Essai Maserati Ghibli 3.0L Diesel V6 275ch

Maserati a des plans de croissance ambitieux, et la Ghibli fut la première à mener la charge (rejoint aujourd’hui par le gros SUV Levante). Ce nom évocateur s’est déjà vu sur des Maserati auparavant, mais jamais sur une voiture de cette taille et destinée au grand public. Car oui cette Ghibli est la première à proposer un moteur diesel! Sacrilège?

Design

La Maserati Ghibli est le modèle d’entrée de gamme du constructeur. Cela peut faire sourire l’acheteur de voiture moyen, mais avec un prix de base d’environ 70 000 €, la Ghibli est la porte d’entrée du constructeur Italien au jeune acheteur qui cherche à pénétrer la caste de Bologne avec un chèque de moins de six chiffres.

Mais peut elle offrir une mécanique à la hauteur des références allemandes, qui ont depuis longtemps trouvé les parades pour nous faire oublier le mazout qui coule en elles ? Le défi est de taille. Heureusement pour elle, la Ghibli peut d’entrée jouer sur ses charmes naturels. Elle attire instantanément les regards.

On peut remarquer qu’elle a beaucoup en commun avec la Quattroporte. Concrètement, la Maserati Ghibli dispose comme sa grande sœur d’une large calandre, d’optiques étirées, d’un capot bombé, des flancs galbés, des ouïes latérales sur les ailes avant, ou encore d’un trident sur le montant C. Même à l’arrière, les similitudes sont frappantes entre les deux modèles.

La ressemblance n’est pas qu’esthétique puisque la Ghibli reprend la plate-forme de la Quattroporte, elle est 29 cm plus courte (4,97 mètres contre 5,26) et repose sur un empattement réduit de 17 cm.

De jolies galbes pour l’arrière

Moteur

La Ghibli est également le premier diesel de Maserati. Il s’agit d’un V6 emprunté au Jeep Grand Cherokee conçu par VM Motori. Suralimenté par un unique turbo, il développe tout de même 275 chevaux et 600 Nm de couple. Cela autorise à la Ghibli une vitesse maxi de 250 km/h en un 0 à 100 km/h en 6,3 secondes.

Malgré l’intégration d’un système d’amplification de ses vocalises en mode sport ( oui c’est purement artificiel avec deux générateurs de son à l’échappement), le bloc ronronne comme un vieux V8 et se fait ensuite relativement discret . Le Diesel de la Ghibli ne manque toutefois pas de caractère sachant qu’il ne dispose que d’un unique turbo. Cela se traduit par une avalanche de couple à bas régime, les vitesses se passent alors à la volée sans pousser à plus de 2500-3000 trs/min. Il faut dire que le choix du partenaire ZF en ce domaine est gage de qualité.

Évidemment, face à l’essence, les consommations et émissions tombent de très haut grâce au diesel et au Stop&Start.

Les ouïes latérales se retrouvent sur les ailes avant.

A l’intérieur

Ma première impression fut surtout de m’assoir dans un canapé de grand couturier tellement les sièges sont confortables. La deuxième: Pourquoi les palettes de commande de boite derrière le volant sont si grandes!? Ah ces Italiens…

A bord, Maserati confirme cette volonté de jouer sur l’émotionnel. Alors qu’une Allemande est capable de proposer tout et n’importe quoi en matière de technologie, une Ghibli ne propose qu’un système multimédia tactile incluant navigation et lecture audio sur 15 enceintes signé Bowers & Wilkes…

L’intérieur n’est pas non plus assez spacieux à l’arrière, malgré sa longueur de cinq mètres. Le coffre est également étrangement compact compte tenu de sa largeur, il se contente de 500L. Ces jolies lignes ont un prix …

Le tableau de bord mélange aiguille analogique et numérique.

Au volant

Plus compacte et du coup plus légère que la Quattroporte, la Ghibli révèle une belle agilité. Les suspensions subtilement raffermies préservent un excellent confort tout en assurant un meilleur maintien de la caisse, tandis que l’empattement raccourci réduit l’inertie de l’ensemble à l’inscription en virage.

On regrettera le manque de feeling de la direction à assistance hydraulique lors des mises en appui. La copie est quand même très bonne avec une répartition du poids de 50:50, un différentiel mécanique approprié et un châssis talentueux qui aime être poussé.

En résumé, même en diesel, la Ghibli ne déshonore pas son célèbre badge.

Le trait est soigné, évocateur.

Conclusion

La Ghibli est une berline élégante et sportive. Politiquement correcte, plus sobre qu’une essence, mais blason centenaire. Elle respire l’Italie et son côté exotique est rafraichissant.

Merci au garage Okazeo.fr pour le prêt du véhicule.

Photos de la Maserati Ghibli 3.0L Diesel V6 275ch

Fiche Technique Maserati Ghibli 3.0L Diesel V6 275ch

MOTEUR
Type : V6
Position : Longitudinale avant
Alimentation : Turbo
Cylindrée : 2987 cm3
Puissance maxi : 275ch
Couple maxi : 600Nm
TRANSMISSION
Propulsion
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1875
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,81
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 6″3
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,9
CO2 (g/Km) : 158

Joyeux anniversaire Audi Sport!

Au début d’Audi Sport, il y a la technologie quattro. Si elle est désormais présente sur tous les véhicules électriques Audi, qu’ils soient faits pour la route ou pour la compétition, elle a d’abord été mise au point pour des voitures de rallye!

Et oui , le système de traction intégrale a révolutionné la conduite sportive en apportant à la fois sportivité et sécurité. Cette innovation lance définitivement Audi dans le monde des rallyes. L’écurie participera pour la première fois aux championnats du monde en 1980 et ses voitures deviendront légendaires, non seulement grâce à leurs victoires (23 titres mondiaux) mais surtout par leur maniabilité, leur traction et leur tenue de route exceptionnelle, peu importe les conditions.

Pour fêter 40 ans de quattro et 25 ans de modèles RS, Audi m’a convié sur le circuit de La Ferté Gaucher.

Audi RS Q3 Sportback

@louisleducphoto

Réveil matinal sur Paris, mais tonique puisque la couleur du RS Q3 ne laisse pas indifférent! Direction le circuit de La Ferté Gaucher ( LFG ) où m’attende quelques belles surprises!

Le RS Q3 récupère le fameux 5 cylindres de la RS3 et du coup elle a le droit à 400ch et 480Nm de couple. L’accélération est détonante avec un 0 à 100 km/h réalisé en 4.0 sec tout rond! Sauf que je suis perché plus haut que dans la RS3, alors certes ça accélère fort, mais cela est fait dans un confort assez troublant et il vaut mieux prendre garde à sa vitesse car elle peut grimper (très) vite!

Je roule en convoi avec Arnaud, qui est au volant d’un Audi RS Q3 mais rouge. Il parait invisible tellement les badauds sont attirés par le Vert Kyalami. Moi qui suis un garçon assez monochromatique. Me voilà servi!

Audi RS4 avant

@louisleducphoto

Arrivé au circuit, il est temps de passer aux choses sérieuses! C’est parti pour quelques tours à bord de l’Audi RS4.

J’avais gardé un excellent souvenir à bord de ce break sportif par excellence. Cette version restylée n’apporte pas grand chose à part une nouvelle face avant qui adopte désormais l’identité de la gamme RS. Sous le capot, 0n retrouve le V6 2.9L biturbo de 450ch et 600Nm. Il permet de réaliser le 0 à 100 km/h en 4.1 sec.

Pourquoi je l’aime? Parce que ça ressemble à un break mais en mieux. Parce que c’est puissant et que ça accélère fort. Parce que ça se place là où le regard se porte et que tout est très naturel dans son comportement. Et que sur circuit, on a tout sauf l’impression de rouler avec un sac à dos.

ESP Off et Mode dynamic enclenché, je n’ai même pas à jouer des palettes, la tiptronic à 8 rapports arrive à m’extirper de chaque virage efficacement pour que je n’ai absolument qu’a me concentrer sur la conduite.

Est ce que la RS4 avant joue la madame parfaite? Peut être.

Audi RS5

@louisleducphoto

Même recette que la RS4 mais dans un format diffèrent.

La mécanique est la même mais elle perd son coffre si polyvalent puisque la RS5 est un coupé ( ou gagne 2 portes et un hayon en RS5 Sportback). Le V6 2.9L délivre toujours 450 ch et 600 Nm de couple. Mais l’accélération est légèrement plus rapide avec un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes.

La vraie différence se ressent lorsque l’on tourne ( vite ). Si la RS4 était du genre neutre, la RS5 se fait beaucoup plus légère et mobile du train arrière. Remettre les gaz trop tôt entraîne une glisse qui la fait pivoter plus que de raison tout en restant facile à contrôler! Un peu moins efficace donc, mais amusante. La RS5 dévoile un autre visage.

Audi RS6 avant

@louisleducphoto

Après une première rencontre en statique de l’Audi RS 6 Avant, c’est le moment de voir ce que ça donne par la plus radicale des manières: sur circuit!

L’Audi RS6, c’est LE BREAK ULTIME. C’est absolument monstrueux et il est difficile de passer inaperçu avec une RS 6 désormais, tant celle-ci est impressionnante visuellement parlant. Et que dire quand la configuration présentée en photo est agrémentée de jantes de 22 pouces et d’une magnifique teinte bleue mate réalisée au sein des ateliers d’Audi Exclusive ?

Sous le capot, on trouve un V8 4.0L bi-turbo de 600ch et 800Nm. L’accélération est foudroyante avec un 0 à 100km/h en 3.6 sec. La puissance est transmise aux quatre roues motrices avec une répartition du couple pouvant aller jusqu’à 85 % à l’arrière et 70 % à l’avant. En condition normale, la répartition est de 60 % à l’arrière et 40 % à l’avant. Le moteur est indexé à une boîte automatique Tiptronic à huit rapports. 2150 kilos, c’est son poids, et ça n’encourage clairement pas à l’emmener sur circuit. Et pourtant…

C’est un délire. Une catapulte qui vous envoie de virages en virages avec force. et heureusement ralenti avec encore plus de force grâce aux énormes disques carbone céramique mordus par L’Audi RS 6 se jette à la corde avec vigueur et une agilité déconcertante, bien aidée notamment par les roues arrière directrices qui, via deux moteurs électriques, peuvent braquer jusqu’à cinq degrés dans le sens opposé à celles de l’avant. Le tout en vous donnant l’impression d’avoir un train arrière léger et presque mobile quand on la place suffisamment bien au freinage.

Intense. Terriblement amusante, performante et envoûtante, l’Audi RS6 Avant sera aussi capable de ramener le canapé de mémé. J’aime énormément la RS4 mais la RS6 a réussi à me mettre une claque!

Essai Mazda MX-5 30ème Anniversaire

Pour fêter 30 ans de carrière, Mazda a offert à sa MX-5 une série spéciale 30ème Anniversaire limitée à 3000 exemplaires dans le monde dont tout juste 200 pour la France. L’occasion pour moi de la redécouvrir dans sa version la plus puissante!

Design

J’aime beaucoup la MX-5, c’est un fait. La cote d’amour de ce petit cabriolet est énorme et pour cause, il s’en est vendue plus de 1 millions depuis son lancement en 1989! En 2019,  Mazda propose donc de fêter ça en proposant à la vente une finition 30ème Anniversaire. Impossible de la rater avec sa teinte Racing Orange. C’est la seule teinte et exclusive pour cette série.

Les autres éléments spécifiques concernent les jantes en aluminium forgé signées Rays ZE40 RS30, les étriers de frein orange que ce soit les Brembo à l’avant ou les Nissin à l’arrière, les sièges Recaro avec surpiqûres orange ainsi que la plaque numérotée. Il ne faut pas oublier les équipements habituellement disponibles dans la gamme comme le différentiel à glissement limité ou encore la suspension sport Bilstein.

Quoi qu’il en soit, le dessin de cette génération ND est très réussie. Alors évidemment, soit on adore le orange, soit on le déteste. A vous de juger!

De jolies galbes pour l’arrière

Moteur

Sous le capot de la 30ème anniversaire, c’est le moteur le plus puissant qui sévit. C’est à dire le 2.0 L atmosphérique de 184 ch et 205 Nm, Mazda a réussit à en extirper un peu plus de puissance récemment (auparavant 160 ch), et dans une caisse qui pèse à peine plus d’une tonne, cela a toute son importance. Le 0 à 100 km/h est abattu en 6.5 sec (auparavant 7,3 sec ). Ce qui est vraiment pas mal du tout.

La zone rouge a également grimpé de 700 tr/min, pour atteindre 7500 tr/min! Ah le bonheur d’un petit moteur atmo rageur avec une aiguille qui fait de l’escalade, des sensations qui se perdent au fil des nouvelles normes… Mais profitons! Et vous devriez vous amuser autant que moi via sa douce boîte manuelle à six vitesses.

Contrairement à un moteur turbo, les consommations sont raisonnables, et ne s’envolent pas quand le rythme s’accélère. On peut facilement rester sous les 8L/100km en se faisant un peu plaisir. D’ailleurs, les performances supplémentaires ne sont pas dues à un simple remappage de l’ECU, mais à de la belle mécanique comme l’allègement des pistons. Merci Mazda de ne pas céder à la tentation du turbo. Les MX-5 se sont toujours démarqués pour s’en tenir à une mécanique simple (et fiable).

Tout est dans le regard.

A l’intérieur

Lorsque la capote est en place, pénétrez à bord de cette MX-5 demande un peu de contorsion. Une fois les fesses posées dans les très jolis sièges Recaro, toutes les commandes tombent sous la main.

Les matériaux sont de bonne qualité et la finition correcte. L’orange est rappelé par des inserts autour des bouches de ventilation, dans les surpiqûres de l’Alcantara au niveau des sièges et du mobilier. A noter que votre passager risque d’être surpris par la bosse au niveau de l’espace aux jambes. C’est tout simplement la boîte de vitesses qui s’y trouve car le moteur se situe en position longitudinale.

En terme d’équipement, cette 30ème Anniversaire coche la case de toutes les options, avec notamment de série, le système audio Bose ainsi que les technologies Apple CarPlay et Android Auto. C’est désormais plutôt rare que j’essaye des voitures qui conservent des aiguilles pour indiquer la vitesse, mais c’est toujours le cas ici.

Est ce qu’une MX-5 se roule décapoter? Evidemment que oui! C’est presque une obligation. La capote se manie tellement facilement, aussi bien en ouverture qu’en fermeture, qu’il n’y vraiment aucune excuse pour ne pas en profiter. Pourquoi n’est-elle pas électrique? Le poids! Le chauffage est efficace et permet de rouler avec 5 degrés sans toit. Au pire si vous êtes vraiment frileux, il y a les sièges chauffants!

L’Alcantara sur le tableau de bord apporte une touche premium bienvenue.

Au volant

Le MX-5 est l’exemple de la raison pour laquelle les voitures de sport peuvent être si amusantes à conduire lorsqu’elles sont simples. Son poids est un bonheur, la voiture braque et accélère avec envie, ce qui ne serait plus le cas avec plus de poids. Rien de compliqué ici, pas de mode de conduite, juste un ESP que l’on peut déconnecter à la limite.

Vous pouvez la conduire en toute sécurité, la répartition des masses de 50/50 donne un équilibre parfait à l’ensemble et la puissance n’est toujours pas suffisante pour assommer le train arrière. Du coup, je me promène tranquillement, ne dépassant jamais les 4000 tr/min. Décapoté bien sur.

Mais il existe également un monde entre les 4000 et 7500 tr/min. Un monde oublié par nos moteurs turbos, bienvenue dans l’Atlantis! Toute la fougue du 2.0L se situe ici, rageur avec une belle sonorité qui provient de l’échappement et non pas des enceintes. Point d’artifice ici. Le mignon petit roadster montre ici un autre visage, celle d’une véritable sportive. La boîte de vitesses est absolument remarquable avec son guidage précis, ses verrouillages impeccables et ses débattements très courts. Quel plaisir, elle sait le faire, elle peut le faire.

Au volant, elle a une tendance naturelle au sous-virage et une énorme envie de survirer… De quoi s’improviser pilote le temps de quelques virages. Tout est progressif, la direction est communicative, facile à dompter encore une fois. Et quand il faut se calmer, elle s’assagit et ménage les lombaires. Parce que la MX-5, c’est d’abord la reine des balades (plus ou moins longues)!

Une ligne pure, réussie, qui ne subit pas le poids des ans.

Conclusion

La Mazda MX-5 est une sportive accessible et polyvalente. Sans être une foudre de guerre, elle ravira par sa facilité d’utilisation et la possibilité de l’utiliser au quotidien. Même si cette version exclusive est (logiquement) plus chère et intégralement vendue. La Mazda rappelle qu’elle est le meilleur rapport qualité/prix/plaisir du marché.

J’en profite au passage pour signaler que Mazda France vient de dévoiler une nouvelle série limitée à 110 exemplaires, la Eunos Edition, dans une teinte beaucoup plus sobre puisque noire associée à un intérieur cuir rouge.

Photos de la Mazda MX5 30eme anniversaire

Fiche Technique Mazda MX5 30eme anniversaire

MOTEUR
Type : 4 cylindres
Position : Transversale Avant
Alimentation : Atmo
Cylindrée (cm3) : 1998
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 184 à 7000
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 205 à 4000
TRANSMISSION
Propulsion
Boîte de vitesses (rapports) : manuelle (6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1045
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,67
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 219
0 à 100 km/h : 6″5
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
CO2 (g/Km) : 156

Essai Porsche Cayman GT4 Clubsport

Il y a des jours meilleurs que d’autres, et lorsque l’on vous propose d’essayer la Cayman GT4 Clubsport, celle réservée à la piste, vous savez que vous allez passer une très bonne journée! Direction donc le circuit de Clastres dans l’Aisne!

Design

Vous connaissez déjà la Cayman GT4, une machine extraordinaire pour la route, et bien Porsche fait la même mais uniquement dédiée à la piste. Toujours aussi belle, la Cayman GT4 CS ( pour ClubSport ) est plaquée au sol. C’est sur que celle là n’aura jamais à franchir un dos d’âne de sa vie.

L’assemblage de la voiture de course commence sur la même chaîne de production que n’importe quelle Cayman, mais elle prends rapidement la direction de Porsche Motorsport. Une fois assemblées, les voitures finies sont expédiées au Manthey Racing, basée au Nürburgring, qui ajoute des options telles que les vérins pneumatiques et réalise un tour d’essai sur le circuit du grand prix pour vérifier que tout fonctionne.

Elle respire la compétition, prête à en découdre. Belle, affûtée, parfaite.

Moteur

C’est bien un flat-six atmo de 3.8L que l’on trouve sous le capot. Il développe la bagatelle de 385 ch. La boîte de vitesses manuelle de la GT4 de route est abandonnée au profit d’une boîte automatique PDK à double embrayage similaire à celle du Cayman de base, elle perd le septième rapport inutile sur piste et gagne un différentiel à glissement limité sur mesure.

L’allumage est le même que dans une Porsche Classique. Mais le réveil se fait dans une symphonie troublante. Vous ne pouvez pas rater le son distinct du système d’alimentation à injection directe et les vibrations de la transmission provenant du moteur et de la boîte de vitesses montés de manière rigide qui rayonnent à travers votre corps.

C’est prenant, très.

A l’intérieur

Une GT4 est assez proche d’une voiture de série, que ce soit pour le style extérieur, qu’à l’intérieur. Mais étant homologué FIA, elle se soumet quand même à la réglementation en matière de sécurité. C’est pour quoi on retrouve un arceau qui permet à la fois de protéger le pilote mais aussi rigidifier la caisse, des sièges baquets, et un extincteur.

L’absence de volant amovible et le robuste arceau de sécurité rendent l’insertion délicate. Heureusement je suis encore assez souple. Une fois à l’intérieur, un siège de course Recaro sécurise votre corps inquiet, tandis que le volant en Alcantara se règle en hauteur et profondeur, une gâterie rare dans une voiture de course.

On démarre le flat-six avec la même clef qu’une voiture de série. A gauche du volant dans une Porsche. Feu!

Au volant

Je m’élance sur le circuit de Clastres avec une facilité déconcertante. La direction est légère, la visibilité est bonne, la boite PDK est douce. Pour l’instant, tout va bien! Mais Cyrille me prévient: Fais attention il n’y a pas d’assistance au freinage! Et effectivement, il n’y a aucune assistance au freinage. Il faut donc envoyer beaucoup de force sur la pédale pour ralentir l’auto tout en appliquant un principe de base sur circuit: le freinage dégressif. Cela consiste à avoir une belle attaque sur la pédale de frein au 1er contact, et dès lors que la vitesse décroit, on soulage les freins pour éviter le blocage des roues.

L’auto dispose d’un ABS Racing réglable, laissé dans une position haute pour commencer en douceur, avec une balance des freins neutre. Autre particularité: les pneus slicks! Ils proposent une adhérence qu’aucun pneus pourra défier. Le temps de les mettre en température et je me demande où se situent les limites de la GT4 CS. Loin, vraiment très loin.

Une fois sur la piste, je jongle entre les rapports de transmission à l’aide des palettes extrêmement tactiles, en délaissant le levier de vitesse issu de la 911 GT3 pour garder les deux mains sur le volant. La boîte de vitesses PDK est la solution idéale pour la GT4 CS, les rapports sont longs, et lorsque les voyants s’allument, il est temps de passer un rapport, rien de perturbant là dedans. Sa perte de poids de 40 kg par rapport à la voiture de route aide légèrement à l’accel, mais la vraie valeur ajoutée dans cette Cayman GT4 CS est bien le châssis.

A travers les petits enchaînements du circuit de Clastres, c’est le meilleur endroit pour ressentir les qualités intrinsèques ainsi que le rythme énorme que peut adopter la GT4 CS. La direction à assistance électrique est communicative et directe et le châssis répond à merveille quelque soit l’angle de direction, d’accélérateur ou de freinage.

En parlant de décélération, la boîte de vitesses PDK permet une utilisation cohérente de votre pied gauche pour gérer les impressionnants freins en acier en provenance de la GT3 Cup. Sans oublier, la combinaison d’un contrôle de traction bien calibré ( et oui il y a même un ESP ) et des larges slicks Pirelli arrière de 305 mm offre une excellente traction.

Quelques tours plus tard, je suis trempé dans ma combinaison, mais heureux: Quelle machine!

Conclusion

La plus petite des Porsche de course reste tout de même une voiture de course et c’est bien là l’essentiel. Les sensations sont décuplées, exacerbées… que ce soit pour des trackdays ou se lancer en compétition, difficile de ne pas succomber!

Merci à Extrem Cars Events sans qui cet essai aurait été impossible!

Photos de la Porsche Cayman GT4 Clubsport

Fiche Technique Porsche Cayman GT4 Clubsport

MOTEUR
Type : Flat-six atmo
Position : transversal AR
Cylindrée (cm3) : 3800
Puissance maxi : 385 ch à 7400 tr/mn
TRANSMISSION
Propulsion
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
POIDS
Données constructeur à vide : 1300 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 3,37
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 290 km/h
0 à 100 km/h : 4″6

Essai Audi A6 allroad 50 TDI

Nous voici déjà la 4éme génération d’Audi A6 allroad quattro en 20 ans. L’idée reste toujours la même: une voiture spacieuse, avec des capacités tout-terrain supplémentaires et une robustesse essentiellement esthétique. C’est généralement un plaisir et l’une des meilleures Audi à posséder. Direction l’Autriche et les hauteurs de Salzbourg pour la découvrir…

Design

Le design a su s’imposer au fil des années. Il se distingue par sa garde au sol surélevée, des passages de roues contrastées ( ils sont peints sur mon modèle d’essai, je sais ), des barres de toits en aluminium et une calandre spécifique qui s’inspire de la gamme Q. D’ailleurs, au fil des années, si la concurrence s’est affutée, c’est bien les SUV qui éclipsent le plus cette A6 allroad dont la plupart sont des Audi aussi.

Quoi qu’il en soit, l’A6 avant est déjà une belle voiture, elle ne démérite pas non plus dans cette déclinaison allroad. Cela se ressent d’ailleurs sur le choix des consommateurs, elles représentent 60% des ventes d’Audi A6 Avant.

Enfin un mot sur la concurrence et ce look baroudeur tellement réussi que Mercedes l’a copiée sans vergogne avec la Classe E All-Terrain. Volvo s’est également révélé un rival de taille dans le V90 Cross Country.

Moteur

Sous le capot de cet allroad, on trouve un sympathique V6 TDI équipé d’un système de micro-hybridation 48 volts qui lui permet de profiter d’un mode roue libre de 55 à 160 km/h mais également d’un Stop & Start dès 22 km/h.

Ce 50 TDI dispose d’une puissance de 286 ch et un couple de 620 Nm, il convient parfaitement à la vocation de grande routière de cette allroad. Les reprises et les accélérations sont énergiques. Cerise sur le gâteau, la sonorité du V6 est agréable et on en vient même à oublier que l’on conduit un diesel.

Enfin, l’autre très bonne surprise concerne la consommation. Même si nous n’avons bien évidemment pas réussi à égaler les 5,8 l/100 km annoncés, nous avons tout de même enregistré une moyenne inférieur à 10 litres/100 km avec des passages très rapides sur autoroute allemande et une conduite dynamique, ce qui est vraiment très bien. Finalement, le seul petit défaut concerne la boîte automatique Tiptronic à 8 rapports, qui fait preuve d’une fluidité dans les passages de rapports mais qui hésite lors des départs arrêtés, les changements ne sont pas assez rapides. Au fil du temps, vous apprendrez à maîtriser cette latence de la boîte de vitesses…

A l’intérieur

Dans l’habitacle, sans surprise, on retrouve la planche de bord des dernières productions hauts de gamme de la marque aux anneaux. Semblable à l’A6, A8, A7 et Q8 notamment, elle se remarque par une présentation très moderne composée de trois écrans. Le conducteur a ainsi face à lui une instrumentation 100% numérique.

Au centre de la planche de bord, figure un écran multimédia tactile de 9 pouces suppléé par un autre écran qui sert à commander, entre autres, la climatisation ou la navigation. Le design met en avant l’horizontalité et la qualité des matériaux est à la hauteur de la réputation de la marque, c’est à dire excellente.

Derrière le hayon électrique se trouve un coffre de 565 litres qui atteindra 1 680 litres avec les sièges arrière rabattus. En plus des crochets et des boucles pour ranger les objets errants et les enfants mal élevés, vous disposez d’un filet à bagages et de rails de sécurité de série.

Au volant

Si vous avez conduit un récent diesel sur A6, A7 ou encore A8, vous avez déjà fait l’expérience de la conduite A6 Allroad. C’est lisse, raffiné et rapide. La direction est facile et précise. C’est un endroit calme, confortable, spacieux et spacieux à l’avant et à l’arrière, avec un bon espace de chargement. 

Je ne suis pas allé trop loin sur les chemins, mais assez loin pour établir que les modes Allroad et Offroad, ainsi que la fonction Hill Descent Control, permettent de régler la suspension de manière à vous permettre de les franchir assez facilement. Toutes les A6 allroad sont équipées de série de suspension pneumatique adaptive, ce qui permet à la voiture de descendre la hauteur de caisse en vitesse de croisière, comme une A6 Avant normale, ou de la rehausser pour s’extirper d’un parking boueux.

Concernant le comportement sur route, pas de surprise, grâce à cette suspension, l’allroad se comporte quasiment comme une A6 Avant classique. Et pas de doute, les prestations dynamiques sont de tout premier plan avec notamment un excellent confort et une insonorisation très poussée. De quoi appréhender les longues distances avec une grande sérénité.

Conclusion

Avec une image bien plus chic qu’un SUV, comment ne pas aimer cette A6 allroad? C’est l’un des modèles les plus emblématiques de la gamme Audi et l’on comprends aisément pourquoi une fois à son volant.

Photos de l’Audi A6 allroad

Notation

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Fiche Technique Audi A6 allroad 50 TDI

MOTEUR
Type : V6 turbo
Position : Avant
Cylindrée : 2967 cm3
Puissance maxi : 286 ch à 3500 tr/mn
Couple maxi : 620 Nm à 2250 tr/mn
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
POIDS
Données constructeur à vide : 2020 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 7,06
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 250 km/h
0 à 100 km/h : 5″9
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 5,8 L/100 Km
CO2 : 149 g/Km
Puissance fiscale : 18 CV

Essai Volkswagen Passat SW GTE

C’est en 2015 que j’ai découvert la Passat GTE pour la première fois en Corse, sacrifiée en 2018 avec les nouvelles normes WLTP, elle fait son retour avec une version restylée et une motorisation modifiée. Direction la Normandie à bord de la version break dénommée SW (Sport Wagon) pour la redécouvrir…

Design

Pour le style, la Passat reste une Passat ! Volkswagen a fait le choix de tout conserver, ou presque. Si la carrure reste identique, les optiques de l’Allemande ont évolué pour adopter des LED de série. La Passat se dote même des projecteurs IQ.Light aussi appelé Matrix Led qui optimisent la visibilité de nuit.

Les plus observateurs remarqueront que l’avant a évolué. Effectivement, c’est très subtil.

Par contre, il est toujours facile de distinguer une Passat GTE du reste de la gamme Passat car elle est dotée de grands feux de jour en forme de C distinctifs intégrés dans le pare-chocs avant. Vous trouverez également des étriers de frein bleus, deux volets au lieu d’un pour le câble de chargement et le réservoir de carburant, et bien sûr le badge GTE à l’avant et à l’arrière.

Classique et indémodable, un peu comme sa petite sœur la Golf.

Moteur

On trouve sous le capot un moteur essence 1,4 litre TSI de 156 ch couplé à un moteur électrique. Le tout développe 218 ch. La puissance est transmise aux roues avant via une boîte DSG à six rapports. Selon le cycle WLTP, l’autonomie de la nouvelle batterie de 13 kWh est de 55 km pour le break. Pour le coup, c’est vraiment la distance à 5 km près que j’ai réussi à parcourir avant que le moteur thermique se réveille.

L’allumage est surprenant puisqu’il se fait en silence. Seul le moteur électrique s’allume et la Passat GTE se comporte comme une voiture électrique, avec un couple instantané et une conduite très coulée. Elle a la capacité de recharger sa batterie en roulant, d’ailleurs, lorsque vous lèverez le pied, la voiture va automatiquement décélérer voire freiner afin de récupérer un maximum d’énergie. Mais à vrai dire, il m’a semblé impossible de réussir à la remplir à nouveau. Seule solution: La brancher à une prise électrique ; comme une voiture électrique en somme.

En gros vous partez les batteries pleines, pour 50 km d’autonomie électrique, jusqu’à épuisement. Mais il est possible aussi de demander à conserver un certain pourcentage de batterie, pratique si votre destination demande une longue période d’autoroute par exemple et que vous terminez par la ville… et donc en électrique. Cela demande une certaine pratique car il faut naviguer dans les menus et penser à le faire. Si vous définissez un itinéraire sur la navigation par satellite, ce système est même assez intelligent pour déterminer le moment optimal pour utiliser l’énergie électrique au cours de votre voyage. utiliser l’énergie électrique en ville et se préparer à recharger la batterie sur l’autoroute. Quel que soit le réglage que vous utilisiez, la transition entre l’essence et l’électricité est tellement fluide que vous le remarquerez à peine.

En mode GTE, le plus sportif, le moteur électrique délivre une quantité considérable de couple à bas régime, ce qui vous procure cette sensation de puissance instantanée lorsque vous demandez une accélération rapide. En fait, la Passat GTE est l’un des modèles les plus rapides de la gamme Passat. Avec un 0 à 100 km/h en 7,4 sec, c’est tout à fait respectable.

A l’intérieur

Là encore pas de grand bouleversement à l’intérieur.

La mise à jour 2019 de la Passat fait l’objet de modifications apportées à la gamme de finitions et de tissus, ainsi que d’inserts colorés sur le tableau de bord. Je suis juste déçu de voir disparaître la petite horloge central au profit de l’appellation Passat.

L’ensemble reste magnifiquement bien fini et ajusté. Les matériaux sont de qualités et semblent prêt à résister dans le temps. Dans la GTE, vous avez même le droit au nouvel écran de 8 pouces de série.

C’est l’un des meilleurs systèmes d’info-divertissement à écran tactile sur le marché. Il est présenté de manière logique et très facile à utiliser, même lorsque vous conduisez. Toutes les fonctionnalités de connectivité souhaitées sont également intégrées, y compris la navigation par satellite, et vous pouvez passer à un écran tactile encore plus intelligent de 9,2 pouces si vous payez un supplément!

Et comme vous vous en doutez, elle dispose de toute la place nécessaire pour déménager avec son énorme coffre.

Au volant

La Passat est pensée pour faire de la route. Beaucoup de routes.

Même si notre modèle d’essai a le badge GTE, ce n’est clairement pas une sportive électrique, loin de là. Comme pour toutes les versions, la Passat est une dévoreuse de kilomètres. Grâce à un confort à bord absolu, une suspension adaptative moelleuse en mode confort et à une insonorisation quasi parfaite.

Comme on l’a vu plus haut. Il est possible de choisir entre trois modes de conduite : E-Mode, GTE et Hybride. Dans le premier cas, la Passat utilise son moteur électrique pour avancer. Ce mode est appréciable dans les agglomérations. Le mode hybride sollicite les deux moteurs et va commuter selon les situations. Enfin, le mode GTE va permettre d’extirper toute la puissance des moteurs, thermique et électrique… jusqu’à vider la batterie.

Malgré le poids de sa batterie, la Passat GTE se comporte bien sur la route, avec un minimum de roulis et une direction confiante, pondérée avec précision et rassurante à toutes les vitesses. Elle est réactive et vous donne un sentiment de connexion aux pneus avant. Même dans les réglages sports, la direction est toujours suffisamment légère pour que le stationnement et les manœuvres soient un jeu d’enfant.

Comme on pouvait s’y attendre, le GTE est également très raffiné. Lorsque vous utilisez uniquement de l’électricité, il est extrêmement silencieux, bien que le bruit de la route soit perceptible à grande vitesse. Même si son moteur à essence est en marche, cette Passat est la plus silencieuse que vous puissiez acheter. En mode GTE, un son de moteur synthétisé a été ajouté pour ajouter une touche de sportivité, mais heureusement, il n’est pas trop choquant.

Conclusion

La VW Passat GTE est spacieuse et raffinée, avec un système hybride impressionnant qui tire le meilleur parti de la batterie électrique. Vous vous voulez vous rendre au travail en électrique mais profiter du thermique pour les longs weekends? C’est surement le bon choix!

Photos de la VW Passat SW GTE

Notation

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Fiche Technique VW Passat SW GTE 2019

MOTEUR
Type : 4 cylindres turbo + electrique
Position : Avant
Cylindrée : 1395 cm3
Puissance maxi : 156ch ( 218ch combinée )
Couple maxi : 250 Nm
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
POIDS
Données constructeur à vide : 1660 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,28
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 225 km/h
0 à 100 km/h : 7″6
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 1,6 L/100 Km
CO2 : 37 g/Km
Puissance fiscale : 6 CV

Essai Kia XCeed 2019

Direction Marseille pour essayer la toute dernière Kia qui pourrait bien faire un malheur! Il s’agit de la XCeed, quatrième carrosserie de la famille Ceed, après Ceed SW et ProCeed.

Design

Calandre Tiger nose retravaillée, optiques spécifiques, la Kia XCeed n’est pas une Ceed surélevée. C’est une carrosserie unique et forte en style!

Vous remarquerez le capot nervuré, les boucliers arborant des protections finition aluminium satiné, les barres de toit et surtout la garde au sol surélevée de 44 mm. C’est cette dernière qui lui donne ce côté crossover. A la manière d’un coupé, la Xceed dispose d’une ligne de toit fuyante et un hayon très incliné. Ici, j’avais même le droit à des grosses jantes de 18 pouces particulièrement réussies.

La longueur s’établit à 4,40 m, soit 9 cm de plus que la Ceed berline, et 9 cm de moins que le SUV compact Sportage. Avec une hauteur de 5 cm supérieure à la berline, et une largeur accrue de 26 mm, le style est trapu. C’est joli à regarder, et ça respire le dynamisme.

Moteur

Techniquement, la XCeed reprend les motorisations de la berline Ceed. On notera l’absence de version 4×4.
On aura donc en essence un 1.0 T-GDI de 120 ch et 172 Nm, un 1.4 T-GDI de 140 ch et 242 Nm et un 1.6 T-GDI de 204 ch et 265 Nm.

En diesel, le nouveau 1.6 CRDi est disponible en deux niveaux de puissance, 115 ch et 280 Nm en boîte mécanique, 300 Nm en boîte DCT7, ou 136 ch et 280 Nm en boîte mécanique, 320 Nm en DCT7.

Au début de l’année 2020, ces blocs seront rejoints par une alternative hybride rechargeable, qui reprendra le groupe motopropulseur du Niro, soit un moteur 1.6L essence assisté d’un bloc électrique de 44,5 kW, pour une puissance combinée de 141 ch et un couple de 265 Nm. L’autonomie en 100 % électrique visée est de 60 km.

A l’intérieur

Comme pour la mécanique, l’habitacle est repris de la Ceed.

L’ensemble est de bonne qualité autant sur les matériaux que sur les assemblages. Ma version d’essai était la finition Launch Edition. Comme son nom ne l’indique pas, c’est une finition qui n’est pas limitée dans le temps. Hyper équipée, difficile d’ailleurs de trouver quelque chose qui manque même s’il existe une finition Premium encore plus équipée, c’est la seule finition à pouvoir aussi recevoir, en option gratuite, un intérieur coloré jaune équinoxe (inserts autour des aérateurs, sellerie surpiquée jaune, tout comme les contre-portes).

Parmi les nouveautés, la Xceed est la première à disposer du système connecté UVO Connect. La carte SIM intégrée à la voiture permet de récupérer des infos en temps réel sur les conditions de circulation, la météo, etc., ce que faisait déjà la Ceed, mais grâce au smartphone de l’utilisateur. Ici, c’est la voiture qui s’en charge. On peut aussi désormais avoir des statistiques sur la conduite, savoir où l’on a garé sa voiture, mais aussi envoyer directement à l’auto un trajet dans le GPS, avant même d’être à l’intérieur.

À noter aussi, côté équipement de confort, que le XCeed est un des rares modèles à bénéficier des sièges avant chauffants et ventilés, et des sièges arrière chauffants.

Au volant

Basée sur la berline, la XCeed en reprend la plateforme et les trains roulants, avec quelques modifications comme une direction revue et surtout des suspensions avant à butées hydrauliques progressives.

Le châssis est une vraie réussite avec un grand confort de conduite. Mais pas seulement, et c’est là la surprise: il permet à la Xceed d’accélérer le rythme sans soucis. La caisse vire à plat et le ressenti dans le volant est bon. La direction permet de bien placer la voiture là où se porte le regard. Le comportement est vraiment excellent!

Le moteur 1.4 T-GDI 140 ch de notre modèle d’essai, couplé à la boîte mécanique pilotée à double embrayage DCT7, est suffisamment performant dans toutes les situations. Le 0 à 100 est annoncé en 9,5 secondes. La vitesse maxi pointe à 200 km/h tout rond. Pour plus de punch, il faudra se tourner vers le 1.6 T-GDI de 204 ch, qui annonce respectivement 7,5 s et 220 km/h.

A noter qu’avec le mode Sport enclenché, on savoure beaucoup plus la Xceed, et avec ce parcours montagneux c’est un régal. La boite se montre réactive et relance bien en sortie de virage. Peut être trop puisque la consommation est venue titiller les 10L de moyenne. C’est là le seul point noir d’une copie quasi parfaite!

Conclusion

Confortable, dynamique sur la route, agréable à conduire, bien équipé, bien garanti, et dans un style qui se démarque vraiment! Quelle belle surprise!

La Kia XCeed est pratiquement sans concurrence dans la catégorie des crossovers généralistes. Pour trouver un équivalent, il faut regarder du côté de marques premium, car il fait plus penser à un Mercedes GLA ou un BMW X2.

Photos de la Kia Xceed

Notation

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Fiche Technique Kia Xceed

MOTEUR
Type : 4 cylindres turbo
Position : Avant
Cylindrée : 1353 cm3
Puissance maxi : 140 ch à 6000 tr/mn
Couple maxi : 242 Nm entre 1500 et 3200 tr/mn
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
POIDS
Données constructeur à vide : 1300 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,28
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 200 km/h
0 à 100 km/h : 9″5
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 5,7 L/100 Km
CO2 : 130 g/Km
Puissance fiscale : 8 CV

Essai Audi S4 TDI 2020

Comme les S6 et S7 Sportback cette année, l’Audi S4 adopte un moteur diesel pour le marché Européen. Étrange? Pas tellement vu la popularité du diesel toujours présente et la maîtrise de la marque aux anneaux avec cette technologie. Direction le Pays Basque pour découvrir cette nouveauté.

Design

Le saviez vous? L’Audi A4 fête ses 25 ans! Pour ce facelift, c’est tout le design qui est revu et pas un élément de carrosserie est identique! La calandre Singleframe est élargie, la nouvelle signature LED est plus dynamique, et l’ensemble avant se veut logiquement plus sportif!

De profil, la ligne qui ceinture la caisse a disparu au profit de quattro blisters, cela se traduit par des cassures au niveau des ailes pour donner cette impression de puissance.

A l’arrière, on découvre également une nouvelle signature lumineuse et un dessin diffèrent pour le bouclier. Les quatre sorties d’échappement trahisse le caractère sportif de l’auto. Plus facile à distinguer, le gros changement se situe au bout du capot, avec cette prise d’air Sport quattro comme sur la R8 et l’Audi A1.

Moteur

La S4 TDI a beau être plus petite que les S6 et S7 Sportback, on part sur une bonne nouvelle quand on sait qu’elle embarque le même V6 3.0L TDI de 347 ch et 700 Nm, un couple énorme qui lui permet de faire jeu égal avec l’ancienne S4 essence.

La puissance est transmise par une transmission automatique Tiptronic à huit rapports et un système de traction intégrale quattro avec différentiel central à verrouillage automatique. En version berline, la S4 est capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en 4,8 s!

Outre le moteur diesel, la S4 est la dernière Audi à acquérir un système électrique 48 V et un compresseur électrique pour compléter le turbocompresseur conventionnel pour plus de réactivités et de performances!

Les consommations ne font pas partie des mauvaises surprises puisque le weekend s’est terminé avec un honorable 11L/100km sur un parcours essentiellement montagneux.

A l’intérieur

Par rapport à une A4 classique, la S4 s’offre un habillage façon carbone du plus bel effet. Le cuir du volant à méplat et du levier de vitesse et perforé.

Elle n’en fait ni trop, ni pas assez. La qualité de fabrication reste au top niveau. Pour ce qui est de la technologie la plus visible, elle adopte, comme le reste de la gamme A4, un écran tactile de 10,1 pouces, posé fièrement au milieu du tableau de bord, avec des mises à jour de l’interface MMI et des fonctions d’infotainment.

Les sièges et l’acoustique offrent un grand confort aux occupants. Cette voiture est douce et une invitation aux longues distances.

Au volant

Ni le nouveau style extérieur de la S4, ni son intérieur ne vous font craquer? Et bien il est également peu probable que vous soyez excité à l’idée de démarrer un diesel, même s’il s’agit d’un V6. Cependant, il faut dire que le son a du caractère et qu’il est difficile de critiquer l’efficacité du V6 et le travail d’Audi là dessus.

En dessous de 2000 tr/min, le moteur n’est pas excessivement enthousiaste. Il est d’ailleurs plus facile à manier si vous changez de vitesse manuellement plutôt que de laisser la boîte en mode automatique. En effet, la boîte Tiptronic à huit rapports peut être lente à se réveiller si vous vous arrêtez à un rond-point ou sortez d’une intersection… avant de sprinter comme un boulet de canon!

Et là c’est la surprise! Un peu malgré vous, vous avez effleuré la pédale pour avoir une meilleure relance, et c’est un véritable coup de fouet en retour. Changement de registre.

Je vous voyais déjà ricaner derrière vos écrans, une S4 TDI, quelle hérésie! Et bien non, n’oubliez pas qu’Audi a gagné les 24H du Mans 8 fois avec un TDI! La S4 a en quelques sortes en héritage ce passé glorieux sous le capot! Ignorez le dernier millier de tours avant la ligne rouge, et profitez du couple impressionnant disponible entre 2500 et 3100 tr/min.

Le dépassement se fait en un clin d’œil et la réponse de l’accélérateur est impressionnante dans cette bande de régimes, avec un grondement jusqu’à la note d’échappement. La S4 ne dispose pas des roues arrières directrices comme sur les S6 et du S7. Mais son comportement dans les virages est redoutable. La direction précise, surtout en mode Dynamic, et l’adhérence permettent de vous amuser au volant mais aussi impressionner vos passagers.

Elle est aussi une véritable routière, capable de rouler dans le quasi-silence et choyer ses occupants. Docteur jekyll et Mister hyde? Presque!

Conclusion

Pour résumer la S4 TDI, ce sont des performances hors du commun et une polyvalence incroyable. Alors certes, on perd la noblesse mécanique du V6 essence mais vu les chiffres des ventes toujours au top du diesel, le pari n’est finalement pas si osé pour Audi.

Photos de l’Audi S4 TDI 2020

Notation

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Fiche Technique Audi S4 TDI 347ch

MOTEUR
Type : V6
Position : Avant
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 2967
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 347
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 700
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (8)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1860
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5.36
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 4″8
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,2
CO2 (g/Km) : 153

Essai Volvo S60 T8 Polestar engineered

Volvo lance sa nouvelle berline S60, première Volvo construite aux États-Unis mais dernière d’une gamme désormais complètement renouvelée! Direction Cassis, pour un premier contact au volant de la version la plus puissante, la T8 Polestar Engineered.

Design

La S60 est une berline élégante à tendance sportive comme on peut le voir avec la finition R-Design, qui dispose d’un châssis rabaissé de 15 millimètres. C’est encore plus vrai avec cette version T8 Polestar Engineered, qui a été développée par la division sportive de la marque.

À l’extérieur, cette T8 Polestar Engineered se reconnaît à sa calandre Polestar noire laquée, ses coques de rétroviseur noires, ses sorties d’échappement sombres, une barre anti-rapprochement sous le capot, un châssis rabaissé de 15 millimètres, des amortisseurs réglables signés Ohlins, des jantes en aluminium forgé de 19 ou 20 pouces en option et des étriers de freins Brembo.

Esthétiquement, la nouvelle S60 est très réussie. Identifiable immédiatement comme une Volvo, elle reste sobre et élégante, sans renier une certaine modernité.

Moteur

Particularité de cette S60, il n’y a pas ni motorisation diesel! Un choix atypique de la part de Volvo.

Elle est lancée avec le T8 hybride de 390 ch. Sauf que dans cette version un peu spéciale, les ingénieurs de Polestar se sont penchés sur le calculateur pour sortir 15 ch et 30 Nm de plus! Le résultat est une puissance combinée de 405 ch et une gestion de la boite à 8 rapports revue en conséquence également pour un tempérament plus sportif.

Techniquement, le T8 embarque sur son essieu arrière un moteur électrique de 87 ch et de 240 Nm de couple. Celui-ci entraîne les roues arrière. La batterie de 10,4 kWh se trouve dans le tunnel central. Le quatre cylindres de 2 litres à compresseur et turbo entraîne l’essieu avant. Le moteur thermique développe 318 ch et 430 Nm.

Cela lui permet de réalise le 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes et atteindre une vitesse de pointe limitée à 250 km/h.

Cette S60 est capable d’évoluer en tout électrique durant une cinquantaine de kilomètres. Lorsque le rythme s’accélère, le moteur électrique apporte un soutien non négligeables lors des phases d’accélérations et de reprises. Evidemment, les quatre roues motrices et les Pirelli P Zero permettent une motricité irréprochable.

L’association des deux moteurs est imperceptible d’autant plus que la boîte automatique à 8 rapports fait preuve d’une douceur impressionnante tout en conservant une rapidité de passages des rapports. L’intérêt d’acheter une hybride rechargeable est un soucis écologique ( et économique ). Volvo annonce une moyenne mixte légèrement supérieure à 2 l/100 km. En réalité et en conduite dynamique, je suis resté entre 8 et 9L/100km, ce qui reste une très bonne valeur pour un véhicule de 405 ch et de plus de 2 tonnes sur la balance!

Performante et qui consomme peu, des mots qui vont rarement ensemble, et pourtant!

A l’intérieur

Belle à l’extérieur, belle à l’intérieur. L’habitacle est bien dessiné et fabriqué, étonnant pour une « américaine ».

La tradition Suédoise est respectée, avec des sièges au confort remarquable. L’ambiance est apaisante, l’ergonomie bien pensée… Fidèle à l’idée de salon moderne, tout est question de connectivité ici. D’ailleurs, tout vous semblera familier si vous avez déjà connu une autre Volvo post-2014. Il y a un grand écran tactile en position portrait qui est un peu fastidieux au début mais riche en fonctionnalités.

Cet écran contient à peu près tous les mots à la mode liés aux smartphones comme Apple CarPlay, Android Auto, Spotify, Yelp… Ce qui me permet de vous parler de la stéréo optionnelle (et très puissante) Bowers & Wilkins qui dispose de preset audio assez fou comme le Gothenburg Concert Hall. Une salle de concert située en Suède, merci Wikipedia.

La S60 conserve les valeurs de Volvo et c’est un endroit très placide lorsqu’on s’y installe. Mais cela ne veut pas dire ennuyeux. Comme pour l’extérieur, Volvo a réussi à tout mettre en valeur sans que cela vous ennuie à mourir.

Au volant

L’ensemble s’installe sur la nouvelle plate-forme SPA de Volvo, comportant à l’avant des jambes McPherson, et à l’arrière un essieu multibras. Classiques et de bonne facture, ces trains roulants se voient agrémentés sur cette version Polestar de freins Brembo et d’amortisseurs Öhlins réglables.

Le choix est étrange tant la S60 est automatisée : aide au maintien de file, freinage d’urgence autonome, régulateur de vitesse adaptatif… Il y a des propriétaires de Volvo qui s’évaderaient sur circuit?

Alors évidemment avec de tels attributs, les amortisseurs maîtrisent bien les mouvements de carrosserie et cela a aussi pour effet de rendre la voiture assez communicative. La S60 vire à plat et met en confiance. La masse importante de 2050 kg ne peut pas s’effacer par contre et a pour effet de rendre l’équilibre assez sous-vireur, sécuritaire. Une masse qui ne fait pas peur aux étriers Brembo, bien entendu, ça freine fort!

Attention, cela reste une Volvo et le confort reste présent malgré tout. La suspension est souple et assez progressive pour digérer les imperfections de la routes. La copie n’est pas parfaite, j’ai trouvé la direction perfectible puisque l’on sent son centrage aimanté et la remontée d’information pourrait être meilleure pour mieux sentir la route. Ensuite, si vous pensiez faire rugir le moteur… repassez. L’échappement ne produit aucun son, pour le coup il s’agit bien d’un silencieux d’échappement comme son nom l’indique.

Conclusion

Hybridation réussie, châssis extrêmement sûr, freins endurants, habitacle très agréable, sièges exceptionnels et une myriade de technologie… La S60 T8 Polestar engineered résume tout ce que nous avons appris à aimer sur les nouvelles Volvo et se retrouvent ici dans un format plus compact. Un choix idéal pour se démarquer des 3 premiums Allemands!

Photos de la Volvo S60 T8 Polestar engineered

Notation

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Fiche Technique Volvo S60 T8 Polestar engineered

MOTEUR
Type : 4 cylindres 2.0L turbocompressé + électrique
Position : Transversale avant
Cylindrée (cm3) : 1969
Puissance maxi : 405 ch
Couple maxi : 430 Nm
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
POIDS
Données constructeur à vide : 2050 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,06
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 250 km/h
0 à 100 km/h : 4″4
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 2,1 L/100 Km
CO2 : 48 g/Km
Puissance fiscale : 18 CV

Essai Lotus Exige 410 Sport 2019

Le circuit est généralement un juge de paix pour de nombreuses autos dites sportives. En ce qui concerne la Lotus Exige, c’est plutôt l’inverse… Il s’agit d’une auto de course suffisamment éduquée pour la sortir sur route ouverte! Dans la gamme Exige, la 410 Sport allie les performances de la 430 Cup à la « convivialité » de la 350 Sport, juste milieu?

Design

La ligne de l’Exige date de 2012 et pourtant elle ne semble pas dépasser! Il faut dire qu’elle est assez extravagante et ne subit pas vraiment le poids des années. Derrière ses lignes étranges, c’est bien un travail en soufflerie qui a été effectué pour plaquer la voiture au sol. D’ailleurs elle dispose d’une aérodynamique soignée pour générer 70 kg d’appuis à l’arrière et 45 kg à l’avant pour un total de 115 kg à 290 km/h.

Dans cette version 410 Sport, elle a le droit à de nombreuses pièces en carbone comme les seuils de d’habitacle, les déflecteurs, le toit, le capot, l’hayon, l’aileron… C’est sport! On continue avec les jantes Team Dynamics de 17 pouces à l’avant et de 18 à l’arrière, recouvert de pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 et dissimulant des disques et étriers AP Racing.

Attention, ne pensez pas que tout cela sert juste à faire joli! C’est bien le poids qui est la cible de toutes ces petites attentions! Il est possible d’abaisser le poids de l’Exige 410 Sport à 1050 kg à sec si vous décidez de vous passer de la climatisation et … de l’airbag! Elle devient alors la Lotus V6 la plus légère de l’histoire!

Au passage, Lotus considère l’Exige comme une voiture 80:20: comprenez 80% pour la piste et 20% pour la route. Dans les 20%, on doit juste retrouver les clignotants et les plaques d’immatriculation…

Moteur

Sous le magnifique hayon en carbone se cache donc un V6 3.5L d’origine Toyota. Il développe la bagatelle de 416 ch et 420 Nm! La petite Exige se catapulte de 0 à 100 km/h en seulement 3.4 secondes et atteint les 290 km/h, oui ce sont bien des valeurs de supercar!

Impressionnant mais vu la légèreté de l’engin, elle n’a pas besoin de plus de puissance pour faire preuve de vélocité.

La bande son se trouve juste derrière les baquets vu que le moteur se situe en position arrière transversale. Associé à l’échappement en titane, c’est un pur bonheur pour les oreilles!

Au niveau des consommations, il est donné pour un peu plus de 10L/100km. Pour le circuit, c’est évidemment beaucoup plus.

A l’intérieur

Si vous avez déjà essayé de vous asseoir dans une Lotus Exige ou même une Elise, vous savez à quel point cela réclame une certaine souplesse. L’Exige est au ras du sol, avec une ligne de toit qui dépasse à peine la taille. Sans oublier le seuil monstrueusement grand à franchir. Oui ça peut vite devenir humiliant si vous restez coincé, mais une fois les fesses au fond du baquet en carbone, on se sent bien et parfaitement maintenu!

La planche de bord est des plus basiques. le volant bien rond de petite dimension est recouvert d’Alcantara et se passe de tout bouton inutile. L’instrumentation se limite à un compte tours et un compteur de vitesses, tous les deux analogiques. Le tachymètre affiche une petite lecture numérique de la vitesse, mais elle est exprimée en miles par heure, un rappel pittoresque des origines britanniques de l’Exige.

Le levier de vitesse en aluminium et à la mécanique apparente prône au milieu de l’habitacle. Il s’apparente à la baguette d’un chef d’orchestre pour donner le rythme des crépitements lyriques du V6!

Pour le reste c’est old school et il faut savoir ce que l’on veut pour maintenir un poids au ras des pâquerettes: pour le confort, on repassera!

Au volant

C’est sur circuit que j’ai eu la chance de conduire ( ou piloter ) cette Exige. Un terrain de jeu plus adapté à ce véritable missile!

C’est la direction qui retient mon attention en premier, j’avais oublié ce qu’était un volant sans assistance et l’effort à réaliser pour faire tourner les roues, surtout que les Michelin Pilot Sport Cup 2 sont de véritables ventouses. Puis je m’élance, tout devient alors plus léger. Le V6 commence clairement à distiller sa mélodie enivrante, mais l’Exige n’est pas qu’une question de son.

L’accélération est foudroyante. Elle vous plaque au fond du baquet. Le freinage? A vous martyriser la nuque. L’Exige est sauvage! Elle vous fait tout oublier, fais remonter vos instincts les plus basiques, elle hurle à la joie, vous entraînant dans un délice mécanique pour ne faire qu’un avec la machine.

Le châssis est magnifiquement équilibré et agile, c’est une invitation à vouloir pousser encore plus. Mais les limites sont si éloignées que le manège envoûtant vous fatiguera avant elle. L’Exige est imperturbable, elle épouse la route sans roulis, pas de sous-virage, pas de survirage. On ressent la moindre imperfection du bitume à travers le volant, vraiment. 

Pour le côté technique, on retrouve le châssis de la 430 Cup sous cette 410 Sport mais adapté pour être aussi utilisé sur la route. Par conséquent, les ressorts Nitron et les amortisseurs réglables à trois voies ont leurs propres paramètres (24 clics pour la compression à la détente et à basse vitesse, 16 clics pour les compressions à grande vitesse). Les deux barres anti-roulis Eibach ont également été ajustées en conséquence.

Conclusion

Conduire une Exige Sport 410 2019 est une expérience viscérale, brute et pure. C’est immersif et non raffiné, vous voulez du sport, vous allez être servi! Oui cette voiture n’a aucun sens, n’est pas pratique, mais elle représente le plaisir automobile dans un monde où ses jours sont comptés. Malheureusement. 

Merci à Extrem Cars Events sans qui cet essai aurait été impossible!

Photos de la Lotus Exige 410 Sport

Notation

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Fiche Technique Lotus Exige 410 Sport

MOTEUR
Type : V6 3.5L turbocompressé
Position : transversal AR
Cylindrée (cm3) : 3456
Puissance maxi : 416 ch à 7000 tr/mn
Couple maxi : 420 Nm entre 3000 et 7000 tr/mn
TRANSMISSION
Propulsion
Boîte de vitesses (rapports) : mécanique (6)
POIDS
Données constructeur à vide : 1050 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,52
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 290 km/h
0 à 100 km/h : 3″4
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 10,6 L/100 Km
CO2 : 240 g/Km
Puissance fiscale : 30 CV

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