Mondial de l’Auto 2022: le best of

Après 4 ans d’absence, le Mondial de l’Auto revient faire son show porte de Versailles à Paris! Pour sa 89ème édition, il inaugure un nouveau format, immersif et expérientiel : parcours visiteurs réinventé, programmation quotidienne enrichie, le plaisir de voir, de toucher et comme jamais, d’essayer les modèles des constructeurs, avec un dispositif ambitieux d’essais accessibles à tous.

Hélas, dès l’arrivée c’est la douche froide. Organisation désorganisée, seulement 3 petits halls et peu de constructeurs présents. Même la sécurité y va de son petit mot: nous sommes perdu! Malgré tout, il y a quelques concepts sympas pour les amoureux d’automobile que nous sommes. Voici donc mes voitures à ne pas manquer:

L’Alpine AlpenGlow – Pavillon 6 – 620

Le mondial de l’Auto c’est un endroit pour rêver. En tout cas c’est comme ça que je me l’imaginais il y a 10 ans. Et l’Alpine AlpenGlow représente au mieux cet esprit.

Alpine veut passer de la nostalgie à l’avant-garde. Ce concept représente un manifeste dans lequel les designers vont puiser une source d’inspiration pour la gamme de modèles électriques. C’est sous la direction d’Antony Villain que Marc Poulain, ex-Ferrari, a supervisé le projet. Le nom définit un phénomène qui teinte d’une lumière rougeâtre le sommet des montagnes aussi bien avant le lever qu’après le coucher du soleil.

Moins poétique, Alpenglow fait clairement référence aux programmes sportifs du constructeur, prenant la forme d’un prototype LMDh du Mans et installant le pilote au centre, comme en F1. Étonnamment ce n’est pas une électrique! AlpenGlow utilise la technologie à hydrogène avec un moteur à combustion interne. Future hypercar de route? Rêvons un peu!

La Renault 4Ever Trophy – Pavillon 6 – 603

Renault présente au salon pour la première fois son concept 4Ever Trophy. Un clin d’oeil au 4L Trophy, ce raid solidaire, créé en 1997 par Jean Jacques Rey et réservé aux moins de 28 ans. L’objectif est de réinterpréter avec modernité un modèle emblématique tout en marquant les esprits.

Le résultat est un SUV 100% électrique qui sera produit et commercialisé en France en 2025. Dans une version bien plus sage on l’imagine. Selon Gilles Vidal, le patron du design Renault, toute la partie haute se retrouvera sur le modèle de production.

Si la 4L était un véhicule populaire, cette réinterprétation devrait avoir un tarif beaucoup moins accessible. Je suis étonné aussi de la tournure de Renault vers des modèles plus cubique. Il est vrai que Renault avait l’habitude de donner une ligne latine à ses véhicules. Le côté baroudeur étant réservé à Dacia.

L’Alpine A110R – Pavillon 6 – 620

Retour chez Alpine pour tourner autour de la magnifique A110R. Au final c’était mon stand préféré et pas seulement parce qu’il y avait une F1 et un vélo de course Lapierre Aircode DRS aux couleurs de la marque. Alors du coup voici un tour complet du stand.

La Dacia Manifesto – Pavillon 6 – 81

J’avais eu la chance de la découvrir en avant première lors du Manifesto. C’est toujours un plaisir de la recroiser et l’envie de partir à l’aventure avec est toujours présente!

Le Dacia Manifesto au Mondial de Paris

La Hopium Machina Vision – Pavillon 4 – 420

Hopium est français, et sa première voiture est la Machina. Elle promet 1000 km d’autonomie et un 0 à 100 km/h en moins de cinq secondes en utilisant la technologie de la pile a combustible à hydrogène. Le stand est minimaliste ( ce n’est pas pour me déplaire ). On dirait même un studio photo. Malheureusement, la fiche technique aussi est minimaliste.

Les moteurs électriques de la Machina sont annoncés à plus de 500 ch soit 386 kW. Le design est impressionnant, très statutaire pour cette berline qui ne semble s’inspirer d’aucune autre. À l’avant, le pare-chocs cache de petites ouvertures dans la calandre. Elles permettent le refroidissement des batteries à hydrogène tout en restant aérodynamique. Dans la même optique, on notera la suppression des poignées de porte et des rétroviseurs extérieurs pour une traînée minimale. À l’intérieur, l’habitacle prends le doux nom de membrane. Pas d’écran tactile unique, c’est une série de commandes haptiques sur la console centrale qui se connectent à un grand écran sur le tableau de bord qui peut disparaître en partie.

En tout cas, elle a le mérite d’exister et d’être belle. La verra t’on un jour sur nos routes? Mystère.

La VinFast VF6 – Pavillon 6 – 630

Entre les voitures Françaises et Chinoises, il y a VinFast. Ce constructeur Vietnamien profite de l’absence des gros pour se montrer au Mondial. Et ils ont bien raison! Ils débarquent en France avec une gamme complète de SUV! Ils ont eu la gentillesse de m’accueillir lors de ce salon et je ferais un article complet pour présenter les différents modèles en détails. A côté des VF8 et VF9, il y avait les VF6 et VF7 qui m’ont tapé dans l’oeil!

Le VinFast VF 6 est un SUV compact, plutôt destiné à un usage urbain. Il a été présenté pour la première fois lors du CES 2022, aux côtés du VF 7 qui lui est un peu plus grand. Des modèles adaptés au marché Européen et 100% électrique. On remarquera la signature lumineuse originale.

La R5 TURBO 3E – Pavillon 6 – 603

Après l’avoir croisé lors du concours d’élégance de Chantilly, revoici le concept sportif de la future R5 électrique. Cela ferait une descendante plutôt sympathique au Clio V6. Même si elle est 100% électrique!

La Peugeot 9X8 – Pavillon 3 – 415

Même si les performances ne sont pas au rendez vous pour le moment. La Peugeot 9X8 est une belle Hypercar qui devrait faire tourner les têtes aux prochaines 24H du Mans. Elle vient d’ailleurs d’enchainer les tours d’essais à Monza pour se préparer au mieux pour la saison 2023. Il y avait aussi la 408 qui se montrait.

Le 1000tipla de Vilebrequin – Pavillon 6 – 631

Evidemment que le Fiat Mutlipla est l’une des voitures les plus moches originales de la production automobile. Mais sous l’impulsion des youtubeurs Sylvain Lévy et Pierre Chabrier alias Vilebrequin, c’est devenu une jolie préparation réservée à la piste. Un projet fou que les nombreux fans de la chaine devrait venir admirer. Du pain béni pour les organisateurs du salon!

Faut-il aller au Mondial de l’auto 2022?

Alors que retenir de ce Mondial cuvée 2022? Que c’était mieux avant? Oui, sans aucun doute. Les constructeurs Français ont joué le jeu avec la présence d’Alpine, Renault, DS et Peugeot. Mais ou sont passés les autres? Il y a des nouveautés chinoises: BYD, WEY, SERES, ORA… Cette dernière marque est très inspirée par les productions Européennes à en faire sourire.

Mention spéciale à DS et son univers qui met en avant l’excellence Française.

Le Salon est ouvert du Mardi 18 au Dimanche 23 octobre, de 09h30 à 22h30 (19h00 dimanche). Il faudra débourser 16€ en ligne et 30€ sur place pour un ticket d’entrée (a éviter donc)! Les organisateurs visent cette année entre 300 000 et 400 000 visiteurs. Réponse dans une semaine.

Concours d’élégance Chantilly 2022

Chantilly 2022 – Ce 25 septembre 2022, le domaine du château de Chantilly accueillait une nouvelle édition du Chantilly Arts & Élégance. Au programme, des anciennes d’exception, des concept-cars, et de nombreuses animations…

La France a été le berceau du Concours d’Elégance dans les années 1920, créant ces rencontres très populaires où des voitures d’exception étaient exposées en compagnie d’élégantes dames habillées par les grands noms de la mode française. L’une des premières ambitions de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille consiste à ressusciter cette glorieuse époque en invitant les constructeurs et les designers automobiles à faire découvrir au public leur concept-car en les associant à des mannequins parées des plus belles tenues de maisons de couture pour un défilé unique. C’est toujours le cas pour cette édition 2022!

Le domaine du château de Chantilly

Symbole du charme à la Française et théâtre du Chantilly 2022, le domaine du château de Chantilly se transforme le temps d’une journée. Le château de Chantilly est l’un des joyaux du patrimoine français. Il est aussi l’œuvre d’un homme au destin exceptionnel : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du dernier roi des Français, Louis-Philippe. Ce prince, considéré comme le plus grand collectionneur de son temps, a fait de Chantilly l’écrin de ses innombrables chefs-d’œuvre et manuscrits précieux.

Le château a traversé les siècles tel que le duc d’Aumale l’a offert en 1886 à l’Institut de France : l’occasion rêvée d’entamer un voyage dans le temps en plein cœur d’une demeure princière. En hommage à ses illustres prédécesseurs, les princes de Condé, le duc d’Aumale a appelé cet ensemble le « musée Condé ».

Chantilly Arts et Elegance Richard Mille est le rendez-vous incontournable des amateurs de voiture des quatre coins du globe. C’est bien plus qu’un concours d’élégance. C’est un musée automobile éphémère et unique formé par les plus belles voitures du monde anciennes et modernes. Une journée sous le signe de l’élégance durant laquelle, petits et grands pourront profiter de l’immense diversité d’animations, d’expositions et d’ateliers mis en place pour l’occasion.

La passion pour l’élégance comme dénominateur commun

Faire de ce dimanche une journée élégante à la campagne, tel est le défi lancé! Il est évident que l’élégance est à l’appréciation de chacun. D’ailleurs l’organisateur invite à respecter un dress code élégant. Il faut donc oublier la mini-jupe, le décolleté trop plongeant, les shorts et les baskets.

Pour coller au magnifique domaine et donner vie au décor, les visiteurs jouent le jeu et cela permet d’arpenter les allées à travers les chapeaux fleuris et les nœuds papillon! C’est ainsi que près de 20000 spectateurs deviennent aussi acteur de cette belle journée. Une véritable bulle de charme, intemporelle, mais pas figée. Car tout ce petit monde s’agite, et les autos, plus belles les unes que les autres, font craquer leurs moteurs pour défiler. Car l’objectif reste le Concours d’Etat, comme son nom l’indique, récompense la ou les voitures dans le meilleur état de conservation ou de restauration. Ici à Chantilly, on ne croise que des véhicules exceptionnels répartis en 17 catégories.

Des premières mondiales pour Chantilly 2022

De grands noms de l’automobile ont fait le déplacement ce dimanche. Parmi les neuf véhicules exceptionnels, deux exclusivités mondiales : la Renault R5 Turbo 3E et la Bugatti W16 Mistral. Deux voitures très attendues et opposées. La nostalgie pour la Bugatti Mistral qui sera le dernier modèle de la marque à être motorisé par un W16, et le futur pour la Renault R5 Turbo électrique pensée pour drifter avec ses 380 ch envoyés aux roues arrière. 

Le public a également admiré la Delage D12, hypercar française inspirée par la F1, l’Aston Martin DBR22, la Bentley Mulliner Batur ou encore le concept DS E-Tense Performance.

Aston Martin DBR22

L’Aston Martin DBR22 a été créée pour célébrer le 10ème anniversaire de la division Q by Aston Martin. Il s’agit de la division dédiée aux commandes très spéciales et sur mesure. La DBR22 rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Elle utilise néanmoins les dernières technologies de la marque. Si les lignes sont inspirées des voitures de sport de l’époque, le moteur est puissant et à la pointe de la technologie. La DBR22 est animée d’un V12 5.2 L de 705 ch et de 753 Nm, le tout associé à une transmission automatique à huit rapports. Aston Martin confirme que la DBR22 exécute le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint la vitesse de pointe de 319 km/h.

Bentley Mulliner Batur

La Bentley Mulliner Batur embarque un W12 bi-turbo de 740 ch et dévoile le langage stylistique des futurs modèles électriques de la marque. Produite à seulement 18 exemplaires, la Batur est la seconde Bentley moderne de petite série conçue par Mulliner, carrossier devenu autrefois le département de personnalisation interne de Bentley. La Batur tire son nom d’un lac situé sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est destinée à devenir l’une des dernières Bentley à moteur thermique de la marque et l’une des ultimes représentantes du couple et du raffinement du W12, Bentley ayant annoncé proposer uniquement des véhicules électrifiés à compter de 2026 et devenir une marque 100 % électrique en 2030.

DS E-TENSE PERFORMANCE

Son design aérodynamique et ses technologies inspirées des victoires de DS en course automobile font de la DS E-TENSE PERFORMANCE la pionnière de la nouvelle génération E-TENSE. Elle est le trait d’union entre la Formule E et les futures créations de la marque. Ce concept-car 100 % électrique ouvre la voie vers l’avenir de la haute performance automobile.

La DS E-TENSE PERFORMANCE peut atteindre jusqu’à 815 chevaux grâce à la puissance cumulée de sa double motorisation électrique combinée à ses quatre roues motrices. Particulièrement novateurs, le châssis, la motorisation et la batterie sont au cœur du développement de la voiture électrique du futur.

Delage D12

La Delage D12 offre un positionnement unique, tourné exclusivement vers la performance et le plaisir. Le design est à la fois pur, agressif, futuriste, inspiré de la Formule 1 et des avions de chasse. C’est une voiture large et ultra-basse. Hybride, elle dispose de 1100ch au total. 990ch sont thermiques et proviennent d’un V12 de 7,6 L « fait maison », les ultimes 110ch étant le fruit d’un moteur électrique (20cv dans la version club qui est 90 kilos plus légère).

La Delage D12 est la première voiture au monde homologuée sur route disposant des suspensions contractives qui ont révolutionné la Formule 1. La Delage D12 dispose des premières jantes en carbone intégrant un effet aérodynamique de refroidissement des freins.

Bugatti W16 Mistral

Depuis la Veyron en 2005, le moteur W16 a toujours été le cœur de toutes les Bugatti. La Bugatti W16 Mistral est le dernier modèle de la marque à utiliser le légendaire W16.

Représentant bien plus qu’une simple évolution de la Chiron, il s’agit d’un roadster inédit qui rend hommage aux cabriolets les plus mythiques du constructeur français. Visuellement, la filiation avec la Chiron est bien présente. Selon le constructeur, le design de la W16 Mistral  s’inspire également de la Type 57 Roadster Grand Raid de 1934. La W16 Mistral se présente donc comme “le“ roadster ultime.

Renault R5 Turbo 3E

La Renault R5 Turbo 3E est toujours turbo, mais maintenant électrique. Elle a cumulé les succès en rallye, fait battre les cœurs, et collectionné les superlatifs… La R5 Turbo 2 a 40 ans cette année !

Une icône remise au goût du jour. Situés à l’arrière, les deux moteurs électriques développent 280 kW, une puissance équivalente à 380 ch. Le couple de 700 Nm est disponible dès l’accélération. Les batteries de 42 kWh permettent d’enchaîner les sessions de drift à pleine puissance. La carrosserie en fibre de carbone habille un châssis tubulaire. Les pneus slicks sont conçus pour le drift et des supports pour caméras permettent d’enregistrer et partager les sessions. Ce show-car qui gagne 25 cm en largeur par rapport à la « Turbo 2 ». Détails esthétiques : les vitres aux tons rose violacé. On remarquera aussi les incrustations de LED rouge qui s’illuminent pendant les drifts.

Chantilly 2022, ce gout d’international

Des nouveautés en première mondiale et un jury toujours aussi éclectique. Comme depuis la première édition, il est composé de personnalités de tous horizons, tant au niveau du milieu dans lequel ils évoluent – stylistes et historiens de l’automobile, collectionneurs, conservateurs de musée, hommes d’affaires, journalistes… que de celui de leur nationalité: française bien sûr, anglaise, américaine, néerlandaise, indienne, italienne, suisse, allemande, portugaise et enfin australienne.

C’est la superbe Aston Martin DRB22 qui a remporté le Concours d’Élégance, ce concept-car rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Le prix du public a été décerné à la Renault R5 Turbo 3E.

De cette exposition unique en son genre, un bolide exceptionnel a remporté l’adhésion du jury pour l’attribution du Best of Show des voitures d’avant-guerre : l’HISPANO-SUIZA H6C Dubonnet Xenia de 1938. La TALBOT LAGO T26 GS Barchetta Motto de 1950 s’est vue attribuer le prix du Best of Show des voitures d’après-guerre. Parmi les prix spéciaux, citons le Prix Spécial FFVE de l’authenticité décerné à la CITROËN SM Mylord Cabriolet Chapron de 1972. Orchestré par la FFVE, le grand Prix des Clubs à récompensé le Rolls Royce Enthusiasts Club pour la qualité d’ensemble de sa présentation.

Mes impressions de ce Chantilly 2022

Impossible en tout cas de ne pas avoir la larme à l’œil devant cette orgie de métal et d’odeurs d’huile. Le soleil et les sourires étaient au rendez-vous. Tout comme le public, encore une fois extrêmement nombreux! Déambuler à travers les clubs autour du domaine est une bouffée de passion automobile.

Tôt le matin, la brume habille les murs du château et le soleil qui la traverse rends le lieu féérique. Le conte de fée est parfait car la voiture qui vous fait rêver et forcément quelque part pas loin.

J’ai pu voir pour la première fois les Lotus de nouvelles générations. Le light is right me manque, mais les nouveautés semblent vraiment intéressantes. J’étais surpris aussi du nombre incroyable de Bugatti présentes, anciennes et actuelles. Le parking est aussi incroyable que les exposants. Car oui il y a aussi des Bugatti qui restent sur le parking visiteur…

Au final, je n’ai qu’une hâte, revenir pour le chantilly 2023!

Photos du Concours d’élégance Chantilly 2022

39éme Concentration Alpine & Gordini

Direction le circuit de Croix-Ternois ce samedi 3 septembre 2022! L’Association Sportive des Alpine du Nord organise la 39éme Concentration Alpine & Gordini! C’est parti pour un reportage photo de ces belles voitures bleues ( et pas que )…

La passion Alpine

Alpine est certainement la marque de voitures de sport françaises la plus connue à travers le monde. Son palmarès colossal en compétition, avec notamment un titre de champion du Monde des rallyes en 1973 et une victoire au Mans en 1978, justifie sans doute le culte que de nombreux amateurs lui vouent.

Alpine, c’est aussi une activité de constructeurs et, au-delà de l’emblématique Berlinette A110, la réalisation de nombreux modèles de valeur. La dernière étant l’A110 sortie en 2017 et que j’avais eu l’occasion d’essayer. Quel bon souvenir!

Plusieurs catégories pour les roulages

L’association avait divisé les roulages en 3 catégories pour que chacun puisse rouler à son rythme. La première est la catégorie A ou promenade, elle regroupe les pilotes débutants ou occasionnels. L’occasion de voir les Alpine, Spider et Renault à moteur Gordini évolués sur la piste de Croix en Ternois

Ensuite, la seconde catégorie est la B ou performance. Elle est réservée aux pilotes expérimentés, et permet également de rouler avec une auto préparée pour la compétition.

Enfin, la catégorie RS pour Renault Sport et nouvelle Alpine. Vous l’aurez compris, il s’agit des véhicules de la gamme Renault Sport, uniquement en motorisation essence et immatriculés.

De l’A110 pour tous les gouts

La première chose à laquelle on pense lorsqu’on dit Alpine, c’est la fameuse Berlinette. Apparue au salon de Paris en 1962, elle est développée par Jean Rédélé et fabriquée à Dieppe entre 1962 et 1977 à partir de mécaniques Renault. Elle accroche à son palmarès sportif le championnat des rallyes en 1971 et 1973.

Nous sommes en 2022 et la berlinette A110 est toujours aussi mythique. Sa production étant estimée à 7 579. C’est toujours assez exceptionnel d’en croiser autant. Sa remplaçante conserve la ligne et la recette qui a fait son succès: légèreté et plaisir au volant.

Alpine GTA, 610 et A310

C’est dix ans après la naissance de l’A110 qu’Alpine présente l’A310. Jean Rédélé rêve d’une véritable GT, confortable et spacieuse accueillant jusqu’à quatre passagers, capable de séduire une large clientèle orientée vers les nombreuses productions italiennes et anglaises.

Le nouveau modèle tant attendu par la presse et par le public va marquer dans une certaine mesure le déclin d’Alpine. Hélas. En tout cas elle ne manque pas d’allure et rappelle une belle époque automobile. Aujourd’hui encore, ses échappements crachent des flammes de son V6 turbocompressés! Autant vous dire que si la prochaine Alpine est électrique, fuyez si vous voyez de telles flammes!

Quelques belles Renault

L’histoire d’Alpine est intimement liée à celle de Renault. Il y avait quelques modèles intéressant lors de cette concentration. Je citerais dans le désordre des Renault 5 Turbo et sa descendante spirituelle: la Clio V6. Les deux phases étaient présentes. Et puis la Renault Spider, la Lotus Elise Française.

Quelle histoire aussi pour cette auto! Pendant les années 1990, les Williams-Renault dominent la Formule 1, et il y a là une formidable publicité possible pour une voiture de sport. L’Alpine A610 Turbo n’aura pas de descendante pour des raisons de marketing. Renault préfère capitaliser sur ses victoires en F1, en créant une nouvelle marque filiale, abandonnant celle d’Alpine. Tous les logos sont enlevés des dessins, et le discours officiel la présente comme un modèle né sous la nouvelle filiale : Renault sport. Au total ce seront 1 726 Spider, dont 90 en version Trophy pour la compétition qui sortiront de l’usine Alpine de Dieppe.

Alpine, passion toute génération

La marque Française est assez ancienne pour avoir une belle histoire. Depuis sa création à Dieppe, en Normandie, en 1955 par Jean Rédélé, à l’époque concessionnaire Renault. Puis dix-sept ans après la fin de la production du dernier modèle Alpine, sa renaissance sous l’impulsion de Carlos Ghosn, alors PDG de Renault. C’est à dire avant qu’il devienne l’Arsène Lupin des temps modernes.

Mais aussi pour séduire toutes les générations. Son engagement en rallye, en endurance et en Formule 1 attire! La nouvelle A110 qui respecte l’esprit de Jean Rédélé permet de faire le lien entre les plus anciens et les jeunes. Tout est lié et la passion est partagée. Contrairement à certaines marques ( comme celle à hélice ) qui mettent leur passé à l’écart.

En tout cas, bravo à l’Association Sportive des Alpine du Nord pour cette belle organisation. Officiellement créée le 11 juillet 1983 par une bande de passionnés. Voilà qui ne me rajeunit pas! Vous pouvez retrouver leur site internet ici.

Photos de l’évènement

Alpine A110 débarque à Genève avec des versions Pure, Legende et GT4

Après le succès de l’A110 Première Édition, Alpine annonce trois nouvelles versions de son coupé. Les versions A110 Pure et A110 Légende sont deux versions de série qui élargissent la gamme A110, tandis que l’A110 GT4, voiture de compétition mise au point par Signatech, entend écrire le prochain chapitre de l’histoire d’Alpine en sport automobile.

La version Pure (en blanc) s’adresse davantage aux puristes comme son nom l’indique. Elle dispose des baquets Sabelt de 13 kg environ et conserve tout de même l’air conditionné et la navigation. Son poids reste sous la barre des 1100 kg. Les acheteurs peuvent également ajouter des freins améliorés Brembo et un système d’échappement adaptatif. La version Légende (en gris) affiche quant à elle le caractère d’une GT et se distingue par un choix d’assises grand confort avec des sièges réglables à six voies, une sellerie en cuir noir ou marron et un niveau d’équipement plus élevé.

Ces deux versions de série s’appuient sur le châssis aluminium de la Première Édition, léger et d’une exceptionnelle rigidité, conférant à l’A110 toute son agilité et son plaisir de conduire. Monté en position centrale arrière, c’est toujours le moteur quatre cylindres 1,8 litre turbo de 252 ch qui sévit. La suspension à double triangulation assure quant à elle l’équilibre dynamique du véhicule et sa vivacité, telle une authentique Alpine.

Ces deux versions s’accompagnent de trois nouvelles couleurs de carrosserie – Blanc Irisé, Bleu Abysse et Gris Tonnerre – et de quatre nouveaux dessins de jantes.

Il faudra compter 54700 € pour l’A110 Pure et 58500€ pour l’A110 Légende.

Photos des Alpine A110 Pure et Legende

Pour sa part, la nouvelle GT4 développée par Signatech, partenaire d’Alpine en compétition, est l’expression la plus poussée de l’agilité et des qualités sportives de l’A110. Aux côtés de l’A110 Cup, c’est désormais la seconde version de compétition du modèle. Forte d’une puissance et d’un appui aérodynamique supérieurs à ceux de la Cup, la GT4 concrétisera le retour d’Alpine sur circuit, où s’affronteront les marques les plus prestigieuses.

Quelques exemplaires de l’A110 GT4 participeront à diverses courses européennes au second semestre 2018, avant qu’elle ne passe au stade de la production en vue de la saison 2019. Toutes les A110 GT4 seront engagées par des écuries privées mais bénéficieront de l’assistance usine de Signatech. Proposition originale, il sera possible d’upgrader l’A110 Cup en GT4 grâce à un kit spécifique de pièces.

Photos de l’Alpine A110 GT4

Alpine dévoile les A110 Pure et Légende pour Genève

Après les 1955 exemplaires Alpine A110 Premiere Edition parties en seulement quelques heures, Alpine annonce les A110 Pure et Légende pour le salon de Genève.

Ces deux nouvelles finitions partagent la même structure en aluminium, le moteur de 1.8l développant 252ch, couplé à une boite de vitesse double embrayage à 7 rapports, et une suspension à double triangulation avant et arrière. Trois nouvelles teintes de peinture viennent compléter la gamme Alpine : Blanc Irisé, Bleu Abysse et Gris Tonnerre.

La Pure se distingue par son approche minimaliste comme proposée sur l’A110 Première Edition. Elle cible une clientèle soucieuse de se rapprocher le plus possible de l’ADN d’Alpine : en quête du plaisir de conduite procuré par les routes de montagne sinueuses via des sensations de vitesse et de légèreté.

Tandis que la Légende ajoute plus de raffinement et de sophistication à la conduite quotidienne et aux longues distances. L’équipement de série comprend notamment des sièges Confort 6 voies par Sabelt et une harmonie intérieure en cuir et en carbone brillant.

Les tarifs de l’A110 Pure et Légende seront annoncés lors de la conférence de presse Alpine le 6 mars à 9h30.

Avec Renault Classic pour le départ du Rallye Monte Carlo Historique

Jeudi 1er février 2018. Il est 10H30 et j’ai rendez vous aux ateliers de Renault Classic à l’usine de Flins. Devant les ateliers sont garés en ordre de bataille quatre R5 Alpine Groupe 2. Cette année, Renault fera le déplacement autour de Monaco pour le Rallye historique de Monte-Carlo avec ces autos.

Renault R5 Alpine Groupe 2

Ces quatre R5 Alpine sont dans un état irréprochable vu leur âge. Aux volants, on trouve quelques grands noms du rallye. Voici d’ailleurs la liste des équipages:

  • N°5 : Guy Fréquelin / Laurent Perquin
  • N°6 : Emmanuel Guigou / Michel Duvernay
  • N°7 : Christian Chambord / Patrick Fourestié
  • N°8 : Patrick Henry / Jean Pierre Prévot

La R5 Alpine fut engagée au début des années 80 par Renault en rallye. Une voiture qui a fait de belles prestations en Groupe 2 avec deux pilotes français qui ont fait la renommée du sport auto tricolore : Guy Fréquelin et Jean Ragnotti. Belle coïncidence, mais où est Jean? Je rentre dans les ateliers et le premier à venir me saluer est … Jean Ragnotti! Il prouve s’il le fallait encore, la sympathie du personnage. Cette année, il participera « simplement » en tant qu’ambassadeur Renault à bord d’une Clio RS Trophy.

Revenons sur les quatre bombinettes jaunes et rouges. Sous le capot, le sage moteur cléon 1.3 atmosphérique a été largement préparé, puisqu’il avait été porté à l’époque à 137 ch (contre 93 à l’origine), alors que l’auto ne pèse que 735 kg.

Les ateliers Renault Classic

A l’intérieur des ateliers, je salue le reste de l’équipe. Mais quelques petits bijoux attirent mon attention à côté des voitures qui s’apprêtent à rejoindre le salon Retromobile. J’aperçois des F1 ayant appartenues à Alain Prost, Jean-Pierre Jabouille, et même Fernando Alonso! Un peu plus loin traînent quelques Renault Alpine du Mans comme l’A442. Plus modestement, je croise 2 R8 Gordini, une Alpine A310 groupe 5… et même un tank!

C’est donc une véritable caverne d’alibaba pour tout amateur de Renault que je vous laisse découvrir en images.

Direction Reims!

Après un rapide déjeuner, il est temps de rejoindre Reims. C’est de là que nos quatre équipages s’élanceront le lendemain. Perpétuant une tradition établie en 1911, les différents concurrents s’élancent de six villes européennes. Oslo et Glasgow, les départs les plus lointains, sont principalement choisis par quelques intrépides concurrents scandinaves ou britanniques, mais la majorité des pilotes habitant le Nord de l’Europe préfèrent s’élancer de Bad Hombourg ou de Reims.

Ceux habitant le Sud, s’élancent plutôt de Barcelone ou Monaco. Ils se rejoignent tous à Bourgoin-Jallieu pour le départ. A savoir que malgré la proximité, ceux partant de Monaco doivent réaliser pas moins de 680km et trois CH nocturnes pour passer une nuit blanche sur la route comme tous les autres!

Vérifications techniques

Après une bonne nuit de sommeil, il est l’heure de se rendre aux vérifications techniques.

L’arrivée des équipages Renault frôle l’émeute. Armés de feutre, les pilotes enchaînent les dédicaces et les selfies. Jean Ragnotti, devenu expert en la matière, me confie: « J’ai déjà signé 7000 dédicaces en une journée! » Malgré les années, 72 ans cette année, il reste l’un des pilotes les plus appréciés et reconnus au monde.

En tout cas, plus personne ne fait attention à la nouvelle Megane RS et les Renault apportées par le concessionnaire local. Ceux qui ont déjà l’œil aiguisé par contre sont les équipes d’assistance. Concentrés, ils s’assurent que rien ne manque et sont déjà prêt pour être au petit soin des quatre R5 Alpine.

Parmi les « stars » présentent, on pouvait croiser Bruno Saby au volant d’une minuscule Vespa 400. Mais aussi, Jean-Pierre Coppola et son Alpine A110 Rouge Bordeaux, Daniel Elena sur une VW Golf, Carlos Tavares avec une Peugeot 104 ZS. Et enfin, le Belge Michel Decremer, vainqueur en 2017, sur une Opel Ascona.

Départ à 19H pétantes

Après les mots du maire de Reims, il est temps de démarrer les mécaniques sous une pluie diluvienne. Jeannot participe à réchauffer l’ambiance. Les autos s’élancent les unes après les autres, toutes les 60 secondes. C’est parti pour 24H de route quasi non-stop…. la magie du Monte Carlo!

Bonne route les amis!

// Merci à Renault Classic de nous avoir accueilli comme des membres de l’équipe.

Mes meilleurs moments de l’année 2017

L’année 2017 est encore une très belle année sur Crank.fr, un nom adopté depuis peu et qui succède à SpeedGuerilla, un changement pour encore plus de nouveauté que vous découvrirez très vite en 2018!

Le rêve Américain

L’année 2017 a commencé en beauté avec l’un des plus prestigieux événements auxquels j’ai eu la chance de participer. Michelin avait réuni à Palm Spring à côté de Los Angeles les meilleures supercars du monde afin d’essayer au mieux le nouveau PS4S! A relire ici.

Traversée du Maroc en Audi Q5

Difficile de ne pas s’arrêter tous les 500m lorsqu’on travers les magnifiques paysages du Maroc! Un essai réalisé à bord du nouvel Audi Q5. A relire ici.

Drift sur un circuit de glace

On connait tous (ou presque) le Trophée Andros. Pouvoir réaliser le même genre de figure au volant d’une Clio RS fut un sacré moment de rigolade! A relire ici.

Le chant du V10

Le pays de Galles au volant d’une supercar découvrable au V10 aimant chanter? Le combo parfait pour un moment magique, surtout lorsque celui ci s’arrête sur le circuit d’Anglesey. A relire ici.

Haute technologie

Être aux premières loges pour le reveal de la nouvelle F1 de Renault, un moment privilégié. A relire ici.

Catapulte à 4 roues

Audi améliore sa RS3 avec désormais 400ch sous le capot et un comportement encore meilleur. A relire ici.

Voiture de course

Une RS3 c’est bien? Une RS3 LMS, c’est encore mieux! A relire ici.

140ch à l’assaut du Ricard

Encore au Paul Ricard mais cette fois au volant d’une modeste Fiesta de 140ch? Le plus drôle dans tout ça? La horde de voitures tellement plus puissante autour de nous et la Fiesta livrant bataille pour se frayer une place! A relire ici.