40éme Concentration Alpine & Gordini

Direction le circuit de Croix-Ternois ce samedi 2 septembre 2023! L’Association Sportive des Alpine du Nord organise sa 40éme Concentration Alpine & Gordini! C’est parti pour un reportage photo sur cette folie bleue…

Et bien cette année, les Alpine étaient beaucoup moins bleues. Déjà parce qu’il y avait plus de Renault pour cette 40éme édition. Ensuite parce que nos belles Françaises ne se vendent pas/plus qu’en bleue. C’est vraie que l’année précédente, c’était quasiment 90% bleue.

Alpine, ce rêve bleue

Si c’est d’abord le beau rêve de Jean Rédélé. La marque Alpine a son histoire liée à Amédée Gordini. Ce dernier savait préparé des moteurs et permettra à la marque de connaitre le succès en rallye, en monoplace et aussi en endurance. Nous sommes en 1962.

Mais je me suis surpris du nombre de voitures et d’objets dédicacés par un certain Jean Ragnotti. Pour l’avoir côtoyé, il est aussi généreux au volant que dans la vie. Jeannot est une véritable légende, c’est sur. Pilote touche à tout, aussi à l’aise sur circuit que sur une spéciale de rallye. il a aujourd’hui 78 ans.

En tout cas, si Alpine est aujourd’hui sur une A110 dans de multiples déclinaisons. Ça sera à l’avenir aussi une gamme électrique. En verra t’on sur circuit? Je l’espère. Malheureusement, il n’y avait. pas de A110R ce jour.

Clio V6, les années 2000

Renault Sport réalise un concept-car basé sur la V6 Trophy de compétition. Elle sera présentée au Mondial de l’Automobile de Paris en 1998 pour le centenaire de la marque. L’engouement incite Renault à collaborer avec l’écurie automobile britannique Tow Walkinshaw Racing (TWR) pour réaliser une étude de faisabilité en vue d’un éventuel projet de production. En 2000, le modèle est prêt pour la production.

La première mouture fortement décriée, développe 230ch et fait le 0 à 100km/h en 6,4 sec. La version restylée viendra corriger le tir avec 255ch et le 0 à 100km/h en 5,8 sec. Surtout, l’évolution sera totale sur la tenue de route, la boite qui n’était pas adaptée, et esthétique. En tout cas, on ne verra plus jamais un projet aussi délirant sortir aujourd’hui.

Le cherry red à l’honneur

Si Tesla vient de lancer cette couleur sur son mastodonte, la Model X, la couleur existait déjà depuis belle lurette chez Alpine. Il s’appelle ici Rouge Impérial sur cette GTA. Nous sommes en présence d’une version limitée: la Le Mans sortie en 1990. Elle adopte l’évolution catalysée du V6 Turbo, et sa puissance tombe de 200 à 185 ch pour respecter les normes de l’époque. Elle dispose de jantes spécifiques ACT « façon BBS » avec un faux écrou central.

Renault 21 turbo Europa Cup

Coup de coeur pour cette Renault 21. Quoi de plus moche chez Renault qu’une 21? Beaucoup de chose, ok je sais. Mais les années sont passées, et son côté cubique gagne en charme. Qui l’eu cru? Surement pas moi. Cette Renault 21 de compétition avoisine les 1000 kg. Son 2.0L reçoit l’aide d’un turbo Garrett T031 pour sortir 300ch et 430Nm. Sur la piste, elle est capable d’atteindre les 270km/h.

Elle a failli s’appeler Alpine

Je parle bien sur du Spider Renault.

Pendant les années 1990, les Williams-Renault dominent la Formule 1, et il y a là une formidable publicité possible pour une voiture de sport. Renault préfère capitaliser sur ses victoires en F1. Bonjour Renault Sport, adieu Alpine. Tous les logos Alpine sont enlevés des dessins même si le style s’inspire de l’Alpine A220 Cévennes. C’est le moteur type F7R des Clio Williams qui vient se loger à l’arrière. La structure de la voiture est réalisée en aluminium et sa carrosserie en polyester pour abaisser le poids à 930 kg.

Pour une coupe monomarque, Renault produira la version Trophy, reconnaissable à son arceau de protection et son moteur de 180 chevaux. 1726 Spider, dont 90 en version Trophy, sortiront de l’usine de Dieppe.

Bravo les Alpine du Nord

Encore une fois, bravo à l’Association Sportive des Alpine du Nord pour cette belle organisation. Officiellement créée le 11 juillet 1983 par une bande de passionnés. C’est donc 40 ans de passion réunit au même endroit. Vous pouvez retrouver leur site internet ici. Et certainement à l’année prochaine!

Photos de l’évènement

Essai Renault Espace 2023: il s’est perdu

Le lancement du Renault Grand Austral Espace symbolise le nouveau plan d’économie chez le constructeur automobile. L’Espace est désormais un SUV comme un autre, basé sur un Austral allongé. Moins onéreux qu’autrefois donc. Il n’est plus le précurseur qu’il a été.

Le Renault Espace, c’était d’abord quatre générations de monospaces. La cinquième prenait la forme d’un crossover mais encore très monospace. Pour cette sixième génération, il n’y a plus de doute. Le Renault Espace glisse dans l’univers des SUV. La raison est assez simple. Le marché des grands monospaces s’est effondré au profit des SUV à sept places. Renault tente de suivre la tendance en dénaturant son Espace. La concurrence est bien présente en Europe. On peut citer les Peugeot 5008, Skoda Kodiaq ou Volkswagen Tiguan Allspace. On peut continuer avec l’Asie et les Kia Niro ou Nissan X-Trail.

Renault a fait un choix pragmatique et surtout économique pour son nouvel Espace. Ca en est fini de l’inovation. Cette fois, la base est simplement celle d’un Austral allongé de 21 cm. Maintenant direction Porto pour voir si le nouveau venu est à la hauteur de son prédécesseur et de ses concurrents.

A l’intérieur du Renault Espace 2023

Le mobilier intérieur est sans surprise celui de l’Austral. Rien de distinctif donc pour l’Espace, je vous parlais d’économie. Le siège du conducteur est bien ajustable et vous bénéficiez d’une position de conduite raisonnablement surélevée. Les montants latéraux sont volumineux et la lunette arrière est plutôt petite. Il est donc préférable de prévoir une surveillance des angles morts. Ainsi que faire confiance au système de caméra à vision panoramique pour vous aider à vous garer sans aucune bosse.

Heureusement, la présentation cossue est de la partie avec des matériaux de belle facture. Les assemblages précis et, sur notre finition Iconic, la sellerie en cuir clair perforé donne un aspect haut de gamme visuellement. Le repose-main coulissant et les nombreux rangements, dont les grands bacs de portière, facilitent la vie en voyage. Le grand toit vitré (hélas non ouvrant contrairement à ceux des générations précédentes) apporte une belle luminosité.

Si vous aimez les grands écrans, vous serez sans doute séduit. Vous avez le droit à un groupe d’instruments numériques de 12,3 pouces flanqué d’un écran d’infodivertissement orienté portrait de 12,0 pouces. Ils profitent d’un beau graphisme. La dalle tactile se montre réactive et fluide avec son fonctionnement sous interface Google. On profite ainsi de Google Maps pour le GPS et de mises à jour à distance. Les connexions Apple CarPlay et Android Auto sont évidemment de la partie, tout comme la recharge par induction et des prises USB-C pour chacun des passagers.

Du coffre mais moins qu’avant

En passant à l’arrière, c’est la bonne surprise avec la banquette reculée au maximum. Elle coulisse sur 22 cm. Les dossiers s’inclinent jusqu’à 31°. Les deux dernières places sont à réserver aux enfants, et la concurrence ne fait pas mieux sur ce point. Au niveau de la modularité, Renault abandonne les trois sièges arrière indépendants et coulissants de l’Espace 5. Il faut se contenter d’une banquette 60-40.

Le coffre propose 477 litres seulement dans version 7 places lorsque la banquette est reculée. Le volume grimpe à 577L dans la version 5 places. C’est forcément mieux que l’Austral qui est plus court.

L’unique motorisation du Renault Espace

L’Espace 2023 se contente d’une seule motorisation pour commencer sa carrière. Vous ne décollerez pas avec les 200ch. L’accélération est donnée pour 8,8 secondes avant d’atteindre les 100 km/h. Tandis que la vitesse maxi pointe à 175 km/h. Plus embêtant, il utilise un système appelé E-Tech, bien que cela ne signifie pas qu’il s’agit d’une voiture entièrement électrique comme la nouvelle Renault Megane E-Tech. Non, c’est la Renault Espace de 2023 dispose d’un 1.2L E-Tech. Il s’agit d’une hybride qui combine un moteur à essence avec un moteur électrique.

Apparemment, des études menées par Renault ont suggéré que peu de gens le brancheraient assez souvent pour obtenir les avantages d’efficacité que les PHEV peuvent offrir lorsque la batterie est rechargée.

Reprenons. Ce bloc E-Tech 200ch inauguré par l’Austral comprend un moteur à essence de 130 ch (3 cylindres turbo), une batterie de 2 kWh, une boîte automatique et deux moteurs électriques (un de 70 ch pour assurer la traction et un de 25 ch pour changer les vitesses). La fiche technique annonce fièrement un 4,6 l/100 km promis par l’homologation WLTP. Soit 1100km d’autonomie avec un plein. Dans la vraie vie, la consommation moyenne s’établit dans les 7L/100 km sur un parcours mixte. Cela reste très correct pour un véhicule si volumineux.

200 chevaux bien paresseux

Si le moteur hybride E-Tech réussit le pari de la consommation maîtrisée, il n’arrive pas encore à convaincre sur le plan de l’agrément.

Pour dépasser ou pour rejoindre l’autoroute, par exemple, on se dirait à un guichet de la poste. La boîte de vitesses est très lente à rétrograder. Cette longue attente est frustrante. A tel point qu’on se demande si il y a bien 200ch sous le capot. Alors certes on n’attend pas des prestations sportives ici, mais une mécanique plus fluide aurait été bienvenue.

On peut aussi se poser la question, le manque de choix de motorisation du Renault Espace le paralysera-t-il dans sa conquête du segment ?

Au volant de l’Espace 2023

Sans surprise, le nouvel Espace repose sur la plate-forme CMF-CD aussi utilisée par l’Austral. Mais apparemment Renault a revu le typage des trains roulants pour offrir un meilleur confort.

La direction semble bien pondérée et est agréablement précise en ce qui concerne ce gros SUV familial. Et cela va encore plus loin avec l’option 4Control (roues arrière directrices et train arrière multibras). Renault indique que le véhicule est aussi plus facile à manœuvrer à basse vitesse.Tout simplement grâce à ses roues arrière qui braquent à l’inverse de celles de l’avant sur 5° (contre 3,5° auparavant). Avec comme promesse un rayon de braquage de 10,40 m identique à celui d’un Captur.

Cet Austral à sac à dos offre un dynamisme au rendez-vous grâce à ce fameux châssis 4Control. Il est livré en série sur les finitions Esprit Alpine et Iconic. Cependant, cela ne transforme pas l’Espace en quelque chose d’amusant à conduire dans les virages. Il s’agit toujours d’une voiture haute et lourde avec une suspension assez souple. La direction est généralement prévisible, mais il faut être plus mesuré avec les modèles 4Control à grande vitesse, car si vous êtes un peu maladroit, cela peut faire des embardées déconcertantes lorsque vous changez de direction.

La suspension souple lui confère une conduite confortable à grande vitesse, bien que nous vous suggérions d’éviter les grandes roues de 20 pouces. En effet, elles transmettent trop les imperfections de la route comme les nids-de-poule à basse vitesse. Les jantes plus petites de 19 pouces devraient (sensiblement) résoudre ce problème et devraient également être moins sonore. Sinon, il y a un peu de bruit aérodynamique autour des gros rétroviseurs et un triste son de trois cylindres lorsque le moteur est sollicité.

Conclusion

Cette nouvelle génération rentre dans le rang en reprenant une base d’Austral pour chasser sur les terres des SUV à 7 places, là où le potentiel commercial est le plus fort. L’Espace 6 change donc de segment. Il arrive avec des atouts, mais il doit encore parfaire son agrément mécanique. Il perd aussi en modularité et en coffre par rapport à l’ancienne génération. Surtout, il risque de perdre sa clientèle qui ne se retrouve plus dans le nom.

L’Espace semble arriver déjà perdue face à une concurrence qui devrait se renouveler prochainement.

Notation

Design
6
Vie à bord
7
Performances
5
Plaisir de conduite
4
Confort
Présentation intérieur
Moins d'espace
Boite lente
5.5

Fiche Technique de la Renault Espace 1.2L E-Tech 200ch
MOTEUR

Type : Essence hybride
Puissance maxi : 200 ch
Couple maxi : 205 Nm
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses : automatique
POIDS
Données constructeur à vide : 1698 kg
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 175 km/h
0 à 100 km/h : 8″8 sec
CONSOMMATION
Emission CO2 : 111 g/km
Conso mixte WLTP : 4,6 L/100km

Photos du Renault Espace 2023

Concours d’élégance Chantilly 2022

Chantilly 2022 – Ce 25 septembre 2022, le domaine du château de Chantilly accueillait une nouvelle édition du Chantilly Arts & Élégance. Au programme, des anciennes d’exception, des concept-cars, et de nombreuses animations…

La France a été le berceau du Concours d’Elégance dans les années 1920, créant ces rencontres très populaires où des voitures d’exception étaient exposées en compagnie d’élégantes dames habillées par les grands noms de la mode française. L’une des premières ambitions de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille consiste à ressusciter cette glorieuse époque en invitant les constructeurs et les designers automobiles à faire découvrir au public leur concept-car en les associant à des mannequins parées des plus belles tenues de maisons de couture pour un défilé unique. C’est toujours le cas pour cette édition 2022!

Le domaine du château de Chantilly

Symbole du charme à la Française et théâtre du Chantilly 2022, le domaine du château de Chantilly se transforme le temps d’une journée. Le château de Chantilly est l’un des joyaux du patrimoine français. Il est aussi l’œuvre d’un homme au destin exceptionnel : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du dernier roi des Français, Louis-Philippe. Ce prince, considéré comme le plus grand collectionneur de son temps, a fait de Chantilly l’écrin de ses innombrables chefs-d’œuvre et manuscrits précieux.

Le château a traversé les siècles tel que le duc d’Aumale l’a offert en 1886 à l’Institut de France : l’occasion rêvée d’entamer un voyage dans le temps en plein cœur d’une demeure princière. En hommage à ses illustres prédécesseurs, les princes de Condé, le duc d’Aumale a appelé cet ensemble le « musée Condé ».

Chantilly Arts et Elegance Richard Mille est le rendez-vous incontournable des amateurs de voiture des quatre coins du globe. C’est bien plus qu’un concours d’élégance. C’est un musée automobile éphémère et unique formé par les plus belles voitures du monde anciennes et modernes. Une journée sous le signe de l’élégance durant laquelle, petits et grands pourront profiter de l’immense diversité d’animations, d’expositions et d’ateliers mis en place pour l’occasion.

La passion pour l’élégance comme dénominateur commun

Faire de ce dimanche une journée élégante à la campagne, tel est le défi lancé! Il est évident que l’élégance est à l’appréciation de chacun. D’ailleurs l’organisateur invite à respecter un dress code élégant. Il faut donc oublier la mini-jupe, le décolleté trop plongeant, les shorts et les baskets.

Pour coller au magnifique domaine et donner vie au décor, les visiteurs jouent le jeu et cela permet d’arpenter les allées à travers les chapeaux fleuris et les nœuds papillon! C’est ainsi que près de 20000 spectateurs deviennent aussi acteur de cette belle journée. Une véritable bulle de charme, intemporelle, mais pas figée. Car tout ce petit monde s’agite, et les autos, plus belles les unes que les autres, font craquer leurs moteurs pour défiler. Car l’objectif reste le Concours d’Etat, comme son nom l’indique, récompense la ou les voitures dans le meilleur état de conservation ou de restauration. Ici à Chantilly, on ne croise que des véhicules exceptionnels répartis en 17 catégories.

Des premières mondiales pour Chantilly 2022

De grands noms de l’automobile ont fait le déplacement ce dimanche. Parmi les neuf véhicules exceptionnels, deux exclusivités mondiales : la Renault R5 Turbo 3E et la Bugatti W16 Mistral. Deux voitures très attendues et opposées. La nostalgie pour la Bugatti Mistral qui sera le dernier modèle de la marque à être motorisé par un W16, et le futur pour la Renault R5 Turbo électrique pensée pour drifter avec ses 380 ch envoyés aux roues arrière. 

Le public a également admiré la Delage D12, hypercar française inspirée par la F1, l’Aston Martin DBR22, la Bentley Mulliner Batur ou encore le concept DS E-Tense Performance.

Aston Martin DBR22

L’Aston Martin DBR22 a été créée pour célébrer le 10ème anniversaire de la division Q by Aston Martin. Il s’agit de la division dédiée aux commandes très spéciales et sur mesure. La DBR22 rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Elle utilise néanmoins les dernières technologies de la marque. Si les lignes sont inspirées des voitures de sport de l’époque, le moteur est puissant et à la pointe de la technologie. La DBR22 est animée d’un V12 5.2 L de 705 ch et de 753 Nm, le tout associé à une transmission automatique à huit rapports. Aston Martin confirme que la DBR22 exécute le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint la vitesse de pointe de 319 km/h.

Bentley Mulliner Batur

La Bentley Mulliner Batur embarque un W12 bi-turbo de 740 ch et dévoile le langage stylistique des futurs modèles électriques de la marque. Produite à seulement 18 exemplaires, la Batur est la seconde Bentley moderne de petite série conçue par Mulliner, carrossier devenu autrefois le département de personnalisation interne de Bentley. La Batur tire son nom d’un lac situé sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est destinée à devenir l’une des dernières Bentley à moteur thermique de la marque et l’une des ultimes représentantes du couple et du raffinement du W12, Bentley ayant annoncé proposer uniquement des véhicules électrifiés à compter de 2026 et devenir une marque 100 % électrique en 2030.

DS E-TENSE PERFORMANCE

Son design aérodynamique et ses technologies inspirées des victoires de DS en course automobile font de la DS E-TENSE PERFORMANCE la pionnière de la nouvelle génération E-TENSE. Elle est le trait d’union entre la Formule E et les futures créations de la marque. Ce concept-car 100 % électrique ouvre la voie vers l’avenir de la haute performance automobile.

La DS E-TENSE PERFORMANCE peut atteindre jusqu’à 815 chevaux grâce à la puissance cumulée de sa double motorisation électrique combinée à ses quatre roues motrices. Particulièrement novateurs, le châssis, la motorisation et la batterie sont au cœur du développement de la voiture électrique du futur.

Delage D12

La Delage D12 offre un positionnement unique, tourné exclusivement vers la performance et le plaisir. Le design est à la fois pur, agressif, futuriste, inspiré de la Formule 1 et des avions de chasse. C’est une voiture large et ultra-basse. Hybride, elle dispose de 1100ch au total. 990ch sont thermiques et proviennent d’un V12 de 7,6 L « fait maison », les ultimes 110ch étant le fruit d’un moteur électrique (20cv dans la version club qui est 90 kilos plus légère).

La Delage D12 est la première voiture au monde homologuée sur route disposant des suspensions contractives qui ont révolutionné la Formule 1. La Delage D12 dispose des premières jantes en carbone intégrant un effet aérodynamique de refroidissement des freins.

Bugatti W16 Mistral

Depuis la Veyron en 2005, le moteur W16 a toujours été le cœur de toutes les Bugatti. La Bugatti W16 Mistral est le dernier modèle de la marque à utiliser le légendaire W16.

Représentant bien plus qu’une simple évolution de la Chiron, il s’agit d’un roadster inédit qui rend hommage aux cabriolets les plus mythiques du constructeur français. Visuellement, la filiation avec la Chiron est bien présente. Selon le constructeur, le design de la W16 Mistral  s’inspire également de la Type 57 Roadster Grand Raid de 1934. La W16 Mistral se présente donc comme “le“ roadster ultime.

Renault R5 Turbo 3E

La Renault R5 Turbo 3E est toujours turbo, mais maintenant électrique. Elle a cumulé les succès en rallye, fait battre les cœurs, et collectionné les superlatifs… La R5 Turbo 2 a 40 ans cette année !

Une icône remise au goût du jour. Situés à l’arrière, les deux moteurs électriques développent 280 kW, une puissance équivalente à 380 ch. Le couple de 700 Nm est disponible dès l’accélération. Les batteries de 42 kWh permettent d’enchaîner les sessions de drift à pleine puissance. La carrosserie en fibre de carbone habille un châssis tubulaire. Les pneus slicks sont conçus pour le drift et des supports pour caméras permettent d’enregistrer et partager les sessions. Ce show-car qui gagne 25 cm en largeur par rapport à la « Turbo 2 ». Détails esthétiques : les vitres aux tons rose violacé. On remarquera aussi les incrustations de LED rouge qui s’illuminent pendant les drifts.

Chantilly 2022, ce gout d’international

Des nouveautés en première mondiale et un jury toujours aussi éclectique. Comme depuis la première édition, il est composé de personnalités de tous horizons, tant au niveau du milieu dans lequel ils évoluent – stylistes et historiens de l’automobile, collectionneurs, conservateurs de musée, hommes d’affaires, journalistes… que de celui de leur nationalité: française bien sûr, anglaise, américaine, néerlandaise, indienne, italienne, suisse, allemande, portugaise et enfin australienne.

C’est la superbe Aston Martin DRB22 qui a remporté le Concours d’Élégance, ce concept-car rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Le prix du public a été décerné à la Renault R5 Turbo 3E.

De cette exposition unique en son genre, un bolide exceptionnel a remporté l’adhésion du jury pour l’attribution du Best of Show des voitures d’avant-guerre : l’HISPANO-SUIZA H6C Dubonnet Xenia de 1938. La TALBOT LAGO T26 GS Barchetta Motto de 1950 s’est vue attribuer le prix du Best of Show des voitures d’après-guerre. Parmi les prix spéciaux, citons le Prix Spécial FFVE de l’authenticité décerné à la CITROËN SM Mylord Cabriolet Chapron de 1972. Orchestré par la FFVE, le grand Prix des Clubs à récompensé le Rolls Royce Enthusiasts Club pour la qualité d’ensemble de sa présentation.

Mes impressions de ce Chantilly 2022

Impossible en tout cas de ne pas avoir la larme à l’œil devant cette orgie de métal et d’odeurs d’huile. Le soleil et les sourires étaient au rendez-vous. Tout comme le public, encore une fois extrêmement nombreux! Déambuler à travers les clubs autour du domaine est une bouffée de passion automobile.

Tôt le matin, la brume habille les murs du château et le soleil qui la traverse rends le lieu féérique. Le conte de fée est parfait car la voiture qui vous fait rêver et forcément quelque part pas loin.

J’ai pu voir pour la première fois les Lotus de nouvelles générations. Le light is right me manque, mais les nouveautés semblent vraiment intéressantes. J’étais surpris aussi du nombre incroyable de Bugatti présentes, anciennes et actuelles. Le parking est aussi incroyable que les exposants. Car oui il y a aussi des Bugatti qui restent sur le parking visiteur…

Au final, je n’ai qu’une hâte, revenir pour le chantilly 2023!

Photos du Concours d’élégance Chantilly 2022

39éme Concentration Alpine & Gordini

Direction le circuit de Croix-Ternois ce samedi 3 septembre 2022! L’Association Sportive des Alpine du Nord organise la 39éme Concentration Alpine & Gordini! C’est parti pour un reportage photo de ces belles voitures bleues ( et pas que )…

La passion Alpine

Alpine est certainement la marque de voitures de sport françaises la plus connue à travers le monde. Son palmarès colossal en compétition, avec notamment un titre de champion du Monde des rallyes en 1973 et une victoire au Mans en 1978, justifie sans doute le culte que de nombreux amateurs lui vouent.

Alpine, c’est aussi une activité de constructeurs et, au-delà de l’emblématique Berlinette A110, la réalisation de nombreux modèles de valeur. La dernière étant l’A110 sortie en 2017 et que j’avais eu l’occasion d’essayer. Quel bon souvenir!

Plusieurs catégories pour les roulages

L’association avait divisé les roulages en 3 catégories pour que chacun puisse rouler à son rythme. La première est la catégorie A ou promenade, elle regroupe les pilotes débutants ou occasionnels. L’occasion de voir les Alpine, Spider et Renault à moteur Gordini évolués sur la piste de Croix en Ternois

Ensuite, la seconde catégorie est la B ou performance. Elle est réservée aux pilotes expérimentés, et permet également de rouler avec une auto préparée pour la compétition.

Enfin, la catégorie RS pour Renault Sport et nouvelle Alpine. Vous l’aurez compris, il s’agit des véhicules de la gamme Renault Sport, uniquement en motorisation essence et immatriculés.

De l’A110 pour tous les gouts

La première chose à laquelle on pense lorsqu’on dit Alpine, c’est la fameuse Berlinette. Apparue au salon de Paris en 1962, elle est développée par Jean Rédélé et fabriquée à Dieppe entre 1962 et 1977 à partir de mécaniques Renault. Elle accroche à son palmarès sportif le championnat des rallyes en 1971 et 1973.

Nous sommes en 2022 et la berlinette A110 est toujours aussi mythique. Sa production étant estimée à 7 579. C’est toujours assez exceptionnel d’en croiser autant. Sa remplaçante conserve la ligne et la recette qui a fait son succès: légèreté et plaisir au volant.

Alpine GTA, 610 et A310

C’est dix ans après la naissance de l’A110 qu’Alpine présente l’A310. Jean Rédélé rêve d’une véritable GT, confortable et spacieuse accueillant jusqu’à quatre passagers, capable de séduire une large clientèle orientée vers les nombreuses productions italiennes et anglaises.

Le nouveau modèle tant attendu par la presse et par le public va marquer dans une certaine mesure le déclin d’Alpine. Hélas. En tout cas elle ne manque pas d’allure et rappelle une belle époque automobile. Aujourd’hui encore, ses échappements crachent des flammes de son V6 turbocompressés! Autant vous dire que si la prochaine Alpine est électrique, fuyez si vous voyez de telles flammes!

Quelques belles Renault

L’histoire d’Alpine est intimement liée à celle de Renault. Il y avait quelques modèles intéressant lors de cette concentration. Je citerais dans le désordre des Renault 5 Turbo et sa descendante spirituelle: la Clio V6. Les deux phases étaient présentes. Et puis la Renault Spider, la Lotus Elise Française.

Quelle histoire aussi pour cette auto! Pendant les années 1990, les Williams-Renault dominent la Formule 1, et il y a là une formidable publicité possible pour une voiture de sport. L’Alpine A610 Turbo n’aura pas de descendante pour des raisons de marketing. Renault préfère capitaliser sur ses victoires en F1, en créant une nouvelle marque filiale, abandonnant celle d’Alpine. Tous les logos sont enlevés des dessins, et le discours officiel la présente comme un modèle né sous la nouvelle filiale : Renault sport. Au total ce seront 1 726 Spider, dont 90 en version Trophy pour la compétition qui sortiront de l’usine Alpine de Dieppe.

Alpine, passion toute génération

La marque Française est assez ancienne pour avoir une belle histoire. Depuis sa création à Dieppe, en Normandie, en 1955 par Jean Rédélé, à l’époque concessionnaire Renault. Puis dix-sept ans après la fin de la production du dernier modèle Alpine, sa renaissance sous l’impulsion de Carlos Ghosn, alors PDG de Renault. C’est à dire avant qu’il devienne l’Arsène Lupin des temps modernes.

Mais aussi pour séduire toutes les générations. Son engagement en rallye, en endurance et en Formule 1 attire! La nouvelle A110 qui respecte l’esprit de Jean Rédélé permet de faire le lien entre les plus anciens et les jeunes. Tout est lié et la passion est partagée. Contrairement à certaines marques ( comme celle à hélice ) qui mettent leur passé à l’écart.

En tout cas, bravo à l’Association Sportive des Alpine du Nord pour cette belle organisation. Officiellement créée le 11 juillet 1983 par une bande de passionnés. Voilà qui ne me rajeunit pas! Vous pouvez retrouver leur site internet ici.

Photos de l’évènement

Rencontre avec la Renault R5 prototype

En pleine Renaulution, le constructeur français est rentrée dans une nouvelle dynamique impulsée par son nouveau Directeur Général, Luca de Méo. C’est là que la Renault 5 prototype rentre en jeu pour marquer le coup. Comme une évidence venant de Luca De Meo, c’est lui même qui a inventé la recette avec la Fiat 500, lorsqu’il était le patron de la firme italienne.

La Renault 5

La Renault 5, R5, est née 1972, elle a bientôt un demi siècle, et produite à près de 6 millions d’exemplaires, une citadine, simple, populaire, sympathique, qui a séduit des générations entières. La plus vendue en France pendant 10 ans.

Elle a connu des déclinaisons sportives: de l’Alpine à la Turbo, une deuxième génération la super5 de 84 à 96, avant d’être remplacé définitivement par la Clio.

De Meo a trouvé son passé, ses fondations, son histoire. Maintenant, il faut créer le futur!

Echo 5

Nommé en interne Echo5 sous le matricule B1316, ce projet est né des dessins réalisés il y a quelques années par le designer François Leboine, aujourd’hui responsable des concept-cars chez Renault. À l’époque, il travaillait sans cahier des charges précis sur un hypothétique retour de la R5.

Laissés en sommeil dans des cartons, ces sketchs crayonnés pour le plaisir ont tapé dans l’œil du nouveau patron italien. Et ce, dès son arrivée au mois de juillet 2020 lorsqu’il a découvert tous les projets en cours au centre de style.

La rencontre

Quelques mois plus tard, la R5 prototype apparait lors de la Renaulution! Clin d’œil à la célèbre aïeule, la Renault 5 Prototype arbore un logo tout nouveau tout beau ! Il rend hommage au losange dessiné par Vasarely et qui fut inauguré sur la Renault 5.

La boucle est bouclée.

Autre référence de cette époque Pop, et prospère, la couleur jaune éclatante qui est aussi celle de Renault. Les paupières basses apportent une touche espiègle à la R5 Prototype. Pas sûr que cela franchisse le cap de la série. Le nouveau losange est lumineux. Lorsque l’auto a coupé le contact, il ne reste qu’une forme noire c’est high-tech.

Avec la R5 originale à côté, cela n’a plus grand chose à voir, mais bon sang que c’est réussi! Il y a de nombreux éléments qui ne seront pas repris, mais les proportions affichées devrait rester. Cela me rappelle la découverte de Twin’run, qui donna naissance à la Twingo 3!

En m’approchant, je remarque de nombreux petits détails, certains franchouillard comme ce drapeau Français dans les coques de rétro. Le 5 repris de façon lumineuse sur les flancs, ou encore les optiques qui reprennent la forme des R5 et qui reposent sur un système de LED. On notera la prise de recharge qui prend la place de la petite grille sur le capot moteur.

Le choix des matériaux est également intéressant. Avec ce toit noir, et les parties plastiques travaillées de manière originale. Elles semblent être en plastique recyclé. Les feux situés en dessous des phares, avec leur forme rectangulaire, rappellent les projecteurs antibrouillard additionnels de l’époque. Les designers ont choisi de mélanger R5, surpercinq…

Un nouveau logo

Et bien que figurait vous que ce logo ne restera pas dans le cartons! Il apparait déjà dans les spots publicitaires et les réseaux sociaux pour un déploiement en concession en 2022!

Pour le voir sur un modèle, il faudra attendre l’année prochaine et ce sera sur la Mégane électrique. Il sera ensuite repris par le reste de la gamme, avec aussi en 2022 le nouveau Kadjar. Gilles Vidal, directeur du design de la marque, a indiqué que toutes les Renault auront ce logo d’ici 2024.

Le losange est l’emblème de Renault depuis 1925. C’est la neuvième fois qu’il change. La dernière évolution de l’identité visuelle remontait à 2015, mais avec une base datant de 1992. La marque le reconnaît bien volontiers : son logo « commençait à dater ».

Comme de nombreuses marques automobiles avant lui, Renault a fait le choix d’un logo plus simple, plus épuré. Il est ainsi à plat, sans signature ou effet de couleur. Le nouveau losange est constitué de deux lignes qui s’emmêlent.

Cela permet de raconter une histoire, celle d’une symbiose, d’un cycle, d’un chemin entre deux losanges qui s’imbriquent par un effet d’optique en créant une complémentarité et impression de mouvement continu.

Gilles Vidal, directeur du design

Ces lignes permettent de plus de créer une animation pour l’apparition du logo. Et cette animation se retrouvera sur les véhicules, pour les séquences d’accueil.

Un futur électrique

La R5 du futur sera basée sur une version électrifiée de la plateforme CMF-B (le châssis des Clio 5, et Captur 2). Ce choix s’explique par la volonté de vendre la Renault 5 Electric au prix de 20 000 €, voire moins. Quand on sait qu’une Zoé débute à 32 000 €! Ce sera d’ailleurs une gageure puisque le modèle sera made in France. En effet, la Renault 5 Electric sera assemblée dans l’usine de Douai (59) et le moteur à Cléon. Tandis que sa batterie aura une origine européenne tout du moins au niveau de son assemblage.

Chic, iconique et tonique, cette citadine électrique fait un subtil clin d’œil au passé de la marque tout en traçant son avenir. Vivement 2024!

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