de l’équipe Michelin qui nous accompagnent depuis le début du séjour, puis nous apprenons non seulement que la Toyota n°8 abandonne, mais également la Toyota n°7, qui a subit un accrochage et qui doit a son tour renoncer ! INVRAISEMBLABLE, nous voilà donc avec la Porsche 919 n°1 en tête des 24h du Mans, pour la première fois de la course, tandis que la troisième Toyota est très loin derrière suite à des soucis techniques. Que le sport auto peut-être cruel par moment, personne n’ose imaginer ce qui doit se passer dans la tête des membres de l’équipe Toyota à ce moment-là, c’est terrible.

Impossible de dormir, je continue à regarder la course jusque 3h du matin, avant de sombrer, des images plein la tête !

Malgré cela, me voilà reveillé à 6h comme un enfant. Je me jette sur la télécommande pour voir le classement… Ouf, pas (encore) de pépin sur la Porsche de tête, solidement en tête de la hiérarchie devant… la LMP2 du Jackie Chan Racing ! De retour au circuit dans la matinée, nous profitons à nouveau du spectacle depuis la réception Michelin quand soudain, nouveau coup de tonnerre, la 919 de tête est cette fois bien en panne ! André Lotterer descend, c’est terminé ! La n°1 avait pourtant course gagnée, avec aucune menace directe si ce n’est… sa propre mécanique ! A quatre heures de l’arrivée, voilà donc une LMP2 en tête, incroyable ! La 919 n°2 quant à elle, après ses déboirs de début de course, remonte progressivement au classement, mais n’est pas à l’abris d’un nouveau soucis technique. Le final s’annonce palpitant !

Avec concentration, tour après tour, voilà finalement la n°2 qui reprend la tête du classement général, à seulement une heure de la fin. Nous suivons la fin de la course depuis un petit restaurant au Mans, l’ambiance est exceptionnelle ! Le dernier tour venu, la Porsche passe enfin le drapeau à damier et remporte les 24h du Mans 2017 après une remontada historique ! Une 19ème victoire qui, comme vous pouvez vous en douter, ravit votre narrateur. Suivent les deux LMP2 du Jackie Chan Racing, qui ne s’attendaient vraisemblablement pas à un tel succès, le champagne va couler à flots ! Derniers moments de suspense, la bataille fait toujours rage en GT Pro, et c’est finalement l’Aston-Martin Vantage qui passe devant la Corvette…. dans le dernier virage, quel finish sensationnel encore une fois ! La 911 RSR n°92 prend la troisième place du podium, un beau résultat pour cette toute nouvelle auto à moteur central.

Voilà, c’est donc ainsi que ces 24h du Mans 2017 s’achèvent, comme elles ont commencé : dans l’euphorie, et avec des frissons dans le dos. Que retenir de cette édition ? Tout d’abord le résultat : une LMP1 seule devant une marée de LMP2. Un résultat qui peut laisser perplexe quant à l’avenir de la catégorie reine. Toutefois on sait que la FIA et l’ACO travaillent sur un nouveau règlement imposant des mécaniques et des technologies moins couteuses, permettant le retour ou l’arrivée de certains constructeurs pour relancer le championnat. On retiendra également la suite de la malédiction Toyota, une malchance qui fait mal au coeur, tant l’équipe mérite cette victoire au général depuis de nombreuses années. On notera aussi la concurrence acharnée en GT, avec la victoire d’une Aston-Martin pourtant en fin de carrière… La BOP n’a pas finit de faire grincer des dents !

Enfin, d’un point de vue personnel, ces quatre jours ont été bien entendu exceptionnels, avec un accueil aux petits soins du personnel Michelin, et des moments dont je me souviendrai toute ma vie. Le virus Le Mans a frappé, et nul doute qu’il continuera à frapper pendant de longues années.

Nous vous donnons maintenant rendez-vous dans dix jours au Nürburgring pour les 6H du Nürburgring, que nous couvrirons à nouveau en intégralité !

J’aimerais à nouveau remercier chaleureusement toute l’équipe du staff Michelin qui nous a accueilli pendant ces 24h du Mans, notamment Alain et Nicolas.

Sommaire : 

Page 1 : Jeudi 15 Juin – Mise en bouche en pays Sarthois

Page 2 : Vendredi 16 Juin – Day off : Grid Walk et Parade des pilotes

Page 3 : Samedi et Dimanche 17-18 Juin : Au cœur de la plus grande course du Monde

Récit et Photos : Nicolas Verneret pour www.speedguerilla.com

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Reiter améliore sa KTM X-Bow GT4

L’Autrichienne revient encore plus radicale en 2018 dans sa version GT4!

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KTM X-bow GT4 Reiter 2018

Cela fait 3 ans que Reiter construit, sur la base de la KTM, une X-Bow GT4 de course capable de s’aligner en GT4 European Series, Pirelli World Challenge ou encore en VLN sur le Nurburgring. Depuis le temps, d’autres constructeurs ont rejoint la catégorie, voici donc la réponse de Reiter pour 2018…

La KTM X-Bow GT4 est développée par la structure Reiter Engineering, partenaire de Lamborghini lorsqu’il s’agit de préparer des voitures pour la course. La réduction des coûts d’exploitation a été au cœur de la problématique de Reiter qui a ainsi installé une nouvelle transmission Holinger, ou encore une nouvelle gestion moteur Motec M142.

« Bien que nous disposions déjà d’un véhicule GT4 offrant le meilleur rapport qualité-prix, nous voulons réduire davantage les coûts pour les équipes et les pilotes avec ces mises à jour. »

Hans Reiter

Cette nouvelle transmission Holinger plus robuste promet de gérer plus de 800Nm de couple et de parcourir 100000 km sans problème, soit deux fois plus de distance pour la suspension améliorée. L’unité de contrôle du moteur, le système électrique, le faisceau de câbles, le panneau de commande, le contrôle de la traction … tout a été amélioré pour fonctionner plus longtemps, ce qui est vital pour les courses d’endurance.

Si vous vouliez en acquérir une, il vous en coutera plus de 180 000 €. Le carnet de commande étant plein jusqu’en février, il faudra se montrer patient avant de débourser les 180 000 € pour  l’acquisition du jouet. Au passage, l’écurie britannique Greensall Motorsport  qui sévit en Championnat de France FFSA GT, alignera un exemplaire de la X-Bow GT4 en 2018. Elle sera  engagée en catégorie Am.

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Aston Martin Vantage GTE: Prête pour le WEC!

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Aston Martin Vantage GTE 2018

Après avoir dévoilé sa nouvelle Vantage pour la route, Aston Martin ne perd pas de temps et lève le voile sur la nouvelle Vantage GTE!

La Vantage GTE est construite exclusivement pour participer au WEC ( World Endurance Championship ) et donc les 24H du Mans. Aston Martin Racing a déjà parcouru plus de 13000 km d’essais, dont un run de 30 heures non-stop sur le circuit de Navarra en Espagne.

Dessinée et conçue dans les locaux de Banbury, elle est le résultat d’un travail chapeauté par le directeur technique Dan Sayers, à qui l’on doit déjà la V8 Vantage GTE qui a décroché pas moins de 37 victoires en WEC! Principales différences avec sa glorieuse jeune retraitée, la nouvelle Vantage GTE récupère le V8 suralimenté de 4.0L d’origine AMG et Michelin vient remplacer Dunlop en tant que manufacturier pneumatique.

Plus puissant que la version route, le V8 développerait au minimum 530 ch. Le couple devrait être équivalent, par contre la boite automatique ZF laisse sa place à une boite séquentielle de course à 6 rapports. Les deux voitures utilisent une suspension similaire à l’avant et à l’arrière, mais la GTE reçoit des barres anti-roulis réglables et des amortisseurs réglables Ohlins. Les freins sont également améliorés avec des étriers avant à six pistons et des étriers arrière à quatre pistons fournis par Alcon. Je ne parle même pas de l’aérodynamique, qui n’a absolument rien à voir, ni la rigidité de la caisse…

Au volant, Darren Turner, Jonny Adam, Nicki Thiim et Marco Sorensen ont été conservés et sont rejoints par le Britannique Alex Lynn

Photos de l’Aston Martin Vantage GTE 2018

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La BMW M8 GTE avant celle de route!

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La BMW Série 8 Coupé n’est pas encore sortie et encore moins la M8. Cela n’empêche pas BMW de présenter la version finale de la M8 GTE de course à Francfort!

[quote]La BMW M8 GTE est le nouveau vaisseau amiral de notre flotte GT. Pour nous, la présentation de la voiture non camouflée est une étape importante du chemin nous menant vers sa première sortie en compétition, aux 24 Heures de Daytona. Le développement de la BMW M8 GTE suit sa route, dans les temps, et nous avons hâte de la voir se battre pour la gagne dès 2018.

Jens Marquardt, Directeur de BMW Motorsport[/quote]

Elle reçoit le V8 4.0 biturbo d’environ 500 ch, accouplé à une boîte de vitesses à six rapports. On retrouve les lignes de la future M8, sous ces courbes (magnifiques ) sans parler de la déco ( magnifique aussi ), c’est une vraie voiture de course. Elle répond bien évidemment au règlement de la catégorie GTE : châssis spécifique, structure renforcée en fibres de carbone, pour un poids total de 1220 kg et trains roulants spéciaux.

Bien évidemment, certaines données sont amenées à évoluer en fonction de la BoP régissant la catégorie. Cette Balance de Performance permet de mettre toutes les autos sur un pied d’égalité. Pas forcément une bonne chose quand on voit une vielle Aston Martin gagner les 24H du Mans devant des Ferrari 488 GTB et Ford GT hyper modernes… mais c’est à l’appréciation de chacun.

BMW fera donc son retour l’an prochain aux 24 Heures du Mans après six ans d’absence du côté de la Sarthe. La première sortie en compétition pour cette M8 GTE est prévue pour le mois de janvier prochain, à l’occasion des 24 heures de Daytona, en Floride.

Photos de la BMW M8 GTE

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