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Essai Seat Leon Cupra ST 4Drive, pour papa pressé

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Besoin d’un coup de boost en cette fin d’année 2017 ? Embarquez avec nous à bord de la Seat Leon Cupra ST 4Drive sur les plus belles spéciales de Finlande : sourires garantis !

Aéroport Paris Charles de Gaulle, vendredi 1er septembre, nous voilà bien attachés au fond de notre siège pour un décollage imminent direction la Finlande. Quelques heures plus tard, après une escale par Helsinki, voici Joensuu, petite ville calme à l’extrémité est du pays. Alors qu’est-ce qu’on pourrait bien aller faire à l’est de la Finlande ?

Et bien figurez-vous qu’on appelle aussi cette région « la région des Mille Lacs »…. oui…. comme le fameux rallye ! Tout de suite, on y voit un peu plus clair sur les intentions de Seat France : nous sommes au début d’un périple de trois jours sur les spéciales les plus mythiques du rallye de Finlande, avec la Leon Cupra ST et son 4 cylindres turbo récemment poussé à 300 chevaux comme compagnon de jeu. Il va y avoir du sport !

Seat Leon Cupra ST 4Drive : présentation !

Comme vous le savez peut-être, la nouvelle Leon Cupra est un bien sympathique jouet qui se décline en pas moins de sept versions ! Coupé, cinq portes, break, en boîte manuelle BVM6 ou automatique DSG6 pour chaque version, et enfin, une septième version équipée du système 4Drive, uniquement sur le break. C’est donc cette dernière version qui nous a été confiée pour ce périple, l’idée étant de découvrir la technologie 4Drive à la fois sur route bitumée et routes en terre ! Ohhh, ça devient intéressant ! Vous vous demandez peut-être ce que c’est que le 4Drive ? « Et bien je vais vous le dire ! ». Le 4Drive, comme son nom l’indique, offre au véhicule une motricité de tous les moments grâce aux quatre roues motrices et au coupleur Haldex cinquième du nom. Pour faire simple, ce système répartit le couple moteur sur les quatre roues en fonction des potentielles pertes d’adhérence de chacune d’entre elle. Enfin, l’autobloquant électronique XDS améliore la tenue de route du grand break en courbes en délivrant légèrement plus de puissance aux roues extérieures. Un savant mélange naturellement issu du groupe Volkswagen pour, on l’espère, un cocktail hispano-germanique épicé ! Côté chiffres, Seat pousse donc la puissance à 300 chevaux à 5500 tr/minute, et affiche un couple maximal de 380 Nm à 1800 tr/min. Grâce au système 4Drive, la Leon Cupra ST réalise un très beau 4,9 secondes au 0 à 100 km/h, de loin le meilleur de la gamme, impressionnant !

Un look trop sage ?

Sur le plan du design, il est indéniable que la Leon Cupra ST est réussie, surtout lorsque l’on regarde en arrière dans le passé de la marque. Seat a bel et bien fait un grand bond en avant et se rapproche du standing de ses concurrentes. Ses jantes de 19 pouces affichent une vocation sportive, tout comme la double sortie d’échappement, les rétroviseurs noirs et… et… et puis c’est tout ! La Leon Cupra est belle, mais n’est-elle pas un peu trop sage ? Alors oui (et heureusement), il existe le pack « Cupra Line Energy » qui souligne la calandre, les rétroviseurs et les jantes d’un orange pétant. Toujours est-il qu’il ne s’agit que de couleurs, tandis qu’on aurait davantage aimé une plus belle sortie d’échappement, un petit béquet, et une calandre un poil plus prononcée. En fait, on aurait aimé la Leon Cupra R récemment présentée au salon de Francfort ! J’aime reconnaître une sportive du premier coup d’œil, et je ne vous cache pas que depuis mon retour en France, à chaque Leon que je vois je me demande s’il s’agit d’une Cupra ou non… Ceci étant dit, il n’y a pas mort d’homme, notre auto est belle et se camoufle bien dans l’inexistante circulation Finlandaise, à tel point que si l’on s’était fait arrêtés, il aurait suffit de dire « c’est pas nous, regardez on roule en break ! ». Pour épiloguer sur le look de notre espagnole, rendez-vous dans la galerie photo en bas de l’article !

Même recette à l’intérieur : qualité est sobriété !

A l’intérieur de la Cupra ST, la première agréable impression est l’excellente qualité de finition : alcantara sur les sièges et sur l’intérieur des portes, volant sobre mais réussi, élégante bande de tissu imitant la fibre de carbone… la qualité est là, il n’y a rien à dire ! L’écran tactile est intégré harmonieusement au tableau de bord qui est relativement épuré, tandis que le GPS est fluide et réactif. Encore une fois, notre âme de sportif aurait aimé un brin plus d’enthousiasme et de folie dans ce cockpit : un peu de couleur, une signature « Cupra », quelques surpiqûres de plus… Nous sommes gourmands et c’est un bien vilain défaut ! Toutefois, le grand toit ouvrant qui équipait notre modèle illumine votre expérience à bord, un vrai bonheur pour les longs roadtrips !

Sur le plan de la place à bord, les quatre places vous permettront de voyager en tout confort, même si votre ado mesure 1m85 ! Côté coffre, les 587 litres vous permettront même de ranger jusqu’à deux belles mères, elle est pas belle la vie ?! Plus sérieusement, le coffre affiche même une capacité de 1470 litres avec la banquette abaissée !

Au volant : « Droite 4  130 sur bosse ! »

C’est bien là tout l’intérêt du voyage, parcourir des routes de jeux vidéos au volant d’un break pour papa pressé, très pressé ! Deux-cent petits mètres après la sortie de l’aéroport de Joensuu, nous voilà déjà sur une de ces fameuses routes de terre. Nous avons été prévenu de la forte présence de radars dans la région, qui se vérifie très vite, et je commence donc en mode confort afin d’apprécier les qualités de voyageuse de notre Cupra ST. Malgré l’aspect relativement sage de l’auto, on aurait pu s’attendre à un voyage assez rude à la vue des grands sièges baquets, du châssis renforcé et des suspensions fermes. Que nenni ! Après pas loin de 1000 km de routes en tous genre, trouées, bosselées, ou droites, pas la moindre douleur dorsale n’est à déplorer, et pourtant Dieu sait que l’on n’est pas restés longtemps en mode confort ! Les sièges sont donc très confortables, et chauffants qui plus est, tandis que le châssis et les suspensions rendent l’expérience agréable en toutes circonstances.

N’oublions toutefois pas que nous étions au pays du rallye et que, tout en restant raisonnables et respectueux du code de la route, le mode sport a rapidement été de mise. Premières accélérations, et la Cupra s’envole à une vitesse fulgurante. Le turbo qui souffle à plein régime, cumulé à la géniale motricité due au système 4Drive, et les performances sont bien présentes, c’est un régal ! Nous ne démontrerons pas l’efficacité de la boite DSG6 tant cette dernière fait office de référence dans ce segment, et joue également un rôle majeur dans les performances du grand Break.

Qu’en est-il de l’agilité de cette Cupra ? Là encore, à la vue de ses 4,55m de long, on aurait pu se dire que la conduite allait vite s’avérer pataude. Loin de là, les 1545 kg de la ST 4Drive (contre 1395 pour la SC) ne se ressentent que très peu. Très rassurante, la Leon Cupra ST vous met rapidement dans votre élément et vous suggère de vous prêter au jeu du rallye qui vous est proposé ! « Droite 4 – 130 sur bosse, élargir sur corde gauche 2 – 75 ! ».

Et puisque l’on parle de rallye, qu’en est-il de la conduite sur terre ? En voilà une expérience fort sympathique ! En Finlande, les routes en terre sont légion, à tel point que les limitations à 100 km/h n’empêchent pas les locaux de rouler plus vite, beaucoup plus vite ! Les chaussées sont larges, la terre est bien tamisée, si bien qu’on oublie vite que l’on roule sur terre… jusqu’à ce qu’on arrive sur des portions un peu plus humides, où un peu de sous-virage peut vite vous rappeler à l’ordre, mais le 4Drive gère cela à la perfection en donnant à la Cupra un comportement très sain ! Il faut ainsi s’enfoncer dans les plus petits chemins et enlever les aides pour vraiment se prendre – en tout humilité bien sûr – pour Colin McRae ! Et comment vous dire qu’il n’a pas fallu nous le dire deux fois ?!

Un voyage entre émerveillement et euphorie !

La Cupra nous a donc donné satisfaction dans toutes les conditions : à 120 km/h sur les longues lignes droites en mode confort (et tourisme), à 130 km/h en mode attaque sur les incroyables routes de Finlande, et bien sûr en dérive dans les petits chemins ! La seule chose que l’on pourrait attendre d’un tel jouet, à l’image de son look général, c’est un peu plus de folie dans l’échappement, dont le bruit est trop discret et artificiel à mon goût… Dommage !

Enfin, comment finir cet article sans vous parler brièvement de notre incroyable terrain de jeu : la Finlande ! Arrivant d’une agglomération Parisienne stressante, bruyante et grise, le contraste n’a pu être que saisissant ! Tout d’abord, le calme. Avec une densité de 18 habitants au kilomètre carré, vous aurez plus de chance de rencontrer un élan qu’un homme ! Ajoutez à cela des forêts de sapin aussi denses que vertes, et des lacs à perte de vue. Priez le ciel, et vous aurez peut-être comme nous la chance de voir ce spectacle sublimé par quelques rayons de soleil ! Si je devais résumer ce pays en quelques mots, « paisible » et « relaxant » seraient les premiers mots qui viendraient à mon esprit ! Quant aux fameuses routes de rallye, c’est un vrai délice qui vous plonge dans une euphorie et qui vous donne envie de vous pincer tant les scènes sont surréalistes par moment. Une destination choisie avec bon goût par les équipes de Seat, que nous remercions chaleureusement !

Alors, on l’achète cette Cupra ? 

L’heure du bilan est donc arrivée. Avec un prix de départ de 40 210 euros pour la Cupra ST 4Drive, l’espagnole est 7 000 euros moins chère que sa cousine Golf SW R. Une différence de prix importante pour des performances proches, qui jouent en la faveur de la Cupra et qui permettent de compenser ce manque de folie et d’agressivité évoqué plus haut. De plus, il est important de préciser que parmi les sept versions de la Leon Cupra, la ST 4Drive est la plus chère, la moins chère étant la SC Cupra BVM6 (la plus fun ?), avec un prix de départ à 35 160 euros ! A ces prix là, on achète, on signe où d’ailleurs ?!

Remerciements à toutes les équipes de Seat France !

Les photos de la Seat Leon Cupra ST 4Drive

 Fiche technique de la Seat Leon Cupra ST 4Drive :

MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 1984
Puissance maxi (ch à trs/mn) : 300 à 5500 tr/min
Couple maxi (Nm à trs/mn) : 380 à 1800
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : Double embrayage DSG(6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1545
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,15
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 4,9″
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,2
CO2 (g/Km) : 164
Puissance fiscale : 19 CV

Crédits Récit et Photos : Nicolas Verneret pour Speedguerilla

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Essai Lamborghini Huracan Performante

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Lamborghini Huracan Performante

J’ai eu la chance de prendre le volant de la Lamborghini Huracan Performante. Dévoilée au salon de Genève l’année dernière, elle a en même temps pulvérisée le record du tour au Nurburgring  en 6 min et 52 sec, donnant toute de suite la couleur de ses prétentions. Voici donc mon avis sur ce taureau ailé!

Une Huracan avec des ailes

L’Huracan est déjà une superbe supercar . Mais tous les curseurs semblent être poussés un peu plus loin sur cette Performante, tout est plus rigide, extrême et extravagant. Son V10 atmosphérique de 5.2L développe désormais 640 ch et 600 Nm de couple, tandis qu’elle gagne 40 kg par rapport à une Huracan de base . Les jantes participent à l’allègement, tout comme le carbone forgé que l’on retrouve sur le spoiler, l’aileron, le capot moteur, le diffuseur et le bouclier arrière, mais aussi à l’intérieur au niveau des aérateurs, palettes au volant, poignées de portes et console centrale. On le reconnait aisément avec son aspect marbré .

C’est donc un 0 à 100 km/h en 2.9 sec, un 0 à 200 km/h en 8.9 sec et une vitesse maxi dépassant les 325 km/h . Obsédé par le Nurburgring? 6 min 52 sec. Aujourd’hui, seule la Porsche 911 GT2 RS fait mieux.

Lamborghini Huracan Performante

Retour dans le monde réel

Elle est verte, aucun doute là dessus. Bien entendu, elle n’avait pas besoin de ça pour attirer les regards sur elle.

C’est l’heure de prendre place à bord, réveiller le V10, et de prendre la route. C’est aussi surprenant et facile à prendre en main qu’elle est spectaculaire. Il y a quelques choses à assimiler avant.

Premièrement, l’Huracan de base est une voiture assez facile à conduire, avec une transmission intégrale aidant la caisse à rester sur la route lorsque vous êtes un peu trop optimiste avec la pédale d’accélérateur. De la même manière, le moteur atmosphérique distille la puissance progressivement, contrairement à un turbo qui peut surprendre et rendre les choses beaucoup plus compliquées.

Mais la Performante métamorphose ce côté doux et maniable en quelque chose de beaucoup dur et vif. Le son du V10 est nettement plus envahissant, enivrant, et encore plus réactif lorsque l’on sollicite les gaz. La direction est plus précise, les freins plus impressionnants et les palettes au volant incroyablement plus rapides. Rigide sur suspensions, la Performante tourne évidemment plus fort et totalement à plat. Les nouvelles jantes, encore plus légères, habillent les nouveaux Pirelli P Zero Corsa qui offrent une tenue exceptionnelle (tant qu’il ne pleut pas)!

Lamborghini Huracan Performante

Le côté magique

La botte secrète de cette Huracan Performante s’appelle ALA, pour Aerodinamica Lamborghini Attiva et correspond à une aérodynamique active. En gros, cela agit sur le profil de la voiture en fonction de la situation. Il y a des petits volets à l’avant qui s’ouvrent et se ferment, et un spoiler intelligent, ainsi l’air ne parcourt pas la carrosserie de la même manière.

Volets ouverts, l’appui aéro est diminué, pratique pour les lignes droites. Fermez les, et l’appui augmente, parfait pour freiner encore plus fort et avoir plus de stabilité. ALA s’adapte et peu même fermer les volets que d’un côté par exemple pour un virage et augmenter le grip. Tout cela est bien sur automatique et fonctionne à merveille.

Ainsi, on se retrouve avec une voiture stable peu importe la vitesse.

Lamborghini Huracan Performante

Et le confort?

Comment? Question suivante.

Alors elle est effrayante?

Franchement, oui. On atteint avec la Performante des niveaux de performances juste incroyable et même inimaginable, mais il suffit de rouler avec pour se faire plaisir. Déjà le son du V10 est phénoménal, la boîte de vitesses enchaîne les rapports comme une mélodie, vous pouvez trouver satisfaction à des vitesses plus lentes. On se prend pour un pilote, même en respectant les limitations de vitesse.

La Performante dispose de 3 modes de conduite: Strada, Sport et Corsa. Le tableau de bord numérique change en fonction des modes, et le Corsa est bien entendu le plus sympa. Un mode Corsa qui sert donc à aller très (trop) vite et sentir les effets d’ALA, mais aussi libérer totalement l’échappement. Honnêtement, il faut être complètement irresponsable pour le faire fonctionner sur route ouverte.

Il faut savoir que ce n’est pas une arme pour la piste au premier sens du terme non plus car elle conserve tout le confort d’une voiture moderne, avec la radio, la climatisation, le GPS… qui restent conséquent sur la balance. Mais dans tous les cas, la Performante fera paraître l’Huracan classique un peu fade.

Lamborghini Huracan Performante

Qu’est ce qui la rend si cool?

D’abord elle a une sacré gueule. C’est une supercar à moteur central avec un énorme aileron. Le pare brise est très incliné, et l’on ne voit rien à l’arrière, mais dès que l’on s’installe à son volant, on se sent un peu spécial.

Il y a le côté théâtral avec tout ce carbone forgé, le bouton start et son petit capot rouge comme un avion de chasse. Elle est capable de vous propulser très vite, mais la communication permanente du volant et du châssis vous permettent de très bien ressentir la route et rester en sécurité.

Bien sur, chaque ralentisseur sera une montagne à gravir, et faire un stationnement en bataille, voir un créneau, sera un véritable calvaire (heureusement il y a une caméra de recul). Mais si vous achetez une Performante, ce n’est pas vraiment le plus important. Vous vous ficherez également du petit coffre à l’avant.

Vous vous ferez plaisir sur des petites routes de campagne, là où les virages s’enchaînent, ou sur un circuit.

Conclusion

Envie d’être discret? Fuyez! Absolument TOUT le monde vous regarde en Lamborghini Huracan Performante. Et ceux qui ne vous auriez pas vu, vous entendrons finalement. Après tout personne n’a jamais acheté de supercar pour rester tranquillement dans la foule.

Envie de sensations fortes? Elle a tout à disposition pour vous en mettre plein la vue (et les oreilles).

Envie d’en prendre le volant? C’est possible lors d’un stage de pilotage.

Photos de la Lamborghini Huracan Performante

Notation

9.9 Note
Pour
  • Plaisir de conduite
  • V10 atmo
  • Performances
  • Ligne à tomber
  • Contre
  • Trop rapide pour le monde réel
  • Trop basse pour le monde réel
  • Sex Appeal10
    Vie à bord9.5
    Performances10
    Plaisir de conduite10

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : V10
    Position : Centrale arrière
    Alimentation : atmosphérique
    Cylindrée (cm3) : 5204
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 640 à 8000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 600 à 6500
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1382
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,15
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 330
    0 à 100 km/h : 3″2 (3″1 avec les pneus sports)
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 13,7
    CO2 (g/Km) : 314

    // Merci à Extrem Cars Event pour le prêt du véhicule.
    // Crédits photos: Thomas Boulenger et Guillaume Petranto pour Crank.fr

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    Essai Volkswagen Up! GTI

    Bonbon acidulé!

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    Essai vw up! gti 2018

    Après notre essai de la Toyota Yaris GRMN la semaine dernière, il fait décidément bon essayer des petites sportives dans le sud de la France en ce début d’année ! Cette fois, direction la principauté monégasque et ses belles routes adjacentes pour découvrir la nouvelle Volkswagen Up! GTI.

    L’annonce de la Up! GTI par la marque de Wolfsbourg a tout de suite suscité l’attention, entre enthousiasme, questionnement et sarcasme :

    • L’enthousiaste : « Un poids plume, un moteur gonflé et les éléments visuels bien connus des GTI, on va bien se marrer ! »
    • L’indécis : « On fait le parallèle avec la Golf 1 GTI, mais 42 ans après, la Up! saura-t-elle être aussi fun ? »
    • Le pessimiste : « Up! GTI, et puis quoi encore ? Il faudrait arrêter de nous faire croire qu’un logo sur une calandre change une auto »

    De notre côté, connaissant le succès des petites bombinettes des marques concurrentes, nous montions dans l’avion entre l’indécis et l’enthousiaste, laissant le pessimiste se plaindre contre le hublot.

    Une bouille de farceuse !

    Arrivés à l’aéroport de Nice, c’est donc une armada de Up! GTI qui nous attend, l’occasion de faire le point sur le look de la petite allemande. Une face avant retravaillée avec un bouclier plus agressif, une baguette GTI, des grosses jantes de 17 pouces, un petit becquet à l’arrière et des touches de noir sur le toit, les rétroviseurs et le flanc pour faire contraste… Pas de doute sur le plan du design, c’est une vraie GTI ! Nos amis d’Outre-Rhin n’ont pas perdu la recette de la potion magique, en bon Gaulois nous voilà rassurés ! Le pessimiste vous dira que ça reste une Up!, mais sa bouille de farceuse aura amplement suffit à nous emballer, spécialement dans sa livrée rouge on ne peut plus explicite. La marée chaussée Princière ne s’y trompera d’ailleurs pas une heure plus tard lorsque l’agent nous arrêtera proche du casino en nous disant « je savais bien que je l’avais jamais vue celle-là encore ! ». Il est vrai que les Aventador seront peut-être plus courantes dans ce coin du continent…

    Le trois cylindres 1.0L TSI 115 au menu !

    Arrivés à la Rascasse après une toute petite heure de trajet depuis l’aéroport, nous nous installons à table en révisant nos fiches pour la partie fun du trajet qui a lieu l’après-midi. Alors, quoi de bon au menu ? Un trois cylindres turbocompressé d’un petit litre de cylindrée, délivrant une puissance de 115 chevaux et un couple maxi de 200 Nm. Le 0 à 100 km/h quant à lui se boucle en 8,8 secondes. On peut légitimement trouver ça léger, mais l’important est du côté de la balance, qui annonce un tout aussi léger 995 kg à vide ! Et c’est là tout l’esprit de l’auto : pas besoin d’en faire des tonnes pour s’amuser ! Ajoutez à cela un châssis sport et des freins mordants, et tout laisse à penser que l’on devrait bien rigoler !

    Mais avant de prendre la direction des jolis serpentins surplombant Monaco, il est inconcevable de ne pas faire un petit tour de principauté, pour les yeux, mais aussi pour tester les évidentes capacités de citadine de notre Up! GTI. La petite sportive est effectivement bien dans son élément dans les étroites rues Monégasques, alliant réel confort et agilité pour se faufiler entre les supercars et les yachts !

    Et à l’intérieur : Sport ou chic ?

    On ne se moque pas de vous à l’intérieur de la Up! GTI, encore une fois tous les éléments distinctifs des sportives de la marque sont repris : beau volant en cuire avec surpiqûres rouges, sellerie héritage à carreaux, pommeau de vitesse siglé, rappels de rouge sur la planche de bord, signature lumineuse, baguette GTI… Tout y est ! Ou presque, on aurait aimé des compteurs un peu plus sportifs, mais on chipote ! Autre point original, Volkswagen a misé sur l’intégration d’un smartphone avec application sur mesure plutôt qu’un petit GPS. Connectée à la voiture, l’application est fiable et intuitive, et peut alors se piloter à travers les boutons de la console. On y retrouve en autres radio, GPS, mais aussi performances de la voiture en direct. En faisant cela, la marque mise clairement sur une clientèle jeune et économise les coûts de l’intégration d’une console plus sophistiquée : intelligent !

    Un go-Kart qui donne la banane !

    Bon, la bonne bouffe, les yachts et les paillettes on aime bien, mais chez Crank ce qu’on aime par dessus tout c’est les épingles, les traces de pneus, et l’odeur des freins chauds ! Alors prenons un peu de hauteur direction La Turbie afin de voir ce qu’elle a dans le ventre cette petite GTI. La réponse ? Beaucoup de fun ! Il fallait s’y attendre, les 115ch ne transcendent pas l’auto et un peu plus de peps n’aurait pas fait de mal, mais c’est franchement bien suffisant pour s’amuser ! Sortie de virage, gazzzzz, il ne se passe pas grand chose dans un premier temps, puis le turbo vient donner un bon coup de boost aux alentours de 2000 tr/min, pour délivrer un couple maxi à 3500 tr/min.

    Entre les épingles serrées, l’agilité de l’auto est remarquable et on se prend alors au jeu comme des gamins à bord d’un go-kart : sourire vissé jusqu’aux oreilles ! Le débattement très court du levier de vitesse est agréable et encourage à la conduite sportive. On vient d’ailleurs de passer une épingle sur 3 roues, oups ! Le bruit atypique du trois cylindres, bien qu’artificiellement amplifié, ajoute au côté attachant de notre petit bonbon, on n’en attendait pas plus ! Arrivé au sommet, pas le choix de redescendre et de mettre alors les freins à l’épreuve. On pourrait attendre un poil plus de mordant en conduite sportive, mais ces derniers sont endurants et la petite tonne est toute de même vite freinée ! Au chapitre des moins biens, on note la suspension pas vraiment digne d’une petite sportive et le léger manque de maintien des sièges mais l’ensemble reste très satisfaisant et surtout, très amusant. Un vrai jouet qui donne envie de faire des bêtises, on vous avait  bien dit qu’elle avait une bouille de farceuse !

    Le bonus du jury : un prix contenu !

    Il est temps de dresser le bilan : un look séduisant, un habitacle soigné et à jour, des performances moyennes mais un caractère amusant et attachant… Reste à savoir le prix ! Proposée à partir de 16 790 euros, notre cacahuète allemande (« die Deutsche Erdnuss » pour les intimes) part avec un avantage de 600 euros sur la concurrente Renault Twingo GT (17 400 euros), pourtant légèrement moins performante ! Nul doute que notre petite GTI devrait faire un malheur dans les rues de la capitale, au même titre que des 500 Abarth ou que toutes les petites sportives du segment. Nous, on achète !

    Photos de la Volkswagen Up! GTI :

    Notation

    7.5 Note
    Pour
  • Plaisir de conduite
  • Look
  • Habitacle
  • Contre
  • Performances
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8
    Performances6
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique

    MOTEUR

    Type : 3 cylindres
    Alimentation : Turbo compressée
    Cylindrée (cm3) : 999
    Puissance maxi (ch) : 115
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 200 à 3500

    TRANSMISSION

    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : mécanique (6)

    POIDS

    Données constructeur DIN à vide (kg) : 995
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 8.65

    PERFORMANCES

    Vitesse maxi (km/h) : 196
    0 à 100 km/h : 8″8

    CONSOMMATION

    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6
    CO2 (g/Km) : 110
    Puissance fiscale : 6 CV

    Prix du modèle de base : 16 790 €

    Crédits récit et photos : Nicolas Verneret pour Crank

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    Essai Toyota Yaris GRMN

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    Toyota Yaris GRMN

    Direction le sud de la France pour essayer la nouvelle Toyota Yaris GRMN qui va me permettre de rejoindre Gap et le rallye Monte Carlo en partant de Valence. Cela faisait des années que Toyota n’avait pas construit de citadines énervées, voici enfin une proposition sur base de Yaris inspirée par le retour de Toyota en WRC et signée du Gazoo Racing. La promesse de sportivité est-elle tenue? C’est ce que nous allons voir…

    Le grand méchant look

    La vocation sportive de la Yaris GRMN (prononcez Germaine) s’affiche clairement au premier regard. Les jantes BBS de 17″, les gros freins, la sortie d’échappement central, le becquet de toit sans oublier les stickers qui reprennent les couleurs du Gazoo Racing donnent le ton.

    L’ensemble affiche un look qui ne passera pas inaperçu. D’ailleurs les bouches béantes de certains passants sont un bon indicateur.

    Toyota Yaris GRMN

    Un 1.8L compressé sous le capot

    Toyota a confié au GRMN ( pour Gazoo Racing Master of Nurburgring ) la mission de métamorphoser sa Yaris.

    Je commence par soulever le petit capot de la Japonaise et découvre un 4 cylindres de 1.8L. Son truc à lui c’est le compresseur (une exclusivité sur le segment) pour réussir à développer 212ch et 250 Nm de couple. Cela ne vous rappelle rien?

    Le bloc a commencé sa vie comme le moteur de la Lotus Elise, les concepteurs du GRMN assurent qu’un développement important s’est opéré pour le placer en configuration frontale, du coup, il n’y aurait plus beaucoup du moteur de base. Toyota et Lotus ont tous deux travaillé sur la chose, et certains des réglages se retrouveront sur les futurs moteurs de l’Elise.

    Avec tout juste 1135kg sur la balance, cela promet d’être rapide. Quand la GT86 réalise le 0 à 100km/h en 6.4 secondes en passant la 3ème, la Yaris GRMN fait la même chose en restant en seconde. Plus intéressant encore, c’est la manière dont elle distille sa puissance. En dessous de 3000 tr/min, il ne se passe pas grand chose,mais une fois que vous avez atteint ce régime magique, le compresseur Magnussen Eaton allume la mèche! Brut de décoffrage, terriblement viril, le son à l’échappement ne fait pas dans le factice ni dans la dentelle: Cette Yaris GRMN est féroce!

    Toyota Yaris GRMN

    Une vraie voiture à conduire

    Nous avons le droit à un châssis renforcé à grand coup de barre anti-roulis, à des suspensions durcies et qui abaissent la caisse de 24mm, des amortisseurs Sachs Performance et un différentiel Torsen à glissement limité. A l’avant, les freins à grand disque ventilé sont pincés par des étriers Advics à 4 pistons. Voilà des trains roulants qui s’annoncent tout particulièrement affûtés!

    Le résultat du travail de Gazoo est … surprenant!  La Yaris GRMN demande un engagement de son pilote pour rouler vite. Et c’est quelque chose d’assez gratifiant. Tout est gérable cependant, et rend simplement cette Yaris GRMN encore plus satisfaisante à emmener rapidement.

    L’amortissement est bien calibré, étant assez ferme pour éviter le roulis excessif et rendre le train avant nerveux. Pour l’occasion, Toyota a jugé bon de remplacer les Bridgestone Potenza RE050s d’origine par des pneus hiver Yokohama. Une bonne idée vu les conditions climatiques affrontées!

    L’adhérence folle du train avant permet des entrées en virage à des vitesses improbables, tandis que le train arrière suit avec une certaine mobilité très appréciable. Le différentiel à glissement limité de Torsen permet de s’extirper des virages avec force. Tout est sous contrôle et distille un plaisir de plus en plus rare!

    Toyota Yaris GRMN

    Il n’y a pas de mode sport

    Lorsque j’essaye une voiture de sport moderne, que ce soit sur piste ou sur une route sympa, la première chose que je regarde est le bouton pour passer en mode Sport. Mais dans la Yaris GRMN, inutile de chercher, elle fait les choses simples avec un seul et unique (méchant) mode.

    Il y a quelque chose de simple et rafraîchissant dans cette approche. Ici, la seule chose que l’on se demande, si oui ou non je vais couper l’ESP. Et a vrai dire sur les routes des cols verglacés, j’ai préféré le laisser activer même si il est très permissif et autorise à quelques folies!

    A noter que la direction précise s’associe à un le freinage aussi mordant qu’endurant, gage de sécurité.

    Cher? Un peu…

    30.700 euros, plus 6.300 de malus. Pour une Yaris.

    Avec certes à l’intérieur, des sièges baquets conçus sur mesure par le spécialiste Toyota Boshoku, qui offrent un soutien et un maintien latéral d’excellent niveau, ou encore au petit volant issu du coupé GT86 mais adapté au style intérieur de la Yaris et doté d’un repère de position neutre.

    J’admire la confiance de Toyota avec cette Yaris GRMN, et en tout cas, cela ne semble pas être un vraiment cher quand on considère le travail réaliser. Et puis il y a le facteur d’exclusivité, qui nous conduit sur le dernier point …

    Toyota Yaris GRMN

    … Mais toutes vendues!

    Pourquoi exclusif? Parce qu’il s’agit d’une série très limitée: seulement 400 unités badgées Yaris seront construites pour l’Europe dont seulement 20 réservés à la France et déjà toutes vendues, et 200 autres unités fabriquées pour le marché japonais avec le nom de modèle Vitz. Toutes ont été réservés dans les 72 heures suivant la commercialisation, et votre seul espoir maintenant d’en acquérir une est de mettre votre nom sur la liste d’attente et de croiser les doigts pour que beaucoup de monde changent d’avis.

    Il est surement anecdotique mais important de signaler que la voiture est assemblée sur la même ligne que la Yaris classique à Valenciennes, mais par une équipe dédiée de techniciens, les plus expérimentés du site. Avec 400 exemplaires seulement destinés à la clientèle européenne.

    Une chose est sûre: Ces 600 personnes ne vont pas être déçues.

    Conclusion

    Les ingénieurs de Gazoo Racing ont travaillé dans leur coin pour produire une sportive équivalente à aucune autre. C’est tout simplement la meilleure citadine sportive que je n’ai jamais essayé!

    Il paraîtrait même que les productions GRMN devraient se multiplier à l’avenir, j’ai hâte!

    Photos de la Toyota Yaris GRMN

    Notation

    9.5 Note
    Pour
  • Plaisir de conduite
  • Performances
  • Contre
    Production limitée
    Sex Appeal9.5
    Vie à bord8.5
    Performances10
    Plaisir de conduite10

    Fiche technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres en ligne
    Alimentation : Compresseur
    Cylindrée (cm3) : 1798
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 212 à 6800
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 250 à 4800
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : mécanique (6)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1135
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,35
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 230
    0 à 100 km/h : 6″4
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,5
    CO2 (g/Km) : 170
    Puissance fiscale : 14 CV

    Prix maximum TTC du modèle de base : 28 920 €

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