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Essais

Essai Volvo XC40

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Volvo XC40 2018

Le nouveau Volvo XC40 vient enrichir l’offre de SUV Volvo. C’est le premier SUV compact premium de la marque dans la gamme 40. C’est aussi le premier à adopter la plateforme CMA développée avec le chinois Geely pour réaliser des économies d’échelle sur ce segment.

C’est le plus petit de la gamme XC après les XC90 et XC60, mais c’est surtout potentiellement la future plus grosse vente de la marque car plus abordable.

Je suis allé le découvrir le long du littoral Portugais.

Design Scandinave

Les éléments de design comme la calandre inversée et le marteau de Thor réinterprété font du XC40 un cousin, plutot qu’un petit frère du XC60 et du XC90.

Le XC40 se pare d’une palette de coloris riche et tonique, offrant des combinaisons bi-ton. Les possibilités de personnalisation sont nombreuses et ça c’est assez nouveau pour Volvo. Peut être parce qu’il cible une clientèle plus jeune et donc en quête d’identité.

C’est un vrai SUV à la garde au sol surélevée, aux belles proportions. En partie grâce à un arrière plus large que l’avant. Quoi qu’il en soit, il est particulièrement réussi. Le petit drapeau sur le flanc du capot côté conducteur apporte même une touche mignonne à l’ensemble.

Mobilier de qualité

Si le XC40 réussit à se créer une vraie personnalité à l’extérieur, on retrouve l’ambiance de ses grandes sœurs dans l’habitacle.

Le XC40 est un endroit agréable pour s’asseoir. Les sièges sont confortables, le système d’info-divertissement est le même qu’introduit sur la gamme 90 et il est toujours aussi performant, le XC40 arrive à reproduire la sensation générale que vous obtenez dans les plus grands XC60 et XC90.

Les espaces de rangement sont nombreux, et il y a même une petite poubelle. Difficile à critiquer l’ensemble, et pour une fois, un vrai emplacement pour mobile est présent.

La sécurité avant tout

Comme avec toutes les générations de Volvo, le XC40 est chargé de technologie, surtout en matière de sécurité.

Il est ennuyeux de toutes les énumérer, car à peu près tous les véhicules haut de gamme bien équipés ont des systèmes pour éviter que les conducteurs distraits ne quittent la route, ne ratent un virage ou ne soient écrasés par un autre véhicule.

Mais l’ensemble des aides à la conduite de Volvo est fluide et très fonctionnel. Jamais trop intrusif, cela vous donne l’assurance que vous conduisez réellement.

Sur la route

Le XC40 ne gagnera certainement aucune course, mais de toute manière les SUV ne sont pas pensé pour offrir des performances hors norme. La version la plus performante pour l’instant est le T5 essence et ses 247ch. L’air de rien, il ne met que 6,5 secondes pour passer de 0 à 100 km/h grâce à sa boite auto Geartronic à 8 rapports.

Plus modeste, j’ai passé plus de temps dans le D4 diesel de 190ch. Il profite lui aussi de la transmission intégrale et de la boite auto.  Le 0 à 100 km/ h est a annoncé à 7,9 s, ce qui n’est pas sportif mais permet des dépassements en toute sécurité.

Il est à noter que le XC40 est plus dynamique et prends moins de roulis que le XC60, il se montre du coup plus à l’aise sur les tracés sinueux. Avec 11,4 m de diamètre de braquage et une maniabilité de bon niveau, il évolue aussi facilement en zone urbaine aidé par sa caméra 360°.

Le mode Dynamique est le plus sympa au volant: La direction est assez directe et devient plus dure grâce à une moindre assistance. La pedale d’accélérateur est aussi plus sensible et la boite de vitesses plus vive.

Une concurrence féroce

Le XC40 D4 AWD se positionne au même prix qu’un Audi Q3 2.0 TDI quattro 184 ch (vieillissant mais bientôt renouveler) ou un Mercedes GLA 220d 4Matic Fascination.

Volvo annonce aussi vouloir s’attaquer au vieux Range Rover Evoque, et tout nouveaux Mini Countryman et Jaguar E-Pace. Reste le BMW X1 qui connaîtra un facelift en 2019.

Conclusion

Avec le lancement du XC40, Volvo inaugure une nouvelle façon d’envisager la possession et la vente d’une voiture. Le XC40 est le premier modèle à offrir le service premium Care by Volvo: un mode d’accès par abonnement fixe qui comprend la location, l’assurance et l’entretien. Selon les pays, le service Care by Volvo pourra intégrer des services digitaux de conciergerie: carburant, lavage, service jockey ou encore livraison itinérante.

Le Volvo XC40 D4 AWD ne rate pas son entrée sur le segment des SUV compacts premiums. Il est clair que cette fois Volvo veut une part de gâteau et arrive avec de bons arguments, notamment en termes d’équipement, de présentation et de plaisir de conduite.

Photos de la Volvo XC40

Notation

8.5 Note
Pour
  • Style
  • Qualité de construction
  • Confort
  • Contre
  • Prix Premium
  • Quelques détails de finition
  • Sex Appeal9.5
    Vie à bord9.5
    Performances7.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres en ligne
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 1969
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 190 à 4000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 1750
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : auto (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1733
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,4
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 210
    0 à 100 km/h : 7″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,0
    CO2 (g/Km) : 131
    Puissance fiscale : 10 CV

    Prix maximum TTC du Volvo XC40 D4 AWD R-Design : 47 970 €

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

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    Essai Audi A7 Sportback 2018

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    Audi A7 Sportback 2018

    C’est à Milan, capitale mondiale de la mode et du design, qu’Audi m’a convié pour venir essayer la nouvelle Audi A7 Sportback. Une Audi qui inaugure un nouveau langage stylistique, symbole d’avant-gardisme et d’innovation.

    Matière de design

    Voici donc la seconde itération de l’A7 après le lancement de la première génération en 2010. Elle réinterprète le design du coupé 4 portes haut de gamme à la chute de rein impressionnante. La marque apporte toujours l’attention sur les détails, et c’est encore le cas pour ce modèle.

    Cette nouvelle A7 Sportback aiguise sa calandre Single Frame toujours plus large inspirée du concept Prologue et conserve sa magnifique silhouette grâce à un gabarit quasiment inchangé: une longueur de 4,97 m et un toit posé à 1,42 m.

    La partie la plus sexy de cette voiture est sans aucun doute la signature lumineuse des feux arrières. Elle est créée par une bande de LED logeant 13 éléments verticaux qui s’illuminent, s’éteignent et disposent d’animation propre au verrouillage / déverrrouillage du véhicule.

    La finition S-Line ajoute encore plus de style à l’extérieur et un peu de techno à l’intérieur. La caisse est abaissée de 10 mm, elle a le droit au matrix LED, des jantes de 20″ et des ailes plus musclées. Les sièges avant chauffants et le hayon électrique sont de série. Vous pouvez même ajouter des sièges massants et un éclairage ambiant avec un choix de 30 couleurs, si vous êtes indécis.

    Enfin, l’A7 profite de son nouveau châssis partagé avec l’Audi A8 pour étrenner les quatre roues directrices en complément du quattro livré en série.

    Audi A7 Sportback 2018

    A l’intérieur

    Comme dans l’A8 et désormais aussi l’A6, l’A7 sort le grand jeu avec une planche de bord entièrement numérique. Elle accueille trois écrans qui réunissent quasiment toutes les fonctions, c’est la fin des boutons partout (on en trouve encore quelques uns comme sur le volant), et j’allais oublier l’affichage tête haute. Évidemment, le choix des matériaux est de bon goût, la construction et la finition sont parfaites, et l’ambiance générale assez clinique penche vers le minimaliste.

    L’ergonomie, parlons-en, elle progresse grâce à ses écrans. Leur menus sont faciles à assimiler et les fonctions principales profitent d’accès directs, tout est très réactif et aucun lag n’est à signaler. L’écran du haut est dédié à la cartographie GPS et au système multimédia, celui du bas remplace la commande MMI et affiche en permanence le menu de la climatisation. Le retour haptique permet de petites vibrations à chaque tapotement de votre doigt, et aide à définir ce qui est sélectionné. Il est possible de désactiver la fonction, mais c’est quand même bien utile. A noter, l’A7 Sportback embarque pas moins de 39 systèmes d’aide à la conduite!

    Et encore un petit mot d’éloge pour Audi et cet intérieur, la marque ne lésine pas sur le confort avec des sièges bon marché. Parfois, les voitures de luxe vous impressionnent avec des cuirs magnifiques à l’avant et plus rien pour les places à l’arrière (pauvres enfants). La quantité de métal dans l’habitacle de l’A7 est incroyable, même sur la banquette arrière, l’aluminium brossé, le climatiseur tactile et les garnitures continuent d’impressionner.

    Audi A7 Sportback 2018

    Sous le capot

    Au lancement, l’A7 Sportback n’aura le droit qu’a des V6. L’essence s’appelle A7 55 TFSI, c’est en réalité le V6 bi-turbo 3.0L TFSI de 340ch. Silencieux, puissant, et efficient, il est associé à une boite auto S tronic à 7 rapports. Bien que ce ne soit pas sa vocation première, on lui trouve même un soupçon de sportivité en mode dynamique lorsque l’on monte dans les tours. Sa puissance lui permet de faire décoller l’A7 de 0 à 100 km/h en 5.3 sec!

    Si vous êtes plus adepte du diesel, il faudra opter pour le V6 3.0L TDI, officiellement appelé A7 50 TDI. La puissance atteint les 286 ch et le couple à 620 Nm dès 2 250 tr/min. Il est associé à une boite automatique tiptronic à 8 rapports. Une boîte extrêmement douce mais qui manque parfois de réactivité dans les relances comparé à la S Tronic. Les performances sont tout à fait respectable avec un 0 à 100 km/h en seulement 5,7 sec!

    Niveau consommation, on peut rester sous la barre des 8L/100km sans problèmes, en partie grâce à une nouvelle technologie hybride légère (MHEV) qui s’appuie sur un réseau de bord en 48 volts et une batterie lithium-ion. L’Audi A7 Sportback est capable d’avancer en roue libre lorsque le conducteur lève le pied entre 55 et 160 km/h, le moteur se coupe entièrement. Ce dispositif permet aussi d’activer le stop&start dès 22 km/h et de redémarrer instantanément grâce à l’alterno-démarreur. Au volant, c’est totalement imperceptible.

    Audi A7 Sportback 2018

    Au volant

    Si vous pensiez comme moi, qu’emmener une voiture de 5m de long dans des petits routes de montagne coincées entre les Alpes et le Lac de Come allait être compliqué, pensez encore. L’Audi A7 Sportback dispose des quatre roues directrices! On s’aperçoit alors comment cinq petits degrés de braquage aux roues arrière suffisent à donner la vivacité d’un coupé à cette grosse voiture. En dessous de 60 km/h, les roues contrebraquent de 5° ce qui réduit le diamètre de braquage de 1,1 m. A partir de 60 km/h le train arrière braque dans le même sens que le train avant pour asseoir la stabilité à haute vitesse. Effet garanti!

    La direction est précise et avec l’aide du quattro, toute la cavalerie passe au sol sans broncher. Il est vraiment difficile de mettre en défaut cette A7!

    Reste sa principale vocation: avaler les kilomètres dans un confort absolu. Pour se faire, le client peut choisir entre quatre configurations de suspension : une suspension à ressorts en acier traditionnelle, une suspension sportive qui abaisse le niveau du véhicule de 10 mm, un amortissement à commande électronique et une suspension pneumatique qui adapte la garde au sol de façon autonome. C’est cette dernière que j’ai eu la chance d’essayer, et je peux vous dire que l’effet est saisissant. Le confort grimpe en flèche, et en même temps le toucher de route reste excellent. Cette suspension efface aussi pas mal de bruits parasites dans l’habitacle, et comme si cela ne suffisait pas, il y a un nouveau vitrage encore meilleur en acoustique.

    Elle réussit donc à être agile et dynamique sur les routes sinueuses, mais aussi confortable et reposante sur les longues portions d’autoroute.

    Audi A7 Sportback 2018

    Conclusion

    L’Audi A7 est une limousine de luxe habillée par un grand couturier. Laissez la conduire dans le trafic, profitez du silence sur l’autoroute, et appréciez cette ambiance. Elle offre un dynamisme de grande GT tout en conservant son confort ( c’est un peu plus vrai quand vous ne craquez pas pour les magnifiques jantes de 21″ ).

    Le TDI sera toujours le choix des gros rouleurs, malgré un 55 TFSI des plus réussis, et qui reste à mon sens le meilleur choix pour le moment. Cerise sur la gâteau, Audi réussit à apporter la technologie de manière si joliment présentée qu’elle ne semble pas déroutante ou déconcertante. Bravo!

    Photos

    Notation

    9 Note
    Pour
  • Design charismatique
  • Compromis confort / dynamisme
  • Technologie
  • Contre
  • Boite du TDI un peu moins rapide
  • Sex Appeal9
    Vie à bord10
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique

    Audi A7 55 TFSI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2995
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 340 à 5000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 500 à 1370
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1890
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,56
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″3
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,8
    CO2 (g/Km) : 150

    Audi A7 50 TDI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2967
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 286 à 3500
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 620 à 1250
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1955
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,84
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,1
    CO2 (g/Km) : 161

    // Merci à Audi France pour l'invitation
    

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    Essai Ford Mustang Ecoboost 2018

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    Ford Mustang 2018

    Depuis 2014, la Mustang est importée officiellement en Europe. Voici la version 2018, un restylage qui apporte un nouveau style plus athlétique et de nombreux équipements technologiques.

    Présentation des troupes

    Pas de doute, c’est toujours une Mustang! Le style, plus emblématique que jamais, n’a pas vraiment été modifié (et c’est tant mieux). Il y a de nouveaux phares à LED et des feux arrières qui sont désormais transparents, un nouveau capot avec des prises d’air supplémentaires. Moins visible, l’aéro a été légèrement modifié pour inclure un nouveau spoiler à l’avant et un écoulement d’air en dessous de la caisse plus efficace.

    À l’intérieur, le tableau de bord a reçu un léger relooking avec de nouveaux matériaux et de nouveaux instruments entièrement numériques. Les plus gros changements se situent sous le capot. On trouve une nouvelle boîte de vitesses automatique à 10 rapports construite par Ford. En option, Ford propose un système d’amortisseur Magneride pour la suspension. De plus, il y a un nouveau système de freinage anti-collision avec détection des piétons, ainsi qu’une direction active de maintien de trajectoire et un régulateur de vitesse adaptatif.

    Ford Mustang 2018

    Moteur, action!

    Dès les premiers kilomètres, les sensations ne sont pas les mêmes par rapport à la précédente Mustang. Premièrement, la nouvelle boite à dix rapports, quand même un peu moins performante que les références du marché, est très impressionnante et n’a aucun mal à jongler avec ses multiples ratios. Deuxièmement, le 4 cylindres EcoBoost arrive à propulser la Mustang avec force et vivacité, avec une caisse désormais bien mieux maintenue grâce au MagneRide.

    Une fois que la route devient intéressante, la Mustang rappelle qu’elle est une bonne grosse voiture Américaine. Tout de même 1747kg pour la Fastback Ecoboost en BVA, on ne peut pas dire que ce soit un poids plume. Malgré tout, les nouveaux amortisseurs Magneride, qui peuvent lire la route et ajuster leur rigidité 1000 fois par seconde, assurent un maintien sur les appuis largement améliorés par rapport à ce que je connaissais. On ne va pas se voiler la face, son truc à elle, ça reste les lignes droites!

    Le moteur EcoBoost de 2,3 litres a mystérieusement perdu une vingtaine de chevaux depuis la dernière génération, une sombre histoire de normes environnementales, enregistrant désormais un 290ch et 440 Nm officiel. Ford dit avoir ajouter un filtre à particules pour l’échappement, mais il enregistre les mêmes chiffres de performance qu’auparavant. Soit.

    L’EcoBoost est également environ 90 kg plus léger que le V8. Quelque chose que l’on ressent bien en entrée de virage. A noter aussi que la Fastback (coupé) est plus rigide que la Convertible et qu’en fait, à mon goût, cette version est la plus précise et équilibrée qui existe.  Bien sur, le moteur EcoBoost va toujours être une déception après avoir goûté au bon gros V8, mais cela reste une moteur très rapide, capable d’emmener comme il se doit la Mustang.

    Le choix est donc cornélien. Pour une conduite cool et posée: Convertible V8, pour la précision et le touché de route: Fastback EcoBoost. C’est un choix entre puissance et précision: Achetez le V8 si vous voulez le son et l’accélération. Achetez l’EcoBoost si les routes serrées et sinueuses sont votre trajet quotidien.

    Ford Mustang 2018

    A l’intérieur

    La Mustang reçoit un nouveau pack d’instruments numériques pour 2018, que vous pouvez coordonner niveau couleur selon votre humeur. Selon le mode de conduite sélectionné (Normal ou Sport, Sport+, Race ou encore Neige), l’affichage passe des doubles cadrans ronds à une simple bande pour le compte-tours qui n’est pas sans rappeler la Ford GT.

    Il y a un autre mode appelé Drag Strip, qui combine le Launch Control avec un adoucissement des amortisseurs arrière Magneride pour permettre à la voiture de s’accroupir pour un maximum de grip et de bondir pour une accélération maximum. Inutile, donc parfaitement indispensable. Tout comme le Line Lock qui permet tout simplement de … burner!

    Vous pouvez choisir parmi des sièges standards ( larges et confortables ) ou des baquets Recaro (qui sont un peu étroits si vous êtes de proportions généreuses). Le confort et l’espace à l’avant sont bien.

    Le défaut principal est la présence encore trop nombreuse de plastique comme les boutons effets chromés à la base du tableau de bord. Même avec un prix de départ autour de 39.990 €, on ne tient pas la comparaison avec Audi ou BMW. Le patrimoine de ce mythe roulant ne rattrape pas tout.

    Ford Mustang 2018

    Bon marché?

    Clairement, les propriétaires de V8 auront besoin d’action chez Total. Sur les chiffres officiels, on vise les 12L/100km, et vous allez faire beaucoup plus au quotidien, on le sait que vous allez caresser exagérément la pédale d’accélérateur pour entendre le V8 vrombir! L’EcoBoost prend ici tout son sens, avec un 9L/100km combiné, ce qui est un chiffre réaliste au quotidien.

    La nouvelle boite à dix rapports fait gonfler la note comme les amortisseurs Magneride (un must-have de 2000€). Reste qu’à 39 900 € prix d’entrée pour une Mustang et 43 900 € pour la V8 hors malus, cela reste tout de même bon marché. Que peut on acheter d’autres avec autant de style et de performance?

    Ford Mustang 2018

    Conclusion

    Malgré son lot de mise à jour qui la rend encore plus technologique, la Mustang reste une brute toujours aussi cool. Pas vraiment une voiture  de sport, non, une muscle car comme disent les Américains.

    C’est peut-être une voiture imparfaite, mais terriblement attachante. De toute évidence, le style, le badge et l’attitude ont un attrait énorme pour tous ceux qui aiment la voiture, le nombre de pouce levé et de sourire à son passage est tout simplement hallucinant. Les mises à jour ont sans aucun doute amélioré la Mustang. Ce n’est pas sophistiqué, mais c’est très amusant.

    La Fastback EcoBoost avec amortisseurs Magneride est probablement le meilleur choix si vous vous souciez de la conduite. Mais pourriez-vous dire non au V8?

    Photos

    Notation

    8.6 Note
    Pour
  • Une sacré gueule
  • Une excellente boite 10
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Lourde
  • Précision au volant
  • Sex Appeal10
    Vie à bord8.5
    Performances8
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2261
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 290 à 5400
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 440 à 3000
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (10)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1673
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 233
    0 à 100 km/h : 5″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 9,2
    CO2 (g/Km) : 205

    // Merci à Ford France pour l'invitation.

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    Essais

    Essai Audi R8 RWS

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    Audi r8 rws

    L’Audi R8 est une supercar incroyable avec un grip formidable fourni par la transmission intégrale. Mais que se passerait-il sans le quattro? Apparemment c’est la drôle d’idée qu’a eu Audi Sport pour le plus grand bonheur de ceux qui aiment la glisse en produisant en série limitée l’Audi R8 RWS, pour Rear Wheels Series.

    Qu’est ce qui change?

    La R8 RWS est une R8 qui a perdu son quattro, donc l’arbre de transmission, l’embrayage multi-disques et le différentiel central. Et hop, 50 kg en moins sur la balance pour atteindre les 1590 kg. Les réglages du châssis sont aussi revus en conséquence. Les ingénieurs se sont attardés sur la direction, plus directe, les réglages de suspension et la barre anti-roulis à l’avant est 10% plus rigide.

    « L’Audi R8 V10 RWS est conçue pour les puristes. »

    Stephan Winkelmann, Directeur Général d’Audi Sport GmbH.

    Du coup, on a une voiture qui devrait être fondamentalement différente à conduire. Et cela sans que rien ne puisse le suggérer de l’extérieur. Enfin si, quelques subtils détails comme l’absence de badge quattro (logique) remplacé par des badges Audi Sport mais aussi un sideblade couleur carrosserie pour celui du bas et noir pour celui du haut. Seul les propriétaires choisissant de conserver la bande rouge dans la config permettront aux non-initiés de vraiment la distinguer. Une bande rouge qui traverse la carrosserie comme sur l’Audi R8 LMS GT4 qui fera l’objet d’un article prochainement…

    Audi r8 rws

    Oh ce V10!

    Je suis définitivement amoureux de ce V10 atmo! Il délivre ici 540ch pour permettre à l’Audi R8 RWS de réaliser le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Mais plus que les chiffres, ce sont ses vocalises toujours aussi folles qui grimpent jusqu’à atteindre les 8500 tr/min pour repartir de plus belle! Onctueux, souple, parfois violent lorsque l’on décide de le cravacher, c’est en tout cas toujours un plaisir de le retrouver et de lui faire dégourdir ses cylindres!

    La boite S-Tronic 7 rapports fait toujours des merveilles, elle est d’une efficacité remarquable.

    Audi r8 rws

    Au volant

    La grande différence avec cette R8, c’est que vous devez penser beaucoup plus à votre manière de prendre les virages: Quelle vitesse en entrée? Combien de gaz en sortie? Quel angle de braquage? Plus question de compter sur la magie du quattro! Les niveaux d’adhérence sont quand mêmes fous mais l’arrière sait se montrer joueur.

    Elle demande donc beaucoup plus d’engagement à son pilote pour être emmenée dans ses retranchements. La satisfaction de la conduire est d’autant plus grande. La direction semble donner plus d’information et de manière plus naturel, plus simple. Le châssis plus rigide à l’avant ne doit pas être étranger à tout ça.

    Audi a même réglé l’ESP Sport pour des dérives contrôlées. Une aire plane mise à disposition a permis de vérifier tout cela: ESP connecté, tout est sous contrôle, ESP Sport, il  y a de quoi s’amuser, et ESP Off, c’est complètement fou! Réussir de belles dérives en est même assez difficile!

    Audi r8 rws

    Le plaisir comme maître mot

    Même si le châssis est plus joueur, le V10 5.2L digne d’un opéra reste la caractéristique principale de l’Audi R8. C’est d’autant plus vrai puisqu’il faut désormais s’appliquer pour en extraire toute la rage. Moi qui avait quelques à priori sur le fait d’utiliser le V10 en 540 ch plutôt que le 610 ch de la V10 Plus, je pense désormais qu’avec 540 ch, c’est largement plus de puissance qu’il n’en faut pour une conduite sportive!

    J’ai été assez chanceux pour avoir essayé chaque version de la R8, mais il ne fait aucun doute que si j’avais l’argent, c’est cette version que je prendrais. Oubliez les chiffres, la RWS reste incroyablement rapide. Tout est terriblement gratifiant à son bord, que l’on désactive toutes les aides ou que l’on laisse l’électronique nous garder en « sécurité » et la boite à double embrayage faire le job. Tout reste bien fait et intuitif, à l’image de la marque. Il n’y a bien que les petites touches de carbone à l’intérieur qui me manquent, disponible malgré tout dans le configurateur.

    Audi r8 rws

    Conclusion

    Seulement 999 exemplaires de prévus (futur collector?) mais surtout un ticket d’entrée à 143 800 €, c’est tout de même de 30 070 € de moins que la version quattro! Le plaisir est au rendez-vous, le V10 atmosphérique aussi. Bien joué Audi!

    Photos de l’Audi R8 RWS

    Notation

    9.6 Note
    Pour
  • Plaisir de conduite
  • V10 atmo
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Moins efficace que le quattro
  • Mais est-ce vraiment important?
  • Sex Appeal10
    Vie à bord9
    Performances9.5
    Plaisir de conduite10

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : V10
    Position : Centrale arrière
    Alimentation : atmosphérique
    Cylindrée (cm3) : 5204
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 540 à 7800
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 540 à 6500
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1590
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,94
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 320
    0 à 100 km/h : 3″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 12,4
    CO2 (g/Km) : 283

    // Merci à Audi France pour l'invitation.

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