Découverte des pneus été Kleber Dynaxer UHP et HP4

Après 2 ans de développement, Kleber, marque du groupe Michelin depuis 1981, présente ses nouveaux pneus été : les Kleber Dynaxer UHP et Kleber Dynaxer HP4. Je suis allé découvrir ces pneus, la marque et les hommes qui la font dans le sud de la France. Plus précisément sur la piste d’essai de Fontange.

Pour anecdote, la construction de ce site d’essais a débuté en 1987 pour s’achever en 1990. Ce fut à l’origine une centre de test pour les pneus Kleber, pour ensuite être utilisé par l’ensemble des marques du Groupe Michelin. Le site comprenant différentes pistes s’étend sur 56 hectares. 8 pistes d’essais sur une longueur totale de 7 km permettent de réaliser des tests d’adhérence sur sol sec et mouillé, des tests de bruit, de confort et de freinage.

Découverte de la marque Kleber

La marque Kleber, fondée en 1910, a une longue histoire puisque centenaire. A l’occasion de cette journée de la présentation et des essais des nouveaux pneus Kleber Dynaxer HP4 et Kleber Dynaxer UHP, la marque française appartenant au Groupe Michelin depuis 1981 a d’ailleurs mis l’accent sur son histoire et son positionnement.

L’objectif fondamental de Kleber est de pouvoir gagner des parts de marché en affichant les valeurs de l’entreprise. Les nouveaux pneus Kleber allient performance et durabilité, avec un haut niveau d’adhérence. Dans ce sens, Kleber propose l’offre Trust : 30 jours 100 % satisfait ou remboursé.

Le terrain de prédilection de Kleber est la sécurité avec une excellente tenue de route sur sols mouillés et un excellent rapport qualité prix. Les nouveaux pneus Kleber Dynaxer UHP et Kleber Dynaxer HP4 ne dérogent pas à cette réputation et vont encore plus loin dans l’amélioration de leurs performances par rapport à la génération précédente, le Kleber Dynaxer HP3.

Cette nouvelle gamme présente des performances encore améliorées sur routes mouillées avec des distances de freinage plus courtes grâce au nouveau composant breveté de la bande de roulement et aux lamelles autobloquantes qui réduisent la déformation du pneu. La distance de freinage sur sol mouillé diminue de 13 % par rapport à la génération précédente avec un Label A pour le Kleber Dynaxer UHP et pour le Kleber Dynaxer HP4 en 16 et 17 pouces – Label B en 14 et 15 pouces.

La bande de roulement asymétrique avec les 2 sillons externes continus permet d’accentuer l’asymétrie et d’assurer le maintien dans les courbes et évacuer l’eau. La technologie des lamelles autobloquantes aide à apporter à la sculpture une meilleure rigidité dans la zone de contact et engendre une meilleure résistance au roulement et donc une consommation de carburant réduite.

Essai du pneu Kleber Dynaxer HP4

Le pneu été Kleber Dynaxer est fabriqué dans une large gamme en termes de taille et vise un grand nombre de véhicules. Le Dynaxer HP4 est le remplaçant du Dynaxer HP3, il offre une meilleure longévité et adhérence sur route sèche et mouillée.

Pour s’en rendre compte, Kleber a proposé un atelier freinage d’urgence sur chaussée mouillée, d’abord avec une Volkswagen Golf chaussée en Dynaxer HP3 puis sur une autre équipée de Dynaxer HP4. Deux freinages par pneumatique mettent en évidence le gain de performances!

Avec un élan de 95 km/h puis freinage jusqu’à l’arrêt. Le boitier Racelogic installé à bord de la Golf donnait une différence d’environ 4 m entre les deux générations. Vraiment pas mal!

Essai du pneu Kleber Dynaxer UHP

Le second pneu conçu par Kleber, le Dynaxer UHP, est une déclinaison plus sportive du Dynaxer HP4 pour des montes pneumatiques de 17 à 20 pouces. Son nom de code UHP signifie Ultra High Performance et il se reconnait par un dessin de la bande de roulement plus sportif. Le mélange de gomme est par contre identique au Dynaxer HP4.

Pour l’essayer, deux ateliers de conduite étaient proposés : pilotage sur le piste mouillée et slalom sur piste sèche.

Pour le pilotage sur piste humide, c’est à bord d’une Audi A4 B9 berline que ça se passe. La piste était totalement humide, arrosée en permanence pour avoir entre 1 et 3 mm de hauteur d’eau correspondant à un gros orage. J’attaque directement au volant de l’Audi et le comportement du pneu est surprenant car impossible à prendre en défaut. A aucun moment, la voiture ne montrait des pertes d’adhérence malgré mes efforts au volant.

Le deuxième atelier consistait à prendre le volant d’un Mini Cooper S équipée de pneus Kleber Dynaxer UHP pour tester son comportement sur piste sèche.

Les essais ont démarré avec une départ arrêté puis un freinage d’urgence sur chaussée sèche afin de se rendre compte du grip des pneus. Le Dynaxer UHP renvoie un très bon feeling au volant, et il serait intéressant de le comparer avec une référence comme le Michelin Pilot Sport 4 par exemple. Un slalom permet de mettre la Mini en appui et sentir le grip latéral du pneu. Avec une vitesse conseillée de 60 km/h, je m’aperçois rapidement que ma vitesse est bien supérieure. Le moniteur me laisse faire, et je quitte le slalom à presque 90 km/h !

Des pneus été au meilleur rapport qualité/prix

Surprenant, voilà ce que je retiendrais de cette journée. Le ressenti au volant est excellent, la tenue sur route mouillée des pneus Kleber Dynaxer HP4 et Dynaxer UHP est plus que rassurante.

Leurs prix attractifs additionnés à leurs performances en font des pneus de qualité, destinés avant tout à ceux qui ont un budget limité et qui souhaitent rouler l’esprit tranquille, sans se soucier des pneus justement.

Merci à Kleber pour cette journée d’essais.

Visite de Renault Sport F1 Team à Enstone

Visiter les ateliers d’une écurie de F1 est un privilège et une opportunité incroyable pour n’importe quel passionné de sport auto. Renault Sport Formula One Team m’a permis de vivre ce rêve.

En 1977, Renault dispute sa première course en Formule 1. Dès 1979, Renault remporte sa première victoire lors du Grand Prix de France qui se tenait alors sur le circuit de Dijon-Prenois avec Jean-Pierre Jabouille. Et puis il y a eu l’ère du turbo… en 1981, Renault engage Alain Prost qui remporte neuf victoires, obtient dix pole positions et ne passe pas loin du titre mondial en 1983. Renault se retire du championnat à la fin de la saison 1985 et conserve son rôle de motoriste, permettant dans les années 1990 à Williams de remporter cinq titres des constructeurs et à Benetton de s’en adjuger un.

Le groupe français revient en tant que constructeur de châssis en 2002 après le rachat de l’écurie Benetton. Il obtient deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que deux titres de champion du monde des pilotes avec Fernando Alonso.

Une nouvelle page s’est ouvert il y a 3 ans. En annonçant son retour en tant que constructeur à part entière fin 2015, Renault s’est fixé des objectifs ambitieux pour gagner de nouveaux trophées. Renault Sport Formula One Team déploie ses activités quotidiennes sur deux sites : Viry-Châtillon près de Paris pour le moteur et Enstone au Royaume-Uni  pour la partie châssis. C’est là bas que je me suis rendu.

En pleine expansion.

Mi-2018, 676 collaborateurs évoluent dans l’Oxfordshire. Ce chiffre représente une croissance de 50 % sur les trois dernières années et de 31 % par rapport aux campagnes victorieuses de 2005 et 2006. 446 employés vivent dans un rayon de 25 miles autour de l’usine. Outre la conception du châssis et les unités de production, Enstone englobe le développement et l’intégration des boîtes de vitesses, l’électronique, la recherche et le développement, la soufflerie, un simulateur de pilotage, des bureaux d’ingénierie, un atelier de peinture et la base de l’équipe de course.

Bureau d’études.

C’est l’un des plus gros secteurs d’Enstone et c’est un peu là que tout commence. Plus de 70 personnes participent au dessin du châssis dans le bureau d’études, il est divisé en différentes sections : conception de la transmission, conception mécanique, analyse des contraintes et Groupe de Performance du Véhicule (GPV). Cet espace ouvert est conçu sur mesure pour encourager l’interaction entre les différents sous-groupes.

L’ambiance y est particulièrement studieuse. Et pour cause, il faut près de 150 000 heures de travail et 19 000 dessins pour définir les 14 500 composants d’une voiture! Les employés du BE sont placés sous la direction de Martin Tolliday (chef designer) et Simon Virrill (chef adjoint au design), eux-mêmes dirigés par Nick Chester, directeur technique châssis.

La F1 répond à un cycle continu. Dès qu’une saison démarre, les plans et les dessins de la suivante commencent afin de devancer la concurrence. Le juste équilibre reste difficile à atteindre, la performance en piste étant tout aussi importante que les préparatifs de l’année suivante. On nous avoue qu’une écurie qui arrive avec la même voiture que la précédente course a déjà perdue. Cela montre à quel point la F1 est exigeante. On estime à quasiment 2 secondes le gain au tour entre le début et la fin de la saison.

La soufflerie.

La F1 est une discipline où l’aérodynamique tient une place très importante. Pour limiter les coûts, la FIA encadre le nombre d’essais, il y a même une caméra de surveillance. Une maquette à 60 % est placée sur une piste roulante face à un flux d’air fixé et restreint par la FIA à 50 mètres par seconde. Tous les éléments pouvant affecter la monoplace sont essayés en soufflerie, qui peut tester le tangage, le roulis, la hauteur de roulement, les appuis, la déformation des pneus et le système d’échappement afin d’examiner leur comportement et leur potentiel.

En 2017, la soufflerie d’Enstone a bénéficié d’une importante remise à niveau pour améliorer ladite piste et augmenter l’angle et la portée de lacet. Une maquette de monoplace reste cachée sous une bâche, il ne sera pas possible de la voir et pour cause: il s’agit de la RS19 pour l’année prochaine!

La mécanique des fluides numériques aide et révolutionne de manière significative ce processus de conception. Pour faire simple, il s’agit d’une soufflerie virtuelle où des superordinateurs dotés de logiciels de pointe permettent aux ingénieurs de simuler la complexité des flux à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture à travers plus de 60 To de données par semaine. Situé sous terre, le centre CFD d’Enstone est pleinement opérationnel depuis 2008. De l’extérieur, il s’apparente à une colline, une architecture bien réfléchie afin de tenir compte des préoccupations environnementales.

Fabrication.

Le département de fabrication est chargé de réaliser les radiateurs, les échappements et d’autres petites pièces. Malgré les exigences d’une précision minutieuse, il n’y a pas meilleur moyen que d’y procéder manuellement.

Le système d’échappement est tout particulièrement soigné avec une épaisseur variant de 1,1 à 0,3 mm à sa sortie. Si une part importante est faite à la main, le reste se compose de titane imprimé en 3D. Les échappements sont conçus à partir de feuilles extrêmement fines d’Inconel, un alliage à haute teneur en nickel résistant à des températures élevées dans des environnements extrêmes où elles peuvent dépasser 1000°C, comme en Formule 1. Deux journées et demie sont nécessaires à deux personnes pour en fabriquer la majeure partie, mais la moindre erreur peut provoquer une perte de puissance, voire un abandon.

Conformément au règlement de la FIA, le poids minimum d’une F1 est aujourd’hui de 734 kg. L’objectif est donc de rendre la monoplace la plus légère possible, tout en tenant compte de la sécurité du pilote et des nombreux crash-tests auxquels il faut se soumettre. Du lest peut également être ajouté pour atteindre ce seuil légal et laisser davantage de libertés aux ingénieurs pour optimiser le centre de gravité de la voiture.

Les technologies d’usinage les plus avancées sont utilisées afin de produire plus de 50 000 éléments métalliques sur une saison. Les outillages fonctionnent 24 heures sur 24 tout au long de l’année. 20 machines CNC, EDM et GF composent le département d’Enstone et 90 % d’entre elles ont été renouvelées l’an passé.

Au cours de l’année précédente, deux nouvelles machines Breton 1500 Matrix Dynamics ont été installées à Enstone afin d’améliorer les châssis. La fabrication d’un châssis peut prendre jusqu’à cinq semaines de travail, mais la précision de ces machines permet de gagner 30 % de temps par rapport aux précédentes. Je n’avais jamais vu une aussi belle installation.

Production.

Le banc d’essais à sept vérins est une machine de torture pour F1. Rene Torcato raconte: « C’est un outil employé pour améliorer les performances de la voiture à travers la suspension. Nous pouvons reproduire le comportement de la monoplace sur le circuit dans l’environnement intégralement maîtrisé du laboratoire. Nous recevons généralement les données de l’équipe de piste après les essais libres du vendredi, nous prenons un tour en référence et nous l’appliquons sur le banc avec toutes les contraintes qui existent. Nous pouvons ainsi estimer l’impact des différents réglages et anticiper de nouveaux concepts tant pour la voiture actuelle que pour les futures. »

Simulateur.

Le simulateur joue un rôle crucial dans le développement. Utile aux pilotes, ingénieurs, designers et au Groupe de Performance du Véhicule (GPV), celui d’Enstone a été mis en service en 2011. Il dispose d’un modèle de la voiture conçu par l’équipe et des tracés fournis par R Factor Pro. Doté de cinq projecteurs haute définition, son système de direction offre une représentation et des sensations fidèles, notamment par rapport aux forces générées sur les pneus. La télémétrie est aussi précise que celle sur place et s’avère extrêmement importante dans la préparation d’un week-end. Les trois quarts de l’énergie consommée par le simulateur viennent de panneaux solaires pouvant produire 33 000 kWh par an.

Le simulateur tourne avec de vrais pilotes, que ce soit les pilotes officiels Niko Hulkenberg et Carlos Sainz, d’essais ( Jack Aitken et Artem Markelov ) et même les jeunes de la Renault Sport Academy comme le Français Victor Martins.

Il permet d’évaluer de nouvelles pièces, ajuster les réglages, le simulateur étant très proche de la réalité.

Salle des opérations.

La radio dans le garage, sur le muret des stands et dans le bureau d’ingénierie de la piste est reliée à la salle des opérations d’Enstone. Cette dernière a été mise pour la première fois en service en mai 2017. Elle comprend six écrans de 75 pouces, 24 postes de travail dotés de deux moniteurs de 24 pouces et un système radio de pointe similaire à celui sur le circuit.

Sur les voitures, on retrouve plus de 200 capteurs fournissant 150 000 mesures par seconde, dont l’enregistrement des températures, pressions et accélérations entre autres. Ces données en temps réel offrent 4 Mo d’informations par seconde, transmis au garage en quelques millièmes de seconde et à Enstone en un quart de seconde.

Celles-ci sont utilisées pendant un week-end de course pour évaluer les problèmes de la voiture, prévoir la stratégie, anticiper le moindre scénario et permettre aux équipes d’Enstone de mesurer précisément les performances de la monoplace et du pilote. On retrouve diffèrents types d’ingénieurs:

  • Les ingénieurs-performances, responsables des éléments liés au châssis, y compris l’acquisition de données, les réglages, la simulation et la prévision des performances.
  • Les ingénieurs-contrôle, qui s’assurent du fonctionnement de la boîte de vitesses, des départs, des surrégimes moteur et de la cartographie du freinage électrique.
  • Les ingénieurs-aérodynamiciens, qui s’occupent de tous les aspects aérodynamiques et font le lien avec le même département d’Enstone pour que la monoplace opère dans la bonne fenêtre d’exploitation.
  • Les ingénieurs-groupe propulseur, chargés de tous les paramètres ayant trait aux performances et à la sécurité du groupe propulseur.
  • Les ingénieurs-stratèges, dédiés à la stratégie et à l’analyse des concurrents. Ils évaluent les performances de l’équipe et de ses adversaires, les classent selon leur rythme et déterminent la quantité d’essence et les pneus. En qualifications, ils scrutent les temps couperets pour garantir le passage dans la séance suivante tout en surveillant l’évolution de la piste. La nuit avant le départ, ils étudient les différents scénarii et anticipent les réactions de l’écurie avant d’analyser les performances en temps réel et donner des conseils sur les fenêtres d’arrêt aux stands dès l’extinction des feux.

A vrai dire, on pourrait comparer aux salles de contrôle de la Nasa.

Un énorme merci à toutes les équipes Renault Sport Formula One Team qui ont tout mis en oeuvre pour nous faire passer une journée exceptionnelle et partager avec le sourire leur passion qui est aussi leur métier.

Photos de Renault Sport Formula One Team à Enstone

Volkswagen Driving Experience

Volkswagen m’a convié sur le circuit de l’Ouest Parisien à Dreux pour venir découvrir le Volkswagen Driving Experience, des stages de conduite pour tous.

J’ai pu tester quelques stages pendant la journée. Ils sont d’habitude offerts aux clients qui ont récemment acheté des véhicules neufs comme les sportives Golf GTI et Golf R,  les hybrides Golf GTE et Passat GTE, et pour finir les électriques e-Golf et e-Up!.

D’autres stages sont proposés à la vente comme le pilotage rallye.

Atelier nouvelles technologies.

C’est parti pour le premier atelier de la journée, je m’élance dans une Golf GTI. Cela commence pas mal du tout non? Au programme: freinage d’urgence, évitement et essai du régulateur adaptatif maison. Le but est de montrer le côté sécurité du véhicule.

Evidemment cela freine fort, que cela soit en ligne droite, en courbe, et même un peu trop tard ce qui se fini par un coup de volant pour réaliser un évitement. L’ABS et l’ESP fonctionne à merveille pour assurer stabilité, puissance et sécurité. Vu que j’étais sur circuit j’ai même essayé le frein à doigt, vous savez ce frein à main électronique qui s’enclenche la plupart du temps automatiquement.  La Golf freine moins fort mais il est tout à fait possible de la stopper par ce biais (non recommandé toutefois) .

Une seconde Golf apparaît devant moi, il est temps d’essayer l’ACC, le régulateur de vitesse adaptatif intelligent de VW. La vitesse d’adapte automatiquement au véhicule devant moi pour maintenir une distance de sécurité. L’ACC est capable de freiner jusqu’à l’arrêt. C’est une fonction très pratique dans les bouchons par exemple. J’ai été surpris de sa faculté à ne pas perdre le véhicule même en virage sur le circuit de Dreux.

Atelier 4Motion.

Je quitte la Golf GTI pour un Tiguan 2.0 L TDI 150ch 4Motion. 4Motion pour quatre roues motrices, ce Tiguan est donc un 4×4 et pas un simple SUV. Le moniteur nous amène dans une zone reculée et particulièrement accidentée. Cela change des circuits avec un revêtement digne d’un billard…
Le 4Motion permet une répartition de couple 90/10 avant/arrière en mode route. Une fois le mode Offroad enclenché, le différentiel passe en 50/50 et peut la faire varier en fonction de l’adhérence. Le Tiguan dispose même d’un mode de contrôle en descente, plus besoin de freiner, la voiture régule la vitesse en descente. Surprenant au début, cela fonctionne très bien.

A force d’expérience, je prends confiance en 4×4 même si pour moi ce n’est pas très naturel, c’est toujours amusant de faire du franchissement. Dire que l’auto est totalement de série, j’aimerais bien savoir combien de clients ont vraiment réalisé ces manœuvres dans la vrai vie.

Atelier rallycross.

Mon atelier préféré! Pour ne pas vous mentir, je ne pensais pas prendre autant mon pied au volant de cette Golf R! Vous savez à quel point j’aime le rallycross, alors avoir à disposition un circuit rien que pour moi avec un moniteur expérimenté pour me coacher…

La piste de rallycross de Dreux est composé de 30% asphalte et 70% de terre. Après 2 tours de découverte, je prends le volant. la ligne droite est composée d’asphalte, tout va bien. puis arrive un léger droite sur un long gauche sur … la terre! Évidemment l’auto décroche et mon premier reflex est de contrebraquer, un droite à 90° encore sur la terre, même recette, puis un droite en dévers sur de l’asphalte pour prendre un maximum de vitesse pour une courte ligne droite avant d’enchainer deux épingles plus lentement. La piste étant totalement bosselée et très cassante.

Les 16m de large de la piste permettent de la générosité au volant. Tellement qu’a un moment je décide d’arrêter prématurément ma glisse avant de finir dans le bac à gravier. Mon moniteur me prodigue un seul conseil: arrête de contrebraquer, une fois dans l’axe, gaz en grand! Il n’y a plus qu’a mettre ça en application! C’est parti! J’entame mon virage, je lâche les gaz pour déclencher ma glisse, dans l’axe, gaz en grand! Boum, le différentiel de la Golf R s’occupe du reste et envoie la puissance pour sortir du virage avec une vitesse folle et sans coup de raquette: une vraie ballerine!

Je me rends compte que mon rythme s’accélère en retraversant le nuage de poussière que je viens de créer. C’est drôle, jouissif, et un vrai plaisir d’enchaîner les tours.

Atelier circuit.

On retrouve la Golf R, mais avec une monte pneumatique plus adaptée à la piste. Nous avons utilisé le circuit de l’Ouest Parisien dans sa partie extérieure, la partie intérieure étant réservée à l’atelier nouvelles technologies. C’est dommage car il est plus technique niveau pilotage. Il y a quand même de quoi s’amuser avec deux longs droits, une épingle et un chapeau de gendarme.

Je soigne mes trajectoires, écoute mes pneus, optimise mon freinage dégressif, place mon regard, essaye plusieurs trajectoires. Mon moniteur, amusé, me laisse faire.

L’Eco-Maîtrise.

Je termine la journée en douceur dans une e-Golf. Ici on conduit en douceur, on anticipe, et on gère l’autonomie du véhicule avec une conduite éco-responsable.

Alors si vous aussi les stages Volkswagen Driving Experience vous tentent, c’est par ici que ça se passe. Sachez que ceux ci durent entre 2h30 et 1/2 journée.

WRX Lohéac 2018 avec Audi

Un an après avoir passé une expérience incroyable au sein du Team EKS à Lohéac, je remet ça en 2018! C’est au volant d’une rutilante Audi RS4 que je prends la route direction la Bretagne!

Lohéac, WRX of France

Pour rappel, la piste fait 1070 m de long, 1090 lorsqu’il faut emprunter le tour joker. Elle est composée de 7 virages, 33% d’asphalte et 67% de gravier. Le virage le plus lent se prend à 40 km/h et le plus rapide à 110 km/h avec une vitesse maxi à 170 km/h. Ce n’est pas le circuit le plus rapide de la saison mais les pilotes l’apprécient pour sa technicité.

Le mieux dans tout ça? Les 80000 fans qui mettent une ambiance de folie à chaque dépassement! Et il n’y a bien que deux réacteurs de rafale lancés à pleine puissance au dessus de nos têtes, lors du show, qui peuvent couvrir les acclamations du public!

Les pilotes

Après avoir fait ses adieux au DTM en début d’année, Mattias Ekström #5 se concentre uniquement sur le WRX en 2018. Le Suédois dirige sa propre structure EKS, ce patron pilote nous accueille au sein du team qui a, il faut quand même le préciser, comme l’année dernière un chef cuisinier s’agitant au milieu d’une belle cuisine ouverte. Ce dernier nous a encore régalé, il faut dire que d’ordinaire, il s’occupe de la cuisine du roi de Suède…  Autre changement pour 2018, Ekström a choisi Andreas Bakkerud #13 comme coéquipier. Le Norvégien de 26 ans a passé 8 ans de karting, il a ensuite sauté dans le monde du rallycross à 15 ans. C’est le seul pilote en WRX a avoir réussi a marquer le maximum de point en un weekend, c’est à dire en gagnant les quatre manches qualificatives, la demi-finale et la finale!

On se demande où il range son stress tellement il est détendu, souriant, et réussit à placer une blague dans chacune de ses phrases ou un petit mot en français. Il passe aussi beaucoup de temps à répondre aux demandes d’autographe.

Un petit nouveau

Le team accueillait Krisztian Szabo, double champion d’Europe FIA ​​Rallycross Super1600. Le pilote Hongrois était engagé en Euro RX Supercar avec EKS en France pour la première fois et le sera également en Lettonie en septembre. Belle première puisqu’il termine second en finale pour sa première course sur une Supercar!

La machine

Il s’agit d’une Audi S1 EKS RX quattro. Fabriqué par EKS, elle répond à la catégorie Supercar. Sous le capot, on trouve un 4 cylindres turbo de 2.0L, il développe environ 600 ch à 6000 tr/min et envoie sa puissance aux quatre roues. Le poids est de 1300 kg, pilote inclus. Les perfs? 2.4 sec pour passer de 0 à 100 km/h!

La bagarre

Le WRX c’est avant tout de la bagarre. Des pilotes qui s’élancent en ligne, et des coups de portières au premier virage pour le plus grand plaisir des spectateurs. A ce petit jeu, les pilotes Audi s’en sortent plutôt bien en réalisant des départs canons! Andreas remporte même la récompense Monster Energy Super Charge pour avoir eu le meilleur temps de réaction au départ! Il finira d’ailleurs 2ème en finale et prends également la seconde place du championnat pilote.

Mattias finira 4e, ce qui lui permet d’engranger de précieux points pour le championnat du monde.

Vive le WRX

Le rallycross fait parti des sports automobile les plus spectaculaires du moment, en particulier en WRX qui représente le summum de la discipline. Si vous avez la possibilité de vous rendre à une épreuve près de chez vous, n’hésitez pas. Les manches s’enchainent rapidement et il y a toujours de l’action en piste! L’ambiance y est conviviale et vous pourrez manger des spécialités locales comme la galette saucisse en Bretagne!

// Merci à Audi France et EKS pour le merveilleux weekend

Le Gumball 3000 édition 2018 à Chantilly

Rallye automobile de 3 000 miles (5 000 km) d’où son nom, le Gumball 3000 part cette année de Londres pour rejoindre Tokyo. Première et unique halte en France, c’est à Chantilly que s’arrête la 1ere étape! C’est là que je me suis rendu pour voir passer ce convoi complètement fou.

Cette 20e édition se déroule du 4 au 12 août 2018 avec un ticket d’entrée avoisinant les 100000€ pour les 10 étapes. Cela limite donc les participants (ils sont quand même pas loin de 160 voitures), mais aussi garantie la qualité du plateau à des voitures d’exceptions à tout point de vue. Et pour le coup, je n’ai pas été déçu.

Les participants viennent de tous les horizons, pourvu qu’ils aient le porte monnaie bien rempli. Cette année, on pourra citer le chanteur Usher ou encore l’acteur David Hasselhoff pour les plus connus. Mais en France, de nombreux fans attendaient le trublion POG, qui fait office de voiture balai en arrivant à Chantilly plus de 3h après tous les autres… Les organisateurs prévoyaient une arrivée des participants entre 19h et 21h: Il commence fort!

C’est donc après le départ de Londres, via le tunnel, que les Gumballers sont arrivés à Chantilly pour l’étape Française avant de rejoindre Milan et l’Italie. La foule s’est rapidement amassé à l’entrée du Domaine de Chantilly pour accueillir les machines et surtout entendre les moteurs vrombir.

Il faut dire que les conducteurs sont plutôt généreux sur les gaz pour faire le show!

Pour ma part, j’ai eu un coup de cœur pour l’AMG GT rouge et ses phares additionnels à l’avant qui est un clin d’œil à l’antique 300 SEL 6.3, la première Mercedes AMG de compétition. J’admire le courage de rouler 5000 km en KTM X-Bow et je comprends pourquoi la majorité du plateau utilise soit une Audi RS6, soit une GT en provenance de Ferrari. Quoi qu’il en soit, il y en a pour tous les goûts: de la Ferrari 288 GTO à l’Aventador chromé.

A noter qu’il y avait aussi deux Lexus LFA, une rareté produite à 500 exemplaires. Complètement fou, le Gumball 3000 fête déjà sa 20ème édition. C’est toujours marrant de voir ce genre d’événements traverser la France dans un pays qui prouve chaque jour son désamour pour l’automobile.

GP de France de F1 2018

Dimanche 24 juin 2018, j’étais au Castellet pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1. Invité par Pirelli, j’ai vécu cette expérience en tant que spectateur dans les tribunes, avec un accès VIP dans les paddocks.

10 ans après l’ultime Grand Prix de France à Magny-Cours et 28 ans après la dernière édition sur le circuit du Castellet, ce retour de la Formule 1 en Provence est forcément historique.

Un weekend historique.

Le circuit Paul Ricard est reconnaissable à travers le monde grâce à ses bandes de couleurs rouges et bleues. Racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le circuit est modernisé à l’époque par Philippe Gurdjian qui impose de remplacer les bacs à gravier par ces bandes de grip de couleurs qui ralentissent les voitures lors des sorties de route et évitent ainsi de les endommager. Résultat, le Paul Ricard est reconnaissable à tous les autres circuits, et peut changer également plus facilement de tracé.

Pour la F1, les infrastructures autour du circuit ont poussé de partout: gradins, passerelles, et restauration rapide. J’en ai bien du mal à reconnaître le circuit mais une chose est sûre: ça en jette!

Le grand show.

Outre les formules de promotion, le show est assuré avant le départ. Au menu, la Patrouille de France et ses traînées bleu-blanc-rouge dans le ciel, l’arrivée du drapeau français à bord d’un hélicoptère Caïman, la démonstration de Franky Zapata, homme volant posé sur son Flyboard Air et le passage de deux Rafales à 500 km/h au-dessus du circuit.

Après la course, un concert de David Guetta est venu clôturer le weekend.

Une femme saoudienne fait l’histoire.

Depuis quelques semaines, les femmes ont le droit de conduire en Arabie Saoudite. Renault a permis à une Saoudienne, Aseel Al-Hamad, de prendre le volant d’une Formule 1 au Paul Ricard, une première.

« Depuis mon plus jeune âge, j’adore la course et le sport automobile. Être au volant d’une F1 dépasse mes espoirs et mes rêves les plus fous. C’est un véritable honneur de piloter l’E20 de Renault Sport Formula One Team devant le public de l’équipe au Grand Prix de France. Avec cette démonstration le jour même où les femmes peuvent conduire sur les routes du Royaume d’Arabie Saoudite, j’espère démontrer que tout est possible tant que l’on est passionné et que l’on peut rêver. »

Aseel Al-Hamad

Pirelli et le vélo

Alors que je me promène dans le paddock, je croise Simon Yates, qui a fait forte impression lors du Giro ( Tour d’Italie à vélo ) avant d’être rattrapé par Christopher Froome! Quelques minutes plus tard, Pirelli annonce le partenariat avec la formation Mitchelton-Scott pour la fourniture du nouveau P Zero Velo lors du Tour de France!

Simon Yates est alors habillé en tenue de course, et s’élance pour un tour du Paul Ricard … à vélo! Il en profite pour signer le record du Castellet en couvrant les 5 842 mètres en 7’25 « !

Les qualifications.

Parmi les faits marquants de ces qualifications, je retiens l’élimination dès la Q1 de Fernando Alonso. A peine 1 semaine après avoir gagné les 24H du Mans, l’Espagnol retrouve le calvaire au volant de sa McLaren.

Aux termes de la Q2, Pierre Gasly et Sebastien Ocon font partis des éliminés tandis que Romain Grosjean et Charles Leclerc sur sa modeste Sauber Alfa Romeo parviennent en Q3! Une Q3 qui verra Grosjean finir dans le rail et une superbe 8eme place de Leclerc.

Hamilton, magistral, ne laisse rien aux autres et signe la pole, la 75e de sa carrière.

Un départ catastrophique.

Parmi les trois pilotes Français, un seul a survécu au départ. Cette image décrit assez bien ce départ… Vettel a perdu son aileron, c’est lui qui percute en premier Bottas, il écopera d’une pénalité plus tard. Gasly et Ocon abandonnent dans ce capharnaüm. Catastrophe pour les Français !

Hamilton magistrale, Vettel cravache!

La remontée de Sebastian Vettel lui a permis d’être élu pilote de la course au Paul Ricard. Après avoir changé d’aileron avant, il a réussi à remonter jusqu’au cinquième rang. Il a reçu 18% des voix. Max Verstappen est arrivé deuxième de la course et du vote, avec 17%. Kimi Räikkönen est troisième, comme en course, avec 15%.

Lewis Hamilton a passé l’intégralité de la course en tête. Il profite de ce succès pour reprendre la tête du championnat.

Presque parfait.

Le retour du GP de France aurait pu frôler la perfection. Mais hélas le soulèvement sur les réseaux sociaux de spectateurs mécontents à pointer du doigt l’un des gros soucis du circuit: son accessibilité! Personnellement, j’ai eu la chance de ne pas être touché par les bouchons, ce qui n’est pas forcément le cas des 65000 spectateurs présents!

Cela reste un très bel événement à ne pas manquer pour tout amateur de sport automobile!

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!

VW GTI Performance Days

Volkswagen m’a convié aux GTI Performance Days sur le circuit Paul Armagnac de Nogaro. L’occasion de redécouvrir en totalité la gamme labellisée GTI de la marque.

Chez Volkswagen, on aime les voitures de sport. Depuis 1976, le constructeur allemand commercialise des GTI, un label mythique inauguré par la première Golf. Depuis, la gamme a été élargie et les petites Polo et Up! reçoivent aussi l’appellation synonyme de sport. Attention, parmi les sportives VW, il existe aussi les R mais non présentes lors de cette essai puisque comme son nom l’indique, l’évènement s’intitule GTI Performance Days! Pour rappel, la principale différence entre une R et une GTI se fait dans la transmission: Traction pour GTI, Intégrale pour R.

Up! GTI: retour aux sources?

Au premier abord, une Up! GTI ne fera pas tourner les têtes. Physique de petite voiture citadine, elle se contente d’un 3 cylindres 1.0L de 115ch mais ne dépasse heureusement pas la tonne sur la balance. N’oublions pas qu’il y a 40 ans, la Golf GTI développait 110 ch seulement! Bref, qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse!

Je choisis donc de commencer la journée avec la plus petite. Premier fait marquant: le son (artificiel) rappelle celui d’un moteur avec bien plus de cylindres et fait illusion à merveille. L’impression d’avoir de la puissance sous le pied est rigolote, et pousse forcément à grimper dans les tours. Du coup, je remarque directement la longueur des rapports de boite, la course importante de la pédale d’embrayage et le débattement du levier de vitesse. Pour un usage quotidien, cela est très confortable et limite la consommation, mais sur circuit, j’aurais aimé des rapports de boite plus courts, histoire d’aller titiller les Polo et les Golf malgré leur puissance, au lieu de les voir s’éloigner à chaque ligne droite!

Pour le reste, ce n’est que du bonheur. Il faut cravacher les 115 ch pour suivre le rythme et on a vraiment l’impression d’aller chercher les limites en s’appliquant sur le pilotage. Sans tomber dans l’extrême, la Up! GTI permet de s’amuser à son volant dans une ambiance sportive. J’ai oublié de préciser que j’étais assis dans les sièges sport recouverts de tissu à motif écossais Clark classique de GTI.

Avec son look d’enfant terrible, la Up! GTI est franchement amusante à emmener (plus ou moins) vite. C’est en tout cas une bien belle entrée en matière dans l’univers GTI!

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Up! GTI en suivant le lien.

Polo GTI: toujours aussi surprenante!

Il faut l’avouer, j’avais beaucoup aimé mon premier contact avec la Polo GTI. 1270 kg, 200ch, logiquement on a affaire à plus costaud que la Up! à tout point de vue: rien qu’en accélération, le 0 à 100 km/h passe de 8″8 sec à 6″7 sec dans la Polo!

C’est une voiture que je trouve discrète, sobre, et jolie. Pas extravagante pour un sou, utilisable au quotidien, mais avec suffisamment de puissance pour se faire plaisir quand il le faut. C’est pour moi la meilleure GTI actuelle de la gamme.

Bien balancée, le circuit ne lui fait pas peur. Alors certes ce n’est pas la plus affûtée des bombinettes actuelles, mais elle sait être efficace avec sa boite DSG réactive et une auto qui se place là où l’on regarde. Le comportement est toujours rassurant, et l’efficacité permet de coller aux fesses des Golf sans problèmes!

A quand une Polo GTI Clubsport? (oui j’en veux toujours plus).

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Polo GTI en suivant le lien.

Golf GTI: la valeur sûre.

En 40 ans, la Golf a bien grossi. A noter qu’il s’agit ici de la Golf GTI Performance. Comme sur la Polo, elle reçoit un 2.0L turbo mais celui ci développe 245 ch pour déplacer les 1340 kg de l’Allemande. Le 0 à 100 km/h est atteint en 6.4 sec, c’est 0.3 sec de mieux que la Polo GTI.

Cette belle rouge disposait d’une boite manuelle, cela impose de s’impliquer un peu plus dans la conduite sur circuit. Le problème est que je n’ai pas l’impression d’aller plus vite que dans la Polo! Alors oui cette dernière est particulièrement réussie, grâce à sa plateforme MQB et son 2.0L turbo, mais VW ne va proposer un produit équivalent et moins cher. La Golf est un peu meilleure sur tous les plans en commençant par la qualité des matériaux.

Sauf que pour l’instant, je suis sur un circuit et il faut faire honneur à cette dame! J’accélère le rythme grâce à une meilleure monte pneumatique très communicative et un différentiel  qui fait la différence! Oui la Golf va plus vite, mais du coup il faut se cracher dans les mains! Bien sûr, les diffèrences sont minimes, mais ils sont remarquables et s’ajoutent à un produit final plus souhaitable et plus performant.

Vous pouvez retrouver l’essai sur route de la VW Golf GTI en suivant le lien.

Cerise sur le gâteau: Taxi drive avec Benjamin Leuchter

La plus performante des GTI est sans aucun doute la GTI TCR qui sévit dans le championnat du même nom. Et si il y a quelqu’un qui peut nous en parler c’est bien Benny Leuchter puisque le bonhomme a gagné par exemple les 24H du Dubaï à son volant, ainsi que les 24H du Nurburgring et le championnat VLN dans sa catégorie.

Le TCR est depuis un moment la discipline à la mode sur circuit: caisse proche de la série donc coût maîtrisé et forte image niveau communication. Le châssis  provient en effet des mêmes chaines de production des voitures de série. Le moteur aussi! Il reçoit toutefois une grosse boite à air et un plus gros radiateur. Avec l’échappement et la cartographie qui va bien, il développe désormais 350ch! Benny avoue qu’il peut tenir toute une saison sans y toucher!

Pour le reste on a affaire à une vraie voiture de course: vidée de tout superflu, arceautée pour plus de rigidité et grosse aéro. Avec ses trains roulants élargies, elle adopte le grand méchant look! J’enfile rapidement combinaison et casque pour venir me scotcher dans le siège baquet. En condition de course, la température à l’intérieur de l’habitacle peut rapidement atteindre les 60-70 degrés!

C’est parti pour un tour de manège. Le châssis est très communicatif et l’on ressent l’adhérence à la perfection. La poussée est saisissante et le grip phénoménal. A titre de comparaison, je prenais la chicane à 100 km/h, avec la TCR on passe à 150! La différence est énorme!

Ici pas de compromis, même si tout est axé sur la performance, c’est forcément avec une grosse banane collé sur le visage que l’on s’extirpe de l’auto: Quel pied!

 

// Merci à VW France pour l'invitation

24H du Nürburgring 2018 : au coeur de la Légende !

Pour la cinquième année consécutive, me voilà sur la grille de départ des 24H du Nürburgring ! Je vous raconte tout, des essais nocturnes du jeudi à l’arrivée le dimanche soir !

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Direction le championnat de France FFSA GT à Pau

La ville de Pau accueillait dans ses rues le Championnat de France FFSA GT du vendredi 11 au dimanche 13 mai. Pirelli, partenaire du championnat, nous a emmené en terres Béarnaises pour découvrir ce monument du sport automobile français.

Le Grand Prix de Pau est la 2ème manche du Championnat de France FFSA GT cette saison, pour 2 courses dont une en nocturne le samedi soir! C’est un véritable renouveau pour le GT en France sous l’impulsion de SRO et de la FFSA. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu autant de GT (des GT4 en l’occurrence) sur une grille de départ! A Pau, elles sont 31 à s’élancer (cela varie en fonction des épreuves selon les équipes engagées)!

L’Audi R8 GT4 du team Orhes Racing pilotée par Olivier Pernaut et Philippe Marie.

Le Grand Prix de Pau existe depuis 1899! Sorte de Monaco à la Française, l’épreuve Paloise est considérée de nos jours comme une épreuve incontournable du sport automobile européen et constitue l’une des trois épreuves majeures de Formule 3 avec les Masters de Zandvoort et le Grand Prix de Macao, lui aussi en ville. Les pilotes les plus prestigieux ont inscrit leurs noms ici: Lewis Hamilton, Jim Clark ou encore Juan Manuel Fangio. La liste est bien entendu interminable…

Le Palois Mike Parisy remet sa couronne de champion en jeu dans l’équipe CD Sport managée par un autre Palois, Laurent Cazenave, associé à Claude Degremont. Le tandem a si bien fonctionné l’an dernier, que les deux Béarnais ambitionnent de conserver le titre pilote et d’y ajouter celui des écuries. Mais à Nogaro, en ouverture de la saison, Mike Parisy a dû jongler entre problèmes techniques et une balance des performances trop pénalisante pour sa Porsche Cayman. Une situation identique vécue par l’autre Palois, Didier Moureu, très handicapé sur sa BMW M4.

Nogaro a néanmoins confirmé que ce championnat GT4 FFSA constitue une discipline magnifique : excellent niveau de pilotage, lutte entre sept constructeurs et deux équipes regroupés à la première place à l’issue des deux manches gersoises : Lariche – Consani (Ginetta G55 du Speed Car) et Pla – Beaubelique (Mercedes AMG du AKKA-ASP Team).

La Mercedes AMG GT4 du team AKKA-ASP

L’arrivée du Yvan Muller Racing qui engage deux Mercedes-AMG GT4 et le team britannique Greensall Motorsport avec la KTM X-Bow GT4, hélas absente lors de cette épreuve, montrent la montée en puissance du championnat. De nombreux constructeurs proposent des GT4 au catalogue, et même des structures privées qui développent eux mêmes les autos, la catégorie GT4 étant très proche de la série, les coûts restent maîtrisés.

Les modèles déjà homologués sont les suivants: Alpine A110 GT4, Aston Martin Vantage GT4, Audi R8 LMS GT4, BMW M4 GT4, Chevrolet Camaro GT4, EKRIS BMW M4 GT4, Ford Mustang GT4, Ginetta G55 GT4, KTM X-Bow GT4, Lotus Evora GT4, Maserati Gran Turismo MC GT4, McLaren 570S GT4, Mercedes AMG GT4, Nissan 370Z GT4, Porsche Cayman Clubsport GT4, Porsche 911 GT4 et SIN R1 GT4. Autant dire que le choix est vaste!

Deux classements sont établis : un pour les paires Pro-Am et l’autre pour les équipages Am. J’avoue qu’il est assez difficile de suivre tout ce monde le premier jour!

Pirelli, partenaire pneumatique exclusif

Pirelli est partenaire exclusif du championnat. Pour équiper les voitures des écuries engagées, Pirelli met à disposition la gamme de pneumatiques Pirelli P Zero au format 18 pouces, qui inclut les gommes DH slicks pour temps sec et WH rainurées pour piste humide. Pirelli offre également un accompagnement pour toutes les équipes en matière de conseil et de préconisation pour exploiter au mieux ses pneumatiques. Les pilotes aiment s’entretenir avec un ingénieur et ainsi jouer avec les pressions pour avoir un comportement adapté à leur style de pilotage.

Il faut dire que les conditions climatiques étaient des plus complexes ce weekend: Pluie et froid pour la Course 1 du samedi, Piste sèche et qui s’est refroidie jusqu’à devenir légèrement humide pour la Course 2 du dimanche.

Un maximum de deux trains de pneus neuf pourra être utilisés pendant les séances de qualification et les courses par voiture. Les pneus usés, qui ont été enregistrés à une course précédente du FFSA GT, peuvent être utilisés uniquement pendant les séances libres. L’utilisation d’un système de chauffage pour les pneus est interdit. La formule est assez simple. Les pneumatiques Pirelli sont non seulement très performants, mais ils offrent également un excellent rapport qualité-prix et s’inscrivent ainsi parfaitement dans l’esprit du GT4.

Course 1

Le samedi, première course après les qualifs et la superpole.  La course se passe de nuit, ce qui rajoute encore au côté épique de l’épreuve. Il y a de la bagarre à tous les niveaux et c’est vraiment sympa à voir des pilotes qui osent. A noter la grosse frayeur suite à la sortie de l’Audi R8 de Cerqueda Manel. Le résumé de la course est à retrouver en vidéo:

Course 2

Le dimanche, le soleil est l’invité surprise! C’est donc avec des pneus slicks que les concurrents prennent le départ. Jusqu’à ce qu’une pluie fine vienne s’inviter dans les derniers instants de la course. Ce fut encore un sacré bazar dans les stands, je vous laisse juger par vous même!

Le Tour Pirelli

Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’opportunité de réaliser un taxi drive à bord de la Leading Car: une BMW M4 Pack Competition, cela s’appelle le Tour Pirelli! Afin d’assurer la sécurité de tous en piste, BMW procure deux modèles de la gamme BMW M pour assurer les rôles de Safety Car et Leading Car. Cette dernière ouvre la voie devant le peloton lors du tour de formation avant de libérer les chevaux pour le départ lancé.

Au volant, Guy Clairay envoie du lourd et ne fait pas semblant! Le circuit, bordé par ses rails, ne pardonne aucune erreur. Cela ne l’empêche pas d’attaquer pour faire chanter le flat six et martyriser les pneus dans chaque virage! De nombreux virages sont sans visibilité, et le dénivelé est impressionnant! Dire que les pilotes de GT4 le roulent de nuit… Sensation incroyable!

Et le plus sympa dans tout ça, c’est que n’importe quel spectateur peut réaliser l’expérience après un tirage au sort!

Un weekend béarnais parfait!

Vous l’aurez compris, ce championnat français de GT4 m’a séduit. Les voitures sont belles et proches de la série, le plateau est fourni, et en plus il y a de la bagarre. Sans compter sur le magnifique tracé au cœur de Pau qui est un véritable plus, j’ai donc passé un weekend Palois inoubliable (malgré la pluie)!

Le championnat 2018 continue et voici les prochaines dates, alors n’hésitez pas:

– 15 juillet 2018: Dijon
– 9 septembre 2018: Magny-Cours
– 30 septembre 2018: Barcelone
– 14 octobre 2018: Paul Ricard

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!

J’ai roulé à bord de l’Audi e-tron Vision Gran Turismo dans Paris!

Le 28 avril 2018 se tenait pour la 3ème fois l’eprix de Paris, la manche Française de la Formula E, Audi m’y a convié pour assister à la course, mais pas seulement…

Il est 8h00 du matin, je prends la route direction Paris pour une journée spéciale, placée sous le signe de l’électrique et la mobilité (sportive) du futur.

RDV à l’Audi City Paris

10h00. J’arrive à l’Audi City Paris. L’Audi e-tron quattro Concept prône à l’entrée de la concession. Il surfe sur la mode actuelle des SUV et la puissance que l’on attend d’un véhicule premium, c’est à dire 500 ch entièrement électrique, un couple de 800 Nm, un 0 à 100 km/h en 4.6 sec et une vitesse maximale de 210 km/h. Pas mal!

Plus loin, la e-tron FE04 s’expose elle aussi! Elle représente la première voiture de course électrique de la marque. J’aime toujours autant sa livrée à base de vert, blanc et noir. Celle de Daniel Abt rajoute un peu de rouge dans sa déco pour la différencier de celle de Lucas di Grassi.

Avec une puissance de 180 kW et seulement 880 kg, elle réalise le 0 à 100 km/h en 3,5 sec et grimpe jusqu’à 225 km/h. La prochaine génération sera encore plus rapide! L’évolution des performances en Formula E est impressionnante entre chaque saison, et je n’ose imaginer dans 10 ou 15 ans!

Rencontre avec l’Audi e-tron Vision Gran Turismo

12h30. Paddock du circuit des Invalides. Elle est là et bien réelle. L’Audi e-tron Vision Gran Turismo en impose par sa ligne. La voiture, qui est un concept de voiture de course du futur, développe 815 ch, pèse 1450 kg, et accélère de 0 à 100 km/h en 2.5 sec. Fou? Totalement!

Rappelons tout de même qu’il s’agit à la base d’un prototype crée pour le jeu Gran Turismo Sport sur Playstation 4! Elle reprend la calandre singleframe inversée des modèles e-tron et un profil qui rappelle celle du coupé A5.

D’ailleurs si Audi voulait produire une supercar électrique pour succéder à la R8… voilà une très bonne esquisse!

Taxi Ride par Rinaldo Capello

12h45. Il est temps d’enfiler ma combinaison Alpinestars aux couleurs d’Audi. Mon chauffeur va me prendre aux abords du circuit après avoir réalisé 2 tours de chauffe. Et quel chauffeur! Il s’agit de Rinaldo Capello (aussi appelé Dindo Capello). L’homme comptabilise 3 victoires aux 24H du Mans, ce qui est déjà un très joli palmarès si on fait abstraction de ses nombreux podiums.

L’excitation monte. Il faut à présent rejoindre le circuit. Ce qui sous entend traverser tout le e-village en habit de pilote un jour de course, casque à la main. Me voilà pour un court instant, le centre d’attraction: « Oh regarde le pilote » « Waouh la combi Alpinestars » « Tu l’as pris en photo?« . Plutôt amusant. Encore plus lorsque je croise Rupert Stadler, qui est tout simplement le big boss d’Audi.

Le circuit des Invalides a une longueur totale de 1,92 km, pas moins de 14 virages et des surfaces tout aussi différentes, c’est l’un des plus techniques de la saison 2018. Et je vais pouvoir le constater très rapidement.

13h15. L’e-tron VGT s’arrête devant moi et un membre du staff m’accompagne pour m’aider dans l’installation. Je n’avais pas remarqué à quel point la porte était ridiculement petite, et qu’il va falloir que je contorsionne mes 1m77 pour prendre place dans le baquet. Enfin sanglé, la porte se referme rapidement et me voilà les fesses dans un concept unique au monde avec un pilote de course au volant sur un circuit rien que pour nous deux devant tout Paris!

Première surprise: Quelle accélération! Effectivement quand on a plus de 800 ch sous le pied, ça ne pouvait qu’être violent! Je suis scotché au baquet, la puissance est immédiate grâce à l’électrique. Cela déclenche chez moi une certaine euphorie et Capello en rajoute voyant mon bonheur!

Deuxième surprise: Qui a dit qu’une électrique ne faisait pas de bruit? L’Audi e-tron VGT dispose d’un intercom bien utile pour discuter avec le pilote. J’ai l’impression d’être à bord d’un vaisseau spatial.

Troisième surprise: Rouler à 200km/h dans Paris est d’une extrême brutalité! Il m’est déjà arrivé de dépasser les 300km/h sur circuit. Sauf qu’un circuit… c’est lisse comme un billard! Ici, l’air de rien, une plaque d’égout se transforme en véritable dos d’âne. La suspension est dure comme du bois, pas de compromis évidemment. L’auto me boxe littéralement, après tout c’est du sport auto non?

Pour le reste je vous laisse avec cette courte vidéo…

L’e-prix de Paris

16h00. Après un bon repas pour me remettre de mes émotions, je m’installe devant les écrans géants. Daniel Abt qualifié en 14ème position, et Lucas di Grasssi en 6ème position. Le weekend ne s’annonçait pas particulièrement prometteur pour les pilotes Audi. Surtout que la piste particulièrement étroite est réputée pour ses dépassements impossibles.

Mais c’est sans compter sur la fougue de Daniel Abt. Il réalise des dépassements au fil des tours, remontant ses adversaires les uns après les autres. La période des arrêts au stand est toujours aussi « bizarre »: Le pilote s’extirpe de sa monoplace et saute dans une autre monoplace qui dispose d’une batterie chargée à bloc. Une bizarrerie qui devrait disparaître l’année prochaine avec la nouvelle génération de batterie.

« Ce fut une course incroyable et extrêmement difficile. Dans la première partie de la course, j’ai économisé de l’énergie. Dans la deuxième partie, j’ai pu attaquer tous azimuts et décrocher le trophée pour la deuxième place. Je suis ravi! »

Lucas Di Grassi

Di Grassi termine finalement deuxième pour la troisième fois consécutive, Abt est passé de la 14ème place sur la grille à la septième place après une course spectaculaire. Bravo! Voilà un samedi que je ne suis pas prêt d’oublier!

// Merci Audi pour cette expérience exceptionnelle!
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