Concours d’élégance Chantilly 2022

Chantilly 2022 – Ce 25 septembre 2022, le domaine du château de Chantilly accueillait une nouvelle édition du Chantilly Arts & Élégance. Au programme, des anciennes d’exception, des concept-cars, et de nombreuses animations…

La France a été le berceau du Concours d’Elégance dans les années 1920, créant ces rencontres très populaires où des voitures d’exception étaient exposées en compagnie d’élégantes dames habillées par les grands noms de la mode française. L’une des premières ambitions de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille consiste à ressusciter cette glorieuse époque en invitant les constructeurs et les designers automobiles à faire découvrir au public leur concept-car en les associant à des mannequins parées des plus belles tenues de maisons de couture pour un défilé unique. C’est toujours le cas pour cette édition 2022!

Le domaine du château de Chantilly

Symbole du charme à la Française et théâtre du Chantilly 2022, le domaine du château de Chantilly se transforme le temps d’une journée. Le château de Chantilly est l’un des joyaux du patrimoine français. Il est aussi l’œuvre d’un homme au destin exceptionnel : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du dernier roi des Français, Louis-Philippe. Ce prince, considéré comme le plus grand collectionneur de son temps, a fait de Chantilly l’écrin de ses innombrables chefs-d’œuvre et manuscrits précieux.

Le château a traversé les siècles tel que le duc d’Aumale l’a offert en 1886 à l’Institut de France : l’occasion rêvée d’entamer un voyage dans le temps en plein cœur d’une demeure princière. En hommage à ses illustres prédécesseurs, les princes de Condé, le duc d’Aumale a appelé cet ensemble le « musée Condé ».

Chantilly Arts et Elegance Richard Mille est le rendez-vous incontournable des amateurs de voiture des quatre coins du globe. C’est bien plus qu’un concours d’élégance. C’est un musée automobile éphémère et unique formé par les plus belles voitures du monde anciennes et modernes. Une journée sous le signe de l’élégance durant laquelle, petits et grands pourront profiter de l’immense diversité d’animations, d’expositions et d’ateliers mis en place pour l’occasion.

La passion pour l’élégance comme dénominateur commun

Faire de ce dimanche une journée élégante à la campagne, tel est le défi lancé! Il est évident que l’élégance est à l’appréciation de chacun. D’ailleurs l’organisateur invite à respecter un dress code élégant. Il faut donc oublier la mini-jupe, le décolleté trop plongeant, les shorts et les baskets.

Pour coller au magnifique domaine et donner vie au décor, les visiteurs jouent le jeu et cela permet d’arpenter les allées à travers les chapeaux fleuris et les nœuds papillon! C’est ainsi que près de 20000 spectateurs deviennent aussi acteur de cette belle journée. Une véritable bulle de charme, intemporelle, mais pas figée. Car tout ce petit monde s’agite, et les autos, plus belles les unes que les autres, font craquer leurs moteurs pour défiler. Car l’objectif reste le Concours d’Etat, comme son nom l’indique, récompense la ou les voitures dans le meilleur état de conservation ou de restauration. Ici à Chantilly, on ne croise que des véhicules exceptionnels répartis en 17 catégories.

Des premières mondiales pour Chantilly 2022

De grands noms de l’automobile ont fait le déplacement ce dimanche. Parmi les neuf véhicules exceptionnels, deux exclusivités mondiales : la Renault R5 Turbo 3E et la Bugatti W16 Mistral. Deux voitures très attendues et opposées. La nostalgie pour la Bugatti Mistral qui sera le dernier modèle de la marque à être motorisé par un W16, et le futur pour la Renault R5 Turbo électrique pensée pour drifter avec ses 380 ch envoyés aux roues arrière. 

Le public a également admiré la Delage D12, hypercar française inspirée par la F1, l’Aston Martin DBR22, la Bentley Mulliner Batur ou encore le concept DS E-Tense Performance.

Aston Martin DBR22

L’Aston Martin DBR22 a été créée pour célébrer le 10ème anniversaire de la division Q by Aston Martin. Il s’agit de la division dédiée aux commandes très spéciales et sur mesure. La DBR22 rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Elle utilise néanmoins les dernières technologies de la marque. Si les lignes sont inspirées des voitures de sport de l’époque, le moteur est puissant et à la pointe de la technologie. La DBR22 est animée d’un V12 5.2 L de 705 ch et de 753 Nm, le tout associé à une transmission automatique à huit rapports. Aston Martin confirme que la DBR22 exécute le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint la vitesse de pointe de 319 km/h.

Bentley Mulliner Batur

La Bentley Mulliner Batur embarque un W12 bi-turbo de 740 ch et dévoile le langage stylistique des futurs modèles électriques de la marque. Produite à seulement 18 exemplaires, la Batur est la seconde Bentley moderne de petite série conçue par Mulliner, carrossier devenu autrefois le département de personnalisation interne de Bentley. La Batur tire son nom d’un lac situé sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est destinée à devenir l’une des dernières Bentley à moteur thermique de la marque et l’une des ultimes représentantes du couple et du raffinement du W12, Bentley ayant annoncé proposer uniquement des véhicules électrifiés à compter de 2026 et devenir une marque 100 % électrique en 2030.

DS E-TENSE PERFORMANCE

Son design aérodynamique et ses technologies inspirées des victoires de DS en course automobile font de la DS E-TENSE PERFORMANCE la pionnière de la nouvelle génération E-TENSE. Elle est le trait d’union entre la Formule E et les futures créations de la marque. Ce concept-car 100 % électrique ouvre la voie vers l’avenir de la haute performance automobile.

La DS E-TENSE PERFORMANCE peut atteindre jusqu’à 815 chevaux grâce à la puissance cumulée de sa double motorisation électrique combinée à ses quatre roues motrices. Particulièrement novateurs, le châssis, la motorisation et la batterie sont au cœur du développement de la voiture électrique du futur.

Delage D12

La Delage D12 offre un positionnement unique, tourné exclusivement vers la performance et le plaisir. Le design est à la fois pur, agressif, futuriste, inspiré de la Formule 1 et des avions de chasse. C’est une voiture large et ultra-basse. Hybride, elle dispose de 1100ch au total. 990ch sont thermiques et proviennent d’un V12 de 7,6 L « fait maison », les ultimes 110ch étant le fruit d’un moteur électrique (20cv dans la version club qui est 90 kilos plus légère).

La Delage D12 est la première voiture au monde homologuée sur route disposant des suspensions contractives qui ont révolutionné la Formule 1. La Delage D12 dispose des premières jantes en carbone intégrant un effet aérodynamique de refroidissement des freins.

Bugatti W16 Mistral

Depuis la Veyron en 2005, le moteur W16 a toujours été le cœur de toutes les Bugatti. La Bugatti W16 Mistral est le dernier modèle de la marque à utiliser le légendaire W16.

Représentant bien plus qu’une simple évolution de la Chiron, il s’agit d’un roadster inédit qui rend hommage aux cabriolets les plus mythiques du constructeur français. Visuellement, la filiation avec la Chiron est bien présente. Selon le constructeur, le design de la W16 Mistral  s’inspire également de la Type 57 Roadster Grand Raid de 1934. La W16 Mistral se présente donc comme “le“ roadster ultime.

Renault R5 Turbo 3E

La Renault R5 Turbo 3E est toujours turbo, mais maintenant électrique. Elle a cumulé les succès en rallye, fait battre les cœurs, et collectionné les superlatifs… La R5 Turbo 2 a 40 ans cette année !

Une icône remise au goût du jour. Situés à l’arrière, les deux moteurs électriques développent 280 kW, une puissance équivalente à 380 ch. Le couple de 700 Nm est disponible dès l’accélération. Les batteries de 42 kWh permettent d’enchaîner les sessions de drift à pleine puissance. La carrosserie en fibre de carbone habille un châssis tubulaire. Les pneus slicks sont conçus pour le drift et des supports pour caméras permettent d’enregistrer et partager les sessions. Ce show-car qui gagne 25 cm en largeur par rapport à la « Turbo 2 ». Détails esthétiques : les vitres aux tons rose violacé. On remarquera aussi les incrustations de LED rouge qui s’illuminent pendant les drifts.

Chantilly 2022, ce gout d’international

Des nouveautés en première mondiale et un jury toujours aussi éclectique. Comme depuis la première édition, il est composé de personnalités de tous horizons, tant au niveau du milieu dans lequel ils évoluent – stylistes et historiens de l’automobile, collectionneurs, conservateurs de musée, hommes d’affaires, journalistes… que de celui de leur nationalité: française bien sûr, anglaise, américaine, néerlandaise, indienne, italienne, suisse, allemande, portugaise et enfin australienne.

C’est la superbe Aston Martin DRB22 qui a remporté le Concours d’Élégance, ce concept-car rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Le prix du public a été décerné à la Renault R5 Turbo 3E.

De cette exposition unique en son genre, un bolide exceptionnel a remporté l’adhésion du jury pour l’attribution du Best of Show des voitures d’avant-guerre : l’HISPANO-SUIZA H6C Dubonnet Xenia de 1938. La TALBOT LAGO T26 GS Barchetta Motto de 1950 s’est vue attribuer le prix du Best of Show des voitures d’après-guerre. Parmi les prix spéciaux, citons le Prix Spécial FFVE de l’authenticité décerné à la CITROËN SM Mylord Cabriolet Chapron de 1972. Orchestré par la FFVE, le grand Prix des Clubs à récompensé le Rolls Royce Enthusiasts Club pour la qualité d’ensemble de sa présentation.

Mes impressions de ce Chantilly 2022

Impossible en tout cas de ne pas avoir la larme à l’œil devant cette orgie de métal et d’odeurs d’huile. Le soleil et les sourires étaient au rendez-vous. Tout comme le public, encore une fois extrêmement nombreux! Déambuler à travers les clubs autour du domaine est une bouffée de passion automobile.

Tôt le matin, la brume habille les murs du château et le soleil qui la traverse rends le lieu féérique. Le conte de fée est parfait car la voiture qui vous fait rêver et forcément quelque part pas loin.

J’ai pu voir pour la première fois les Lotus de nouvelles générations. Le light is right me manque, mais les nouveautés semblent vraiment intéressantes. J’étais surpris aussi du nombre incroyable de Bugatti présentes, anciennes et actuelles. Le parking est aussi incroyable que les exposants. Car oui il y a aussi des Bugatti qui restent sur le parking visiteur…

Au final, je n’ai qu’une hâte, revenir pour le chantilly 2023!

Photos du Concours d’élégance Chantilly 2022

Le Gumball 3000 édition 2018 à Chantilly

Rallye automobile de 3 000 miles (5 000 km) d’où son nom, le Gumball 3000 part cette année de Londres pour rejoindre Tokyo. Première et unique halte en France, c’est à Chantilly que s’arrête la 1ere étape! C’est là que je me suis rendu pour voir passer ce convoi complètement fou.

Cette 20e édition se déroule du 4 au 12 août 2018 avec un ticket d’entrée avoisinant les 100000€ pour les 10 étapes. Cela limite donc les participants (ils sont quand même pas loin de 160 voitures), mais aussi garantie la qualité du plateau à des voitures d’exceptions à tout point de vue. Et pour le coup, je n’ai pas été déçu.

Les participants viennent de tous les horizons, pourvu qu’ils aient le porte monnaie bien rempli. Cette année, on pourra citer le chanteur Usher ou encore l’acteur David Hasselhoff pour les plus connus. Mais en France, de nombreux fans attendaient le trublion POG, qui fait office de voiture balai en arrivant à Chantilly plus de 3h après tous les autres… Les organisateurs prévoyaient une arrivée des participants entre 19h et 21h: Il commence fort!

C’est donc après le départ de Londres, via le tunnel, que les Gumballers sont arrivés à Chantilly pour l’étape Française avant de rejoindre Milan et l’Italie. La foule s’est rapidement amassé à l’entrée du Domaine de Chantilly pour accueillir les machines et surtout entendre les moteurs vrombir.

Il faut dire que les conducteurs sont plutôt généreux sur les gaz pour faire le show!

Pour ma part, j’ai eu un coup de cœur pour l’AMG GT rouge et ses phares additionnels à l’avant qui est un clin d’œil à l’antique 300 SEL 6.3, la première Mercedes AMG de compétition. J’admire le courage de rouler 5000 km en KTM X-Bow et je comprends pourquoi la majorité du plateau utilise soit une Audi RS6, soit une GT en provenance de Ferrari. Quoi qu’il en soit, il y en a pour tous les goûts: de la Ferrari 288 GTO à l’Aventador chromé.

A noter qu’il y avait aussi deux Lexus LFA, une rareté produite à 500 exemplaires. Complètement fou, le Gumball 3000 fête déjà sa 20ème édition. C’est toujours marrant de voir ce genre d’événements traverser la France dans un pays qui prouve chaque jour son désamour pour l’automobile.

Chantilly Arts & Élégance 2017, en hommage à Ferrari

La quatrième édition du concours d’élégance Chantilly Arts & Élégance 2017 s’est tenu ce dimanche 10 septembre au château Le Nôtre dans l’Oise. Une édition sous le signe du cheval cabré puisque c’était les 70 ans de Ferrari. Peter Auto, l’organisateur, a réussi à attirer une fois de plus de nombreux constructeurs venus relever le défi du concours d’élégance.

70 ans de Ferrari

Le constructeur de Maranello était représenté avec une trentaine de châssis ayant disputé les 24 Heures du Mans. Parmi elles, des noms mythiques comme une Ferrari 250 Testa Rossa, une 250 GT SWB Berlinetta Competition, une Breadvan, une 250 GTO, une Dino 166P/206P, une 330 P4, une 312 P, une 512 S Spyder, une 512 S Berlinetta, une 312 PB, une 365 GTB/4 Competizione S2, une 308 GT4/LM, une 512 BBLM, une F40 LM, une 333 SP ou encore une 550 GTO Prodrive.

C’était un défi de taille de rassembler autant de Ferrari, puisqu’en même temps à Fiorano. La marque Italienne organisait un évènement d’envergure, sans parler du Goodwood revival. Une preuve de plus que Chantilly Arts & Élégance tient désormais une place de choix dans les évènements internationaux.

Des anciennes mais aussi des concepts-cars

Beaucoup d’anciennes, mais aussi des voitures récentes comme les concepts-cars. En lice pour le Concours d’Élégance figuraient cinq véhicules :

  • DS 7 Crossback Présidentiel associé au couturier Eymeric François,
  • Aston Martin Vanquish Zagato Volante associé au couturier Ann Demeulemeester,
  • McLaren 720 S associé au couturier Haider Ackermann,
  • Renault Trezor Concept associé au couturier Balmain,
  • Citroën CXperience Concept associé au couturier : Yang Li.

Après délibération du jury composé de Jean Todt (Président de la FIA), Margot Laffite, Paul Belmondo et Christophe Bonnaud (journaliste), le Best of Show du Concours d’Elégance a récompensé deux lauréates : Renault Trezor Concept (Couturier Balmain) et Citroën CXperience Concept (Couturier : Yang Li).

Succès populaire

16 300 spectateurs soit 20% d’augmentation par rapport à l’édition 2016 ont été séduits par l’affiche proposée cette année avec 90 voitures historiques venues du monde entier, toutes prétendantes à la victoire dans leur classe respective et à l’un des deux titres suprêmes de Best of Show attribué selon leur époque (avant ou après-guerre).

Le Chantilly Arts & Elegance Richard Mille a accueilli également de nombreuses personnalités: Romain Grosjean, Nico Rosberg, Felipe Massa, Paul Belmondo et David Coulthard…

La  présence de quarante-deux clubs réunissant 800 voitures exposées dans le Domaine faisait également partie intégrante de l’évènement et participait au succès de l’immense Garden Party à laquelle le public était invité à se joindre.

Prêt pour la 5eme édition?

Au final, les amateurs d’automobiles toutes générations confondues, mais également les familles, ont de nouveau été séduits par le programme de cette quatrième édition de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille qui célébrait l’art de vivre et le savoir-faire à la Française au travers des nombreux ateliers et animations proposés dans le Domaine de Chantilly.

En tout cas, pour ma part, j’ai déjà hâte d’être à l’année prochaine!

Photos du Chantilly Arts & Élégance 2017

Les résultats

Best of Show Concours d’Elegance
Renault Trezor & Balmain
Citroën CXPERIENCE & Yang Li

Best of Show Concours d’Etat
Avant-guerre : Bugatti 57 S Atlantic (1936)
Après-guerre : Ferrari TR 58 (1958)

Un grand carrossier français : Pourtout
1er Prix : Delage D8-120 S Coach Sport (1939)
Prix Spécial : Remi Danvignes CD4 Roadster (1938)

Les voitures des grands musiciens
1er Prix : Porsche 911 3.0L  RS (ex Herbert von Karajan)(1974)
Prix Spécial : Iso Griffo A3C (ex  Johnny Hallyday)(1965)

Les Woodies
1er Prix : Peugeot 202 ‘‘boulangère’’ (1949)

Un siècle de voitures électriques
1er Prix : Detroit Electric Model D Brougham(1910)

Les voitures de course et de sport à transmission par chaînes
1er Prix : Gladiator Grand Prix (1904)
Prix Spécial : Panhard  Grand Prix (1908)

Les Alfa Romeo à carrosserie spéciale d’avant-guerre
1er Prix : Alfa Romeo Alfa Romeo 6C 1750 Grand Sport Spider Zagato MM (1929)
Prix Spécial : Alfa Romeo 8C 2300 MM Torpedo/Cabriolet Brandone (1933)

Les Alfa Romeo à carrosserie spéciale d’après-guerre
1er Prix : Alfa Romeo 3000 CM « Superflow IV » Pinin Farina (1960)
Prix spécial : Alfa Romeo 1900 Super Sprint Zagato (1955)

Les Barquettes Ecceterini
1er Prix : Siata 500 Record (1946)
Prix Spécial : Osca Maserati S-498 (1959)

Les Berlinettes Ecceterini
1er Prix : Aguzzoli Condor (1964)
Prix Spécial : Osca MT4 LM (1952)

Petites et Grandes
1er Prix : Bugatti Type 52 Baby (1926) &  Bugatti Type 35 (1926)

Les Ferrari des 24 Heures du Mans : les GT et dérivés
1er Prix : Ferrari 512 BBLM (1980)(châssis #32129)
Prix Spécial : Ferrari F40 (1992)(châssis ##ZFFGJ34B000074045)

Les Ferrari des 24 Heures du Mans : les protos, voitures ouvertes
1er Prix : Ferrari TR58 (1958)(châssis #0728)
Prix Spécial : Ferrari Dino 166 SP (1965)(châssis #0834)

Les Ferrari des 24 Heures du Mans : les protos, voitures fermées
1er Prix : Ferrari 250 LM (1964)(châssis #5891)
Prix Spécial : Ferrari 512 S (1970)(châssis #1016)

Les Ferrari des 24 Heures du Mans : les 365 GTB/4 Daytona Gr. 4
1er Prix : Ferrari 365 GTB/4 Daytona Gr IV (1972)
1er Prix Spécial : Ferrari 365 GTB/4 Daytona Gr IV (1972)(châssis #15681)
2e Prix Spécial : Ferrari 365 GTB/4 Daytona Gr IV (1970)(châssis #15373)

Les Ferrari des 24 Heures du Mans : les 250
1er Prix : Ferrari 250 GTO « 62 » (1962)(châssis #4293GT)
1er Prix Spécial : Ferrari 250 GT Sperimentale (1961)(châssis #2643GT)
2e Prix Spécial : Ferrari 250 GTO « 64 » (1964) (châssis #5575GT)

Grand Prix des Clubs FFVE : Fiat Fan Club

Prix Spécial FFVE de l’authenticité : Antony type A1 et la collection Antony

Prix FIVA de la préservation : Chrysler Town country 1947

Prix du public : Lexus LFA

Ferrari en force au prochain concours d’élégance de Chantilly

Chantilly Arts & Elegance Richard Mille célèbre en 2017 le 70e anniversaire de Ferrari avec une rétrospective exceptionnelle retraçant l’histoire des voitures de Maranello aux 24 Heures du Mans. Une trentaine de châssis marquants ayant réellement participé à l’épreuve sont attendus sur les pelouses Le Nôtre du château.

Célébrer le 70e anniversaire de Ferrari en retraçant l’histoire de la marque aux 24 Heures du Mans… Une initiative naturelle pour Peter Auto qui organise Le Mans Classic tous les deux ans en association avec l’Automobile Club de l’Ouest, mais aussi un défi de taille, sachant que la marque italienne cumule 407 engagements en 56 éditions depuis 1949 ! Au total, 9 succès au scratch et 21 victoires de classes (la dernière cette année en LMGTE Am)…

L’équipe de Peter Auto est fière d’annoncer la présence d’une trentaine de voitures ayant marqué l’histoire de l’épreuve des années 1950 à nos jours. Elles seront en compétition dans différentes classes du Concours d’Etat de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille le 10 septembre prochain (nous y serons!).

Voici un aperçu non exhaustif des châssis présentés.

Ferrari 333 SP (019)
Présentée en 1993, la 333 SP marque le retour de Ferrari en sport-proto après 20 ans d’absence ! Toutefois, la Scuderia ne l’engagera jamais officiellement. Commandé par Giampiero Moretti (MOMO), ce châssis gagne les 24 H de Daytona puis les 12 H de Sebring en 1998. Au Mans, face à une concurrence plus rude, il termine 14e derrière un modèle identique classé 8e.

Prodrive Ferrari 550 GTO (108462)
Encore une initiative privée ! Conçue en Angleterre chez Prodrive, la 550 Maranello connait un tel succès qu’elle suscite l’intérêt de l’usine Ferrari, laquelle développera désormais ses propres voitures de course pour les vendre à des équipes satellites. En remportant les 24 Heures du Mans 2003 dans la classe GTS, ce châssis marque un tournant de l’histoire.

Ferrari 512 BBLM (32129)
En 1976, pour la première fois depuis 1949, aucune Ferrari n’est au départ. C’est le NART qui rectifie le tir en 1979 avec une 512 BB préparée aux spécifications du championnat américain IMSA. Présente jusqu’en 1982, cette imposante machine s’oppose aux Porsche, avec une 5e place et une victoire de classe en 1981. Ce châssis, aligné par Charles Pozzi, finit 10e en 1980.

Ferrari F40 LM (74045)
Sous l’impulsion de la série BPR, les voitures de Grand Tourisme reviennent en force au Mans. Plusieurs écuries jettent leur dévolu sur la F40 LM, une voiture initialement développée pour le championnat IMSA. Si McLaren réussit l’exploit d’imposer sa GT face aux protos, Michel Ferté et sa Ferrari bleue se distinguent aussi à la 12e place.

Ferrari 365 GTB/4 Competizione S2 (15373)
La Daytona est une « vraie » Grand Tourisme, à savoir qu’il ne s’agit pas d’une voiture de route issue de la course, contrairement à ce que pratique Ferrari à cette époque. D’une longévité exceptionnelle, elle dispute les 24 Heures du Mans de 1971 à 1978. Ce châssis finit 8e en 1972 avec Derek Bell, Teddy Pilette et Richard Bond.



Ferrari 308 GT4/LM (08020)

Fin 1973, Ferrari renonce aux courses d’endurance, laissant l’initiative aux écuries privées comme le NART, qui transforme une 308 GT4 de série. Sa première participation en 1974 se solde par une panne d’embrayage, tandis qu’elle ne peut se qualifier l’année suivante… Et pour cause : la voiture, qui n’est pas homologuée en GT, doit affronter les protos !

Ferrari 312 PB (0892)
Après l’impasse des Italiens l’année précédente, le duel Ferrari-Matra tant attendu a bien lieu en 1973. La 312 P débute donc au Mans un an après sa création. Confié à Carlos Pace et à Arturo Merzario, ce châssis mène la course après 6 heures, mais doit finalement s’incliner à la 2e place derrière la Matra de Pescarolo-Larrousse.


Ferrari 512 S Berlinetta (1016)

C’est l’une des héroïnes du film Le Mans, de Steve McQueen, tourné durant l’été 1970. Splendide dans sa version « longue queue », elle se distingue par le bossage du toit aménagé pour le grand Mike Parkes. En course, l’Américain est pris dans un carambolage à Maison Blanche… C’est le tournant de course : trois Ferrari sont éliminées sur-le-champ !

Ferrari 512 S Spyder (1002)
Construite en 25 exemplaires pour permettre son homologation en Groupe 5 (prototypes 5 litres), la 512 S est vendue à de nombreuses équipes privées, dont la Escuderia Montjuich. La Ferrari jaune abandonne en 1970 (accident) et 1971 (boite de vitesses), mais termine 2e du Tour de France Auto en 1971.

Ferrari 312 P (0872)
Absente en 1968, l’usine Ferrari revient au Mans en 1969 dans le cadre du nouveau règlement 3.0 litres. Dès le premier tour, Chris Amon percute de plein fouet la Porsche 917 de John Woolf en perdition à Maison Blanche. Le châssis est reconstruit et vendu à l’écurie NART qui l’engage en 1970 à Daytona (4e), Sebring (6e) et Le Mans (ab).

Ferrari 330 P4 (0858)
Souvent considérée comme la plus belle voiture de course de l’histoire, la P4 est à l’affiche de la « course du siècle » en 1967. A l’issue d’un duel Ford-Ferrari mémorable, la Scuderia plie face au géant américain, le duo Mike Parkes et Ludovico Scarfiotti se classant toutefois 2e avec ce châssis.

Ferrari 250 GTO (4293GT)
Les voitures de Maranello brillent aux six premières places des 24 Heures du Mans 1963… Mais uniquement grâce à des écuries privées, parmi lesquelles l’Équipe Nationale Belge qui place cette 250 GTO à la 2e place, avec une victoire en Grand Tourisme à la clé. Elle gagne par ailleurs les 500 km de Spa avec Willy Mairess

Dino 166P/206P (0834)
Pour ne pas dénaturer la marque dont les modèles sont exclusivement motorisés par des V12, Enzo Ferrari crée Dino. La 166P débarque ainsi au Mans en 1965, mais son V6 de 1 600 cc – qui tourne à 9 000 tr/min – casse après deux tours. Cette année-là, Ferrari remporte la course pour la dernière fois au général, avec la 250 LM.

Ferrari Breadvan (2819GT)
Giotto Bizzarrini et Carlos Chiti, remerciés par Ferrari, rejoignent le comte Giovanni Volpi en 1962. Le duo se fixe pour mission de battre la Scuderia avec une 250 GT châssis court (2e du Tour de France Auto 1961). Leurs modifications aboutissent à cette improbable Breadvan qui abandonne à la 4e heure (transmission) après un bon début de course.

Ferrari 250 Testa Rossa (0728TR)
Avec sa carrosserie aérodynamique dessinée par Pininfarina et fabriquée par Scaglietti, cette voiture met fin à la domination des Jaguar Type D au Mans en 1958. C’est ce châssis qui apporte sa troisième victoire à la Scuderia aux mains d’Olivier Gendebien et de Phil Hill.

Ferrari 250 GT SWB Berlinetta Competition (2129GT)
Premier triplé pour Ferrari et victoire dans la classe Grand Tourisme en 1961… Ce châssis, confié à l’Equipe Nationale Belge, connait moins de réussite puisqu’il abandonne dès la 3e heure suite à un accident. Qu’importe, il est déjà entré au panthéon du sport automobile en remportant le Tour de France 1960.

Une méga galerie pour Chantilly Arts & Élégance Richard Mille (183 photos)

Retour en images sur cette 3ème édition du Chantilly Arts & Elegance Richard Mille organisé par Peter Auto.

Le rendez-vous est déjà pris pour la 4ème édition, le Dimanche 10 Septembre 2017 !

Chantilly Arts & Elegance 2016, un événement exceptionnel

Après deux premières éditions au succès croissant, je suis allé découvrir le déjà réputé Chantilly Arts & Elegance Richard Mille édition 2016. Malgré le ciel couvert et les averses, ce concours d’élégance a accueilli pas moins de 13 500 visiteurs dans le Domaine du Château de Chantilly.

Situé au nord de Paris dans l’Oise, le site est évidemment magnifique, rivalisant avec Versailles. Un endroit de rêve pour accueillir des autos exceptionnelles, dans tous les sens du terme. Gage de sérieux, Peter Auto est l’organisateur de ce weekend, il est aussi connu pour Le Mans Classic ou le Tour Auto Optic 2000.

En lice pour le Concours d’Elégance figuraient huit voitures dont des concept-cars, respectivement engagés par Aston Martin, BMW, Bugatti, DS, Lexus, McLaren, Mercedes-Benz et Rolls-Royce. L’élégance passe aussi par la haute couture, les constructeurs automobiles étaient associés à six maisons dont Balmain, Eymeric François, Giorgio Armani, Jean-Paul Gaultier, Jorgen Simonsen et Timothy Everest.

Quatre prix ont été attribués pour le Concours d’Elégance. Le Best of Show a couronné la DS E-Tense. Le Prix du public a récompensé la Mercedes-Maybach Vision 6 tandis que le Prix de la cohérence automobile et mode, récompensant le plus bel ensemble a consacré la 570GT By MSO (McLaren Special Operations).

Pour les amateurs d’anciennes, le Concours d’Etat réunissait une centaine d’automobiles d’exception, venues du monde entier pour l’occasion, reparties dans vingt-et-une classes. Entre toutes, le jury a décidé d’attribuer le Best of Show à l’Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Berlinetta de 1938 carrossée par Touring, appartenant au collectionneur américain Jon Shirley.

Cette édition était également l’occasion pour Jean Todt, Président de la FIA de remettre plusieurs prix, dont celui de la classe qui lui était dédiée en hommage à Cinquante années d’une carrière hors norme. Y figuraient de nombreux modèles qu’il mena à la victoire comme copilote, mais également patron de la compétition chez Peugeot, puis Ferrari. Ainsi eu-t-il le plaisir de remettre le Prix à la Peugeot 504 Rallye Groupe 4 et à Jean Guichet, son pilote de l’époque. Voiture avec laquelle ils remportèrent le rallye d’Argentine en 1979.

Le spectacle était également présent aux abords du domaine avec la présence de quarante clubs réunissant huit cent voitures exposées et participait au succès de l’immense Garden Party à laquelle le public était invité à se joindre. Il était donc possible de voir 9 Bugatti Veyron côte à côte… entre autres. Le carrossier Zagato était à l’honneur avec une très belle DB4 GT Zagato et deux prix qui lui était réservé. En matière d’automobile, il y en avait vraiment pour tous les goûts et tous les ages!

Véritable célébration de l’art de vivre et le savoir-faire à la Française, le Chantilly Arts & Elegance est rapidement devenu un événement incontournable de la scène automobile mondiale, et on comprend pourquoi! J’attends déjà avec impatience la prochaine édition qui aura lieu le 10 septembre 2017!

Photos du Chantilly Arts & Elegance 2016