Connect with us

Essais

Essai VW Polo GTI 2018

La citadine sportive emprunte désormais le 2.0L turbo de 200ch de la Golf

Publié

on

Essai VW Polo GTI 2018

Direction Majorque pour essayer la nouvelle Polo GTI qui pour la première fois de son histoire, franchit la barre des 200ch.

Elle a tout d’une Golf!

Lorsqu’on me parle de GTI, je pense immédiatement à la Golf. Pourtant la Polo a aussi sa version GTI depuis 1998 et même avant si l’on compte les versions un peu poussé comme la fameuse G40. Pour cette 6ème génération, la Polo a pris le même chemin que sa grande soeur la Golf: elle a encore grossi!

Comme toutes les dernières Polo, la GTI est basée sur l’excellente plate-forme évolutive MQB du groupe VW qui allie une plus grande rigidité et un poids réduit. Pourtant, la grande nouveauté se trouve sous le capot, où le 1.8L a laissé sa place pour un 2.0L turbo. VW est l’une des rares marques à abandonner le downsizing et c’est assez rare pour le souligner!

Par rapport à la Polo classique, la GTI adopte des éléments spécifiques qui permettent de l’identifier. Comme la Golf, on retrouve le liseré rouge qui parcourt la calandre jusqu’aux phares, et des logos GTI de partout. La structure en nid d’abeille est de mise dans la calandre, les phares, les bas de caisses… Il y a aussi un becquet sur le hayon et un échappement avec une sortie double, tandis que les jantes en alliage de 17 pouces sont de série. Il est même possible d’opter pour des 18 pouces en option.

Le look général est chic avec une sportivité discrète. La sobriété est de mise surtout dans cette teinte noire. La Polo GTI n’en fait pas trop.

On continue à l’intérieur

À l’intérieur, c’est sans surprise que l’on retrouve les sièges à carreaux et les coutures rouges sur le volant. Elle hérite de la planche de bord de la Polo classique avec des inserts rouge et la nouvelle console centrale qui contribue à créer une ambiance plus lumineuse et plus jeune. Joliment dessinée, chacun pourra apprécier la finition impeccable de l’ensemble.

La qualité est de tout premier ordre, VW repousse encore une fois les standards, surtout pour cette catégorie. Toutes les GTI reçoivent de série l’instrumentation entièrement digitale Active Info Display. Une offre multimédia et des technologies que ne proposent pas ses concurrentes.

La position de conduite est parfaite, tout tombe sous la main naturellement. Me voilà bien installé pour continuer cet essai.

Un 2.0L turbo de 200ch!

Avec son moteur 4 cylindres de 2.0L turbo, la Polo GTI sort les muscles alors que la concurrence se contente souvent d’un 1.6L! Le moteur EA888 sera familier des propriétaires de Golf GTI et R, mais ici, il est réglé pour fournir seulement 200ch et un couple de 320Nm. Ce dernier est disponible à seulement 1500 tr/min pour des reprises au top, puis à 4400 tr/min, c’est la puissance qui prend le relais pour emmener à vive allure cette Polo.

Avec la boite DSG, elle est capable de réaliser le 0 à 100 km/h en seulement 6,6 secondes.

Même si ça pousse fort, la Polo GTI ne donne à aucun moment la sensation d’exploser. Tout est bien filtré et policé… comme le son son moteur qui se veut discret. VW a rangé l’émotion pour une utilisation quotidienne. On roulera donc tous les jours sur le couple du puissant 2.0L, survolant la circulation sans effort. Au passage, la boite DSG n’est d’ailleurs pas configuré pour laisser libre cours à mon imagination. Même en manuel, elle choisit de monter un rapport une fois la zone rouge atteinte.

Les premières voitures ne seront disponibles qu’avec la boîte de vitesses à double embrayage à six rapports de VW, mais une boîte manuelle à six vitesses sera disponible en septembre 2018.

Une MQB toujours au top

La plate-forme MQB dispose d’une architecture légère et robuste, elle permet à la Polo d’être 28% plus rigide que l’ancienne génération. Sur cette structure se trouve un système de suspension révisé qui comprend des jambes de force à l’avant et une barre de torsion à l’arrière. Comparé à la Polo classique, la caisse a été abaissé de 15 mm et présente des ressorts 38% plus rigides à l’avant et 39% plus fermes à l’arrière. Le système XDS de la marque, qui tente d’imiter les effets d’un différentiel à glissement limité en modifiant les freins avant, est également inclus.

Les conducteurs souhaitant plus de dynamisme peuvent choisir le réglage Sport Select qui comprend des amortisseurs adaptatifs bidirectionnels, une barre antiroulis avant plus épaisse et des bras de direction plus robustes. Cependant, toutes les GTI disposent de modes de profil configurables qui vous permettent de choisir entre Eco, Normal, Confort, Sport et Individuel, chacun modifiant subtilement le poids de direction, la réponse de l’accélérateur et la stratégie de changement de vitesse.

Au volant, les premières impressions sont bonnes, la Polo GTI bénéficie d’une direction lisse et naturelle, tout est bien fait.

Bien équilibrée, la conduite sportive est toujours sous contrôle. Un passage sur circuit me permet de pousser encore plus fort. Le grip des Michelin Pilot Sport 4 permet à la Polo de tenir le pavé avec brio. La Polo GTI assure et enchaîne les virages avec précision chère à nos amis Allemands. Et c’est là que réside le problème.

Une fois que vous avez abordé quelques virages un peu trop fort, vous avez pris la mesure de la Polo. La direction est rapide et précise mais n’offre pas assez de retours, alors que le châssis à l’adhérence extraordinaire ne se montre pas non plus expressif. Un lâcher de gaz en appui permettra de resserrer la trajectoire de la voiture, mais ne la déséquilibrera pas, le train arrière semble vraiment être scotché à la route. Un comportement rassurant quoi qu’il en soit, on se doute bien que le constructeur mise plus sur la sécurité de ses occupants.

Conclusion

La Polo GTI ne bouleverse pas l’ordre établi parmi les compactes sportives. C’est une excellente voiture, elle se montre rapide, raffinée et polyvalente. J’attendais surement un peu plus de débauche à son volant par rapport au badge GTI.

Elle séduira les nombreux acheteurs désireux de qualité, de raffinement et de performance sans effort. Ceux qui rouleront tous les jours avec sans se poser de questions car peu de citadines sportives sont aussi simples à vivre.

Maintenant, si VW devait lancer une version avec plus de puissance, des ratios de boite plus courts et un différentiel mécanique, elle mettrait une sacré fessée à pas mal de monde… Connaissant le potentiel du 2.0L turbo, le champ est libre pour une version beaucoup plus exacerbée de sa Polo.

Photos de la VW Polo GTI 2018

Notation

8.5 Note
Pour
  • Confort
  • Qualité
  • Efficacité
  • Contre
  • DSG peu permissive
  • Manque de spectaculaire
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord9
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres en ligne
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 200 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 320 à 1500
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : auto (6)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1280
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,4
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 237
    0 à 100 km/h : 6″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,9
    CO2 (g/Km) : 134
    Puissance fiscale : 11 CV

    Prix maximum TTC du modèle de base : 28 920 €

    Equipements de série:

    • Navigation
    • Radio 6 HP
    • Tableau de bord digital
    • Ecran tactile de 8 pouces.
    • Volant cuir
    • Climatisation automatique
    • Sièges avant chauffants
    • Rétroviseur jour/nuit
    • Deux prises USB
    • Entrée et démarrage sans clé
    • Capteur de pluie et de luminosité
    • Régulateur adaptatif
    • Antibrouillards
    • Projecteurs full LED
    • Différentiel électronique
    • Radars de stationnement avant et arrière
    • Rétroviseurs rabattables électroniquement

    Options:

    • Peinture métallisée : 530 €
    • Caméra de recul : 300 €
    • Alerte d’angle mort : 330 €
    • Roue de secours galette : 60 €
    • Toit ouvrant : 1000 €
    • Amortissement piloté : 315 €
    • Park Assist : 200 €
    • Pack fumeur : 30 €
    • Chargement téléphone à induction : 440 €
    • Commande vocale : 220 €
    • Jantes en alliage de 18 pouces 400 €

    La concurrence

    La concurrence est rude sur le secteur des citadines sportives.

    Ford Fiesta ST

    Moins puissante mais tellement amusante à piloter. La Fiesta ST est en fin de vie puisque la nouvelle a déjà été annoncé. Pro du downsizing, elle se contentera d’un 3 cylindres 1.5L pour développer ses 200ch.

    Retrouvez l’essai de la Ford Fiesta ST.

     

    Renault Clio RSRenault Clio RS

    La Française adopte aussi les palettes au volant pour plus d’efficacité.

    Retrouvez l’essai de la Renault Clio RS.

     

     

     

    Peugeot 208 GTi

    Elle partage le même badge. Si la 298 GTi tout court est une bonne petite sportive, il faudra se tourner vers la version Peugeot Sport et son différentiel mécanique pour s’amuser.

    Retrouvez l’essai de la Peugeot 208 GTI by Peugeot Sport.

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

    Essais

    Essai Range Rover Velar P380

    Publié

    on

    Range Rover Velar P380
    Range Rover est l’initiateur du offroad de luxe. Le succès de la marque s’est d’ailleurs développé en créant un Range pour chaque demande. C’est dans les Alpes que je suis parti essayer le « petit » dernier. Il s’agit du Velar dans sa version la plus puissante, P380 R-Dynamic.

    Vous voulez un petit SUV à la mode? L’Evoque est fait pour vous. Pas envie de compromis? Il faut alors se tourner vers l’énorme Range Rover. Entre les deux, pas vraiment le choix, c’était le Range Rover Sport jusqu’à ce que le Velar apparaisse!

    Charme à l’anglaise

    Élue plus belle voiture de l’année 2018, il n’est pas question de se demander s’il est beau puisque la majorité a déjà voté oui! La ligne est fluide, minimaliste, tout en gardant les codes de la maison.

    On frôle l’ostentatoire à l’avant, en passant par un profil épuré (même les poignées de portes disparaissent en roulant) jusqu’à l’arrière soigneusement surélevé. On remarquera la faible hauteur de garde au sol, c’est en effet la plus basse de tous les Range Rover.

    En tout cas, il se détache du look plus massif de l’Evoque, tout en étant plus imposant physiquement. Le travail des designers est remarquable.

    Range Rover Velar P380

    A l’intérieur

    L’émerveillement continue lorsque l’on pénètre dans l’habitacle. On se sent immédiatement dans un environnement premium à l’excellente finition. Les plus observateurs auront remarqué le motif de l’Union Jack repris très sobrement, dans le cuir des sièges par exemple.

    Plus de fonctions impliquent plus de boutons, Land Rover a choisi le tactile pour simplifier les commandes en y ajoutant deux molettes. C’est très réussi et du plus bel effet. En plus, le système est rapide et bien réactif.

    La console centrale s’anime au démarrage avec la sortie de la molette de sélection des rapports et le pivotement de l’écran supérieur. Celui-ci gère le GPS, le téléphone et la musique, tandis que le deuxième écran situé juste en-dessous permet de régler les options de confort mais aussi les modes du Terrain Response ( Confort, Normal, Sable, … ).

    L’acoustique soignée et les sièges massant permettront de passer des heures à bord. Mention spéciale au système audio Meridian qui produit un son d’excellente qualité. Une autre option vu au catalogue est un intérieur en tissu texturé, pour les vegans qui ne veulent pas de cuir.

    Range Rover Velar P380

    Sous le capot

    Sous le capot, on trouve un V6 essence de 3.0L de 380ch à 6500 tr/min et 450 Nm à 3000 tr/min. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports et la transmission intégrale Land Rover. Notre voiture d’essai était équipée d’une suspension pneumatique, du blocage de différentiel arrière actif, des jantes de 21 pouces, de la vectorisation du couple au freinage, du contrôle de roulis, du freinage d’urgence autonome et d’un tas d’autres technos. Il faut dire qu’il y en a de la place dans ce Velar pour se faire plaisir.

    Le V6 compressé est le plus gros disponible sur le Velar. La sonorité est particulièrement belle à l’accélération et il fait preuve d’une souplesse agréable en utilisation courante. En utilisation plus dynamique, son côté on/off est surprenant. Il lui permet tout de même de réaliser le 0 à 100 km/h en 5.7 sec, ce qui n’est pas si mal lorsque l’on pèse 1884kg.

    La boite à 8 rapports fait un travail remarquable, elle est fluide et réactive.

    Range Rover Velar P380

    Au volant

    La poignée de porte apparaît et je m’installe dans ce cocon. L’intérieur haut de gamme est ergonomique et avec le toit panoramique, la lumière envahit l’habitacle, on y est bien.

    Le Velar partage sa plateforme en aluminium avec son cousin Anglais, le Jaguar F-Pace. Mais développe ses capacités de franchissement parce que cela reste un Land Rover tout de même, certes il n’y a pas de boite courte ni une énorme garde au sol, mais il pourra vous emmener dans des lieux restés sauvages.

    La suspension pneumatique peut être réglée: Le mode Normal est déjà bien, de sorte que vous avez rarement envie de passer en mode Dynamique. Il avale les perturbations de la ville avec une souplesse attachante. En allant plus vite, vous ressentez le poids important non suspendu, mais l’ensemble se veut toujours rassurant. Comme un bon Range Rover, il est digne et contrôle la plupart des situations, avec une direction agréable. Si vous êtes vraiment pressé, le mode Sport tend à durcir l’amortissement, à abaisser la caisse et à envoyer plus de puissance vers l’arrière. Pas plus.

    Mais le Velar ne sait pas faire que ça. Il y aussi le offroad, qui permet de soulever la caisse pour gagner en garde au sol, de modifier l’étalonnage du moteur et jouer sur les seuils de traction et de différentiel. Il y a même une détection d’inondation qui rend les portes étanches et permet de garder les pieds au sec. Lorsque vous êtes dans ces modes, l’affichage tête haute affiche les angles d’articulation et d’inclinaison des essieux et l’état du blocage de diff.

    L’intelligence du Terrain Response m’a impressionné et m’a permis d’emmener le Velar dans des endroits insolites qui changent des grands boulevards.

    Range Rover Velar P380

    Conclusion

    Le Velar se concentre sur le style mais c’est toujours une voiture pratique. Il est assez spacieux pour une famille, pas trop grand pour les villes et capable de réaliser des exploits hors route inhabituels.

    L’habitacle du Velar produit un effet wow et reste un endroit agréable à long terme. Relaxez vous et profitez de la vue panoramique du paysage.

    Photos du Range Rover Velar P380

    Notation

    8.5 Note
    Pour
  • Style
  • Raffiné et relaxant à conduire
  • Passe (presque) partout
  • Contre
  • Manque de sportivité
  • Sex Appeal9
    Vie à bord10
    Performances7.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique

    Range Rover Velar P380

    MOTEUR
    Type : V6
    Position : Avant
    Alimentation : Compresseur
    Cylindrée (cm3) : 2995
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 380
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 450
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1884
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 4,95
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 9,4
    CO2 (g/Km) : 214

    Lire la suite

    Essais

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    Publié

    on

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch
    La Megane RS est une sportive connue et reconnue. Avec cette nouvelle génération, Renault Sport est forcément attendu au tournant. Le constructeur Français revoit sa copie de fond en comble, pari gagnant?

    La Megane a toujours été la ou l’une des meilleures sportives de sa catégorie. Même face à une concurrence plus récente et plus rapide, la génération précédente a prouvé qu’elle savait faire la différence. Depuis le paysage des compactes sportives a bien bougé et a vu l’arrivée de quelques morceaux de choix comme la Honda Civic Type R et la Hyundai i30N, ainsi que des versions améliorées de la Peugeot 308 GTi et de la VW Golf GTI.

    Afin de maintenir sa position de leader, Renault Sport a intégré une foule de nouvelles technologies visant à offrir l’expérience de conduite la plus précise et la plus engageante. Le système à quatre roues directrices 4Control est le fer de lance de ces innovations, mais il y aussi les butées hydrauliques, une boîte EDC à double embrayage (ne vous inquiétez pas, elle existe aussi en boite manuelle) et un 1.8L turbo qui est tout aussi puissant que l’ancien 2.0 litres.

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    T’as le look coco!

    Esthétiquement, cette version RS se différencie bien d’une Megane de base. Elle hérite ainsi d’un kit carrosserie spécifique comprenant notamment un bouclier avant intégrant une lame façon F1 mais également les feux à LED RS Vision. Tout cela est complété par un becquet, des jantes 18 pouces et un bouclier arrière accueillant une sortie d’échappement centrale mais également un diffuseur. Autre changement important, les ailes sont élargies de 60 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière, de quoi intégrer notamment les voies, elles aussi élargies de 20 mm à l’avant. Le résultat est du plus bel effet.

    Renault profite de l’occasion pour introduire une nouvelle teinte dénommée Orange Tonic en plus du Jaune Sirius. Deux teintes qui empêchent évidemment toute discrétion mais qui lui vont à merveille. Il est certain que pour une utilisation quotidienne, je choisirais une teinte autrement plus sobre.

    Évidemment, certains regretteront la disparition de la 3 portes, mais vu le résultat, c’est vite oublié.

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    A l’intérieur

    À l’intérieur, la sobriété de la Mégane standard n’est pas bouleversée. On trouve quand même des sièges baquets, un volant spécifique, des pédales en aluminium et des inserts décoratifs qui ressemblent à un croisement entre le carbone et le drapeau à damier. On notera l’arrivée du nouveau RS Monitor sur l’écran central et qui permet également de tourner des vidéos lors d’un trackday par exemple.

    Les différents modes de conduite changent l’affichage des compteurs et l’ambiance lumineuse.

    Je profite de l’excellent son fourni par l’ensemble Bose et de quelques aides à la conduite. Renault a gardé tous les éléments de confort pour en faire une voiture vivable et même confortable au quotidien. La moquette dans les rangements des portières est toujours présente, ce qui ouvre bien sur le champ des possibles à une voiture beaucoup plus extrême. Mais c’est aussi restreindre sa clientèle à une niche…

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    Turbo!

    Adieu le 2.0L turbo, les normes antipollution auront eu raison de lui. Bienvenue le 1.8L turbo, le même que l’Alpine, mais il développe ici 280 ch et un couple de 390 Nm disponible sur une large plage comprise entre 2 400 et 5 000 tr/min. C’est coupleux, et du coup il répond à tous les régimes et n’hésite pas à monter à plus de 6 000 tr/min.

    Je disposais de la boite EDC, qui a bien évolué depuis ses débuts dans la Clio 4 RS. Si la désignation reste la même, sa gestion des rapports a évolué et ne fait l’objet d’aucune critique. Le résultat est un 0 à 100 km/h abattu en 5,9 s! En mode Sport ou Race, l’échappement se libère un peu plus, et on a même  le droit à une petite déflagration à la montée des rapports! C’est assez addictif! En mode Normal ou Confort, le son est muselé, c’est moins drôle mais peut être que vos passagers aiment le silence.

    A noter que lorsque l’on décide de prendre le contrôle, le changement de rapport se fait obligatoirement par les palettes fixes et non pas par le levier. Pour finir, un point consommation: Je termine cet essai avec un honorable 10L/100km de moyenne en alternant vitesse constante sur autoroute, ville, et mode Sport en campagne.

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    Au volant

    Occupons nous d’abord du 4Control. Il métamorphosait la Megane GT, il en va de même sur la RS. Le principe reste le même: en dessous de 60 km/h (100 km/h en mode Race), les roues arrière braquent dans le sens opposé de celles du train avant. À l’inverse, au-dessus de 60 km/h (100 km/h en mode Race), les roues arrière braquent dans le même sens que l’avant. À l’usage, cela apporte une belle stabilité en grandes courbes mais c’est surtout en virages serrés que les choses changent. La voiture semble tourner vite, très vite, et le train arrière a tendance à se montrer joueur, attention à ne pas vous faire surprendre!

    L’autre point surprenant est le confort de cette Mégane RS. Grâce à la technologie des butées hydrauliques de compression, elle gagne indéniablement en polyvalence sans que cela dégrade son efficacité. Et quelle efficacité! Une belle prouesse qui permettra de l’utiliser au quotidien sans abonnement chez le kiné.

    Le mode Sport durcit le volant, tandis que le Race désactive toutes aides à la conduite. Je vous conseille de garder quelques gardes fou tout de même, surtout sur routes ouvertes. La combinaison du 4Control et des butées hydrauliques vous semblent compliquer? Sachez simplement qu’elle avale la route comme jamais!

    Essai Renault Megane 4 RS 280ch

    Conclusion

    Une nouvelle fois, les ingénieurs de Renault Sport démontrent leur savoir-faire en matière de sportives. Cette nouvelle génération de Mégane RS est une vraie réussite. Grâce à différentes innovations, elle arrive à marier parfaitement efficacité et dynamisme tout en se montrant facilement vivable au quotidien. De quoi séduire une large clientèle.

    Les « puristes » choisiront le Pack Cup pour disposer de la boite manuelle et d’un différentiel… ou attendront quelques mois pour la version Trophy encore plus radicale.

    Photos de la Renault Megane 4 RS 280ch

    Notation

    9.3 Note
    Pour
  • Look
  • Performances
  • Amortissement
  • Contre
  • Remontée de couple
  • Sex Appeal9.5
    Vie à bord9
    Performances9.5
    Plaisir de conduite9

    Fiche Technique

    Renault Megane 4 RS 280ch

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : AV
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1798
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 280 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 390 à 2400
    TRANSMISSION
    AV
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1430
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,1
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
    CO2 (g/Km) : 155
    Puissance fiscale : 17 CV

    Lire la suite

    Essais

    Essai du VW Touareg 2018

    Publié

    on

    Essai VW Touareg 2018
    Pour découvrir la 3ème génération de son plus gros SUV, Volkswagen nous a entraîné jusqu’à Asni et sa vallée verte au Maroc. Là bas, j’ai pu essayer le nouveau Touareg sauce 2018.

    Arrivée à l’aéroport de Marrakech, c’est au coucher du soleil que je découvre le Touareg. Nouveau porte étendard de la marque VW, car oui, il s’agit bien de la voiture de production la plus intelligente et technologiquement avancée de Wolfsburg. Maintenant dans sa troisième génération, le grand (et gros) SUV de Volkswagen a sacrifié son côté hors-piste pour devenir un SUV de haute technologie et de haute qualité pour la route. En d’autres termes, c’est la réponse incroyablement stylée de Volkswagen à l’Audi Q7, la Porsche Cayenne, la Mercedes GLE, la Volvo XC90 et la BMW X5.

    Le Touareg utilise la plateforme MLB Evo, soit la même que les Audi Q7, Porsche Cayenne, Bentley Bentayga et Lamborghini Urus. Cela signifie qu’il y a une suspension en aluminium, une grande partie du châssis en aluminium également, et beaucoup d’autres économies de poids dans le groupe motopropulseur, le refroidissement, l’échappement, l’électricité, les sièges…

    Le style du Touareg a été affiné avec des lignes plus puissantes et sveltes qui ajoutent un air de sophistication et de modernité. Grâce à la nouvelle plate-forme, la taille de la voiture a augmenté mais le poids a chuté de 106 kg pour atteindre 1995 kg. Par rapport à l’ancienne génération, il est 44mm plus large et 77mm plus long. Autre avantage, il y a encore plus d’espace de chargement, avec 113 litres supplèmentaires, il passe à 810 litres au total avec les sièges arrière en place. Vous pouvez donc loger à peu près tout ce que vous voulez dans le coffre.

    Si l’on se souvient du tout premier Touareg de 2003, c’était son énorme V10 TDI qui impressionnait. Celui d’aujourd’hui fera plus parler pour son habitacle et son affichage double écran qui représente l’interface entre l’humain et la technologie. C’est un véritable bon en avant, une petite révolution du mobilier, même moi qui suit un habitué de l’environnement VW, j’en étais presque troublé.

    Il est temps de quitter Marrakech pour rejoindre Asni. Le convoi de Touareg s’engouffre dans la nuit et les projecteurs IQ Light Matrix LED transpercent la pénombre. Et si cela ne suffisait pas, la technologie Night Vision détecte les humains et animaux via une caméra thermique.

    Essai VW Touareg 2018

    Au volant

    La première chose qui surprend au volant d’un gros bébé de presque 2 tonnes, c’est qu’on ne sent pas les 2 tonnes! La solution technique est la suivante: grâce aux suspensions pneumatiques avec barres anti-roulis électro-mécanique réglables qui fonctionnent en conjonction avec la direction intégrale active (les roues arrières sont directrices), cela nivelle simultanément le roulis tout en retirant virtuellement une partie de l’empattement. Bref, ça fonctionne plutôt pas mal!

    Sous le capot, j’ai le droit à un 3.0L V6 TDI de 286ch et 600 Nm associé à une boite auto ZF à 8 rapports. Onctueux, souple, silencieux, il sera l’allié parfait pour voyager. En plus de ça, il se montre particulièrement sobre. J’ai relevé un petit 8L/100km au terme de l’essai. Par contre, il faudra placer tous les curseurs en mode sport pour en tirer du dynamisme et une réelle réactivité. Résultat: 0 à 100 km/h en 6.1 sec! Surprenant!

    Avec la suspension pneumatique adaptative, la conduite est raffinée, absorbant facilement les petites et grandes imperfections de la route. La crémaillère variable est directe et légère mais manque de sensation au volant. Le choix de la taille des jantes est aussi déterminant: avec les 17″ c’est plus précis mais pas super sexy, avec les 21″ c’est moins précis mais terriblement sexy!

    Essai VW Touareg 2018

    A l’intérieur

    Si dans l’ancien Touareg, on avait un peu la sensation de monter dans une Golf, ici, on grimpe à bord d’un véhicule premium et ça se ressent immédiatement!

    C’est grâce au Cockpit Innovision entièrement numérisé, ou comme vous et moi l’appellerions, deux grands écrans collés ensemble pour ressembler à un énorme. Cela permet d’afficher un merveilleux minimalisme et une absence notable de boutons à l’intérieur.

    L’ensemble multimédia est compatible avec Android Auto et Apple CarPlay et dispose d’un hotspot WiFi qui permet de connecter jusqu’à huit appareils à la fois. L’ambiance de l’habitacle est nettement améliorée, surtout si vous optez pour le double vitrage qui met le monde extérieur en mode muet.

    Parmi les autres technos, je citerais simplement l’ACC, le Precrash 360°, le Traffic Jam Assist, l’Intersection Assist, l’Emergency Assist et le Front Assist pour une route plus sûre. En matière de confort, les sièges massants avec 8 programmes diffèrents sont merveilleux. Et enfin, pouvoir personnaliser l’affichage des compteurs et de l’ambiance lumineuse  apporte la petite cerise sur le gros gâteau.

    Essai VW Touareg 2018

    Conclusion

    Le Touareg vient de connaitre sa plus grande transformation. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il a été complètement modernisé. C’est désormais une véritable vitrine de technologie et le nouveau fleuron de VW. Mais cette technologie est chère… Malgré tout, la VW a toujours été le gros SUV de la personne plus discrète et moins ostentatoire que ses rivales.

    Elle propose de solide prestation dynamique, dans un raffinement absolu, même si elle a du sacrifier ses capacités hors piste dans la bagarre. Mais honnêtement, combien d’entre vous cherchent à prendre le chemin le plus compliqué?

    Photos du VW Touareg 2018

    Notation

    8.4 Note
    Pour
  • Technologie
  • Confort
  • Moteur puissant
  • Contre
  • Ses rivales portent des badges plus prestigieux
  • Sex Appeal8
    Vie à bord9
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique

    Volkswagen Touareg V6 TDI 286ch

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : biturbo
    Cylindrée (cm3) : 3000
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 286
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 600
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1995
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,97
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 238
    0 à 100 km/h : 6″1
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
    CO2 (g/Km) : 173

    Lire la suite

    Tendance