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Essais

Essai Range Rover Velar P380

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Range Rover Velar P380
Range Rover est l’initiateur du offroad de luxe. Le succès de la marque s’est d’ailleurs développé en créant un Range pour chaque demande. C’est dans les Alpes que je suis parti essayer le « petit » dernier. Il s’agit du Velar dans sa version la plus puissante, P380 R-Dynamic.

Vous voulez un petit SUV à la mode? L’Evoque est fait pour vous. Pas envie de compromis? Il faut alors se tourner vers l’énorme Range Rover. Entre les deux, pas vraiment le choix, c’était le Range Rover Sport jusqu’à ce que le Velar apparaisse!

Charme à l’anglaise

Élue plus belle voiture de l’année 2018, il n’est pas question de se demander s’il est beau puisque la majorité a déjà voté oui! La ligne est fluide, minimaliste, tout en gardant les codes de la maison.

On frôle l’ostentatoire à l’avant, en passant par un profil épuré (même les poignées de portes disparaissent en roulant) jusqu’à l’arrière soigneusement surélevé. On remarquera la faible hauteur de garde au sol, c’est en effet la plus basse de tous les Range Rover.

En tout cas, il se détache du look plus massif de l’Evoque, tout en étant plus imposant physiquement. Le travail des designers est remarquable.

Range Rover Velar P380

A l’intérieur

L’émerveillement continue lorsque l’on pénètre dans l’habitacle. On se sent immédiatement dans un environnement premium à l’excellente finition. Les plus observateurs auront remarqué le motif de l’Union Jack repris très sobrement, dans le cuir des sièges par exemple.

Plus de fonctions impliquent plus de boutons, Land Rover a choisi le tactile pour simplifier les commandes en y ajoutant deux molettes. C’est très réussi et du plus bel effet. En plus, le système est rapide et bien réactif.

La console centrale s’anime au démarrage avec la sortie de la molette de sélection des rapports et le pivotement de l’écran supérieur. Celui-ci gère le GPS, le téléphone et la musique, tandis que le deuxième écran situé juste en-dessous permet de régler les options de confort mais aussi les modes du Terrain Response ( Confort, Normal, Sable, … ).

L’acoustique soignée et les sièges massant permettront de passer des heures à bord. Mention spéciale au système audio Meridian qui produit un son d’excellente qualité. Une autre option vu au catalogue est un intérieur en tissu texturé, pour les vegans qui ne veulent pas de cuir.

Range Rover Velar P380

Sous le capot

Sous le capot, on trouve un V6 essence de 3.0L de 380ch à 6500 tr/min et 450 Nm à 3000 tr/min. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports et la transmission intégrale Land Rover. Notre voiture d’essai était équipée d’une suspension pneumatique, du blocage de différentiel arrière actif, des jantes de 21 pouces, de la vectorisation du couple au freinage, du contrôle de roulis, du freinage d’urgence autonome et d’un tas d’autres technos. Il faut dire qu’il y en a de la place dans ce Velar pour se faire plaisir.

Le V6 compressé est le plus gros disponible sur le Velar. La sonorité est particulièrement belle à l’accélération et il fait preuve d’une souplesse agréable en utilisation courante. En utilisation plus dynamique, son côté on/off est surprenant. Il lui permet tout de même de réaliser le 0 à 100 km/h en 5.7 sec, ce qui n’est pas si mal lorsque l’on pèse 1884kg.

La boite à 8 rapports fait un travail remarquable, elle est fluide et réactive.

Range Rover Velar P380

Au volant

La poignée de porte apparaît et je m’installe dans ce cocon. L’intérieur haut de gamme est ergonomique et avec le toit panoramique, la lumière envahit l’habitacle, on y est bien.

Le Velar partage sa plateforme en aluminium avec son cousin Anglais, le Jaguar F-Pace. Mais développe ses capacités de franchissement parce que cela reste un Land Rover tout de même, certes il n’y a pas de boite courte ni une énorme garde au sol, mais il pourra vous emmener dans des lieux restés sauvages.

La suspension pneumatique peut être réglée: Le mode Normal est déjà bien, de sorte que vous avez rarement envie de passer en mode Dynamique. Il avale les perturbations de la ville avec une souplesse attachante. En allant plus vite, vous ressentez le poids important non suspendu, mais l’ensemble se veut toujours rassurant. Comme un bon Range Rover, il est digne et contrôle la plupart des situations, avec une direction agréable. Si vous êtes vraiment pressé, le mode Sport tend à durcir l’amortissement, à abaisser la caisse et à envoyer plus de puissance vers l’arrière. Pas plus.

Mais le Velar ne sait pas faire que ça. Il y aussi le offroad, qui permet de soulever la caisse pour gagner en garde au sol, de modifier l’étalonnage du moteur et jouer sur les seuils de traction et de différentiel. Il y a même une détection d’inondation qui rend les portes étanches et permet de garder les pieds au sec. Lorsque vous êtes dans ces modes, l’affichage tête haute affiche les angles d’articulation et d’inclinaison des essieux et l’état du blocage de diff.

L’intelligence du Terrain Response m’a impressionné et m’a permis d’emmener le Velar dans des endroits insolites qui changent des grands boulevards.

Range Rover Velar P380

Conclusion

Le Velar se concentre sur le style mais c’est toujours une voiture pratique. Il est assez spacieux pour une famille, pas trop grand pour les villes et capable de réaliser des exploits hors route inhabituels.

L’habitacle du Velar produit un effet wow et reste un endroit agréable à long terme. Relaxez vous et profitez de la vue panoramique du paysage.

Photos du Range Rover Velar P380

Notation

8.5 Note
Pour
  • Style
  • Raffiné et relaxant à conduire
  • Passe (presque) partout
  • Contre
  • Manque de sportivité
  • Sex Appeal9
    Vie à bord10
    Performances7.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique

    Range Rover Velar P380

    MOTEUR
    Type : V6
    Position : Avant
    Alimentation : Compresseur
    Cylindrée (cm3) : 2995
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 380
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 450
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1884
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 4,95
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 9,4
    CO2 (g/Km) : 214

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

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    Essai Kia Stinger 2.0L 255ch

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    Kia Stinger
    Les nouvelles voitures se ressemblent toutes, plus ou moins. Ce n’est pas le cas de la Kia Stinger, une berline sportive propulsion qui porte le même badge qu’une Picanto. Une manière pour Kia de dire: « Hey regardez ce que nous savons faire! »

    Il faut dire que voir un constructeur généraliste proposer une berline cinq portes premium a de quoi étonner. La Stinger est supposé capter les regards et impressionner les sceptiques, d’ailleurs si vous lisez ceci maintenant, c’est que vous êtes plus ou moins intéressé pour savoir si la proposition est crédible. Elle fait donc plutôt bien son travail.

    Design

    Les regards stupéfaits des passants en disent long sur le look de cette Stinger. Déjà parce que la plupart n’ont aucune idée de ce que c’est comme voiture, que c’est surement la première fois qu’ils en croisent une, et qu’en plus elle est joliment dessinée.

    Son hayon rappelle une Audi A7, l’arrière ressemble à une Maserati et l’avant en forme de poisson-chat a ce petit côté BMW, tous ces éléments font de la Stinger une voiture attrayante sans être criarde. Il faut dire qu’elle est conçue par Peter Schreyer, qui a signé l’Audi TT, ainsi que par le designer en chef de Kia, Gregory Guillaume.

    Il y aussi ces jantes, qui sont superbes. On trouve des inserts noir laqués sur le capot façon prise d’aération. Et que dire des impressionnantes quatre sorties d’échappements à l’arrière. Reste une interrogation, pourquoi avoir laissé ces inserts sur chaque côté des feux arrières? Original.

    Kia Stinger

    Moteur

    Sous le capot se cache un 2.0L turbo en position longitudinale annoncé pour 255 chevaux et 353 Nm. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports. Rapide et agréable, elle accompagne en douceur la puissance et le couple pour faire décoller la Stinger.

    Les accélérations sont plus que correctes avec un 0 à 100 km/h abattu en 6.6 sec. Les autres moteurs disponible sont un 2.2 diesel de 200ch et un V6 3.3L essence de 365ch. Ce dernier ne réclame que 5.5 sec sur l’exercice du 0 à 100 km/h. Pas si éloigné en termes de performances, le 4 cylindres n’a évidemment pas la même noblesse mécanique. Le V6 a forcément moins de mal a déplacer les quelques 1700 kg et la sonorité est distinctive.

    Quoi qu’il en soit, le 4 cylindres ne fait pas pale figure, loin de là, et tirera aussi son épingle du jeu en terme d’économie d’utilisation. Les consommations restent d’ailleurs raisonnables avec une moyenne de 8 L/100 km sur un parcours mixte.

    Kia Stinger

    A l’intérieur

    A peine les fesses posées dans la Stinger, il semblerait que les designers Kia aient passé un peu de temps dans les dernières Mercedes. La console centrale avec ses trois bouches d’aérations rondes, l’écran haut perché et le volant à méplat, on se croirait presque dans une AMG! Kia a dépensé de l’argent là où c’est important: les sièges, le volant, le sélecteur et les poignées de porte! Du coup, même si on ne dispose pas de la même noblesse sur certains matériaux, l’ambiance premium est bel et bien là.

    La qualité de construction ne laisse aucun doute: rien ne grince et l’habitacle bien isolé permet de voyager en confort. Et parce que ce n’est pas une prestigieuse Allemande, on n’a pas besoin d’alourdir la note avec une liste d’options interminables, tout est quasiment de série: des sièges avant à réglages électriques, ventilés et chauffants, des rétroviseurs extérieurs anti-éblouissement, un volant chauffant, une instrumentation tête-haute (HUD), un système de navigation, un écran tactile couleur 8 », l’ouverture et démarrage sans clé SmartKey, la caméra de recul 360°, la surveillance des angles morts (BCW), le détecteur de trafic arrière, le chargement du smartphone par induction, l’ouverture du coffre mains-libres, un système audio premium Harman/Kardon de 720W…

    Pour le ratio prix/équipement proposé, il n’y a pas grand-chose à reprocher! Kia gâte ses occupants!

    Kia Stinger

    Au volant

    La Kia Stinger est aussi longue que large. Un beau bébé en quelques sortes mais qui peut volontiers emprunter une petite route sinueuse pour s’amuser. La direction est précise et bien équilibrée, et franchement j’en attendez pas moins quand on sait qui est à la tête de la dynamique de Kia et de Hyundai: Albert Biermann, anciennement de la division BMW M.

    Les modes de conduite permettent de disposer de différents caractères. En mode Confort et Eco, la conduite se fait douce.

    Lorsque l’on passe en mode Sport ou Sport+, il n’y a que le poids de la Stinger qui limite son entrain, provoquant du roulis lorsqu’on accélère le rythme. Pour rappel, il s’agit d’une propulsion disposant d’un différentiel à glissement limité. Et aussi, lorsque l’on choisit le 4 cylindres plutôt que le V6, on économise 150 kg sur le train avant!

    La conduite se fait dynamique, le freinage puissant rassure. Ce n’est pas sportif, mais ce n’est pas l’objectif non plus. Alors mission réussie? Clairement!

    Kia Stinger

    Conclusion

    Réussie à l’extérieure comme à l’intérieur, la Stinger reste une Kia dont le prestige n’atteint pas celui de ses concurrentes Allemandes. Mais ce que vous perdez en image, vous le gagnez en équipement, sans compter la fameuse garantie 7 ans.

    Pour résumer: Une voiture audacieuse qui permet de rouler diffèrent!

    Photos de la Kia Stinger 2.0L 255ch

    Notation

    8.3 Note
    Pour
  • Design atypique
  • Rapport qualité/prix
  • Engagement au volant
  • Contre
  • Image de Kia dans le premium
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Kia Stinger 2.0L 255ch

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1998
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 255 à 6200
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 353 à 1400
    TRANSMISSION
    Arrière
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1717
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6.73
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 240
    0 à 100 km/h : 6″6
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 8,3
    CO2 (g/Km) : 190

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    Essais

    Essai Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

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    A côté de la terrible i30 N, Hyundai tente de décliner la touche sportive N avec une finition N Line. Et comme la plupart des modèles avec un line dans le nom ( Ford ST-line et Volkswagen R-line pour ne citer qu’eux… ), elle reçoit un kit carrosserie sportif qui renforce l’attractivité du modèle. Mais Hyundai dit aussi avoir travaillé sur le moteur et les suspensions… Voyons voir!

    Design

    La Hyundai i30 N Line s’inspire de la i30 N, c’est une évidence. Même bouclier, même diffuseur. A vrai dire, il ne lui manque que les jupes latérales et un plus gros spoiler. Les plus assidus auront remarqué la disparation du badge N dans la calandre et l’apparition d’un N Line sur les ailes. Les liserés rouge ont été remplacé par du chrome, plus élégant. Les jantes 18 pouces et disques de freins sont aussi plus classiques mais reçoivent tout de même des pneus Michelin Pilot Sport 4s.

    Comme la N, elle dispose d’une double sortie d’échappement, ici les sorties sont réunies à droite. En tout cas, voilà un juste milieu entre une très sportive N et une simple i30.

    Moteur

    Là où l’i30 N utilise un 2.0L turbo de 275ch, la N Line se contente d’un 1.4L turbo de 140ch. La puissance maxi est atteinte à 6000 tr/min tandis que le couple se situe aux alentours des 1500 tr/min. Le résultat est honorable avec un 0 à 100 km/h en 8.9 sec et une vitesse maxi de 208 km/h.

    Évidemment avec moitié moins de puissance mais autant de poids à déplacer, la N Line fait comme elle peut. Heureusement 140 ch suffisent pour réaliser des dépassements en toute sécurité. Et si ce moteur est très discret et lisse dans une i30 classique, Hyundai a eu la bonne idée d’y affubler un échappement un peu plus sonore. Une bonne idée pour apporter une touche sportive.

    L’avantage de ce moteur reste assez simple: Ne pas avoir à vendre un rein pour payer les taxes, l’assurance et remplir le réservoir d’essence. Du coup au niveau des consommations, elle se défend très bien grâce à une boite à l’étagement allongé. Au niveau du plaisir, il ne faudra pas hésiter à passer en mode manuel la boite double embrayage et enfoncer la pédale d’accélérateur pour aller chercher les tours.

    A l’intérieur

    Lorsque l’on prends place dans la Hyundai i30 N Line, on a le droit à de vrais baquets. Ils offrent un superbe maintien tout en gardant un bon confort. En fait ce sont les mêmes que dans la i30N, et ça c’est vraiment chouette! Tout comme le volant qui en plus d’être beau, et très agréable à prendre en main. Il rentre d’ailleurs directement dans le panthéon de mes volants préférés.

    Pour le reste c’est plus classique, il y a l’écran tactile 8″ qui prône au milieu de la planche de bord. Réactif et placé bien en hauteur, il est à portée de main et dans le champ de vision. L’assemblage du mobilier est réussi et présente un bel aspect.

    L’équipement est généreux comme de coutume chez les Coréens.

    Au volant

    Le manque de puissance n’est pas un problème puisque le châssis permet de maintenir le rythme. Le roulis est contenu, le train avant est incisif et le sous virage est maîtrisé par un châssis équilibré et l’excellente monte pneumatique signée Michelin.

    Trois modes de conduite sont proposées: Eco, Normal et Sport. En mode Eco, on a l’impression d’avoir perdu 60ch et les accélérations se font très douces. Effectivement au niveau de la consommation c’est efficace. Le mode Normal permet de profiter de la voiture comme il se doit. Tandis que le mode Sport fait monter le régime moteur et durcit la direction pour plus de précision.

    Au quotidien, elle sait se montrer confortable que ce soit en ville ou sur des longs trajets.

    Conclusion

    En capitalisant sur l’image de la furieuse i30 N, la Hyundai i30 N Line se pare d’un look sportif et épice la conduite quotidienne. Elle cible ceux à la recherche d’un véhicule à l’allure sportive tout en se contentant d’une mécanique raisonnable.

    Photos de la Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    Notation

    7.8 Note
    Pour
  • Proche de la N
  • Son moteur
  • Contre
  • Rapports de boite longs
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances6.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1353
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 140 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 242 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1367
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 208
    0 à 100 km/h : 8″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5.7
    CO2 (g/Km) : 130

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    Essais

    Essai Cupra Ateca 2019

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    Quasiment un an après avoir découvert la nouvelle marque Cupra à Barcelone, j’ai pu prendre le volant du première modèle sportif qui débarque actuellement en France: la Cupra Ateca, Un SUV compact de 300ch !

    Pour des raisons que seul le marketing peut expliquer, Cupra constitue désormais une marque à part entière. Évidemment, Cupra ne construit pas soudainement des voitures à partir de rien. Le badge Seat est remplacé par un logo Cupra, mais ce sont toujours des modèles sportifs qui se cachent sous cette nouvelle identité, désormais vendus dans un « Cupra Corner » de concessionnaires Seat sélectionnés.

    Design

    La Cupra Ateca repose donc sur un Seat Ateca Fr. Les badges Cupra ont remplacés ceux de Seat et laissent les passants dubitatifs: C’est quoi comme marque?

    Pour se distinguer en tant que modèle à part entière, vous remarquerez qu’il a le droit à des entrées d’air plus larges, des grilles en noir brillant et l’inscription Cupra en partie basse, un peu comme le Quattro chez Audi. On continue avec un diffuseur encadrant les quatre VRAIES sorties d’échappement, un becquet et des jantes 19″ Cupra cuivrées.

    Elles cachent d’imposants étriers Brembo qui sont là pour ralentir la (grosse) bête. Car rappelons, il s’agit tout de même d’un SUV. Et qu’il n’est pas évident d’en faire ressortir une impression de sportivité. C’est pourtant réussi avec cette Cupra Ateca. Ce n’est pas ostentatoire, ce n’est pas trop sportif, c’est raffiné.

    Moteur

    Sous le capot, on trouve un 2.0L turbo connu des modèles un peu énervés du groupe VW. Puissant (300 ch) et rempli de couple (400 Nm), il est associé à une excellente boite DSG7 capable d’envoyer la Cupra Ateca de 0 à 100km/h en 5.2 sec. Un exercice parfaitement exécuté grâce à la transmission intégrale. Physiquement, cela permettra de coller tous vos passagers au fond siège à la sortie des péages!

    La vitesse maxi atteint les 247 km/h. Quand même. Parmi les différents modes de conduites, le mode Cupra est bien sûr le plus sportif et permet de libérer l’échappement. Avec des popopo au lâcher de gaz, je ne boude pas mon bonheur!

    Homologuée à 7L/100km en conduite mixte, la consommation peut doubler en conduite très dynamique. Cela reste dans le très raisonnable avec tout de même 300ch sous le capot!

    A l’intérieur

    L’habitacle est bien entendu le même qu’un Ateca classique. Il se distingue par un volant sport, pédalier alu et instrumentation digitale. Quelques touches  de bronze, la couleur Cupra, tentent d’égayer cet habitacle un peu sombre. Les sièges baquets offrent à la fois confort et excellent maintien.

    La finition, l’assemblage et l’ergonomie restent excellents. Bien équipée, on trouve de série le virtual cockpit, GPS, le chargeur à induction pour le smartphone, le système audio Beats, l’accès sans clé, le Park Assist… Cupra rime aussi avec technologie.

    Restant un SUV, l’espace à bord est énorme et il sait rester confortable grâce à une suspension pilotée.

    Au volant

    Pour affronter les routes froides et parfois enneigées entre Chamonix et Annecy, ma Cupra Ateca d’essai était chaussé de pneus hiver. Indispensable pour la saison mais dégradant les capacités du véhicule. Malgré cela, il a su me séduire à plus d’un titre…

    La transmission intégrale 4Drive fait grimper le poids sur la balance avec 1 615 kg. Comme tout SUV, il est haut sur pâte, le roulis est présent. Et malgré ça, il reste un plaisir à emmener: Mode Cupra engagé, le couple moteur/boite catapulte la caisse à chaque sollicitation du pied droit. Que ce soit en mode auto ou en passant en mode manuel, la boite DSG est très réactive.

    Ok, ça accélère fort, mais est ce que ça tourne? Oui! Le châssis est très sain, la direction communique bien et l’on sait ou on place les roues. La transmission intégrale à tendance à envoyer la puissance sur le train avant, mais chaque sortie de virage relance la mécanique de plus belle. Surprenant! Le freinage a su assurer dans les montées et descentes de cols.

    Elle réussit à donner du plaisir au conducteur tout en restant capable de transporter une famille dans un confort pour une utilisation quotidienne.

    Conclusion

    Sportive sans être radicale. Sophistiquée et élégante, sans être luxueuse. La Cupra Ateca offre des performances qui lui permettent clairement de sortir du lot, et montre à quoi correspond la marque Cupra: Une voiture et un style de vie à part.

    Photos de la Cupra Ateca 300ch 2019

    Notation

    8 Note
    Pour
  • Performances
  • Confort et l’espace intérieur d’un SUV
  • Esprit Cupra
  • Contre
  • Roulis d'un SUV
  • Planche de bord sombre
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances8.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Cupra Ateca 300ch 2019

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 300 à 5300
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1615
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5.44
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 247
    0 à 100 km/h : 5″2
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,0
    CO2 (g/Km) : 155

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