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Reportage

Visite du salon Retromobile 2018

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Retromobile, c’est le salon par excellence des amoureux de voitures anciennes. Pour cette 43ème édition du salon, découverte de quelques anniversaires marquants.

120 ans de Renault

Depuis 120 ans, la marque au Losange contribue par sa créativité et son imagination, à l’amélioration et au renouvellement de l’automobile. A Retromobile, les visiteurs peuvent admirer une sélection de véhicules retraçant l’histoire de ces voitures à vivre :

  • La Type A de 1898, la première Renault,
  • la Type B de 1899, souvent considérée comme la première conduite intérieure de l’histoire,
  • Le fourgon postal Type BD de 1909 accueillant à son bord un mini bureau de poste,
  • Le taxi Type AG1 de 1910, le véhicule « flotte » des années 10,
  • La Type KJ1 de 1923, la citadine des années 20,
  • Un autocar Type PR de 1927, le véhicule de transport de personnes des années 20,
  • La Vivastella PG7 de 1933, la grande routière des années 30,
  • La Juvaquatre de 1937, la populaire des années 40,
  • La 4CV de 1947, la première Renault vendue à plus d’un million d’exemplaires,
  • La Colorale de 1950, le premier SUV de Renault,
  • Une Estafette marchand de glaces de 1959, le Trafic des années 60,
  • La Renault 4 de 1961, la voiture « blue jean »,
  • La Renault 8 Gordini de 1964, la sportive qui a contribué à la démocratisation du sport auto,
  • La Renault 16 de 1965 à l’architecture audacieuse et à la modularité intérieure innovante,
  • La Renault 5 électrique de 1974, réponse à la première crise du pétrole,
  • La Renault 30 de 1975, ou le haut de gamme vu par Renault dans les années 70,
  • La Renault 9 de 1981, la voiture mondiale,
  • La déclinaison du concept monospace avec Espace (1984), Twingo (1992) et Scenic (1996).

120 ans, cela fait beaucoup de modèles, et encore plus de souvenirs. Hugues Portron, directeur de Renault Classic, nous fait la visite. Il connait l’histoire de chacune de ses autos et pourrait nous compter l’histoire de Renault durant des heures!

Marque touche à tout, de la voiture populaire au luxe, le sport prend rapidement une part importante. D’ailleurs, sans le savoir, Louis Renault pratique le marketing avant l’heure en assurant la promotion de ses modèles en participant avec succès aux premières épreuves sportives.

Plus tard, les Dauphine et Renault 8 ont droit à des versions musclées Gordini reconnaissables à leur teinte bleue frappée de deux bandes blanches. La R8 Gordini donne naissance à une Coupe au sein de laquelle va s’épanouir toute une génération de futurs champions. Puis on verra apparaître la Renault 5 Alpine, la sportive de grande diffusion.

Les 40 ans d’une victoire historique

Le 10 juin 1978, ce n’est pas moins de 4 Renault-Alpine qui se présentent au départ de la course des 24 Heures du Mans. Après avoir mené la course pendant 18 heures, la Renault Alpine A443 n°1 est contrainte à l’abandon et cède le commandement à une autre Renault-Alpine, l’A442 B n° 2 de Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud qui ne quitteront plus cette position et remporteront la plus grande course d’endurance au monde.

Cette armada menée par Gérard Larrousse, dont l’objectif affiché est de remporter l’épreuve, est composée de 3 versions bien différentes : deux A442, une A442 B et une A443. Les 2 premières correspondent à des châssis déjà vus en course au cours des années précédentes, tandis que les 2 autres sont développées spécifiquement pour l’édition 1978 de l’épreuve mancelle.

Fraîchement revenu du Monte Carlo Historique, où il jouait son rôle d’ambassadeur, on retrouve Jean Ragnotti sur le stand Renault.

Quelques questions à Jean Ragnotti

Jean, quels sont tes souvenirs de cette Renault Alpine du Mans?

En 78, on avait fait 2ème et 3ème (cf avec Guy Frequelin) avec des Renault 5 Alpine au Rallye Monte Carlo, et comme il y a eu beaucoup de retombées médiatiques, Renault a rajouté cette voiture, qui était un modèle de l’année précédente, revu, revisité et restauré. Ils ont engagé l’équipage Guy Frequelin et moi qui avions brillé à Monte Carlo. On aurait pu faire 2ème mais le dimanche matin à 7h, il a fallu changer un pignon de boite et on a chuté à la 4ème place. Mais sinon on aurait pu terminer derrière la voiture de pointe avec Pironi et Jaussaud.

Est ce que ça reste un quand même un bon souvenir?

Ca reste un bon souvenir parce que les 24H du Mans, j’ai toujours aimé cette course. Si je devais faire une critique, c’est une course un peu dangereuse, il y a eu quand même pas d’incidents ou d’accidents importants. Mais, au niveau course d’endurance, ça reste une super course que j’aime beaucoup. D’ailleurs je l’ai faite plusieurs fois, je l’ai faite avec Renault une fois en 78 et plusieurs fois ensuite avec Rondeau.

Est ce qu’on aura la chance de te voir rouler dans la Renault Alpine A442A lors du Mans Classic?

Alors là non, j’ai quelques petits problèmes de vieillesse dont des problèmes de dos. Je serais présent bien sur, comme j’ai été présent au Monte Carlo historique la semaine dernière, en tant qu’ambassadeur.

Parmi toutes les Renault Sport, laquelle t’as procuré le plus de plaisir?

J’ai du mal à dire une, il y en a au minimum 3. La Renault 8 Gordini qui m’a appris le pilotage, et pas qu’a moi. Ce n’est pas une voiture évidente à piloter très très vite, parce qu’avec le moteur à l’arrière, elle glissait très facilement. Il fallait avoir une adaptation rapide si on ne voulait pas se mettre hors de la route. Mais c’était une voiture formidable. J’ai aussi fait la coupe Renault 8 Gordini, on s’est beaucoup amusé au niveau de la glisse.

Je parlerais peu de la berlinette Alpine, parce que finalement c’est une Renault 8 Gordini avec une tenue de route supérieure, plus efficace dans tous les domaines, mais l’équilibre général de la Gordini et de l’Alpine étant identique, je cite la Gordini parce que c’est elle qui m’a fait démarrer ma carrière de pilote.

Après il y a eu la Renault 5 Alpine Groupe 2 et la 5 turbo, magnifique. Une puissance difficile à gérer avec le début du turbo, mais on a gagné. Il y a eu 84 et 85 avec la maxi 5 turbo qui était aux couleurs de Philips. Avec celle là, entre la puissance, le côté spectaculaire de la voiture, je me suis beaucoup amusé et même ces dernières années avec les World Series ou dans d’autres démonstrations, à chaque fois que je descends de la voiture, je me suis vraiment régalé.

Et puis il y a la période sur les Clio Groupe A, qui est une traction qui était très facile à conduire, très efficace et très spectaculaire et qui me laisse aussi un grand souvenir. Alors pour dire une voiture, c’est difficile…

Jean Ragnotti

70 ans de Porsche

Porsche célébrera les 70 ans de sportives de la marque, un anniversaire qui marque l’homologation du premier prototype Porsche, portant le numéro de châssis 356-001, officiellement approuvé pour circuler sur la route.

A ce titre seront présentes sur son stand quelques-unes des sportives qui ont écrit l’histoire de la marque, de la 356 jusqu’à la toute dernière, la Panamera Turbo S E-Hybrid Sport Turismo

Parmi les modèles mis à l’honneur sur le stand Porsche, le public découvrira une 356 de 1954, une superbe 959 de 1988 produit en seulement 292 unités mais aussi une 911 2,5 S/T à l’histoire singulière. Après avoir capturé certaines images du film The Speed Merchants (1972), cette 911 disparaît aux Etats-Unis sans laisser de traces. Retrouvée des années plus tard en piteux état, elle est entièrement restaurée par Porsche Classic à Stuttgart.

 

Les différentes mises aux enchères, collections, et ventes de pièces ou d’œuvres d’arts font le succès de Retromobile.

Rendez-vous du 7 au 11 février 2018 à Paris Expo Porte de Versailles.

Circuit

Le VLN reprend ses droits sur l’Enfer Vert !

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Qui dit printemps dit reprise du sport automobile, dit Direction le Nürburgring pour le VLN ! CQFD. On vous prend dans nos valises !

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Reportage

Michelin Track Connect, comment ça marche?

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Michelin Trackconnect

Michelin nous a convié sur le circuit d’Andalucia dans le sud de l’Espagne pour tester sa nouvelle solution innovante: Michelin Track Connect .

Track Connect qu’est ce c’est?

Track Connect est la première offre pneu connecté du marché pour enrichir les expériences de conduite sur circuit. Il s’agit d’un pack de 4 capteurs, d’un récepteur et d’une application mobile.

Michelin Track Connect

Pour utiliser les capteurs, il vous faut des pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 Connect dans lesquels un installateur agréé viendra placer les capteurs. Pour l’instant, la gamme ne proposera que 11 dimensions ( Cela couvre déjà l’ensemble des sportives récentes comme les Porsche 911, Ferrari 458 et 488, Renault Megane RS, Ford Focus RS…) :

LARGEUR HAUTEUR DIAMÈTRE CHARGE VITESSE SPÉCIFICATION
235 35 R19 91 ZR(Y) XL E C 71 dB
235 40 R18 95 ZR(Y) XL E C 71 dB
245 35 R19 93 ZR(Y) XL E C 70 dB
245 35 R20 95 ZR(Y) XL F C 71 dB
265 35 R20 99 ZR(Y) XL E C 73 dB
295 30 R18 98 ZR(Y) XL E C 73 dB
295 30 R20 101 ZR(Y) XL E C 73 dB
305 30 R19 102 ZR(Y) XL E C 73 dB
305 30 R20 103 ZR(Y) XL E C 73 dB
325 40 R19 105 ZR(Y) XL E C 73 dB
325 30 R21 108 ZR(Y) XL E C 73 dB

Michelin Trackconnect

Une fois les capteurs installés, le récepteur s’occupera d’envoyer les signaux à l’application Track Connect installée sur votre smartphone. L’application fonctionne aussi bien sur iOS que sur Android. Michelin fournit 2 câbles USB de longueurs différentes, un allume cigare pour alimenter le récepteur ( qui ne fonctionne pas sur batterie ) et un support ventouse pour le smartphone de bonne qualité.

Michelin Trackconnect

L’Application Track Connect

Michelin a voulu une application simple d’utilisation. Après s’être enregistré, le menu se présente comme suit:

  • MES RUNS permet au pilote de consulter son historique et de retrouver toutes les informations relatives à ses séances de roulage passées. Ses sessions sont classées par circuit.
  • LES CIRCUITS lui permet de retrouver des informations sur les différents circuits pré- chargés dans l’App. Il peut aussi demander à être guidé jusqu’au circuit qui l’intéresse depuis ce menu.
  • MON GARAGE lui permet de déclarer et de configurer son ou ses véhicules équipés des pneus Michelin Pilot Sport Cup2 Connect.
  • MON PROFIL répertorie les informations relatives à son compte, à la version de l’App qu’il utilise et lui permet d’échanger directement avec les équipes Michelin.
  • Le bouton START l’invite à démarrer son expérience de roulage connecté.

La première étape est donc de configurer son véhicule. Puis d’appareiller le récepteur à l’application. Tout s’effectue rapidement et c’est parfaitement fluide. Ensuite on choisit un circuit, ils sont classés selon votre choix par proximité ou par ordre alphabétique. Voilà, on est prêt.

Place à la pratique

Je suis donc sur le circuit d’Andalucia en Espagne. Fraîchement terminé, il a été spécialement créé par Tito Rabat, champion du Monde MOTO 2, c’est en somme sa nouvelle piste d’entrainement pour être au top en Moto GP. Le tracé est l’addition de tous les virages qu’il déteste… tout l’inverse du circuit d’Ascari en somme. Un circuit horrible? Pas du tout, avec 14 virages et du dénivelé avec 4 changements de niveaux et 10 à 12 m de largeur de piste, une ligne droite de 700m vallonnée à la façon d’un gros circuit Italien bien connu… et un cadre idyllique puisqu’il est situé au cœur du désert d’Almeria, ce circuit est une pure merveille!

Le choix du jouet est aussi compliqué que le circuit est beau: Porsche 911 GT3, Porsche 911 Carrera S ou Ferrari 488 GTB… Merci Michelin pour ce beau plateau! Après avoir apprivoisé le circuit (c’est un bien grand mot) dans la GT3 à grand coup d’excès d’optimiste (et de volant), c’est à bord de la Carrera S que je découvre Track Connect.

Michelin Trackconnect

C’est encore une fois très fluide et très intuitif. Michelin Track Connect me donne en temps réel les informations de pression et de température de chacun des quatre pneus du véhicule. J’appuie sur Go! et c’est parti!

Les tours s’enchaînent, l’application me donne mes temps, et un dong retentit à chaque passage sur la ligne: signe que j’améliore mes chronos! Mais l’auto est de plus en plus joueuse du train arrière. Un rapide coup d’œil sur le tél m’indique que les pneus du train arrière sont dans le rouge. Oups. je continue, et là c’est l’avant qui s’y met. Cette fois ci, tout est dans le rouge. Il est temps de rentrer aux stands.

Michelin Trackconnect

Que s’est il passé? C’est très simple, les pressions constructeurs pour un pneu sont données pour une utilisation sur route et par tout temps. C’est donc un compromis. Sur circuit, le pneu chauffe beaucoup plus, la pression monte, ce qui a tendance à « arrondir » le pneu et réduire la surface de contact. Moins de contact = moins de grip, moins de grip = moins rapide. Cela provoque également une usure prématurée du pneu.

Michelin Trackconnect

Une fois que j’ai appuyé sur Stop, l’application me recommande de baisser mes pressions précisément pneu par pneu. Pour une analyse plus fine, l’ensemble de ces informations est stocké et accessible a posteriori. C’est reparti pour un second run?

Je m’élance à nouveau et là surprise. La Porsche n’a plus rien à voir, le grip est présent, le train avant à gagner en pouvoir directionnel et les temps tombent! En dégonflant le pneu, on a « aplati » la surface de contact de manière optimale grâce au recommandation de l’application. Mais surtout grâce au travail des ingénieurs Michelin qui connaissent les pressions optimales de leurs pneumatiques pour chaque voiture.

Michelin Trackconnect

Une solution brevetée

En usage intensif sur circuit, les freins sont fortement sollicités et transmettent une grande quantité de chaleur aux jantes. Ce phénomène peut perturber des mesures de pression par la valve et rendre les ajustements moins précis, pour cette raison, Michelin a choisi un capteur fixé à l’intérieur du pneu pour s’assurer d’avoir un accès fiable et précis à la température du pneu. Cette position du capteur dans le pneu a été brevetée. Ces capteurs transmettent les informations à un récepteur placé à l’intérieur du véhicule ne nécessitant aucune intervention professionnelle et aucun outil.

Michelin Trackconnect

Pourquoi c’est l’objet indispensable pour les trackdays?

Michelin Track Connect préconise les pressions en fonction de la météo, du véhicule, de la température et surtout du style de conduite. C’est comme avoir un ingénieur Michelin à disposition dans sa voiture. Le rêve?

A la fin de cette journée, il est clair que Michelin Track Connect est la solution indispensable pour les pilotes amateurs qui participent régulièrement sur des trackdays. Simple et facile d’usage, il permettra aux passionnés d’optimiser leur sortie circuit et de prendre encore plus de plaisir.

Une solution développée avec une coopération externe innovante dans l’esprit de la French Tech. En plus du savoir faire de Michelin, Exotics Systems s’est occupé du récepteur et Openium de l’application mobile (Cocorico). Pour le prix, il faudra compter 400€ pour le kit Michelin Track Connect (hors pose et hors pneus). Pour en savoir plus ça se passe ici.

Michelin Trackconnect

// Merci Michelin France pour l'invitation.

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Reportage

Retour en photos sur le salon de Genève 2018

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Porsche 911 GT3

Le salon de Genève 2018 a fermé ses portes il y a quelques jours seulement, l’occasion pour nous de vous montrer nos meilleures photos et de dresser un bilan sur cette 88ème édition ! (suite…)

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Tendance