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Reportage

Découverte du championnat de France FFSA GT à Pau avec Pirelli

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La ville de Pau accueillait dans ses rues le Championnat de France FFSA GT du vendredi 11 au dimanche 13 mai. Pirelli, partenaire du championnat, nous a emmené en terres Béarnaises pour découvrir ce monument du sport automobile français.

Le Grand Prix de Pau est la 2ème manche du Championnat de France FFSA GT cette saison, pour 2 courses dont une en nocturne le samedi soir! C’est un véritable renouveau pour le GT en France sous l’impulsion de SRO et de la FFSA. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu autant de GT (des GT4 en l’occurrence) sur une grille de départ! A Pau, elles sont 31 à s’élancer (cela varie en fonction des épreuves selon les équipes engagées)!

L’Audi R8 GT4 du team Orhes Racing pilotée par Olivier Pernaut et Philippe Marie.

Le Grand Prix de Pau existe depuis 1899! Sorte de Monaco à la Française, l’épreuve Paloise est considérée de nos jours comme une épreuve incontournable du sport automobile européen et constitue l’une des trois épreuves majeures de Formule 3 avec les Masters de Zandvoort et le Grand Prix de Macao, lui aussi en ville. Les pilotes les plus prestigieux ont inscrit leurs noms ici: Lewis Hamilton, Jim Clark ou encore Juan Manuel Fangio. La liste est bien entendu interminable…

Le Palois Mike Parisy remet sa couronne de champion en jeu dans l’équipe CD Sport managée par un autre Palois, Laurent Cazenave, associé à Claude Degremont. Le tandem a si bien fonctionné l’an dernier, que les deux Béarnais ambitionnent de conserver le titre pilote et d’y ajouter celui des écuries. Mais à Nogaro, en ouverture de la saison, Mike Parisy a dû jongler entre problèmes techniques et une balance des performances trop pénalisante pour sa Porsche Cayman. Une situation identique vécue par l’autre Palois, Didier Moureu, très handicapé sur sa BMW M4.

Nogaro a néanmoins confirmé que ce championnat GT4 FFSA constitue une discipline magnifique : excellent niveau de pilotage, lutte entre sept constructeurs et deux équipes regroupés à la première place à l’issue des deux manches gersoises : Lariche – Consani (Ginetta G55 du Speed Car) et Pla – Beaubelique (Mercedes AMG du AKKA-ASP Team).

La Mercedes AMG GT4 du team AKKA-ASP

L’arrivée du Yvan Muller Racing qui engage deux Mercedes-AMG GT4 et le team britannique Greensall Motorsport avec la KTM X-Bow GT4, hélas absente lors de cette épreuve, montrent la montée en puissance du championnat. De nombreux constructeurs proposent des GT4 au catalogue, et même des structures privées qui développent eux mêmes les autos, la catégorie GT4 étant très proche de la série, les coûts restent maîtrisés.

Les modèles déjà homologués sont les suivants: Alpine A110 GT4, Aston Martin Vantage GT4, Audi R8 LMS GT4, BMW M4 GT4, Chevrolet Camaro GT4, EKRIS BMW M4 GT4, Ford Mustang GT4, Ginetta G55 GT4, KTM X-Bow GT4, Lotus Evora GT4, Maserati Gran Turismo MC GT4, McLaren 570S GT4, Mercedes AMG GT4, Nissan 370Z GT4, Porsche Cayman Clubsport GT4, Porsche 911 GT4 et SIN R1 GT4. Autant dire que le choix est vaste!

Deux classements sont établis : un pour les paires Pro-Am et l’autre pour les équipages Am. J’avoue qu’il est assez difficile de suivre tout ce monde le premier jour!

Pirelli, partenaire pneumatique exclusif

Pirelli est partenaire exclusif du championnat. Pour équiper les voitures des écuries engagées, Pirelli met à disposition la gamme de pneumatiques Pirelli P Zero au format 18 pouces, qui inclut les gommes DH slicks pour temps sec et WH rainurées pour piste humide. Pirelli offre également un accompagnement pour toutes les équipes en matière de conseil et de préconisation pour exploiter au mieux ses pneumatiques. Les pilotes aiment s’entretenir avec un ingénieur et ainsi jouer avec les pressions pour avoir un comportement adapté à leur style de pilotage.

Il faut dire que les conditions climatiques étaient des plus complexes ce weekend: Pluie et froid pour la Course 1 du samedi, Piste sèche et qui s’est refroidie jusqu’à devenir légèrement humide pour la Course 2 du dimanche.

Un maximum de deux trains de pneus neuf pourra être utilisés pendant les séances de qualification et les courses par voiture. Les pneus usés, qui ont été enregistrés à une course précédente du FFSA GT, peuvent être utilisés uniquement pendant les séances libres. L’utilisation d’un système de chauffage pour les pneus est interdit. La formule est assez simple. Les pneumatiques Pirelli sont non seulement très performants, mais ils offrent également un excellent rapport qualité-prix et s’inscrivent ainsi parfaitement dans l’esprit du GT4.

Course 1

Le samedi, première course après les qualifs et la superpole.  La course se passe de nuit, ce qui rajoute encore au côté épique de l’épreuve. Il y a de la bagarre à tous les niveaux et c’est vraiment sympa à voir des pilotes qui osent. A noter la grosse frayeur suite à la sortie de l’Audi R8 de Cerqueda Manel. Le résumé de la course est à retrouver en vidéo:

Course 2

Le dimanche, le soleil est l’invité surprise! C’est donc avec des pneus slicks que les concurrents prennent le départ. Jusqu’à ce qu’une pluie fine vienne s’inviter dans les derniers instants de la course. Ce fut encore un sacré bazar dans les stands, je vous laisse juger par vous même!

Le Tour Pirelli

Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’opportunité de réaliser un taxi drive à bord de la Leading Car: une BMW M4 Pack Competition, cela s’appelle le Tour Pirelli! Afin d’assurer la sécurité de tous en piste, BMW procure deux modèles de la gamme BMW M pour assurer les rôles de Safety Car et Leading Car. Cette dernière ouvre la voie devant le peloton lors du tour de formation avant de libérer les chevaux pour le départ lancé.

Au volant, Guy Clairay envoie du lourd et ne fait pas semblant! Le circuit, bordé par ses rails, ne pardonne aucune erreur. Cela ne l’empêche pas d’attaquer pour faire chanter le flat six et martyriser les pneus dans chaque virage! De nombreux virages sont sans visibilité, et le dénivelé est impressionnant! Dire que les pilotes de GT4 le roulent de nuit… Sensation incroyable!

Et le plus sympa dans tout ça, c’est que n’importe quel spectateur peut réaliser l’expérience après un tirage au sort!

Un weekend béarnais parfait!

Vous l’aurez compris, ce championnat français de GT4 m’a séduit. Les voitures sont belles et proches de la série, le plateau est fourni, et en plus il y a de la bagarre. Sans compter sur le magnifique tracé au cœur de Pau qui est un véritable plus, j’ai donc passé un weekend Palois inoubliable (malgré la pluie)!

Le championnat 2018 continue et voici les prochaines dates, alors n’hésitez pas:

– 15 juillet 2018: Dijon
– 9 septembre 2018: Magny-Cours
– 30 septembre 2018: Barcelone
– 14 octobre 2018: Paul Ricard

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!

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GP de France de F1 2018

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Dimanche 24 juin 2018, j’étais au Castellet pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1. Invité par Pirelli, j’ai vécu cette expérience en tant que spectateur dans les tribunes, avec un accès VIP dans les paddocks.

10 ans après l’ultime Grand Prix de France à Magny-Cours et 28 ans après la dernière édition sur le circuit du Castellet, ce retour de la Formule 1 en Provence est forcément historique.

Un weekend historique.

Le circuit Paul Ricard est reconnaissable à travers le monde grâce à ses bandes de couleurs rouges et bleues. Racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le circuit est modernisé à l’époque par Philippe Gurdjian qui impose de remplacer les bacs à gravier par ces bandes de grip de couleurs qui ralentissent les voitures lors des sorties de route et évitent ainsi de les endommager. Résultat, le Paul Ricard est reconnaissable à tous les autres circuits, et peut changer également plus facilement de tracé.

Pour la F1, les infrastructures autour du circuit ont poussé de partout: gradins, passerelles, et restauration rapide. J’en ai bien du mal à reconnaître le circuit mais une chose est sûre: ça en jette!

2018 Pirelli Grand Prix de France

Le grand show.

Outre les formules de promotion, le show est assuré avant le départ. Au menu, la Patrouille de France et ses traînées bleu-blanc-rouge dans le ciel, l’arrivée du drapeau français à bord d’un hélicoptère Caïman, la démonstration de Franky Zapata, homme volant posé sur son Flyboard Air et le passage de deux Rafales à 500 km/h au-dessus du circuit.

Après la course, un concert de David Guetta est venu clôturer le weekend.

Une femme saoudienne fait l’histoire.

Depuis quelques semaines, les femmes ont le droit de conduire en Arabie Saoudite. Renault a permis à une Saoudienne, Aseel Al-Hamad, de prendre le volant d’une Formule 1 au Paul Ricard, une première.

« Depuis mon plus jeune âge, j’adore la course et le sport automobile. Être au volant d’une F1 dépasse mes espoirs et mes rêves les plus fous. C’est un véritable honneur de piloter l’E20 de Renault Sport Formula One Team devant le public de l’équipe au Grand Prix de France. Avec cette démonstration le jour même où les femmes peuvent conduire sur les routes du Royaume d’Arabie Saoudite, j’espère démontrer que tout est possible tant que l’on est passionné et que l’on peut rêver. »

Aseel Al-Hamad

Pirelli et le vélo

Alors que je me promène dans le paddock, je croise Simon Yates, qui a fait forte impression lors du Giro ( Tour d’Italie à vélo ) avant d’être rattrapé par Christopher Froome! Quelques minutes plus tard, Pirelli annonce le partenariat avec la formation Mitchelton-Scott pour la fourniture du nouveau P Zero Velo lors du Tour de France!

Simon Yates est alors habillé en tenue de course, et s’élance pour un tour du Paul Ricard … à vélo! Il en profite pour signer le record du Castellet en couvrant les 5 842 mètres en 7’25 « !

Les qualifications.

Parmi les faits marquants de ces qualifications, je retiens l’élimination dès la Q1 de Fernando Alonso. A peine 1 semaine après avoir gagné les 24H du Mans, l’Espagnol retrouve le calvaire au volant de sa McLaren.

Aux termes de la Q2, Pierre Gasly et Sebastien Ocon font partis des éliminés tandis que Romain Grosjean et Charles Leclerc sur sa modeste Sauber Alfa Romeo parviennent en Q3! Une Q3 qui verra Grosjean finir dans le rail et une superbe 8eme place de Leclerc.

Hamilton, magistral, ne laisse rien aux autres et signe la pole, la 75e de sa carrière.

Un départ catastrophique.

Parmi les trois pilotes Français, un seul a survécu au départ. Cette image décrit assez bien ce départ… Vettel a perdu son aileron, c’est lui qui percute en premier Bottas, il écopera d’une pénalité plus tard. Gasly et Ocon abandonnent dans ce capharnaüm. Catastrophe pour les Français !

2018 Pirelli Grand Prix de France

Hamilton magistrale, Vettel cravache!

La remontée de Sebastian Vettel lui a permis d’être élu pilote de la course au Paul Ricard. Après avoir changé d’aileron avant, il a réussi à remonter jusqu’au cinquième rang. Il a reçu 18% des voix. Max Verstappen est arrivé deuxième de la course et du vote, avec 17%. Kimi Räikkönen est troisième, comme en course, avec 15%.

Lewis Hamilton a passé l’intégralité de la course en tête. Il profite de ce succès pour reprendre la tête du championnat.

Presque parfait.

Le retour du GP de France aurait pu frôler la perfection. Mais hélas le soulèvement sur les réseaux sociaux de spectateurs mécontents à pointer du doigt l’un des gros soucis du circuit: son accessibilité! Personnellement, j’ai eu la chance de ne pas être touché par les bouchons, ce qui n’est pas forcément le cas des 65000 spectateurs présents!

Cela reste un très bel événement à ne pas manquer pour tout amateur de sport automobile!

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!

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VW GTI Performance Days

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Volkswagen m’a convié aux GTI Performance Days sur le circuit Paul Armagnac de Nogaro. L’occasion de redécouvrir en totalité la gamme labellisée GTI de la marque.

Chez Volkswagen, on aime les voitures de sport. Depuis 1976, le constructeur allemand commercialise des GTI, un label mythique inauguré par la première Golf. Depuis, la gamme a été élargie et les petites Polo et Up! reçoivent aussi l’appellation synonyme de sport. Attention, parmi les sportives VW, il existe aussi les R mais non présentes lors de cette essai puisque comme son nom l’indique, l’évènement s’intitule GTI Performance Days! Pour rappel, la principale différence entre une R et une GTI se fait dans la transmission: Traction pour GTI, Intégrale pour R.

Up! GTI: retour aux sources?

Au premier abord, une Up! GTI ne fera pas tourner les têtes. Physique de petite voiture citadine, elle se contente d’un 3 cylindres 1.0L de 115ch mais ne dépasse heureusement pas la tonne sur la balance. N’oublions pas qu’il y a 40 ans, la Golf GTI développait 110 ch seulement! Bref, qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse!

Je choisis donc de commencer la journée avec la plus petite. Premier fait marquant: le son (artificiel) rappelle celui d’un moteur avec bien plus de cylindres et fait illusion à merveille. L’impression d’avoir de la puissance sous le pied est rigolote, et pousse forcément à grimper dans les tours. Du coup, je remarque directement la longueur des rapports de boite, la course importante de la pédale d’embrayage et le débattement du levier de vitesse. Pour un usage quotidien, cela est très confortable et limite la consommation, mais sur circuit, j’aurais aimé des rapports de boite plus courts, histoire d’aller titiller les Polo et les Golf malgré leur puissance, au lieu de les voir s’éloigner à chaque ligne droite!

Pour le reste, ce n’est que du bonheur. Il faut cravacher les 115 ch pour suivre le rythme et on a vraiment l’impression d’aller chercher les limites en s’appliquant sur le pilotage. Sans tomber dans l’extrême, la Up! GTI permet de s’amuser à son volant dans une ambiance sportive. J’ai oublié de préciser que j’étais assis dans les sièges sport recouverts de tissu à motif écossais Clark classique de GTI.

Avec son look d’enfant terrible, la Up! GTI est franchement amusante à emmener (plus ou moins) vite. C’est en tout cas une bien belle entrée en matière dans l’univers GTI!

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Up! GTI en suivant le lien.

Polo GTI: toujours aussi surprenante!

Il faut l’avouer, j’avais beaucoup aimé mon premier contact avec la Polo GTI. 1270 kg, 200ch, logiquement on a affaire à plus costaud que la Up! à tout point de vue: rien qu’en accélération, le 0 à 100 km/h passe de 8″8 sec à 6″7 sec dans la Polo!

C’est une voiture que je trouve discrète, sobre, et jolie. Pas extravagante pour un sou, utilisable au quotidien, mais avec suffisamment de puissance pour se faire plaisir quand il le faut. C’est pour moi la meilleure GTI actuelle de la gamme.

Bien balancée, le circuit ne lui fait pas peur. Alors certes ce n’est pas la plus affûtée des bombinettes actuelles, mais elle sait être efficace avec sa boite DSG réactive et une auto qui se place là où l’on regarde. Le comportement est toujours rassurant, et l’efficacité permet de coller aux fesses des Golf sans problèmes!

A quand une Polo GTI Clubsport? (oui j’en veux toujours plus).

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Polo GTI en suivant le lien.

Golf GTI: la valeur sûre.

En 40 ans, la Golf a bien grossi. A noter qu’il s’agit ici de la Golf GTI Performance. Comme sur la Polo, elle reçoit un 2.0L turbo mais celui ci développe 245 ch pour déplacer les 1340 kg de l’Allemande. Le 0 à 100 km/h est atteint en 6.4 sec, c’est 0.3 sec de mieux que la Polo GTI.

Cette belle rouge disposait d’une boite manuelle, cela impose de s’impliquer un peu plus dans la conduite sur circuit. Le problème est que je n’ai pas l’impression d’aller plus vite que dans la Polo! Alors oui cette dernière est particulièrement réussie, grâce à sa plateforme MQB et son 2.0L turbo, mais VW ne va proposer un produit équivalent et moins cher. La Golf est un peu meilleure sur tous les plans en commençant par la qualité des matériaux.

Sauf que pour l’instant, je suis sur un circuit et il faut faire honneur à cette dame! J’accélère le rythme grâce à une meilleure monte pneumatique très communicative et un différentiel  qui fait la différence! Oui la Golf va plus vite, mais du coup il faut se cracher dans les mains! Bien sûr, les diffèrences sont minimes, mais ils sont remarquables et s’ajoutent à un produit final plus souhaitable et plus performant.

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Golf GTI en suivant le lien.

Cerise sur le gâteau: Taxi drive avec Benjamin Leuchter

La plus performante des GTI est sans aucun doute la GTI TCR qui sévit dans le championnat du même nom. Et si il y a quelqu’un qui peut nous en parler c’est bien Benny Leuchter puisque le bonhomme a gagné par exemple les 24H du Dubaï à son volant, ainsi que les 24H du Nurburgring et le championnat VLN dans sa catégorie.

Le TCR est depuis un moment la discipline à la mode sur circuit: caisse proche de la série donc coût maîtrisé et forte image niveau communication. Le châssis  provient en effet des mêmes chaines de production des voitures de série. Le moteur aussi! Il reçoit toutefois une grosse boite à air et un plus gros radiateur. Avec l’échappement et la cartographie qui va bien, il développe désormais 350ch! Benny avoue qu’il peut tenir toute une saison sans y toucher!

Pour le reste on a affaire à une vraie voiture de course: vidée de tout superflu, arceautée pour plus de rigidité et grosse aéro. Avec ses trains roulants élargies, elle adopte le grand méchant look! J’enfile rapidement combinaison et casque pour venir me scotcher dans le siège baquet. En condition de course, la température à l’intérieur de l’habitacle peut rapidement atteindre les 60-70 degrés!

C’est parti pour un tour de manège. Le châssis est très communicatif et l’on ressent l’adhérence à la perfection. La poussée est saisissante et le grip phénoménal. A titre de comparaison, je prenais la chicane à 100 km/h, avec la TCR on passe à 150! La différence est énorme!

Ici pas de compromis, même si tout est axé sur la performance, c’est forcément avec une grosse banane collé sur le visage que l’on s’extirpe de l’auto: Quel pied!

 

// Merci à VW France pour l'invitation

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J’ai roulé à bord de l’Audi e-tron Vision Gran Turismo dans Paris!

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Le 28 avril 2018 se tenait pour la 3ème fois l’eprix de Paris, la manche Française de la Formula E, Audi m’y a convié pour assister à la course, mais pas seulement…

Il est 8h00 du matin, je prends la route direction Paris pour une journée spéciale, placée sous le signe de l’électrique et la mobilité (sportive) du futur.

RDV à l’Audi City Paris

10h00. J’arrive à l’Audi City Paris. L’Audi e-tron quattro Concept prône à l’entrée de la concession. Il surfe sur la mode actuelle des SUV et la puissance que l’on attend d’un véhicule premium, c’est à dire 500 ch entièrement électrique, un couple de 800 Nm, un 0 à 100 km/h en 4.6 sec et une vitesse maximale de 210 km/h. Pas mal!

Plus loin, la e-tron FE04 s’expose elle aussi! Elle représente la première voiture de course électrique de la marque. J’aime toujours autant sa livrée à base de vert, blanc et noir. Celle de Daniel Abt rajoute un peu de rouge dans sa déco pour la différencier de celle de Lucas di Grassi.

Avec une puissance de 180 kW et seulement 880 kg, elle réalise le 0 à 100 km/h en 3,5 sec et grimpe jusqu’à 225 km/h. La prochaine génération sera encore plus rapide! L’évolution des performances en Formula E est impressionnante entre chaque saison, et je n’ose imaginer dans 10 ou 15 ans!

Rencontre avec l’Audi e-tron Vision Gran Turismo

12h30. Paddock du circuit des Invalides. Elle est là et bien réelle. L’Audi e-tron Vision Gran Turismo en impose par sa ligne. La voiture, qui est un concept de voiture de course du futur, développe 815 ch, pèse 1450 kg, et accélère de 0 à 100 km/h en 2.5 sec. Fou? Totalement!

Rappelons tout de même qu’il s’agit à la base d’un prototype crée pour le jeu Gran Turismo Sport sur Playstation 4! Elle reprend la calandre singleframe inversée des modèles e-tron et un profil qui rappelle celle du coupé A5.

D’ailleurs si Audi voulait produire une supercar électrique pour succéder à la R8… voilà une très bonne esquisse!

Taxi Ride par Rinaldo Capello

12h45. Il est temps d’enfiler ma combinaison Alpinestars aux couleurs d’Audi. Mon chauffeur va me prendre aux abords du circuit après avoir réalisé 2 tours de chauffe. Et quel chauffeur! Il s’agit de Rinaldo Capello (aussi appelé Dindo Capello). L’homme comptabilise 3 victoires aux 24H du Mans, ce qui est déjà un très joli palmarès si on fait abstraction de ses nombreux podiums.

L’excitation monte. Il faut à présent rejoindre le circuit. Ce qui sous entend traverser tout le e-village en habit de pilote un jour de course, casque à la main. Me voilà pour un court instant, le centre d’attraction: « Oh regarde le pilote » « Waouh la combi Alpinestars » « Tu l’as pris en photo?« . Plutôt amusant. Encore plus lorsque je croise Rupert Stadler, qui est tout simplement le big boss d’Audi.

Le circuit des Invalides a une longueur totale de 1,92 km, pas moins de 14 virages et des surfaces tout aussi différentes, c’est l’un des plus techniques de la saison 2018. Et je vais pouvoir le constater très rapidement.

13h15. L’e-tron VGT s’arrête devant moi et un membre du staff m’accompagne pour m’aider dans l’installation. Je n’avais pas remarqué à quel point la porte était ridiculement petite, et qu’il va falloir que je contorsionne mes 1m77 pour prendre place dans le baquet. Enfin sanglé, la porte se referme rapidement et me voilà les fesses dans un concept unique au monde avec un pilote de course au volant sur un circuit rien que pour nous deux devant tout Paris!

Première surprise: Quelle accélération! Effectivement quand on a plus de 800 ch sous le pied, ça ne pouvait qu’être violent! Je suis scotché au baquet, la puissance est immédiate grâce à l’électrique. Cela déclenche chez moi une certaine euphorie et Capello en rajoute voyant mon bonheur!

Deuxième surprise: Qui a dit qu’une électrique ne faisait pas de bruit? L’Audi e-tron VGT dispose d’un intercom bien utile pour discuter avec le pilote. J’ai l’impression d’être à bord d’un vaisseau spatial.

Troisième surprise: Rouler à 200km/h dans Paris est d’une extrême brutalité! Il m’est déjà arrivé de dépasser les 300km/h sur circuit. Sauf qu’un circuit… c’est lisse comme un billard! Ici, l’air de rien, une plaque d’égout se transforme en véritable dos d’âne. La suspension est dure comme du bois, pas de compromis évidemment. L’auto me boxe littéralement, après tout c’est du sport auto non?

Pour le reste je vous laisse avec cette courte vidéo…

L’e-prix de Paris

16h00. Après un bon repas pour me remettre de mes émotions, je m’installe devant les écrans géants. Daniel Abt qualifié en 14ème position, et Lucas di Grasssi en 6ème position. Le weekend ne s’annonçait pas particulièrement prometteur pour les pilotes Audi. Surtout que la piste particulièrement étroite est réputée pour ses dépassements impossibles.

Mais c’est sans compter sur la fougue de Daniel Abt. Il réalise des dépassements au fil des tours, remontant ses adversaires les uns après les autres. La période des arrêts au stand est toujours aussi « bizarre »: Le pilote s’extirpe de sa monoplace et saute dans une autre monoplace qui dispose d’une batterie chargée à bloc. Une bizarrerie qui devrait disparaître l’année prochaine avec la nouvelle génération de batterie.

« Ce fut une course incroyable et extrêmement difficile. Dans la première partie de la course, j’ai économisé de l’énergie. Dans la deuxième partie, j’ai pu attaquer tous azimuts et décrocher le trophée pour la deuxième place. Je suis ravi! »

Lucas Di Grassi

Di Grassi termine finalement deuxième pour la troisième fois consécutive, Abt est passé de la 14ème place sur la grille à la septième place après une course spectaculaire. Bravo! Voilà un samedi que je ne suis pas prêt d’oublier!

// Merci Audi pour cette expérience exceptionnelle!

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