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Essai Kia Stinger 2.0L 255ch

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Kia Stinger
Les nouvelles voitures se ressemblent toutes, plus ou moins. Ce n’est pas le cas de la Kia Stinger, une berline sportive propulsion qui porte le même badge qu’une Picanto. Une manière pour Kia de dire: « Hey regardez ce que nous savons faire! »

Il faut dire que voir un constructeur généraliste proposer une berline cinq portes premium a de quoi étonner. La Stinger est supposé capter les regards et impressionner les sceptiques, d’ailleurs si vous lisez ceci maintenant, c’est que vous êtes plus ou moins intéressé pour savoir si la proposition est crédible. Elle fait donc plutôt bien son travail.

Design

Les regards stupéfaits des passants en disent long sur le look de cette Stinger. Déjà parce que la plupart n’ont aucune idée de ce que c’est comme voiture, que c’est surement la première fois qu’ils en croisent une, et qu’en plus elle est joliment dessinée.

Son hayon rappelle une Audi A7, l’arrière ressemble à une Maserati et l’avant en forme de poisson-chat a ce petit côté BMW, tous ces éléments font de la Stinger une voiture attrayante sans être criarde. Il faut dire qu’elle est conçue par Peter Schreyer, qui a signé l’Audi TT, ainsi que par le designer en chef de Kia, Gregory Guillaume.

Il y aussi ces jantes, qui sont superbes. On trouve des inserts noir laqués sur le capot façon prise d’aération. Et que dire des impressionnantes quatre sorties d’échappements à l’arrière. Reste une interrogation, pourquoi avoir laissé ces inserts sur chaque côté des feux arrières? Original.

Kia Stinger

Moteur

Sous le capot se cache un 2.0L turbo en position longitudinale annoncé pour 255 chevaux et 353 Nm. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports. Rapide et agréable, elle accompagne en douceur la puissance et le couple pour faire décoller la Stinger.

Les accélérations sont plus que correctes avec un 0 à 100 km/h abattu en 6.6 sec. Les autres moteurs disponible sont un 2.2 diesel de 200ch et un V6 3.3L essence de 365ch. Ce dernier ne réclame que 5.5 sec sur l’exercice du 0 à 100 km/h. Pas si éloigné en termes de performances, le 4 cylindres n’a évidemment pas la même noblesse mécanique. Le V6 a forcément moins de mal a déplacer les quelques 1700 kg et la sonorité est distinctive.

Quoi qu’il en soit, le 4 cylindres ne fait pas pale figure, loin de là, et tirera aussi son épingle du jeu en terme d’économie d’utilisation. Les consommations restent d’ailleurs raisonnables avec une moyenne de 8 L/100 km sur un parcours mixte.

Kia Stinger

A l’intérieur

A peine les fesses posées dans la Stinger, il semblerait que les designers Kia aient passé un peu de temps dans les dernières Mercedes. La console centrale avec ses trois bouches d’aérations rondes, l’écran haut perché et le volant à méplat, on se croirait presque dans une AMG! Kia a dépensé de l’argent là où c’est important: les sièges, le volant, le sélecteur et les poignées de porte! Du coup, même si on ne dispose pas de la même noblesse sur certains matériaux, l’ambiance premium est bel et bien là.

La qualité de construction ne laisse aucun doute: rien ne grince et l’habitacle bien isolé permet de voyager en confort. Et parce que ce n’est pas une prestigieuse Allemande, on n’a pas besoin d’alourdir la note avec une liste d’options interminables, tout est quasiment de série: des sièges avant à réglages électriques, ventilés et chauffants, des rétroviseurs extérieurs anti-éblouissement, un volant chauffant, une instrumentation tête-haute (HUD), un système de navigation, un écran tactile couleur 8 », l’ouverture et démarrage sans clé SmartKey, la caméra de recul 360°, la surveillance des angles morts (BCW), le détecteur de trafic arrière, le chargement du smartphone par induction, l’ouverture du coffre mains-libres, un système audio premium Harman/Kardon de 720W…

Pour le ratio prix/équipement proposé, il n’y a pas grand-chose à reprocher! Kia gâte ses occupants!

Kia Stinger

Au volant

La Kia Stinger est aussi longue que large. Un beau bébé en quelques sortes mais qui peut volontiers emprunter une petite route sinueuse pour s’amuser. La direction est précise et bien équilibrée, et franchement j’en attendez pas moins quand on sait qui est à la tête de la dynamique de Kia et de Hyundai: Albert Biermann, anciennement de la division BMW M.

Les modes de conduite permettent de disposer de différents caractères. En mode Confort et Eco, la conduite se fait douce.

Lorsque l’on passe en mode Sport ou Sport+, il n’y a que le poids de la Stinger qui limite son entrain, provoquant du roulis lorsqu’on accélère le rythme. Pour rappel, il s’agit d’une propulsion disposant d’un différentiel à glissement limité. Et aussi, lorsque l’on choisit le 4 cylindres plutôt que le V6, on économise 150 kg sur le train avant!

La conduite se fait dynamique, le freinage puissant rassure. Ce n’est pas sportif, mais ce n’est pas l’objectif non plus. Alors mission réussie? Clairement!

Kia Stinger

Conclusion

Réussie à l’extérieure comme à l’intérieur, la Stinger reste une Kia dont le prestige n’atteint pas celui de ses concurrentes Allemandes. Mais ce que vous perdez en image, vous le gagnez en équipement, sans compter la fameuse garantie 7 ans.

Pour résumer: Une voiture audacieuse qui permet de rouler diffèrent!

Photos de la Kia Stinger 2.0L 255ch

Notation

8.3 Note
Pour
  • Design atypique
  • Rapport qualité/prix
  • Engagement au volant
  • Contre
  • Image de Kia dans le premium
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Kia Stinger 2.0L 255ch

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1998
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 255 à 6200
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 353 à 1400
    TRANSMISSION
    Arrière
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1717
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6.73
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 240
    0 à 100 km/h : 6″6
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 8,3
    CO2 (g/Km) : 190

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

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    Essai Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

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    A côté de la terrible i30 N, Hyundai tente de décliner la touche sportive N avec une finition N Line. Et comme la plupart des modèles avec un line dans le nom ( Ford ST-line et Volkswagen R-line pour ne citer qu’eux… ), elle reçoit un kit carrosserie sportif qui renforce l’attractivité du modèle. Mais Hyundai dit aussi avoir travaillé sur le moteur et les suspensions… Voyons voir!

    Design

    La Hyundai i30 N Line s’inspire de la i30 N, c’est une évidence. Même bouclier, même diffuseur. A vrai dire, il ne lui manque que les jupes latérales et un plus gros spoiler. Les plus assidus auront remarqué la disparation du badge N dans la calandre et l’apparition d’un N Line sur les ailes. Les liserés rouge ont été remplacé par du chrome, plus élégant. Les jantes 18 pouces et disques de freins sont aussi plus classiques mais reçoivent tout de même des pneus Michelin Pilot Sport 4s.

    Comme la N, elle dispose d’une double sortie d’échappement, ici les sorties sont réunies à droite. En tout cas, voilà un juste milieu entre une très sportive N et une simple i30.

    Moteur

    Là où l’i30 N utilise un 2.0L turbo de 275ch, la N Line se contente d’un 1.4L turbo de 140ch. La puissance maxi est atteinte à 6000 tr/min tandis que le couple se situe aux alentours des 1500 tr/min. Le résultat est honorable avec un 0 à 100 km/h en 8.9 sec et une vitesse maxi de 208 km/h.

    Évidemment avec moitié moins de puissance mais autant de poids à déplacer, la N Line fait comme elle peut. Heureusement 140 ch suffisent pour réaliser des dépassements en toute sécurité. Et si ce moteur est très discret et lisse dans une i30 classique, Hyundai a eu la bonne idée d’y affubler un échappement un peu plus sonore. Une bonne idée pour apporter une touche sportive.

    L’avantage de ce moteur reste assez simple: Ne pas avoir à vendre un rein pour payer les taxes, l’assurance et remplir le réservoir d’essence. Du coup au niveau des consommations, elle se défend très bien grâce à une boite à l’étagement allongé. Au niveau du plaisir, il ne faudra pas hésiter à passer en mode manuel la boite double embrayage et enfoncer la pédale d’accélérateur pour aller chercher les tours.

    A l’intérieur

    Lorsque l’on prends place dans la Hyundai i30 N Line, on a le droit à de vrais baquets. Ils offrent un superbe maintien tout en gardant un bon confort. En fait ce sont les mêmes que dans la i30N, et ça c’est vraiment chouette! Tout comme le volant qui en plus d’être beau, et très agréable à prendre en main. Il rentre d’ailleurs directement dans le panthéon de mes volants préférés.

    Pour le reste c’est plus classique, il y a l’écran tactile 8″ qui prône au milieu de la planche de bord. Réactif et placé bien en hauteur, il est à portée de main et dans le champ de vision. L’assemblage du mobilier est réussi et présente un bel aspect.

    L’équipement est généreux comme de coutume chez les Coréens.

    Au volant

    Le manque de puissance n’est pas un problème puisque le châssis permet de maintenir le rythme. Le roulis est contenu, le train avant est incisif et le sous virage est maîtrisé par un châssis équilibré et l’excellente monte pneumatique signée Michelin.

    Trois modes de conduite sont proposées: Eco, Normal et Sport. En mode Eco, on a l’impression d’avoir perdu 60ch et les accélérations se font très douces. Effectivement au niveau de la consommation c’est efficace. Le mode Normal permet de profiter de la voiture comme il se doit. Tandis que le mode Sport fait monter le régime moteur et durcit la direction pour plus de précision.

    Au quotidien, elle sait se montrer confortable que ce soit en ville ou sur des longs trajets.

    Conclusion

    En capitalisant sur l’image de la furieuse i30 N, la Hyundai i30 N Line se pare d’un look sportif et épice la conduite quotidienne. Elle cible ceux à la recherche d’un véhicule à l’allure sportive tout en se contentant d’une mécanique raisonnable.

    Photos de la Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    Notation

    7.8 Note
    Pour
  • Proche de la N
  • Son moteur
  • Contre
  • Rapports de boite longs
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances6.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1353
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 140 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 242 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1367
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 208
    0 à 100 km/h : 8″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5.7
    CO2 (g/Km) : 130

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    Essai Cupra Ateca 2019

    Publié

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    Quasiment un an après avoir découvert la nouvelle marque Cupra à Barcelone, j’ai pu prendre le volant du première modèle sportif qui débarque actuellement en France: la Cupra Ateca, Un SUV compact de 300ch !

    Pour des raisons que seul le marketing peut expliquer, Cupra constitue désormais une marque à part entière. Évidemment, Cupra ne construit pas soudainement des voitures à partir de rien. Le badge Seat est remplacé par un logo Cupra, mais ce sont toujours des modèles sportifs qui se cachent sous cette nouvelle identité, désormais vendus dans un « Cupra Corner » de concessionnaires Seat sélectionnés.

    Design

    La Cupra Ateca repose donc sur un Seat Ateca Fr. Les badges Cupra ont remplacés ceux de Seat et laissent les passants dubitatifs: C’est quoi comme marque?

    Pour se distinguer en tant que modèle à part entière, vous remarquerez qu’il a le droit à des entrées d’air plus larges, des grilles en noir brillant et l’inscription Cupra en partie basse, un peu comme le Quattro chez Audi. On continue avec un diffuseur encadrant les quatre VRAIES sorties d’échappement, un becquet et des jantes 19″ Cupra cuivrées.

    Elles cachent d’imposants étriers Brembo qui sont là pour ralentir la (grosse) bête. Car rappelons, il s’agit tout de même d’un SUV. Et qu’il n’est pas évident d’en faire ressortir une impression de sportivité. C’est pourtant réussi avec cette Cupra Ateca. Ce n’est pas ostentatoire, ce n’est pas trop sportif, c’est raffiné.

    Moteur

    Sous le capot, on trouve un 2.0L turbo connu des modèles un peu énervés du groupe VW. Puissant (300 ch) et rempli de couple (400 Nm), il est associé à une excellente boite DSG7 capable d’envoyer la Cupra Ateca de 0 à 100km/h en 5.2 sec. Un exercice parfaitement exécuté grâce à la transmission intégrale. Physiquement, cela permettra de coller tous vos passagers au fond siège à la sortie des péages!

    La vitesse maxi atteint les 247 km/h. Quand même. Parmi les différents modes de conduites, le mode Cupra est bien sûr le plus sportif et permet de libérer l’échappement. Avec des popopo au lâcher de gaz, je ne boude pas mon bonheur!

    Homologuée à 7L/100km en conduite mixte, la consommation peut doubler en conduite très dynamique. Cela reste dans le très raisonnable avec tout de même 300ch sous le capot!

    A l’intérieur

    L’habitacle est bien entendu le même qu’un Ateca classique. Il se distingue par un volant sport, pédalier alu et instrumentation digitale. Quelques touches  de bronze, la couleur Cupra, tentent d’égayer cet habitacle un peu sombre. Les sièges baquets offrent à la fois confort et excellent maintien.

    La finition, l’assemblage et l’ergonomie restent excellents. Bien équipée, on trouve de série le virtual cockpit, GPS, le chargeur à induction pour le smartphone, le système audio Beats, l’accès sans clé, le Park Assist… Cupra rime aussi avec technologie.

    Restant un SUV, l’espace à bord est énorme et il sait rester confortable grâce à une suspension pilotée.

    Au volant

    Pour affronter les routes froides et parfois enneigées entre Chamonix et Annecy, ma Cupra Ateca d’essai était chaussé de pneus hiver. Indispensable pour la saison mais dégradant les capacités du véhicule. Malgré cela, il a su me séduire à plus d’un titre…

    La transmission intégrale 4Drive fait grimper le poids sur la balance avec 1 615 kg. Comme tout SUV, il est haut sur pâte, le roulis est présent. Et malgré ça, il reste un plaisir à emmener: Mode Cupra engagé, le couple moteur/boite catapulte la caisse à chaque sollicitation du pied droit. Que ce soit en mode auto ou en passant en mode manuel, la boite DSG est très réactive.

    Ok, ça accélère fort, mais est ce que ça tourne? Oui! Le châssis est très sain, la direction communique bien et l’on sait ou on place les roues. La transmission intégrale à tendance à envoyer la puissance sur le train avant, mais chaque sortie de virage relance la mécanique de plus belle. Surprenant! Le freinage a su assurer dans les montées et descentes de cols.

    Elle réussit à donner du plaisir au conducteur tout en restant capable de transporter une famille dans un confort pour une utilisation quotidienne.

    Conclusion

    Sportive sans être radicale. Sophistiquée et élégante, sans être luxueuse. La Cupra Ateca offre des performances qui lui permettent clairement de sortir du lot, et montre à quoi correspond la marque Cupra: Une voiture et un style de vie à part.

    Photos de la Cupra Ateca 300ch 2019

    Notation

    8 Note
    Pour
  • Performances
  • Confort et l’espace intérieur d’un SUV
  • Esprit Cupra
  • Contre
  • Roulis d'un SUV
  • Planche de bord sombre
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances8.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Cupra Ateca 300ch 2019

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 300 à 5300
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1615
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5.44
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 247
    0 à 100 km/h : 5″2
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,0
    CO2 (g/Km) : 155

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    Essais

    Essai Kia ProCeed GT 2019

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    Kia ProCeed GT
    Troisième carrosserie de la gamme Ceed, la Kia ProCeed est le premier shooting brake du constructeur coréen, mais aussi celui de l’industrie automobile généraliste. En route pour un premier essai, au volant de la version GT, la plus puissante forte de 204ch.

    Après la Stinger, une grande berline statutaire, Kia ose proposer un shooting brake avec la ProCeed. Mais qu’est ce qu’un shooting brake me direz vous? Break de chasse en français, il s’agit à la base d’un coupé avec une partie arrière façon break mais au fil du temps c’est devenu un break avec une ligne de toit fuyante rendant l’allure beaucoup plus sexy. La ProCeed est donc une alternative au break Ceed SW pour ceux qui recherchent style et dynamisme.

    Design

    De face, la ProCeed GT est identique à la Ceed GT. La partie arrière se démarque par une chute de rein quasiment parfaite se terminant sur le bandeau des feux arrières. Impossible de ne pas comparer cette partie à la Porsche Panamera Sport Turismo, et à vrai dire, c’est plutôt un compliment! La ProCeed GT a le droit aux grosses jantes 18″ qui remplissent les arches de roues et une caisse abaissée de 10mm. Le diffuseur, les (fausses) doubles sorties d’échappement dans le bouclier et le troisième feu stop en triangle terminent une réussite stylistique (enfin pour ma part).

    Kia fait fort en conservant une habitabilité plus que respectable (594 à 1 545 L alors que la Ceed SW propose de 625 à 1 694 L de chargement) et vient chatouiller des concurrentes premium comme la Mercedes CLA Shooting Brake, seule à proposer une catégorie du même type, et la MINI Clubman qui se démarque aussi pour son allure.

    Kia ProCeed GT

    Moteur

    Sous le capot de la ProCeed GT se cache un pétillant 1.6L turbo. Quelle surprise de l’entendre ronronner au démarrage, la surprise est double lorsque je presse la touche Sport qui libère encore plus le son de l’échappement actif.

    Il est associé exclusivement à une boite auto 7 rapports qui que ce soit en mode Normal ou Sport, sait s’adapter à une conduite douce ou dynamique. Kia nous a fait la surprise de nous proposer d’emmener la ProCeed sur circuit, le Parcmotor Castellolí. Dans ce type de condition extrême, il vaut mieux reprendre la main sur le choix des rapports avec les palettes derrière le volant pour tirer le meilleur des 204ch placés à 6000 tr/min!

    Niveau consommation, le cycle mixte annoncé à 6,2L est difficile à tenir, car on a toujours envie d’entendre chanter l’échappement, et les virages autour de Montserrat ne pousse pas à l’éco-conduite. On reste cependant sous les 10L/100 km.

    Kia ProCeed GT

    A l’intérieur

    Si la ligne extérieure laisse sous le charme, il y a beaucoup moins d’originalité concernant l’intérieur de la ProCeed qui reprend les éléments de la Ceed.

    Cela reste très bien fait, autant sur l’ergonomie que sur la finition. Et c’est surtout très bien équipé, surtout dans cette version GT. De série, vous disposez de l’alerte de franchissement de ligne, l’aide au maintien dans la voie, l’alerte de vigilance du conducteur, la gestion automatique des feux de route, la climatisation bizone, la navigation, les sièges cuir/suédine avant et arrière chauffant, la caméra de recul et les radars de parking, le chargement par induction du smartphone, l’ouverture et démarrage sans clé, le régulateur de vitesse adaptatif et les projecteurs avant à LED. De série, oui, et pour 34 990€.

    Le système audio signé JBL est excellent. La touche Sport placé sur le tunnel central actionne l’échappement actif, durcie la direction et augmente le régime moteur.

    Tout semble parfait, mais il y a bien un petit détail qui me chagrine. La ProCeed mise tout sur le look et la technologie, alors pourquoi avoir fait l’impasse pour un tableau de bord numérique en conservant des cadrans traditionnels à aiguille?

    Kia ProCeed GT

    Au volant

    Kia s’est appliqué sur le châssis de la ProCeed GT avec un réglage spécifique des suspensions, des pneus Michelin Pilot Sport 4, de gros freins avec 320 mm pour les disques à l’avant et 284 mm à l’arrière et un ESP plus permissif. Concrètement, l’auto est ferme, bien ferme avec les jantes 18″, et préférera forcément les revêtements parfaitement lisses.

    Le comportement est très sain, l’avant communique bien et l’arrière suit sans broncher. La puissance et le couple sont contenus et permettent d’éviter le sous-virage excessif. Sur circuit, et ce n’est vraiment pas son terrain de prédilection, elle donne rapidement confiance et le rythme s’accélère. Il faut vraiment la brutaliser pour espérer faire danser le train arrière. Dans les rues de Barcelone, j’ai préféré resté en mode Normal pour profiter de la souplesse de la direction.

    Une Coréenne qui dispose d’une conduite rappelant la rigueur germanique? Et bien oui, c’est possible.

    Kia ProCeed GT

    Conclusion

    Une ligne magnifique, hyper équipée et toujours la garantie 7 ans sur ses modèles. Kia frappe fort avec la ProCeed GT!

    La ProCeed GT vient donc chapeauter la gamme Ceed et apporte une touche d’attractivité supplémentaire à la marque Coréenne qui a écouté ses clients Européens et su apporter une proposition des plus intéressantes.

    Pari réussi? Objectif 2000 exemplaires pour 2019… réponse en 2020!

    Photos de la Kia Proceed GT 2019

    Notation

    8.1 Note
    Pour
  • Design
  • Équipement
  • Échappement sonore
  • Contre
  • Tableau de bord
  • Sex Appeal9
    Vie à bord7.5
    Performances8
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Kia Proceed GT

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1591
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 204 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 265 à 1500
    TRANSMISSION
    Avant
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1363
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6.68
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 225
    0 à 100 km/h : 7″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,2
    CO2 (g/Km) : 145

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