Audi, 90 ans d’innovation

Marque déposée d’Audi, les quatre anneaux imbriqués symbolisent la fusion, le 29 juin 1932, de quatre constructeurs automobiles auparavant indépendants : Audi, DKW, Horch et Wanderer. 90 ans plus tard, la réputation de la marque Allemande n’est plus à faire. Direction le circuit Paul Ricard situé au Castellet pour revenir sur les points forts.

Et pour retracer ces avancées et innovations, c’est avec une magnifique e-tron GT quattro que j’ai pu me déplacer le temps d’un weekend. La dernière fois que j’en avais pris le volant, c’était dans le Luberon l’année dernière. Et bien c’est toujours un plaisir de la retrouver. Surtout dans une configuration (presque) full black comme ici.

La claque.

Toujours aussi fascinante, que ce soit dans son design qu’à la conduite. En terme de véhicule électrique, je crois bien que c’est mon rêve ultime aujourd’hui. Et pourtant ça fait un moment qu’elle existe cette GT quattro électrique. Bref, c’est comme si cette configuration full black était faite pour moi.

Côté performances c’est aussi toujours la claque, malgré que la version RS soit encore plus impressionnante. L’e-tron GT est considérée comme l’entrée de gamme, tout est relatif. Celle-ci dispose d’une double motorisation synchrone. Elle cumule 476 chevaux et même 530 chevaux en mode boost. Niveau accélération, elle abat le 0 à 100 km/h en 4.1 secondes.

Galerie photos de l’Audi e-tron GT quattro

Audi et la lumière

La lumière fait partie des principaux axes de travail chez la marque Allemande. Et pour représenter ces avancées en la matière, Audi nous a ramené une surprise. Elle nous a fait l’honneur de présenter l’A6 e-tron concept et ses technologies d’éclairage novatrices. Je n’avais pas encore pu voir ce concept en vrai, la faute au covid. Et bien c’est chose faite désormais.

L’A6 e-tron concept inaugure une nouvelle plateforme portant le doux nom de Premium Platform Electric (PPE). Si sur les photos de présentation, il était difficile de se faire une idée des proportions. En vrai, elle a un charisme incroyable, à la manière d’une A5 Sportback. Son design extérieur est un avant-goût des futurs modèles de production d’Audi et fournit des indications claires sur l’aspect dynamique et élégant du haut de gamme de la marque aux quatre anneaux.

Pour ce que l’on ne voit pas, c’est à dire la motorisation, ce concept dispose d’une batterie de batterie de 100 kWh qui promet une autonomie de plus de 700 kilomètres. Les deux moteurs électriques sont capables de fournir une puissance totale de 350 kW (476 ch) et un couple de 800 nm. Les modèles les plus puissants de la gamme pourront passer de 0 à 100 km/h en moins de quatre secondes.

Aérodynamique et Cx

L’aérodynamique a toujours joué un rôle clé dans l’histoire d’Audi. La valeur Cx de l’Audi 100/C3 reste légendaire. A l’époque, elle était championne du monde d’aérodynamique toutes catégories confondues, et avec sa valeur Cx de 0,30. Audi surpassait déjà de loin ses concurrents dès 1982, et a continué à le faire pendant de nombreuses années. Avec ses lignes fluides, la troisième génération de l’Audi 100 a également révolutionné et profondément transformé le design automobile dans la gamme des routières, qui était jusqu’alors resté très conservateur.

Aujourd’hui, le concept Audi A6 e-tron écrit un nouveau chapitre de cette histoire. Elle dispose d’une valeur Cx de seulement 0,22. La teinte Heliosilver ajoute une présence esthétique et une fonctionnalité à l’apparence de l’Audi A6 e-tron concept. La peinture accentue les formes de la carrosserie avec un effet de profondeur. À l’avant, la calandre Singleframe forme un contraste avec la couleur noire mate profonde du bouclier.

En outre, la peinture offre également des avantages techniques qui réduisent la consommation d’énergie. En effet, elle peut réfléchir un pourcentage important du rayonnement thermique de la lumière du soleil, réduisant ainsi la quantité d’énergie qui pénètre dans la carrosserie de la voiture et dans son habitacle. L’utilisation de la climatisation s’en trouve réduit. Un avantage pour l’autonomie et l’empreinte CO2 du véhicule sur chaque kilomètre et même à l’arrêt.

Voir et être vu

L’Audi A6 e-tron concept donne déjà un avant gout de l’éclairage de demain. La technologie Digital Matrix LED et Digital OLED permet d’obtenir une luminosité maximale et une large gamme de fonctionnalités tout en offrant des signatures lumineuses personnalisables.

Trois petits projecteurs LED haute résolution sont intégrés de chaque côté de la carrosserie, transformant le sol en une scène lorsque les portes sont ouvertes – de petits effets lumineux dynamiques prolongés accueillent les occupants avec des messages personnalisés. Quatre autres projecteurs LED haute résolution – discrètement intégrés aux quatre coins du véhicule – génèrent des projections de clignotants. Le design de ces projections peut être modifié pour s’adapter à différents marchés et régions d’homologation, et selon les besoins.

Les phares avant Digital Matrix Led atteignent une qualité presque cinématographique. Par exemple, si l’Audi A6 e-tron concept est garée devant un mur, elle peut projeter un jeu vidéo pour y jouer. Au lieu d’un petit écran dans le cockpit, ils verront les décors virtuels de leur jeu  projetés sur le mur en format XXL. Les joueurs pourront se tenir à côté ou devant le véhicule pour avoir une vue globale sur l’écran projeté, qui fait plusieurs mètres de large. Les joueurs contrôlent le jeu, créé par Audi, via un smartphone. Les designers Audi l’ont conçu et développé spécialement pour le concept Audi A6 e-tron.

Enfin, les projections autour du véhicule permettent pour la première fois d’étendre sa portée de communication au-delà du véhicule. Grâce à la connectivité intelligente, le concept A6 e-tron fournit des informations aux autres usagers de la route par le biais de signaux visuels.

De la lampe à pétrole à la technologie Oled. Je vous invite à regarder cette petite vidéo qui retrace l’évolution de l’éclairage.

Galerie photos de l’Audi A6 e-tron concept

Audi et l’aluminium

Le saviez-vous? Le concept Audi Space Frame (ASF) est une innovation Audi! Que ce soit pour l’ossature totale (Audi A2 et A8) ou partielle (Audi TT et R8) de l’automobile. L’ASF est fabriquée avec de l’aluminium seul ou allié à de l’acier, et désormais du carbone ou du plastique. La rigidité de ce type de coque est supérieure à l’équivalent en acier et permet une meilleure tenue de route ainsi qu’une meilleure absorption des chocs lors de crash tests. D’autre part, le gain de poids est de l’ordre de 25 %.

Pour l’histoire, Audi reçoit le « Titre européen de l’inventeur de l’année 2008 » pour la conception de l’ASF.

Audi Avus Quattro Concept

Pour représenter cette maitrise, quoi de plus extrême que l’Avus Concept? Voici donc l’unique exemplaire produit et présenté par Audi en 1991. Il en existe une seconde mais c’est une maquette! Celle là, c’est la vraie!

Ce concept a une carrosserie en aluminium sur un châssis tubulaire et un moteur central. Elle utilise donc le fameux concept ASF. L’Avus est équipée d’un moteur W12 d’une cylindrée de 6L. La puissance s’établit à 509 chevaux pour un poids de 1250kg. Elle permet d’atteindre une vitesse de pointe de 340 km/h. Tandis que le 0 à 100 km/h s’effectue en 3 secondes.

Des chiffres très actuels pour un concept présenté en 1991! L’aluminium est brut, et il n’y a bien que les optiques ou les pneus aux énormes flancs qui la remettent dans son époque.

L’histoire d’Avus

Le véhicule a été nommé d’après l’hippodrome AVUS de Berlin. AVUS est l’abréviation de Automobil-Verkehrs- und Übungs-Straße GmbH (route de circulation et d’essai automobile en allemand). Le 6 mars 1934, Hans Stuck y a établi un record du monde à la moyenne de 217,11 km/h avec sa Auto Union P (P pour Porsche) de course à seize cylindres et une vitesse de pointe de 270 km/h.

Vous aurez compris que son design s’inspire de l’Auto Union des années 30. Comme à l’époque, l’Avus utilise des panneaux en aluminium non peints. Ces panneaux en aluminium poli font seulement 1,5 mm d’épaisseur. Le martelage s’est fait à la main pour donner la forme voulue.

Un second concept, l’Audi Rosemeyer est rendue publique en 2000. Elle vient prendre la suite avant de voir arriver l’Audi Le Mans quattro en 2003 qui donnera naissance à la première R8. Cette dernière utilise toujours le concept ASF pour son châssis.

Galerie photos de l’Audi Avus concept

Audi et la transmission intégrale

La technologie quattro est la transmission quatre roues motrices Audi. Plus qu’une technologie iconique, c’est un véritable état d’esprit. Cols enneigés ou routes ensoleillées, lignes droites impeccables ou virages serrés, quel que soit le moment de l’année, quelles que soient la route et la météo, le quattro offre aux conducteurs plus de dynamisme et de stabilité, pour des sensations grisantes en toute sécurité.

La transmission quattro est née en 1980 avec l’Audi quattro doté de quatre roues motrices. Depuis, cette technologie n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner pour s’adapter précisément au concept, à l’architecture et au moteur de chaque série Audi. Il n’y a bien que la citadine A1 qui n’y a jamais eu le droit.

Audi à été le premier constructeur à rendre la technologie quattro issue du sport automobile accessible au grand public. Aujourd’hui, il existe donc plusieurs versions du quattro, déclinées sur plus de 170 modèles. Compactes, Berlines, Avant ou SUV, et en version thermique, hybride rechargeable ou 100% électrique…

Offroad

On commence calmement avec un atelier offroad. Au programme: montées, descentes, devers et passage de gué. J’estime à 1% la clientèle qui va faire vivre ce genre d’acrobatie à son beau SUV. Cependant, c’est déroutant de découvrir les capacités de ces véhicules sans aucune modification.

A vrai dire, je ne suis pas très offroad comme je ne suis pas très VTT. Je préfère la route, la vitesse, la piste, et les trajectoires. Ça tombe bien, le prochain atelier va me mettre le sourire, ambiance Tokyo Drift.

Le quattro en action

Audi avait mis à disposition une aire plane humide avec un rond point et un slalom pour apprécier les différents types de quattro. Mais on reste tous de grands enfants très idiots. Objectif personnel: réussir à faire un tour du rond point en glisse sur chaque modèle mis à disposition. A savoir: un Q4 e-tron, une RS3, une S5 cabriolet et un TT RS cabriolet. Le but de cet atelier était à l’origine d’apprécier les différentes types de transmission intégrale entre un embrayage inter-ponts, un Torsen ou encore l’e-quattro du Q4.

Rien d’évident puisqu’il faut dire que la technologie quattro est très efficace. Mais rien d’impossible non plus. Evidemment les plus récalcitrantes sont les Q4 et S5. L’afflux de puissance est un ensemble plus rigide sur les modèles RS permettent de déclencher la glisse beaucoup plus facilement!

Il manquait bien une R8 RWD sur cet atelier. Oui ce n’est pas une transmission quattro mais une pure propulsion. Hors sujet sur ce thème mais parfait pour tourner en rond non?

Audi et le sport

Impossible de ne pas penser à Audi sans penser au sport. Audi c’est d’abord le rallye et deux titres de Champion du monde constructeurs en 1982 et 1984. C’est aussi 2 titres de Champion du monde pilotes en 1983 avec Hannu Mikkola au volant puis en 1984 avec Stig Blomqvist. Puis vient le DTM et surtout l’endurance! Pendant 18 ans, la marque aux anneaux s’est imposée comme la référence aux 24H du Mans et dans le monde du sport-prototype. La preuve: 13 victoires au Mans pour 18 podiums consécutifs.

Il y a aussi eu les victoires à Pikes Peak, en Rallycross et en Formule E. Aujourd’hui, Audi présente le RS Q e-tron E2, son nouveau 4×4 qui visera la victoire au Dakar 2023. On parle beaucoup des victoires d’usine d’Audi Sport mais il ne faut pas oublier la compétition client: TCR, GT4, GT3, GT2. Le programme est aussi large que les victoires!

Pour représenter le programme Audi Customer Racing, nous avions une Audi RS3 LMS. Certainement la seule Audi Sport traction! Et oui, le règlement TCR ne prévoit pas de transmission intégrale ni de propulsion.

Galerie photos de l’Audi RS3 LMS

Quelle plaisir au volant d’une voiture de course. Mais aussi quel malheur de ne pas disposer de pneus slicks pour en tirer la quintessence. Quelle frustration de ne faire que 3 tours. La limite est tellement loin. Après avoir gouté au 330ch de la RS3 LMS. J’avais encore le choix entre 400, 570 et 646ch. Respectivement pour les RS3, R8 Performance RWD et enfin de la RS e-tron GT. Et bien comme je suis gourmand, j’ai tout essayé!

Qu’est ce que j’adore le comportement plus joueur de la dernière RS3, elle enroule les virages avec férocité. Trop généreux sur la pédale d’accélérateur, elle accepte de glisser des 4 roues jusqu’à retrouver son grip qui va vous propulser jusqu’au prochain virage.

L’expérience la plus troublante est sans aucun doute celle de la RS e-tron GT. Cruellement silencieuse sur circuit mais diablement efficace en bout de ligne droite. Il me manque l’envoutement d’un moteur thermique qui prends ses tours, flirte avec la zone rouge jusqu’a monter un rapport et recommencer de plus belle. Une mélodie démoniaque entrecoupée de virages.

Celle du V10 de la R8? Oui! Quel avion, quelle magie. J’adore cette voiture. Exceptionnelle à plus d’un titre. Nous évoluions sur le tracé de 3,8km, avec une ligne droite du Mistral raccourci à 900m, ce qui n’empêchait pas la R8 de dépasser les 260km/h avant de plonger dans Signes à 180…

C’est déjà fini.

Il est temps de quitter ce beau circuit du Paul Ricard. Toujours à bord de l’e-tron GT, évidemment. Je profite de ces derniers instants pour immortaliser l’instant dans la pitlane du circuit avant de rejoindre l’aéroport.

La technologie quattro, la lumière, le spaceframe, Audi n’a eu cesse d’évoluer et d’innover pour créer la voiture de demain. Ce n’est pas pour rien que le slogan est Vorsprung durch Technik, que l’on traduit tout simplement par l’avance par la technologie.

Je pars avec cette excitation de découvrir la suite. Des voitures qui tiennent de plus en plus des films de science fiction de mon enfance. Mais je pars aussi avec l’impression de dire adieu à ces mécaniques exceptionnelles que sont le V10 de la R8 ou le 5 cylindres de la RS3. Clairement une page de l’automobile est en train de se tourner sans trop savoir ce que racontera le prochain chapitre.

Bref, pour le moment il faut laisser la place aux équipes F1 et WEC venues effectuer des tests. Comme un clin d’oeil, c’est l’équipe Sauber qui est présente en piste et qui s’appellera Audi en 2026. Et oui, c’est aussi ça le futur de la marque Audi, pas de WEC, ça sera pour Porsche, mais de la F1!

Galerie photos de l’Audi e-tron GT quattro au circuit Paul Ricard.

Audi R8 GT, la lettre d’adieu au V10

Cette semaine, Audi a eu la gentillesse de me convier à l’avant-première de l’Audi R8 GT RWD chez The Collection Paris. De l’Audi R8 des 24H du Mans à la route, voici une série limitée qui sonne comme une lettre d’adieu au légendaire V10!

Voilà la R8 GT RWD

Apparemment, voici comment Audi dit au revoir au moteur V10. C’est à dire en produisant une nouvelle R8 GT, en version limitée, allégée et perfectionnée. L’ultime version en quelque sorte (c’est peut être trop tôt pour se prononcer). Faisons un point historique sur la carrière de la R8. La R8 Coupé V8 quattro est née en 2006. A l’époque, elle avait comme son nom l’indique un V8 de 420ch, une transmission intégrale et 1560 kg. En 2010, elle troque son V8 pour un V10. Audi dévoile une première R8 GT coupé quattro. Elle sera déclinée en Spyder l’année suivante. Vous pouvez retrouver pas moins de 5 essais d’Audi R8 dans la rubrique essais!

Nous sommes en 2022 et Audi annonce une nouvelle série spéciale. Limitée à seulement 333 exemplaires dans le monde, il y en aura 26 pour le marché Français. L’Audi R8 Coupé V10 GT RWD est toujours propulsée par un V10 atmosphérique de 5,2L, avec désormais 620 ch et 565 Nm de couple. Chaque voiture comportera une numérotation qui permettra de l’identifier.

Le chant du cygne du V10

Pour le chant du cygne du V10, le châssis RWD reçoit la meilleure version du bloc atmosphérique, celui de la R8 Quattro. Avec 620 ch, cela rend la GT d’environ 50 ch plus puissante que la R8 Performance RWD d’entrée de gamme. Ce bloc 10 cylindres est capable de développer 565 Nm de couple. C’est 15 Nm de plus que la RWD de base disponible de 6 400 à 7 000 tr/min. L’air de rien, elle devient la propulsion la plus puissante dans l’histoire d’Audi.

La puissance est envoyée aux roues arrière via une transmission à double embrayage à 7 rapports modifiée. Les temps de passage des vitesses sont resserrés pour la GT. Cela signifie que les ingénieurs ont ajusté les rapports de vitesse pour offrir une meilleure accélération et une vitesse de pointe plus élevée.

La R8 GT atteint 100 km/h en 3,4 secondes. C’est 0,4 seconde plus vite que le coupé RWD, mais un peu moins que le chrono de 3,1 secondes de la Quattro. La transmission intégrale reste maître dans l’art du départ arrêté. La GT atteindra 200 km/h en 10,1 secondes et culminera à une vitesse maximale de 320 km/h.

Avec l’annonce du partenariat entre Audi et l’écurie Sauber en 2026. Il y a fort à parier que la prochaine R8 devrait recevoir une motorisation qui fasse le lien entre la piste et la route. Un V6 hybride? Pourquoi pas…

Un drift mode au lien d’un quattro dans la R8 GT

Une Audi RS sans quattro, ce n’est pas courant. Bien que la R8 LMS de compétition qui sévit en GT3 soit bien une propulsion. Pour être au plus proche de cette version extrême, Audi délaisse sa fameuse transmission intégrale sur cette série limitée. Pour encore plus de fun, la marque cède à l’option à la mode « Drift Mode », offrant un « survirage précis et contrôlé » via un bouton sur le volant.

Cela active un nouveau mode Torque Rear Drive. Il offre au conducteur un choix de sept profils prédéterminés différents pour aider à faire glisser l’arrière. Dans ces conditions, Audi affirme que le système utilise le contrôle de traction pour moduler le patinage proposé. Dans le même temps, les capteurs de vitesse de roue, l’angle de braquage, la position de la pédale d’accélérateur et le rapport sélectionné sont tous surveillés pour ajuster la sortie vers l’essieu arrière.

Une R8 GT extrême

Ensuite, la R8 GT a fait un régime d’urgence pour perdre facilement 20 kg. Le poids total se situe maintenant à 1 570 kg, on notera que c’est plus léger que la dernière BMW M2. Incroyable. Pour y arriver, la voiture reçoit quelques modifications. Celles-ci incluent des roues exclusives et légères de 20 pouces inspirées du sport automobile. Les pneus sont des Michelin Sport Cup 2. De plus, les freins en céramique et les sièges baquets sont de série.

En conséquence, les composants de la suspension avant ont également perdu du poids. Tout en étant conçus pour améliorer la maniabilité, en particulier la barre anti-roulis avant et ses bielles. Elle est en plastique renforcé de fibres de carbone (CFRP). Tandis que les deux raccords de bielle sont en aluminium anodisé rouge.

GT de la tête au pied

Globalement, l’Audi R8 Coupé RWD GT vise à imiter le passé de plusieurs façons. Notons qu’elle est présentée comme la GT de deuxième génération. En conséquence, le nombre limité de 333 unités est le même que l’original proposé il y a environ 12 ans. Encore un clin d’oeil à la première génération: Elle est disponible dans la même teinte Matte Suzuka Grey. Sinon, il est toujours possible d’opter pour un Tangorot Metallic ou un Daytona Grey Metallic.

À l’intérieur, l’hommage se poursuit, avec le rouge et le noir généreusement utilisés et les ceintures de sécurité rouges emblématiques de l’original. A première vue, la R8 GT ne passera pas inaperçue des observateurs les plus aguerris. Les emblèmes de la supercar, y compris le lettrage R8 GT à l’arrière, sont finis en noir.

A l’extérieur, elle arbore un kit carrosserie en carbone composé d’une lame à l’avant avant, d’ailettes sur les côtés, de jupes latérales, d’éléments sur les côtés du pare-chocs arrière et d’un diffuseur, le tout fini brillant. Quant à l’emblématique Side Blade, il reçoit un traitement similaire.

Enfin, tous les ajouts aérodynamiques ont été testés en soufflerie pour s’assurer qu’ils contribuent à générer un ensemble plus stable sur la route.

The Collection Paris

Depuis plus de trois siècles, la place Vendôme fait rêver pour son élégance et sa beauté. Connue pour rassembler les Maisons de Haute Joaillerie les plus prestigieuses au monde, elle accueille désormais The Collection Paris. Qu’est ce que l’expérience The Collection Paris ? C’est un des Club de Collectionneurs les plus exclusifs au monde limité à 100 membres.

L’espace de plus de 8000 m2, entièrement dédié aux collectionneurs, propose le plus haut niveau de service autour du gardiennage de véhicules d’exception, une gestion logistique complète des véhicules: un service sur-mesure à l’écoute de vos besoins. Les membres The Collection Paris bénéficient d’un accès à un catalogue de prestations soigneusement sélectionnées ainsi qu’un service de gestion exceptionnel. Cela passe par le transport des véhicules à travers le monde, le suivi du planning de maintenance, un service de detailing sur-mesure ou encore un service de refueling sur site.

Skoda Vision 7S: le futur de la marque Tchèque

Le constructeur tchèque a dévoilé un nouveau concept de SUV 100% électrique. Baptisé Skoda Vision 7S, il préfigure le futur de la marque en terme de style! Direction Malaga et le port de Malaga pour le découvrir de très prés!

Skoda Vision 7S, un concept unique

Il est là. Le concept Vision 7S est en train de charger calmement à l’air libre sur le port de Marbella. Sa stature imposante le rend tout particulièrement charismatique. Les touristes sont tenus à l’écart par la police locale. La scène est cocasse, en tout cas pas de secret ici puisqu’il a déjà été dévoilé il y a un mois. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas tous les jours que l’on croise un concept car sur la route. Encore moins que l’on vous invite à en prendre le volant!

Côté look, le Skoda Vision 7S inaugure une nouvelle face avant baptisée “Tech-Deck Face”. La calandre pleine en verre sombre, cachant les différents capteurs, est surlignée par une fine bande de LED qui relie les feux de jour. Ceux-ci surmontent les projecteurs, qui forment un T inédit. Cette forme, qui rappelle les récents modèles Land Rover, se retrouve aussi sur les rétroviseurs caméra. Les poignées des portes antagonistes sont rétractables, sensitives et positionnées verticalement. 

La plus grosse des Skoda

De profil, le toit très plat, ce qui donne une impression de volume impressionnant. ( C’est d’ailleurs le cas ). La ligne de toit s’incline également très légèrement vers l’arrière et se termine par un becquet creusé en son centre. Utile pour alléger la silhouette du véhicule, il participe aussi à améliorer le coefficient de trainée du SUV. Les jantes de 22 pouces remplissent parfaitement les arches. A noter que les pare-chocs, les passages de roues et le bas de caisse usent de matériaux fabriqués à partir de pneus recyclés et donnent selon Skoda un sentiment de robustesse supérieur.

A l’avant comme à l’arrière, sept petites fentes verticales servant de prises d’air. Celle du centre est peinte en orange flashy, et peut servir de crochet de remorquage ou de coupe-circuit pour la batterie en cas de problème. Avec ce concept, la première chose qui interpelle est sans aucun doute le gabarit. Le modèle fait plus de 5,16 mètres de long, pour 1,94 mètres de large et 1,88 mètres en hauteur. L’empâtement est de 3,05 mètres. A titre de comparaison, un Kodiaq 7 places à des dimensions beaucoup moins importantes : 4,70 m x 1,88 m x 1,66 m.

Quelques chiffres

Le concept VISION 7S affiche une autonomie de plus de 600 kilomètres selon le cycle WLTP. La batterie est annoncée à 89 kWh. Et la puissance de charge de 200 kW. Tout cela offre un aperçu du futur SUV familial, sans vraiment en dire plus. C’est toujours la plateforme MEB du groupe VAG qui fait office.

En tout cas, ça n’aura échappé à personne: Toute la voiture est peinte dans une teinte rappelant de manière frappante la teinte “vert Agave”. C’est aussi la première Skoda dont la carrosserie est de couleur mate. Cela permet de souligner l’aspect minimaliste du VISION 7S.

Comme on va le voir, l’intérieur est tout aussi minimaliste dans sa conception. L’ensemble transmet un sentiment de sécurité qui est renforcé par la combinaison des matériaux clairs et sombres. En tout cas, même si le véhicule est imposant, il est traité avec beaucoup de finesse et d’attention. je suis curieux de voir à quel point le modèle de production sera similaire de ce concept.

A l’intérieur de la Skoda Vision 7S

A bord, le Skoda Vision 7S dispose d’une configuration étonnante. Il s’agit d’un modèle 7 places, la septième étant réservée au bébé de la famille grâce à un siège auto placé au centre de la voiture, directement sur la console centrale. Selon Skoda, il s’agit de l’endroit le plus sûr de la voiture. Une astuce simply clever digne de la marque, mais dont on ne sait pas encore si elle sera conservée sur le modèle de série. 

Le plancher de l’habitacle est fabriqué lui aussi en pneu recyclé. Mais contrairement au pare-choc, il est ici plus mou. Les avantages sont multiples : le revêtement est résistant aux rayures, aisément lavable et permet aux objets de rester en place. Ce qui s’apparente à du cuir est aussi fabriqué à partir de matériaux recyclés.

Le volant adopte le nouveau logo Škoda. La structure du volant est à double méplat, ce qui permet de voir facilement l’écran d’instrumentation numérique de 8,8 pouces. Des molettes de défilement haptiques dédiées aux fonctions les plus importantes pendant la conduite sont mises en évidence par des accents orange flashy pour une utilisation rapide et intuitive. En mode ‘Détente’, le conducteur peut contrôler des fonctions plus avancées grâce à un pavé tactile.

La console centrale redessinée comporte six boutons supplémentaires qui permettent au conducteur d’accéder directement aux menus d’infodivertissement, de téléphone, de paramètres du véhicule, de navigation et d’applications. Le sixième bouton est personnalisable par le conducteur. En dessous, se trouvent trois grandes commandes rotatives. Les deux boutons sur les côtés sont dédiés à la climatisation, tandis que celui du milieu contrôle l’écran principal. Il peut être utilisé pour zoomer et dézoomer sur la carte et faire défiler les listes.

Une Skoda très confortable

Non seulement les énormes espaces vitrés et le toit panoramique apportent lumière et connexion avec l’environnement. Mais Skoda va plus loin dans la démarche. Le grand écran tactile central de 14,6 pouces est rotatif. Il est au format portrait en mode Conduite, plus pratique pour le GPS par exemple. En mode Détente, il passe alors en mode Paysage. Les sièges reculent et pivotent également. L’écran devient un centre de divertissement lors d’un arrêt pour recharger par exemple. Cette dalle rotative est complétée par quelques touches de raccourcis à retour haptique pour les fonctions importantes ou fréquemment utilisées.

J’ai même pu rouler à son bord. Cela reste bien sur un bien grand mot puisqu’il s’agit d’un prototype et surtout d’un concept car unique à la valeur inestimable! C’est très cool de voir Skoda jouer le jeu. La direction tient plus du joystick, la pédale de frein réclame encore plus de force qu’une voiture de course. Il est clair que la plateforme est plus là pour permettre de la déplacer que de vraiment la tester. C’était quand même une expérience inédite pour moi.

ŠKODA devient SKODA

La vision 7S c’est donc un nouveau design, un nouveau logo et une mise à jour complète de l’identité du constructeur. L’étude Vision 7S préfigure l’un des trois modèles 100% électriques lancés par Skoda d’ici 2026. Le modèle de série viendra compléter la gamme actuelle, qui gardera toutefois des options thermiques comme les futures générations de Superb et Kodiaq prévues au second semestre 2023. D’autres modèles suivront par la suite. Le concept-car VISION 7S donne un aperçu précis de l’un de ces modèles. Pour soutenir cette évolution, le constructeur tchèque investira 5,6 milliards d’euros supplémentaires dans l’électromobilité et 700 millions d’euros dans la digitalisation au cours des cinq prochaines années.

Le Tour de la Skoda Vision 7S en vidéo

Toutes les photos de la Skoda Vision 7S

Mondial de l’Auto 2022: le best of

Après 4 ans d’absence, le Mondial de l’Auto revient faire son show porte de Versailles à Paris! Pour sa 89ème édition, il inaugure un nouveau format, immersif et expérientiel : parcours visiteurs réinventé, programmation quotidienne enrichie, le plaisir de voir, de toucher et comme jamais, d’essayer les modèles des constructeurs, avec un dispositif ambitieux d’essais accessibles à tous.

Hélas, dès l’arrivée c’est la douche froide. Organisation désorganisée, seulement 3 petits halls et peu de constructeurs présents. Même la sécurité y va de son petit mot: nous sommes perdu! Malgré tout, il y a quelques concepts sympas pour les amoureux d’automobile que nous sommes. Voici donc mes voitures à ne pas manquer:

L’Alpine AlpenGlow – Pavillon 6 – 620

Le mondial de l’Auto c’est un endroit pour rêver. En tout cas c’est comme ça que je me l’imaginais il y a 10 ans. Et l’Alpine AlpenGlow représente au mieux cet esprit.

Alpine veut passer de la nostalgie à l’avant-garde. Ce concept représente un manifeste dans lequel les designers vont puiser une source d’inspiration pour la gamme de modèles électriques. C’est sous la direction d’Antony Villain que Marc Poulain, ex-Ferrari, a supervisé le projet. Le nom définit un phénomène qui teinte d’une lumière rougeâtre le sommet des montagnes aussi bien avant le lever qu’après le coucher du soleil.

Moins poétique, Alpenglow fait clairement référence aux programmes sportifs du constructeur, prenant la forme d’un prototype LMDh du Mans et installant le pilote au centre, comme en F1. Étonnamment ce n’est pas une électrique! AlpenGlow utilise la technologie à hydrogène avec un moteur à combustion interne. Future hypercar de route? Rêvons un peu!

La Renault 4Ever Trophy – Pavillon 6 – 603

Renault présente au salon pour la première fois son concept 4Ever Trophy. Un clin d’oeil au 4L Trophy, ce raid solidaire, créé en 1997 par Jean Jacques Rey et réservé aux moins de 28 ans. L’objectif est de réinterpréter avec modernité un modèle emblématique tout en marquant les esprits.

Le résultat est un SUV 100% électrique qui sera produit et commercialisé en France en 2025. Dans une version bien plus sage on l’imagine. Selon Gilles Vidal, le patron du design Renault, toute la partie haute se retrouvera sur le modèle de production.

Si la 4L était un véhicule populaire, cette réinterprétation devrait avoir un tarif beaucoup moins accessible. Je suis étonné aussi de la tournure de Renault vers des modèles plus cubique. Il est vrai que Renault avait l’habitude de donner une ligne latine à ses véhicules. Le côté baroudeur étant réservé à Dacia.

L’Alpine A110R – Pavillon 6 – 620

Retour chez Alpine pour tourner autour de la magnifique A110R. Au final c’était mon stand préféré et pas seulement parce qu’il y avait une F1 et un vélo de course Lapierre Aircode DRS aux couleurs de la marque. Alors du coup voici un tour complet du stand.

La Dacia Manifesto – Pavillon 6 – 81

J’avais eu la chance de la découvrir en avant première lors du Manifesto. C’est toujours un plaisir de la recroiser et l’envie de partir à l’aventure avec est toujours présente!

Le Dacia Manifesto au Mondial de Paris

La Hopium Machina Vision – Pavillon 4 – 420

Hopium est français, et sa première voiture est la Machina. Elle promet 1000 km d’autonomie et un 0 à 100 km/h en moins de cinq secondes en utilisant la technologie de la pile a combustible à hydrogène. Le stand est minimaliste ( ce n’est pas pour me déplaire ). On dirait même un studio photo. Malheureusement, la fiche technique aussi est minimaliste.

Les moteurs électriques de la Machina sont annoncés à plus de 500 ch soit 386 kW. Le design est impressionnant, très statutaire pour cette berline qui ne semble s’inspirer d’aucune autre. À l’avant, le pare-chocs cache de petites ouvertures dans la calandre. Elles permettent le refroidissement des batteries à hydrogène tout en restant aérodynamique. Dans la même optique, on notera la suppression des poignées de porte et des rétroviseurs extérieurs pour une traînée minimale. À l’intérieur, l’habitacle prends le doux nom de membrane. Pas d’écran tactile unique, c’est une série de commandes haptiques sur la console centrale qui se connectent à un grand écran sur le tableau de bord qui peut disparaître en partie.

En tout cas, elle a le mérite d’exister et d’être belle. La verra t’on un jour sur nos routes? Mystère.

La VinFast VF6 – Pavillon 6 – 630

Entre les voitures Françaises et Chinoises, il y a VinFast. Ce constructeur Vietnamien profite de l’absence des gros pour se montrer au Mondial. Et ils ont bien raison! Ils débarquent en France avec une gamme complète de SUV! Ils ont eu la gentillesse de m’accueillir lors de ce salon et je ferais un article complet pour présenter les différents modèles en détails. A côté des VF8 et VF9, il y avait les VF6 et VF7 qui m’ont tapé dans l’oeil!

Le VinFast VF 6 est un SUV compact, plutôt destiné à un usage urbain. Il a été présenté pour la première fois lors du CES 2022, aux côtés du VF 7 qui lui est un peu plus grand. Des modèles adaptés au marché Européen et 100% électrique. On remarquera la signature lumineuse originale.

La R5 TURBO 3E – Pavillon 6 – 603

Après l’avoir croisé lors du concours d’élégance de Chantilly, revoici le concept sportif de la future R5 électrique. Cela ferait une descendante plutôt sympathique au Clio V6. Même si elle est 100% électrique!

La Peugeot 9X8 – Pavillon 3 – 415

Même si les performances ne sont pas au rendez vous pour le moment. La Peugeot 9X8 est une belle Hypercar qui devrait faire tourner les têtes aux prochaines 24H du Mans. Elle vient d’ailleurs d’enchainer les tours d’essais à Monza pour se préparer au mieux pour la saison 2023. Il y avait aussi la 408 qui se montrait.

Le 1000tipla de Vilebrequin – Pavillon 6 – 631

Evidemment que le Fiat Mutlipla est l’une des voitures les plus moches originales de la production automobile. Mais sous l’impulsion des youtubeurs Sylvain Lévy et Pierre Chabrier alias Vilebrequin, c’est devenu une jolie préparation réservée à la piste. Un projet fou que les nombreux fans de la chaine devrait venir admirer. Du pain béni pour les organisateurs du salon!

Faut-il aller au Mondial de l’auto 2022?

Alors que retenir de ce Mondial cuvée 2022? Que c’était mieux avant? Oui, sans aucun doute. Les constructeurs Français ont joué le jeu avec la présence d’Alpine, Renault, DS et Peugeot. Mais ou sont passés les autres? Il y a des nouveautés chinoises: BYD, WEY, SERES, ORA… Cette dernière marque est très inspirée par les productions Européennes à en faire sourire.

Mention spéciale à DS et son univers qui met en avant l’excellence Française.

Le Salon est ouvert du Mardi 18 au Dimanche 23 octobre, de 09h30 à 22h30 (19h00 dimanche). Il faudra débourser 16€ en ligne et 30€ sur place pour un ticket d’entrée (a éviter donc)! Les organisateurs visent cette année entre 300 000 et 400 000 visiteurs. Réponse dans une semaine.

Concours d’élégance Chantilly 2022

Chantilly 2022 – Ce 25 septembre 2022, le domaine du château de Chantilly accueillait une nouvelle édition du Chantilly Arts & Élégance. Au programme, des anciennes d’exception, des concept-cars, et de nombreuses animations…

La France a été le berceau du Concours d’Elégance dans les années 1920, créant ces rencontres très populaires où des voitures d’exception étaient exposées en compagnie d’élégantes dames habillées par les grands noms de la mode française. L’une des premières ambitions de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille consiste à ressusciter cette glorieuse époque en invitant les constructeurs et les designers automobiles à faire découvrir au public leur concept-car en les associant à des mannequins parées des plus belles tenues de maisons de couture pour un défilé unique. C’est toujours le cas pour cette édition 2022!

Le domaine du château de Chantilly

Symbole du charme à la Française et théâtre du Chantilly 2022, le domaine du château de Chantilly se transforme le temps d’une journée. Le château de Chantilly est l’un des joyaux du patrimoine français. Il est aussi l’œuvre d’un homme au destin exceptionnel : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du dernier roi des Français, Louis-Philippe. Ce prince, considéré comme le plus grand collectionneur de son temps, a fait de Chantilly l’écrin de ses innombrables chefs-d’œuvre et manuscrits précieux.

Le château a traversé les siècles tel que le duc d’Aumale l’a offert en 1886 à l’Institut de France : l’occasion rêvée d’entamer un voyage dans le temps en plein cœur d’une demeure princière. En hommage à ses illustres prédécesseurs, les princes de Condé, le duc d’Aumale a appelé cet ensemble le « musée Condé ».

Chantilly Arts et Elegance Richard Mille est le rendez-vous incontournable des amateurs de voiture des quatre coins du globe. C’est bien plus qu’un concours d’élégance. C’est un musée automobile éphémère et unique formé par les plus belles voitures du monde anciennes et modernes. Une journée sous le signe de l’élégance durant laquelle, petits et grands pourront profiter de l’immense diversité d’animations, d’expositions et d’ateliers mis en place pour l’occasion.

La passion pour l’élégance comme dénominateur commun

Faire de ce dimanche une journée élégante à la campagne, tel est le défi lancé! Il est évident que l’élégance est à l’appréciation de chacun. D’ailleurs l’organisateur invite à respecter un dress code élégant. Il faut donc oublier la mini-jupe, le décolleté trop plongeant, les shorts et les baskets.

Pour coller au magnifique domaine et donner vie au décor, les visiteurs jouent le jeu et cela permet d’arpenter les allées à travers les chapeaux fleuris et les nœuds papillon! C’est ainsi que près de 20000 spectateurs deviennent aussi acteur de cette belle journée. Une véritable bulle de charme, intemporelle, mais pas figée. Car tout ce petit monde s’agite, et les autos, plus belles les unes que les autres, font craquer leurs moteurs pour défiler. Car l’objectif reste le Concours d’Etat, comme son nom l’indique, récompense la ou les voitures dans le meilleur état de conservation ou de restauration. Ici à Chantilly, on ne croise que des véhicules exceptionnels répartis en 17 catégories.

Des premières mondiales pour Chantilly 2022

De grands noms de l’automobile ont fait le déplacement ce dimanche. Parmi les neuf véhicules exceptionnels, deux exclusivités mondiales : la Renault R5 Turbo 3E et la Bugatti W16 Mistral. Deux voitures très attendues et opposées. La nostalgie pour la Bugatti Mistral qui sera le dernier modèle de la marque à être motorisé par un W16, et le futur pour la Renault R5 Turbo électrique pensée pour drifter avec ses 380 ch envoyés aux roues arrière. 

Le public a également admiré la Delage D12, hypercar française inspirée par la F1, l’Aston Martin DBR22, la Bentley Mulliner Batur ou encore le concept DS E-Tense Performance.

Aston Martin DBR22

L’Aston Martin DBR22 a été créée pour célébrer le 10ème anniversaire de la division Q by Aston Martin. Il s’agit de la division dédiée aux commandes très spéciales et sur mesure. La DBR22 rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Elle utilise néanmoins les dernières technologies de la marque. Si les lignes sont inspirées des voitures de sport de l’époque, le moteur est puissant et à la pointe de la technologie. La DBR22 est animée d’un V12 5.2 L de 705 ch et de 753 Nm, le tout associé à une transmission automatique à huit rapports. Aston Martin confirme que la DBR22 exécute le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint la vitesse de pointe de 319 km/h.

Bentley Mulliner Batur

La Bentley Mulliner Batur embarque un W12 bi-turbo de 740 ch et dévoile le langage stylistique des futurs modèles électriques de la marque. Produite à seulement 18 exemplaires, la Batur est la seconde Bentley moderne de petite série conçue par Mulliner, carrossier devenu autrefois le département de personnalisation interne de Bentley. La Batur tire son nom d’un lac situé sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est destinée à devenir l’une des dernières Bentley à moteur thermique de la marque et l’une des ultimes représentantes du couple et du raffinement du W12, Bentley ayant annoncé proposer uniquement des véhicules électrifiés à compter de 2026 et devenir une marque 100 % électrique en 2030.

DS E-TENSE PERFORMANCE

Son design aérodynamique et ses technologies inspirées des victoires de DS en course automobile font de la DS E-TENSE PERFORMANCE la pionnière de la nouvelle génération E-TENSE. Elle est le trait d’union entre la Formule E et les futures créations de la marque. Ce concept-car 100 % électrique ouvre la voie vers l’avenir de la haute performance automobile.

La DS E-TENSE PERFORMANCE peut atteindre jusqu’à 815 chevaux grâce à la puissance cumulée de sa double motorisation électrique combinée à ses quatre roues motrices. Particulièrement novateurs, le châssis, la motorisation et la batterie sont au cœur du développement de la voiture électrique du futur.

Delage D12

La Delage D12 offre un positionnement unique, tourné exclusivement vers la performance et le plaisir. Le design est à la fois pur, agressif, futuriste, inspiré de la Formule 1 et des avions de chasse. C’est une voiture large et ultra-basse. Hybride, elle dispose de 1100ch au total. 990ch sont thermiques et proviennent d’un V12 de 7,6 L « fait maison », les ultimes 110ch étant le fruit d’un moteur électrique (20cv dans la version club qui est 90 kilos plus légère).

La Delage D12 est la première voiture au monde homologuée sur route disposant des suspensions contractives qui ont révolutionné la Formule 1. La Delage D12 dispose des premières jantes en carbone intégrant un effet aérodynamique de refroidissement des freins.

Bugatti W16 Mistral

Depuis la Veyron en 2005, le moteur W16 a toujours été le cœur de toutes les Bugatti. La Bugatti W16 Mistral est le dernier modèle de la marque à utiliser le légendaire W16.

Représentant bien plus qu’une simple évolution de la Chiron, il s’agit d’un roadster inédit qui rend hommage aux cabriolets les plus mythiques du constructeur français. Visuellement, la filiation avec la Chiron est bien présente. Selon le constructeur, le design de la W16 Mistral  s’inspire également de la Type 57 Roadster Grand Raid de 1934. La W16 Mistral se présente donc comme “le“ roadster ultime.

Renault R5 Turbo 3E

La Renault R5 Turbo 3E est toujours turbo, mais maintenant électrique. Elle a cumulé les succès en rallye, fait battre les cœurs, et collectionné les superlatifs… La R5 Turbo 2 a 40 ans cette année !

Une icône remise au goût du jour. Situés à l’arrière, les deux moteurs électriques développent 280 kW, une puissance équivalente à 380 ch. Le couple de 700 Nm est disponible dès l’accélération. Les batteries de 42 kWh permettent d’enchaîner les sessions de drift à pleine puissance. La carrosserie en fibre de carbone habille un châssis tubulaire. Les pneus slicks sont conçus pour le drift et des supports pour caméras permettent d’enregistrer et partager les sessions. Ce show-car qui gagne 25 cm en largeur par rapport à la « Turbo 2 ». Détails esthétiques : les vitres aux tons rose violacé. On remarquera aussi les incrustations de LED rouge qui s’illuminent pendant les drifts.

Chantilly 2022, ce gout d’international

Des nouveautés en première mondiale et un jury toujours aussi éclectique. Comme depuis la première édition, il est composé de personnalités de tous horizons, tant au niveau du milieu dans lequel ils évoluent – stylistes et historiens de l’automobile, collectionneurs, conservateurs de musée, hommes d’affaires, journalistes… que de celui de leur nationalité: française bien sûr, anglaise, américaine, néerlandaise, indienne, italienne, suisse, allemande, portugaise et enfin australienne.

C’est la superbe Aston Martin DRB22 qui a remporté le Concours d’Élégance, ce concept-car rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Le prix du public a été décerné à la Renault R5 Turbo 3E.

De cette exposition unique en son genre, un bolide exceptionnel a remporté l’adhésion du jury pour l’attribution du Best of Show des voitures d’avant-guerre : l’HISPANO-SUIZA H6C Dubonnet Xenia de 1938. La TALBOT LAGO T26 GS Barchetta Motto de 1950 s’est vue attribuer le prix du Best of Show des voitures d’après-guerre. Parmi les prix spéciaux, citons le Prix Spécial FFVE de l’authenticité décerné à la CITROËN SM Mylord Cabriolet Chapron de 1972. Orchestré par la FFVE, le grand Prix des Clubs à récompensé le Rolls Royce Enthusiasts Club pour la qualité d’ensemble de sa présentation.

Mes impressions de ce Chantilly 2022

Impossible en tout cas de ne pas avoir la larme à l’œil devant cette orgie de métal et d’odeurs d’huile. Le soleil et les sourires étaient au rendez-vous. Tout comme le public, encore une fois extrêmement nombreux! Déambuler à travers les clubs autour du domaine est une bouffée de passion automobile.

Tôt le matin, la brume habille les murs du château et le soleil qui la traverse rends le lieu féérique. Le conte de fée est parfait car la voiture qui vous fait rêver et forcément quelque part pas loin.

J’ai pu voir pour la première fois les Lotus de nouvelles générations. Le light is right me manque, mais les nouveautés semblent vraiment intéressantes. J’étais surpris aussi du nombre incroyable de Bugatti présentes, anciennes et actuelles. Le parking est aussi incroyable que les exposants. Car oui il y a aussi des Bugatti qui restent sur le parking visiteur…

Au final, je n’ai qu’une hâte, revenir pour le chantilly 2023!

Photos du Concours d’élégance Chantilly 2022