Panoz veut faire les 24H du Mans avec une voiture électrique!

La Green4U Panoz Racing GT-EV pourrait être la première voiture 100% électrique à disputer les 24 Heures du Mans, dès l’année prochaine.

Panoz veut être le premier constructeur à disputer les 24 Heures du Mans avec un véhicule électrique. Après l’étrange DeltaWing, Don Panoz a créé Green4U, une entreprise qui a pour but de développer des technologies électriques pour l’automobile.

Actuellement, la Green4U Panoz Racing GT-EV est actuellement en développement. On s’en rends compte dans la simplicité du rendu 3D…

[quote]Nous lançons ce projet au Mans en raison de l’histoire légendaire de cette course, où les concurrents les plus exceptionnels, les plus ambitieux et les plus tenaces ont toujours repoussé les limites du sport automobile et de l’automobile. Nous avons repoussé les limites avec la Sparky et la DeltaWing au Mans, et nous allons faire la même chose avec la GT-EV 100% électrique.

Don Panoz[/quote]

La GT-EV trouverait sa place dans le garage N°56, dédié à des technologies innovantes. Elle devrait développer une puissance de 400kW à 450kW (540 cheveaux à 610 chevaux), pour une vitesse de pointe entre 280km/h et 290km/h. Des performances équivalentes aux GTE actuelles.

L’autonomie sera le plus grand défi à relever. Contrairement à la Formule E où les pilotes doivent changer de voiture à la mi course à cause de batterie trop faible, sur la GT-EV, il n’y aura qu’un seul véhicule engagé et c’est la batterie qui sera remplacée, une idée déjà évoquée pour des véhicules électriques de route. Chaque batterie devrait permettre de parcourir de 145km à 180km, soit l’équivalent de 10 à 13 tours au Mans.

[quote]Ce qu’il faut, c’est aller aussi loin que les voitures à essence et hybrides avec l’énergie d’une seule batterie, puis de changer la batterie en à peu près autant de temps qu’eux pour remplir leur réservoir

Brian Willis, vice-président de l’ingénierie de Green4U[/quote]

Les premiers visuels ne sont pas pour l’instant très flatteur mais l’idée est là. Rendez vous dans un an!

Nissan Deltawing

Basée sur un châssis d’Aston Martin AMR-One, la Delta Wing est l’aboutissement d’un projet de plusieurs industriels américains dont Ben Bowlby, Dan Gurney et Don Panoz, entrepreneur américain à qui on doit la création du championnat ALMS, et plusieurs projets qui ont courru au Mans, comme la Panoz Esperante, et la Panoz Esperante hybride. Le support technique est effectué par le Highcroft Racing, multiple champion ALMS.

Sélectionnée pour occuper le 56e stand lors des 24h du Mans 2012 attribué à la recherche et l’innovation, elle pourrait symboliser l’avenir du sport automobile. En effet, contrairement aux LMP1 actuelle, la Delta Wing mise sur un 1,6l turbo consommant peu, un poids plume de 475 kg (soit la moitié de ce qu’autorise le règlement actuellement), et un coefficient de traînée aérodynamique de seulement 0,24, quand ses concurrentes sont à environ 0,50. Pour cela, cette voiture n’est équipée d’aucun aileron, mais d’un extracteur d’air sous l’arrière de la voiture, et d’une dérive verticale afin d’éviter que la voiture ne parte en vrille en cas d’accident.

Michelin s’est déjà porté partenaire pneu de ce projet innovant. Aujourd’hui, Nissan a officiellement rejoint le projet en apportant un moteur 1,6 litre turbo à injection directe développant 300 ch. Il permet à la Deltawing de dépasser les 300km/h. Véritable Batmobile des circuits, elle sera pilotée par Marino Franchitti et Michael Krumm. On ne connait pas encore le nom du 3eme pilote. Pour son développement, ils seront rejoints par le Français Erik Comas.

En bonus, une petite Go pro sur le capot (et oui ça tourne):

Panoz Abruzzi Spirit of Le Mans

Alors que les 24H du Mans se prépare. Panoz annonce un nouveau modèle: la Panoz Abruzzi Spirit of Le Mans. 600ch sous le capot, un style résolument diffèrent et une fabrication à la main qui limitera la production à 81 exemplaires sur 3 ans, qui coïncideront avec la 81 épreuves des 24H du Mans en 2013.

Elle sera uniquement délivrée au Mans avec un stage de deux jours sur le circuit, histoire de maîtriser la bête. Il faut dire qu’à 400000€ le morceau, c’est quand même pas de refus!

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