Concours d’élégance Chantilly 2022

Chantilly 2022 – Ce 25 septembre 2022, le domaine du château de Chantilly accueillait une nouvelle édition du Chantilly Arts & Élégance. Au programme, des anciennes d’exception, des concept-cars, et de nombreuses animations…

La France a été le berceau du Concours d’Elégance dans les années 1920, créant ces rencontres très populaires où des voitures d’exception étaient exposées en compagnie d’élégantes dames habillées par les grands noms de la mode française. L’une des premières ambitions de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille consiste à ressusciter cette glorieuse époque en invitant les constructeurs et les designers automobiles à faire découvrir au public leur concept-car en les associant à des mannequins parées des plus belles tenues de maisons de couture pour un défilé unique. C’est toujours le cas pour cette édition 2022!

Le domaine du château de Chantilly

Symbole du charme à la Française et théâtre du Chantilly 2022, le domaine du château de Chantilly se transforme le temps d’une journée. Le château de Chantilly est l’un des joyaux du patrimoine français. Il est aussi l’œuvre d’un homme au destin exceptionnel : Henri d’Orléans, duc d’Aumale, fils du dernier roi des Français, Louis-Philippe. Ce prince, considéré comme le plus grand collectionneur de son temps, a fait de Chantilly l’écrin de ses innombrables chefs-d’œuvre et manuscrits précieux.

Le château a traversé les siècles tel que le duc d’Aumale l’a offert en 1886 à l’Institut de France : l’occasion rêvée d’entamer un voyage dans le temps en plein cœur d’une demeure princière. En hommage à ses illustres prédécesseurs, les princes de Condé, le duc d’Aumale a appelé cet ensemble le « musée Condé ».

Chantilly Arts et Elegance Richard Mille est le rendez-vous incontournable des amateurs de voiture des quatre coins du globe. C’est bien plus qu’un concours d’élégance. C’est un musée automobile éphémère et unique formé par les plus belles voitures du monde anciennes et modernes. Une journée sous le signe de l’élégance durant laquelle, petits et grands pourront profiter de l’immense diversité d’animations, d’expositions et d’ateliers mis en place pour l’occasion.

La passion pour l’élégance comme dénominateur commun

Faire de ce dimanche une journée élégante à la campagne, tel est le défi lancé! Il est évident que l’élégance est à l’appréciation de chacun. D’ailleurs l’organisateur invite à respecter un dress code élégant. Il faut donc oublier la mini-jupe, le décolleté trop plongeant, les shorts et les baskets.

Pour coller au magnifique domaine et donner vie au décor, les visiteurs jouent le jeu et cela permet d’arpenter les allées à travers les chapeaux fleuris et les nœuds papillon! C’est ainsi que près de 20000 spectateurs deviennent aussi acteur de cette belle journée. Une véritable bulle de charme, intemporelle, mais pas figée. Car tout ce petit monde s’agite, et les autos, plus belles les unes que les autres, font craquer leurs moteurs pour défiler. Car l’objectif reste le Concours d’Etat, comme son nom l’indique, récompense la ou les voitures dans le meilleur état de conservation ou de restauration. Ici à Chantilly, on ne croise que des véhicules exceptionnels répartis en 17 catégories.

Des premières mondiales pour Chantilly 2022

De grands noms de l’automobile ont fait le déplacement ce dimanche. Parmi les neuf véhicules exceptionnels, deux exclusivités mondiales : la Renault R5 Turbo 3E et la Bugatti W16 Mistral. Deux voitures très attendues et opposées. La nostalgie pour la Bugatti Mistral qui sera le dernier modèle de la marque à être motorisé par un W16, et le futur pour la Renault R5 Turbo électrique pensée pour drifter avec ses 380 ch envoyés aux roues arrière. 

Le public a également admiré la Delage D12, hypercar française inspirée par la F1, l’Aston Martin DBR22, la Bentley Mulliner Batur ou encore le concept DS E-Tense Performance.

Aston Martin DBR22

L’Aston Martin DBR22 a été créée pour célébrer le 10ème anniversaire de la division Q by Aston Martin. Il s’agit de la division dédiée aux commandes très spéciales et sur mesure. La DBR22 rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Elle utilise néanmoins les dernières technologies de la marque. Si les lignes sont inspirées des voitures de sport de l’époque, le moteur est puissant et à la pointe de la technologie. La DBR22 est animée d’un V12 5.2 L de 705 ch et de 753 Nm, le tout associé à une transmission automatique à huit rapports. Aston Martin confirme que la DBR22 exécute le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint la vitesse de pointe de 319 km/h.

Bentley Mulliner Batur

La Bentley Mulliner Batur embarque un W12 bi-turbo de 740 ch et dévoile le langage stylistique des futurs modèles électriques de la marque. Produite à seulement 18 exemplaires, la Batur est la seconde Bentley moderne de petite série conçue par Mulliner, carrossier devenu autrefois le département de personnalisation interne de Bentley. La Batur tire son nom d’un lac situé sur l’île de Bali en Indonésie. Elle est destinée à devenir l’une des dernières Bentley à moteur thermique de la marque et l’une des ultimes représentantes du couple et du raffinement du W12, Bentley ayant annoncé proposer uniquement des véhicules électrifiés à compter de 2026 et devenir une marque 100 % électrique en 2030.

DS E-TENSE PERFORMANCE

Son design aérodynamique et ses technologies inspirées des victoires de DS en course automobile font de la DS E-TENSE PERFORMANCE la pionnière de la nouvelle génération E-TENSE. Elle est le trait d’union entre la Formule E et les futures créations de la marque. Ce concept-car 100 % électrique ouvre la voie vers l’avenir de la haute performance automobile.

La DS E-TENSE PERFORMANCE peut atteindre jusqu’à 815 chevaux grâce à la puissance cumulée de sa double motorisation électrique combinée à ses quatre roues motrices. Particulièrement novateurs, le châssis, la motorisation et la batterie sont au cœur du développement de la voiture électrique du futur.

Delage D12

La Delage D12 offre un positionnement unique, tourné exclusivement vers la performance et le plaisir. Le design est à la fois pur, agressif, futuriste, inspiré de la Formule 1 et des avions de chasse. C’est une voiture large et ultra-basse. Hybride, elle dispose de 1100ch au total. 990ch sont thermiques et proviennent d’un V12 de 7,6 L « fait maison », les ultimes 110ch étant le fruit d’un moteur électrique (20cv dans la version club qui est 90 kilos plus légère).

La Delage D12 est la première voiture au monde homologuée sur route disposant des suspensions contractives qui ont révolutionné la Formule 1. La Delage D12 dispose des premières jantes en carbone intégrant un effet aérodynamique de refroidissement des freins.

Bugatti W16 Mistral

Depuis la Veyron en 2005, le moteur W16 a toujours été le cœur de toutes les Bugatti. La Bugatti W16 Mistral est le dernier modèle de la marque à utiliser le légendaire W16.

Représentant bien plus qu’une simple évolution de la Chiron, il s’agit d’un roadster inédit qui rend hommage aux cabriolets les plus mythiques du constructeur français. Visuellement, la filiation avec la Chiron est bien présente. Selon le constructeur, le design de la W16 Mistral  s’inspire également de la Type 57 Roadster Grand Raid de 1934. La W16 Mistral se présente donc comme “le“ roadster ultime.

Renault R5 Turbo 3E

La Renault R5 Turbo 3E est toujours turbo, mais maintenant électrique. Elle a cumulé les succès en rallye, fait battre les cœurs, et collectionné les superlatifs… La R5 Turbo 2 a 40 ans cette année !

Une icône remise au goût du jour. Situés à l’arrière, les deux moteurs électriques développent 280 kW, une puissance équivalente à 380 ch. Le couple de 700 Nm est disponible dès l’accélération. Les batteries de 42 kWh permettent d’enchaîner les sessions de drift à pleine puissance. La carrosserie en fibre de carbone habille un châssis tubulaire. Les pneus slicks sont conçus pour le drift et des supports pour caméras permettent d’enregistrer et partager les sessions. Ce show-car qui gagne 25 cm en largeur par rapport à la « Turbo 2 ». Détails esthétiques : les vitres aux tons rose violacé. On remarquera aussi les incrustations de LED rouge qui s’illuminent pendant les drifts.

Chantilly 2022, ce gout d’international

Des nouveautés en première mondiale et un jury toujours aussi éclectique. Comme depuis la première édition, il est composé de personnalités de tous horizons, tant au niveau du milieu dans lequel ils évoluent – stylistes et historiens de l’automobile, collectionneurs, conservateurs de musée, hommes d’affaires, journalistes… que de celui de leur nationalité: française bien sûr, anglaise, américaine, néerlandaise, indienne, italienne, suisse, allemande, portugaise et enfin australienne.

C’est la superbe Aston Martin DRB22 qui a remporté le Concours d’Élégance, ce concept-car rappelle l’esprit et les lignes des célèbres DBR1 et DB3S. Le prix du public a été décerné à la Renault R5 Turbo 3E.

De cette exposition unique en son genre, un bolide exceptionnel a remporté l’adhésion du jury pour l’attribution du Best of Show des voitures d’avant-guerre : l’HISPANO-SUIZA H6C Dubonnet Xenia de 1938. La TALBOT LAGO T26 GS Barchetta Motto de 1950 s’est vue attribuer le prix du Best of Show des voitures d’après-guerre. Parmi les prix spéciaux, citons le Prix Spécial FFVE de l’authenticité décerné à la CITROËN SM Mylord Cabriolet Chapron de 1972. Orchestré par la FFVE, le grand Prix des Clubs à récompensé le Rolls Royce Enthusiasts Club pour la qualité d’ensemble de sa présentation.

Mes impressions de ce Chantilly 2022

Impossible en tout cas de ne pas avoir la larme à l’œil devant cette orgie de métal et d’odeurs d’huile. Le soleil et les sourires étaient au rendez-vous. Tout comme le public, encore une fois extrêmement nombreux! Déambuler à travers les clubs autour du domaine est une bouffée de passion automobile.

Tôt le matin, la brume habille les murs du château et le soleil qui la traverse rends le lieu féérique. Le conte de fée est parfait car la voiture qui vous fait rêver et forcément quelque part pas loin.

J’ai pu voir pour la première fois les Lotus de nouvelles générations. Le light is right me manque, mais les nouveautés semblent vraiment intéressantes. J’étais surpris aussi du nombre incroyable de Bugatti présentes, anciennes et actuelles. Le parking est aussi incroyable que les exposants. Car oui il y a aussi des Bugatti qui restent sur le parking visiteur…

Au final, je n’ai qu’une hâte, revenir pour le chantilly 2023!

Photos du Concours d’élégance Chantilly 2022

39éme Concentration Alpine & Gordini

Direction le circuit de Croix-Ternois ce samedi 3 septembre 2022! L’Association Sportive des Alpine du Nord organise la 39éme Concentration Alpine & Gordini! C’est parti pour un reportage photo de ces belles voitures bleues ( et pas que )…

La passion Alpine

Alpine est certainement la marque de voitures de sport françaises la plus connue à travers le monde. Son palmarès colossal en compétition, avec notamment un titre de champion du Monde des rallyes en 1973 et une victoire au Mans en 1978, justifie sans doute le culte que de nombreux amateurs lui vouent.

Alpine, c’est aussi une activité de constructeurs et, au-delà de l’emblématique Berlinette A110, la réalisation de nombreux modèles de valeur. La dernière étant l’A110 sortie en 2017 et que j’avais eu l’occasion d’essayer. Quel bon souvenir!

Plusieurs catégories pour les roulages

L’association avait divisé les roulages en 3 catégories pour que chacun puisse rouler à son rythme. La première est la catégorie A ou promenade, elle regroupe les pilotes débutants ou occasionnels. L’occasion de voir les Alpine, Spider et Renault à moteur Gordini évolués sur la piste de Croix en Ternois

Ensuite, la seconde catégorie est la B ou performance. Elle est réservée aux pilotes expérimentés, et permet également de rouler avec une auto préparée pour la compétition.

Enfin, la catégorie RS pour Renault Sport et nouvelle Alpine. Vous l’aurez compris, il s’agit des véhicules de la gamme Renault Sport, uniquement en motorisation essence et immatriculés.

De l’A110 pour tous les gouts

La première chose à laquelle on pense lorsqu’on dit Alpine, c’est la fameuse Berlinette. Apparue au salon de Paris en 1962, elle est développée par Jean Rédélé et fabriquée à Dieppe entre 1962 et 1977 à partir de mécaniques Renault. Elle accroche à son palmarès sportif le championnat des rallyes en 1971 et 1973.

Nous sommes en 2022 et la berlinette A110 est toujours aussi mythique. Sa production étant estimée à 7 579. C’est toujours assez exceptionnel d’en croiser autant. Sa remplaçante conserve la ligne et la recette qui a fait son succès: légèreté et plaisir au volant.

Alpine GTA, 610 et A310

C’est dix ans après la naissance de l’A110 qu’Alpine présente l’A310. Jean Rédélé rêve d’une véritable GT, confortable et spacieuse accueillant jusqu’à quatre passagers, capable de séduire une large clientèle orientée vers les nombreuses productions italiennes et anglaises.

Le nouveau modèle tant attendu par la presse et par le public va marquer dans une certaine mesure le déclin d’Alpine. Hélas. En tout cas elle ne manque pas d’allure et rappelle une belle époque automobile. Aujourd’hui encore, ses échappements crachent des flammes de son V6 turbocompressés! Autant vous dire que si la prochaine Alpine est électrique, fuyez si vous voyez de telles flammes!

Quelques belles Renault

L’histoire d’Alpine est intimement liée à celle de Renault. Il y avait quelques modèles intéressant lors de cette concentration. Je citerais dans le désordre des Renault 5 Turbo et sa descendante spirituelle: la Clio V6. Les deux phases étaient présentes. Et puis la Renault Spider, la Lotus Elise Française.

Quelle histoire aussi pour cette auto! Pendant les années 1990, les Williams-Renault dominent la Formule 1, et il y a là une formidable publicité possible pour une voiture de sport. L’Alpine A610 Turbo n’aura pas de descendante pour des raisons de marketing. Renault préfère capitaliser sur ses victoires en F1, en créant une nouvelle marque filiale, abandonnant celle d’Alpine. Tous les logos sont enlevés des dessins, et le discours officiel la présente comme un modèle né sous la nouvelle filiale : Renault sport. Au total ce seront 1 726 Spider, dont 90 en version Trophy pour la compétition qui sortiront de l’usine Alpine de Dieppe.

Alpine, passion toute génération

La marque Française est assez ancienne pour avoir une belle histoire. Depuis sa création à Dieppe, en Normandie, en 1955 par Jean Rédélé, à l’époque concessionnaire Renault. Puis dix-sept ans après la fin de la production du dernier modèle Alpine, sa renaissance sous l’impulsion de Carlos Ghosn, alors PDG de Renault. C’est à dire avant qu’il devienne l’Arsène Lupin des temps modernes.

Mais aussi pour séduire toutes les générations. Son engagement en rallye, en endurance et en Formule 1 attire! La nouvelle A110 qui respecte l’esprit de Jean Rédélé permet de faire le lien entre les plus anciens et les jeunes. Tout est lié et la passion est partagée. Contrairement à certaines marques ( comme celle à hélice ) qui mettent leur passé à l’écart.

En tout cas, bravo à l’Association Sportive des Alpine du Nord pour cette belle organisation. Officiellement créée le 11 juillet 1983 par une bande de passionnés. Voilà qui ne me rajeunit pas! Vous pouvez retrouver leur site internet ici.

Photos de l’évènement

Rencontre avec la Renault R5 prototype

En pleine Renaulution, le constructeur français est rentrée dans une nouvelle dynamique impulsée par son nouveau Directeur Général, Luca de Méo. C’est là que la Renault 5 prototype rentre en jeu pour marquer le coup. Comme une évidence venant de Luca De Meo, c’est lui même qui a inventé la recette avec la Fiat 500, lorsqu’il était le patron de la firme italienne.

La Renault 5

La Renault 5, R5, est née 1972, elle a bientôt un demi siècle, et produite à près de 6 millions d’exemplaires, une citadine, simple, populaire, sympathique, qui a séduit des générations entières. La plus vendue en France pendant 10 ans.

Elle a connu des déclinaisons sportives: de l’Alpine à la Turbo, une deuxième génération la super5 de 84 à 96, avant d’être remplacé définitivement par la Clio.

De Meo a trouvé son passé, ses fondations, son histoire. Maintenant, il faut créer le futur!

Echo 5

Nommé en interne Echo5 sous le matricule B1316, ce projet est né des dessins réalisés il y a quelques années par le designer François Leboine, aujourd’hui responsable des concept-cars chez Renault. À l’époque, il travaillait sans cahier des charges précis sur un hypothétique retour de la R5.

Laissés en sommeil dans des cartons, ces sketchs crayonnés pour le plaisir ont tapé dans l’œil du nouveau patron italien. Et ce, dès son arrivée au mois de juillet 2020 lorsqu’il a découvert tous les projets en cours au centre de style.

La rencontre

Quelques mois plus tard, la R5 prototype apparait lors de la Renaulution! Clin d’œil à la célèbre aïeule, la Renault 5 Prototype arbore un logo tout nouveau tout beau ! Il rend hommage au losange dessiné par Vasarely et qui fut inauguré sur la Renault 5.

La boucle est bouclée.

Autre référence de cette époque Pop, et prospère, la couleur jaune éclatante qui est aussi celle de Renault. Les paupières basses apportent une touche espiègle à la R5 Prototype. Pas sûr que cela franchisse le cap de la série. Le nouveau losange est lumineux. Lorsque l’auto a coupé le contact, il ne reste qu’une forme noire c’est high-tech.

Avec la R5 originale à côté, cela n’a plus grand chose à voir, mais bon sang que c’est réussi! Il y a de nombreux éléments qui ne seront pas repris, mais les proportions affichées devrait rester. Cela me rappelle la découverte de Twin’run, qui donna naissance à la Twingo 3!

En m’approchant, je remarque de nombreux petits détails, certains franchouillard comme ce drapeau Français dans les coques de rétro. Le 5 repris de façon lumineuse sur les flancs, ou encore les optiques qui reprennent la forme des R5 et qui reposent sur un système de LED. On notera la prise de recharge qui prend la place de la petite grille sur le capot moteur.

Le choix des matériaux est également intéressant. Avec ce toit noir, et les parties plastiques travaillées de manière originale. Elles semblent être en plastique recyclé. Les feux situés en dessous des phares, avec leur forme rectangulaire, rappellent les projecteurs antibrouillard additionnels de l’époque. Les designers ont choisi de mélanger R5, surpercinq…

Un nouveau logo

Et bien que figurait vous que ce logo ne restera pas dans le cartons! Il apparait déjà dans les spots publicitaires et les réseaux sociaux pour un déploiement en concession en 2022!

Pour le voir sur un modèle, il faudra attendre l’année prochaine et ce sera sur la Mégane électrique. Il sera ensuite repris par le reste de la gamme, avec aussi en 2022 le nouveau Kadjar. Gilles Vidal, directeur du design de la marque, a indiqué que toutes les Renault auront ce logo d’ici 2024.

Le losange est l’emblème de Renault depuis 1925. C’est la neuvième fois qu’il change. La dernière évolution de l’identité visuelle remontait à 2015, mais avec une base datant de 1992. La marque le reconnaît bien volontiers : son logo « commençait à dater ».

Comme de nombreuses marques automobiles avant lui, Renault a fait le choix d’un logo plus simple, plus épuré. Il est ainsi à plat, sans signature ou effet de couleur. Le nouveau losange est constitué de deux lignes qui s’emmêlent.

Cela permet de raconter une histoire, celle d’une symbiose, d’un cycle, d’un chemin entre deux losanges qui s’imbriquent par un effet d’optique en créant une complémentarité et impression de mouvement continu.

Gilles Vidal, directeur du design

Ces lignes permettent de plus de créer une animation pour l’apparition du logo. Et cette animation se retrouvera sur les véhicules, pour les séquences d’accueil.

Un futur électrique

La R5 du futur sera basée sur une version électrifiée de la plateforme CMF-B (le châssis des Clio 5, et Captur 2). Ce choix s’explique par la volonté de vendre la Renault 5 Electric au prix de 20 000 €, voire moins. Quand on sait qu’une Zoé débute à 32 000 €! Ce sera d’ailleurs une gageure puisque le modèle sera made in France. En effet, la Renault 5 Electric sera assemblée dans l’usine de Douai (59) et le moteur à Cléon. Tandis que sa batterie aura une origine européenne tout du moins au niveau de son assemblage.

Chic, iconique et tonique, cette citadine électrique fait un subtil clin d’œil au passé de la marque tout en traçant son avenir. Vivement 2024!

Toutes les photos de la rencontre ici:

Essai Renault Clio 5 RS Line 2019

La Clio passe la 5. Ça ne se voit peut être pas tant que ça mais elle évolue sur tous les plans. Direction le Portugal pour essayer cette nouvelle Renault Clio avec son moteur 1.3L TCe, sa boîte robotisée EDC et dans sa nouvelle finition RS Line.

Design

Vous l’aurez remarqué, la Clio 5 reprend les formes de Clio 4 mais il suffit de les mettre côte à côte pour s’apercevoir qu’il ne s’agit plus du tout de la même voiture. A l’avant, le capot intègre des nervures pour un effet sculpté. La calandre s’agrandit à la manière de la Megane et le bouclier est plus marqué avec une écope centrale très expressive.

Comme c’est une RS Line, elle se pare d’attributs sportifs pour marquer sa filiation avec Renault Sport et en reprend les codes esthétiques: lame F1 dans le bouclier, jantes 17’’ diamantées Magny-Cours, grille inférieure en nid d’abeilles, diffuseur et à l’arrière et canule d’échappement ovale chromée. Les détails comme l’antenne requin, les feux 100% LED, le hayon affleurant et la ligne chromée autour du vitrage latéral participent à la modernisation du style extérieur. Vous remarquerez également la réduction de surface des plastiques noirs sur la carrosserie.

Avec une Clio 4 bien dessinée et qui continuait à plaire, Renault a fait le choix de jouer la continuité. Un choix surprenant mais tout à fait compréhensible.

Moteur

Sous le capot, on trouve le moteur le plus puissant ( pour le moment ) de cette génération. Il s’agit d’un petit 1.3L turbo de 130 ch et 240 Nm de couple. Il est associé, et cela est obligatoire ( encore pour le moment ) à la boite EDC à 7 rapports.

La boite est d’une douceur absolue et trouvera sa place lors d’une conduite en ville ou dans les embouteillages. Elle sait se faire suffisamment réactive en mode Sport. Mais on aimerait voir le 130ch associé à une boite manuelle, pour trouver plus de plaisir au volant.

Les consommations sont raisonnables. Sur ces 2 jours d’essais, je suis resté entre 6 et 7L aux 100km, ce qui permet une autonomie de 700 km avec un plein.

A l’intérieur

Si l’allure extérieure reste la même, c’est la révolution à l’intérieur.

Tout a été repensé et optimisé, en particulier l’ergonomie. Par exemple, le levier de vitesses tombe mieux sous la main. Les commandes de chauffage sont plus intuitives à utiliser tout comme le bouton de régulateur de vitesse qui quitte enfin son emplacement entre les sièges pour arriver sur le volant. Un très joli volant d’ailleurs, rendu possible grâce à un airbag compacté.

Comme il s’agit de la version RS Line, on retrouve une ambiance sportive: look carbone avec surpiqûres rouges, volant sport en cuir perforé avec double losange, pédalier aluminium, sièges sport avec maintien latéral renforcé et planche de bord animée d’une ligne horizontale rouge.

Au centre on a le droit à un écran central de 9,3 pouces contre 7 pouces pour la version de série. Le nouveau système R-Link est bien plus facile à vivre. Les menus sont plus intuitifs, et l’on accède plus rapidement à ce que l’on cherche. Bien entendu on dispose des connexions Apple CarPlay et Android Auto. Parmi les petites technos sympas, on trouve les caméras de stationnement à 360° et la conduite semi-autonome regroupant l’aide active au maintien dans la voie et le régulateur de vitesse avec maintien de distance. En lien avec la boîte robotisée EDC, ce dernier pourra même redémarrer l’auto dans les embouteillages si l’arrêt n’excède pas trois secondes

Au volant

La Renault Clio 5 inaugure la nouvelle plateforme CMF-B. Plus légère, elle perd jusqu’à 50 kg sur la carrosserie et les essieux. Le fond caréné réduit le coefficient de pénétration dans l’air, et donc, la consommation sur autoroute et augmente au passage l’insonorisation. Cela représente tout de même deux décibels entre 0 et 130 km/h.

Renault a travaillé sur les sensations de conduite. Le diamètre de braquage perd 0,3 m pour une direction plus directe. A noter qu’elle se paramètre sur trois niveaux grâce au sélecteur de conduite My Sense. Cela va de très léger en mode Confort à consistant en mode Sport en passant par le mode Normal. En ville, la douceur de la boite associée à la direction légère laisse la Clio s’emmenait comme une petite citadine. Les jantes de 17 pouces et les sièges enveloppant en cuir offrent une belle fermeté sans que cela soit inconfortable.

En quittant la ville, le 130ch se montre suffisant avec des relances efficaces. Lorsque l’on décide d’augmenter le rythme, le châssis reste efficace et on retrouve les bonnes prédisposions connues sur Clio 4. Reste le caractère très linéaire et la sonorité du TCe qui rappellent que l’on roule avant tout dans une finition sportive. On peut forcer la boite EDC à passer en mode manuel avec les palettes au volant. Il s’agit bien là de forcer, tellement elle s’apprécie plus lorsqu’elle gère toute seule.

C’est surtout l’ambiance à bord qui m’a plu. Cette impression de rouler dans une voiture du segment supérieur est très valorisant, et ça sera surement l’élément déclencheur des possesseurs de Clio 4 pour sauter le pas. Un petit mot sur l’arrivée d’une Clio RS qui est aujourd’hui toujours hypothétique.

Conclusion

Plus facile à vivre en ville, plus performante sur route, la Clio est plus polyvalente que jamais. Elle y ajoute une bonne dose de technologie inédite sur le segment, et une qualité d’intérieur encore jamais vu. L’objectif est bien de conserver son titre de voiture la plus vendue en France devant une concurrence qui s’annonce plus féroce que jamais. Elle sera commercialisée en septembre 2019.

Photos de la Renault Clio 5 RS Line Bleu Iron

Fiche Technique Renault Clio 5 RS Line TCe130 EDC7

MOTEUR
Type : 4 cylindres
Position : Avant
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 1333
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 130 à 5000
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 240 à 1600
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1248
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.6
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 200
0 à 100 km/h : 9″0
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,2
CO2 (g/Km) : 119

Visite de Renault Sport F1 Team à Enstone

Visiter les ateliers d’une écurie de F1 est un privilège et une opportunité incroyable pour n’importe quel passionné de sport auto. Renault Sport Formula One Team m’a permis de vivre ce rêve.

En 1977, Renault dispute sa première course en Formule 1. Dès 1979, Renault remporte sa première victoire lors du Grand Prix de France qui se tenait alors sur le circuit de Dijon-Prenois avec Jean-Pierre Jabouille. Et puis il y a eu l’ère du turbo… en 1981, Renault engage Alain Prost qui remporte neuf victoires, obtient dix pole positions et ne passe pas loin du titre mondial en 1983. Renault se retire du championnat à la fin de la saison 1985 et conserve son rôle de motoriste, permettant dans les années 1990 à Williams de remporter cinq titres des constructeurs et à Benetton de s’en adjuger un.

Le groupe français revient en tant que constructeur de châssis en 2002 après le rachat de l’écurie Benetton. Il obtient deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que deux titres de champion du monde des pilotes avec Fernando Alonso.

Une nouvelle page s’est ouvert il y a 3 ans. En annonçant son retour en tant que constructeur à part entière fin 2015, Renault s’est fixé des objectifs ambitieux pour gagner de nouveaux trophées. Renault Sport Formula One Team déploie ses activités quotidiennes sur deux sites : Viry-Châtillon près de Paris pour le moteur et Enstone au Royaume-Uni  pour la partie châssis. C’est là bas que je me suis rendu.

En pleine expansion.

Mi-2018, 676 collaborateurs évoluent dans l’Oxfordshire. Ce chiffre représente une croissance de 50 % sur les trois dernières années et de 31 % par rapport aux campagnes victorieuses de 2005 et 2006. 446 employés vivent dans un rayon de 25 miles autour de l’usine. Outre la conception du châssis et les unités de production, Enstone englobe le développement et l’intégration des boîtes de vitesses, l’électronique, la recherche et le développement, la soufflerie, un simulateur de pilotage, des bureaux d’ingénierie, un atelier de peinture et la base de l’équipe de course.

Bureau d’études.

C’est l’un des plus gros secteurs d’Enstone et c’est un peu là que tout commence. Plus de 70 personnes participent au dessin du châssis dans le bureau d’études, il est divisé en différentes sections : conception de la transmission, conception mécanique, analyse des contraintes et Groupe de Performance du Véhicule (GPV). Cet espace ouvert est conçu sur mesure pour encourager l’interaction entre les différents sous-groupes.

L’ambiance y est particulièrement studieuse. Et pour cause, il faut près de 150 000 heures de travail et 19 000 dessins pour définir les 14 500 composants d’une voiture! Les employés du BE sont placés sous la direction de Martin Tolliday (chef designer) et Simon Virrill (chef adjoint au design), eux-mêmes dirigés par Nick Chester, directeur technique châssis.

La F1 répond à un cycle continu. Dès qu’une saison démarre, les plans et les dessins de la suivante commencent afin de devancer la concurrence. Le juste équilibre reste difficile à atteindre, la performance en piste étant tout aussi importante que les préparatifs de l’année suivante. On nous avoue qu’une écurie qui arrive avec la même voiture que la précédente course a déjà perdue. Cela montre à quel point la F1 est exigeante. On estime à quasiment 2 secondes le gain au tour entre le début et la fin de la saison.

La soufflerie.

La F1 est une discipline où l’aérodynamique tient une place très importante. Pour limiter les coûts, la FIA encadre le nombre d’essais, il y a même une caméra de surveillance. Une maquette à 60 % est placée sur une piste roulante face à un flux d’air fixé et restreint par la FIA à 50 mètres par seconde. Tous les éléments pouvant affecter la monoplace sont essayés en soufflerie, qui peut tester le tangage, le roulis, la hauteur de roulement, les appuis, la déformation des pneus et le système d’échappement afin d’examiner leur comportement et leur potentiel.

En 2017, la soufflerie d’Enstone a bénéficié d’une importante remise à niveau pour améliorer ladite piste et augmenter l’angle et la portée de lacet. Une maquette de monoplace reste cachée sous une bâche, il ne sera pas possible de la voir et pour cause: il s’agit de la RS19 pour l’année prochaine!

La mécanique des fluides numériques aide et révolutionne de manière significative ce processus de conception. Pour faire simple, il s’agit d’une soufflerie virtuelle où des superordinateurs dotés de logiciels de pointe permettent aux ingénieurs de simuler la complexité des flux à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture à travers plus de 60 To de données par semaine. Situé sous terre, le centre CFD d’Enstone est pleinement opérationnel depuis 2008. De l’extérieur, il s’apparente à une colline, une architecture bien réfléchie afin de tenir compte des préoccupations environnementales.

Fabrication.

Le département de fabrication est chargé de réaliser les radiateurs, les échappements et d’autres petites pièces. Malgré les exigences d’une précision minutieuse, il n’y a pas meilleur moyen que d’y procéder manuellement.

Le système d’échappement est tout particulièrement soigné avec une épaisseur variant de 1,1 à 0,3 mm à sa sortie. Si une part importante est faite à la main, le reste se compose de titane imprimé en 3D. Les échappements sont conçus à partir de feuilles extrêmement fines d’Inconel, un alliage à haute teneur en nickel résistant à des températures élevées dans des environnements extrêmes où elles peuvent dépasser 1000°C, comme en Formule 1. Deux journées et demie sont nécessaires à deux personnes pour en fabriquer la majeure partie, mais la moindre erreur peut provoquer une perte de puissance, voire un abandon.

Conformément au règlement de la FIA, le poids minimum d’une F1 est aujourd’hui de 734 kg. L’objectif est donc de rendre la monoplace la plus légère possible, tout en tenant compte de la sécurité du pilote et des nombreux crash-tests auxquels il faut se soumettre. Du lest peut également être ajouté pour atteindre ce seuil légal et laisser davantage de libertés aux ingénieurs pour optimiser le centre de gravité de la voiture.

Les technologies d’usinage les plus avancées sont utilisées afin de produire plus de 50 000 éléments métalliques sur une saison. Les outillages fonctionnent 24 heures sur 24 tout au long de l’année. 20 machines CNC, EDM et GF composent le département d’Enstone et 90 % d’entre elles ont été renouvelées l’an passé.

Au cours de l’année précédente, deux nouvelles machines Breton 1500 Matrix Dynamics ont été installées à Enstone afin d’améliorer les châssis. La fabrication d’un châssis peut prendre jusqu’à cinq semaines de travail, mais la précision de ces machines permet de gagner 30 % de temps par rapport aux précédentes. Je n’avais jamais vu une aussi belle installation.

Production.

Le banc d’essais à sept vérins est une machine de torture pour F1. Rene Torcato raconte: « C’est un outil employé pour améliorer les performances de la voiture à travers la suspension. Nous pouvons reproduire le comportement de la monoplace sur le circuit dans l’environnement intégralement maîtrisé du laboratoire. Nous recevons généralement les données de l’équipe de piste après les essais libres du vendredi, nous prenons un tour en référence et nous l’appliquons sur le banc avec toutes les contraintes qui existent. Nous pouvons ainsi estimer l’impact des différents réglages et anticiper de nouveaux concepts tant pour la voiture actuelle que pour les futures. »

Simulateur.

Le simulateur joue un rôle crucial dans le développement. Utile aux pilotes, ingénieurs, designers et au Groupe de Performance du Véhicule (GPV), celui d’Enstone a été mis en service en 2011. Il dispose d’un modèle de la voiture conçu par l’équipe et des tracés fournis par R Factor Pro. Doté de cinq projecteurs haute définition, son système de direction offre une représentation et des sensations fidèles, notamment par rapport aux forces générées sur les pneus. La télémétrie est aussi précise que celle sur place et s’avère extrêmement importante dans la préparation d’un week-end. Les trois quarts de l’énergie consommée par le simulateur viennent de panneaux solaires pouvant produire 33 000 kWh par an.

Le simulateur tourne avec de vrais pilotes, que ce soit les pilotes officiels Niko Hulkenberg et Carlos Sainz, d’essais ( Jack Aitken et Artem Markelov ) et même les jeunes de la Renault Sport Academy comme le Français Victor Martins.

Il permet d’évaluer de nouvelles pièces, ajuster les réglages, le simulateur étant très proche de la réalité.

Salle des opérations.

La radio dans le garage, sur le muret des stands et dans le bureau d’ingénierie de la piste est reliée à la salle des opérations d’Enstone. Cette dernière a été mise pour la première fois en service en mai 2017. Elle comprend six écrans de 75 pouces, 24 postes de travail dotés de deux moniteurs de 24 pouces et un système radio de pointe similaire à celui sur le circuit.

Sur les voitures, on retrouve plus de 200 capteurs fournissant 150 000 mesures par seconde, dont l’enregistrement des températures, pressions et accélérations entre autres. Ces données en temps réel offrent 4 Mo d’informations par seconde, transmis au garage en quelques millièmes de seconde et à Enstone en un quart de seconde.

Celles-ci sont utilisées pendant un week-end de course pour évaluer les problèmes de la voiture, prévoir la stratégie, anticiper le moindre scénario et permettre aux équipes d’Enstone de mesurer précisément les performances de la monoplace et du pilote. On retrouve diffèrents types d’ingénieurs:

  • Les ingénieurs-performances, responsables des éléments liés au châssis, y compris l’acquisition de données, les réglages, la simulation et la prévision des performances.
  • Les ingénieurs-contrôle, qui s’assurent du fonctionnement de la boîte de vitesses, des départs, des surrégimes moteur et de la cartographie du freinage électrique.
  • Les ingénieurs-aérodynamiciens, qui s’occupent de tous les aspects aérodynamiques et font le lien avec le même département d’Enstone pour que la monoplace opère dans la bonne fenêtre d’exploitation.
  • Les ingénieurs-groupe propulseur, chargés de tous les paramètres ayant trait aux performances et à la sécurité du groupe propulseur.
  • Les ingénieurs-stratèges, dédiés à la stratégie et à l’analyse des concurrents. Ils évaluent les performances de l’équipe et de ses adversaires, les classent selon leur rythme et déterminent la quantité d’essence et les pneus. En qualifications, ils scrutent les temps couperets pour garantir le passage dans la séance suivante tout en surveillant l’évolution de la piste. La nuit avant le départ, ils étudient les différents scénarii et anticipent les réactions de l’écurie avant d’analyser les performances en temps réel et donner des conseils sur les fenêtres d’arrêt aux stands dès l’extinction des feux.

A vrai dire, on pourrait comparer aux salles de contrôle de la Nasa.

Un énorme merci à toutes les équipes Renault Sport Formula One Team qui ont tout mis en oeuvre pour nous faire passer une journée exceptionnelle et partager avec le sourire leur passion qui est aussi leur métier.

Photos de Renault Sport Formula One Team à Enstone

Essai Renault Megane 4 RS 280ch

La Megane RS est une sportive connue et reconnue. Avec cette nouvelle génération, Renault Sport est forcément attendu au tournant. Le constructeur Français revoit sa copie de fond en comble, pari gagnant?

La Megane a toujours été la ou l’une des meilleures sportives de sa catégorie. Même face à une concurrence plus récente et plus rapide, la génération précédente a prouvé qu’elle savait faire la différence. Depuis le paysage des compactes sportives a bien bougé et a vu l’arrivée de quelques morceaux de choix comme la Honda Civic Type R et la Hyundai i30N, ainsi que des versions améliorées de la Peugeot 308 GTi et de la VW Golf GTI.

Afin de maintenir sa position de leader, Renault Sport a intégré une foule de nouvelles technologies visant à offrir l’expérience de conduite la plus précise et la plus engageante. Le système à quatre roues directrices 4Control est le fer de lance de ces innovations, mais il y aussi les butées hydrauliques, une boîte EDC à double embrayage (ne vous inquiétez pas, elle existe aussi en boite manuelle) et un 1.8L turbo qui est tout aussi puissant que l’ancien 2.0 litres.

T’as le look coco!

Esthétiquement, cette version RS se différencie bien d’une Megane de base. Elle hérite ainsi d’un kit carrosserie spécifique comprenant notamment un bouclier avant intégrant une lame façon F1 mais également les feux à LED RS Vision. Tout cela est complété par un becquet, des jantes 18 pouces et un bouclier arrière accueillant une sortie d’échappement centrale mais également un diffuseur. Autre changement important, les ailes sont élargies de 60 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière, de quoi intégrer notamment les voies, elles aussi élargies de 20 mm à l’avant. Le résultat est du plus bel effet.

Renault profite de l’occasion pour introduire une nouvelle teinte dénommée Orange Tonic en plus du Jaune Sirius. Deux teintes qui empêchent évidemment toute discrétion mais qui lui vont à merveille. Il est certain que pour une utilisation quotidienne, je choisirais une teinte autrement plus sobre.

Évidemment, certains regretteront la disparition de la 3 portes, mais vu le résultat, c’est vite oublié.

A l’intérieur

À l’intérieur, la sobriété de la Mégane standard n’est pas bouleversée. On trouve quand même des sièges baquets, un volant spécifique, des pédales en aluminium et des inserts décoratifs qui ressemblent à un croisement entre le carbone et le drapeau à damier. On notera l’arrivée du nouveau RS Monitor sur l’écran central et qui permet également de tourner des vidéos lors d’un trackday par exemple.

Les différents modes de conduite changent l’affichage des compteurs et l’ambiance lumineuse.

Je profite de l’excellent son fourni par l’ensemble Bose et de quelques aides à la conduite. Renault a gardé tous les éléments de confort pour en faire une voiture vivable et même confortable au quotidien. La moquette dans les rangements des portières est toujours présente, ce qui ouvre bien sur le champ des possibles à une voiture beaucoup plus extrême. Mais c’est aussi restreindre sa clientèle à une niche…

Turbo!

Adieu le 2.0L turbo, les normes antipollution auront eu raison de lui. Bienvenue le 1.8L turbo, le même que l’Alpine, mais il développe ici 280 ch et un couple de 390 Nm disponible sur une large plage comprise entre 2 400 et 5 000 tr/min. C’est coupleux, et du coup il répond à tous les régimes et n’hésite pas à monter à plus de 6 000 tr/min.

Je disposais de la boite EDC, qui a bien évolué depuis ses débuts dans la Clio 4 RS. Si la désignation reste la même, sa gestion des rapports a évolué et ne fait l’objet d’aucune critique. Le résultat est un 0 à 100 km/h abattu en 5,9 s! En mode Sport ou Race, l’échappement se libère un peu plus, et on a même  le droit à une petite déflagration à la montée des rapports! C’est assez addictif! En mode Normal ou Confort, le son est muselé, c’est moins drôle mais peut être que vos passagers aiment le silence.

A noter que lorsque l’on décide de prendre le contrôle, le changement de rapport se fait obligatoirement par les palettes fixes et non pas par le levier. Pour finir, un point consommation: Je termine cet essai avec un honorable 10L/100km de moyenne en alternant vitesse constante sur autoroute, ville, et mode Sport en campagne.

Au volant

Occupons nous d’abord du 4Control. Il métamorphosait la Megane GT, il en va de même sur la RS. Le principe reste le même: en dessous de 60 km/h (100 km/h en mode Race), les roues arrière braquent dans le sens opposé de celles du train avant. À l’inverse, au-dessus de 60 km/h (100 km/h en mode Race), les roues arrière braquent dans le même sens que l’avant. À l’usage, cela apporte une belle stabilité en grandes courbes mais c’est surtout en virages serrés que les choses changent. La voiture semble tourner vite, très vite, et le train arrière a tendance à se montrer joueur, attention à ne pas vous faire surprendre!

L’autre point surprenant est le confort de cette Mégane RS. Grâce à la technologie des butées hydrauliques de compression, elle gagne indéniablement en polyvalence sans que cela dégrade son efficacité. Et quelle efficacité! Une belle prouesse qui permettra de l’utiliser au quotidien sans abonnement chez le kiné.

Le mode Sport durcit le volant, tandis que le Race désactive toutes aides à la conduite. Je vous conseille de garder quelques gardes fou tout de même, surtout sur routes ouvertes. La combinaison du 4Control et des butées hydrauliques vous semblent compliquer? Sachez simplement qu’elle avale la route comme jamais!

Conclusion

Une nouvelle fois, les ingénieurs de Renault Sport démontrent leur savoir-faire en matière de sportives. Cette nouvelle génération de Mégane RS est une vraie réussite. Grâce à différentes innovations, elle arrive à marier parfaitement efficacité et dynamisme tout en se montrant facilement vivable au quotidien. De quoi séduire une large clientèle.

Les « puristes » choisiront le Pack Cup pour disposer de la boite manuelle et d’un différentiel… ou attendront quelques mois pour la version Trophy encore plus radicale.

Photos de la Renault Megane 4 RS 280ch

Notation

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Fiche Technique

Renault Megane 4 RS 280ch

MOTEUR
Type : 4 cylindres
Position : AV
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 1798
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 280 à 6000
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 390 à 2400
TRANSMISSION
AV
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1430
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,1
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 5″9
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
CO2 (g/Km) : 155
Puissance fiscale : 17 CV

Rencontre avec Renault Sport F1 Team

Direction Barcelone pour les essais F1 de présaison.

Il fait beau, cela peut paraître stupide mais la semaine dernière, il neigeait! Hélas, Pirelli ne prévoit pas encore de pneus neige dans ses compositions de pneus pour F1, et les équipes ont du attendre le retour du soleil avant de pouvoir appréhender leurs nouvelles monoplaces. C’est le cas de Renault et des deux pilotes: Nico Hulkenberg et Carlos Sainz.

L’atmosphère est studieuse, tout en étant décontractée. On est loin de la pression d’un weekend de course. Malgré tout, cela reste de la F1 avec ses petits secrets, et je ne vais pas vous montrer tout l’envers du décor pour des raisons évidentes de confidentialité, ni le moment où j’ai vu la Renault F1 RS18 à nue (réservé aux adultes). C’est tout simplement une merveille de technologie, de compacité, et d’ingéniosité.

Quoiqu’il en soit après 2 semaines d’essais, on ne tire pas de plan sur la comète chez Renault Sport F1 sur la saison à venir et ses vingt et un grand prix. Cette année et contrairement à l’an passé où Renault a terminé 6ème du classement constructeur, pas d’objectif.

Lors de cette journée, j’ai pu rencontrer Carlos Sainz, le pilote Espagnol est tout aussi sympathique que son homologue Allemand, Nico Hulkenberg. Je trouve que c’est important de le signaler, car on a tous en tête une image élitiste de la F1 et de ses pilotes inaccessibles. Il est vrai que la F1 reste le top du sport automobile, mais les nouveaux propriétaires de la F1 veulent en faire un sport plus accessible pour le commun des mortels.

Quelques questions à Carlos Sainz

Peux tu nous parler de la saison à venir et de la RS18?

Je pense que la saison va bien se passer. Je suis content avec la voiture, elle est rapide, et avec le travail de Renault, elle va s’améliorer au cours de la saison. Mais en F1, c’est toujours la même histoire: Tant que vous n’êtes pas à la première course vous ne savez pas ou vous vous situez.

Est ce que tu es confiant pour faire un podium cette année?

Un podium cette année ne fait pas partie de mes objectifs. L’objectif est d’être le plus proche possible des leaders. Le podium en F1 signifie de battre les 3 top teams que sont RedBull, Mercedes et Ferrari. Les 6 premières places sont donc déjà prises.

Est ce que tu sens que Renault va devenir un top team?

Le team grossit énormément, c’est le résultat d’un investissement. Nous sommes ceux qui se développent le plus vite en ce moment en F1, et cela veut dire que les choses vont dans le bon sens et je suis très confiant que Renault gagnera à nous le championnat du monde.

Donc tu es à la bonne place pour le futur?

Je le pense. Le team évolue petit à petit, il n’y a pas d’urgence, de précipitation.

Pour parler du Halo, te sens-tu plus en sécurité dans la voiture?

Non je ne me sens pas plus en sécurité, en même temps je n’y fais pas attention, car je ne le vois pas quand je pilote. C’est juste plus compliqué de rentrer ou sortir de la voiture.

Quelques questions à Nico Hulkenberg

Comment te sens tu avec la voiture? Es-tu heureux pour le moment?

Je suis très heureux avec la voiture. Je pense que ces deux semaines de tests ont été très bonnes pour nous. Nous avons beaucoup roulé et nous avons beaucoup appris sur la voiture et sur les pneus. Je pense que notre niveau de performance n’est pas mauvais mais nous avons encore du travail pour améliorer certaines choses.

Vous serez prêt pour Melbourne?

Nous devons l’être comme tout le monde. Oui nous sommes prêt! Si l’on devait comparer par rapport à l’année précédente, nous sommes en bien meilleure position, on a une bonne base et le team se développe dans le bon sens. Je suis confiant.

Est ce que ressens les différences au volant entre la RS17 et la RS18?

Cette année, la voiture a plus d’appuis donc plus de grip. Mais ils viennent de refaire la piste de Barcelone donc elle offre aussi plus de grip. C’est donc pour le moment difficile de ressentir toutes les différences.

Est ce que tu te sens plus en sécurité avec le Halo?

Je ne me suis jamais senti en danger. Le Halo ne change pas grand chose pour moi, cela n’affecte pas ma vision, je ne me sens pas moins bon ou meilleur avec. C’est transparent.

Si tu devais piloter la F1 de tes rêves, que modifierais tu dessus?

Vous voulez toujours plus de puissance, plus de vitesse, une voiture plus rapide. Cette génération de F1 est déjà très rapide, le V6 hybride est impressionnant. Le seul point négatif est le poids. Avec l’hybridation, la taille de la voiture, les gros pneus, elles deviennent un peu lourdes.

Il y a quelques années tu as gagné les 24H du Mans, cette année Fernando Alonso y participe, est ce que tu as prévu d’y revenir?

Aujourd’hui, à ce jour, non. Mais je ne dis pas non plus: non plus jamais. Pour le moment je me concentre avec Renault, à réussir ce projet en Formule 1. Peut être dans quelques années, après ma carrière en F1, mais pour le moment je n’y pense pas.

Il reste désormais deux semaines avant le GP d’Australie à Melbourne qui ouvrira la saison de F1. Bonne chance à Renault pour cette nouvelle saison!

Renault Sport F1 Team réalisera ce dimanche sur la Promenade des Anglais à Nice, une démonstration avec deux monoplaces historiques de l’écurie. Alain Prost sera au volant de la RE40 de 1983, alors que Nico Hülkenberg pilotera la Lotus-Renault de 2012. Cette démonstration préfigure le F1 Live qui doit être organisé à Marseille en préambule du prochain Grand Prix de France.

// Merci à Renault Sport F1 Team pour l'invitation.

Renault compte faire mieux avec la RS18

La Renault RS18 a été dévoilée. La nouvelle F1 de Renault est de moins en moins, pour 2018, seuls le nez et des lignes conservent la couleur historique. Le halo est noir, avec le logo de Renault Sport sur le sommet. Le drapeau tricolore s’invite sur le museau, et ça c’est chouette!

L’équipe conserve Nico Hülkenberg, arrivé il y a un an, et Carlos Sainz, qui a remplacé Jolyon Palmer pendant la saison 2017. Jack Aitken devient pilote de réserve.

« Notre principal objectif est de poursuivre notre progression sur le plan des résultats. Nous voulons pouvoir démontrer nos progrès à tous les niveaux : groupe propulseur, châssis, structure opérationnelle, pilotes. Tout doit s’améliorer et nous devons continuer de grandir. Nous souhaitons le démontrer de différentes manières : par rapport à nos concurrents directs, à l’écart nous séparant des leaders, sans oublier nos fans et le respect que notre équipe inspirera avec son comportement en piste et en dehors. »

Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing.

Côté sponsors, le Groupe BP, qui fournit le carburant via la marque BP et les lubrifiants via la marque Castrol, a renforcé son partenariat. L’assureur MAPFRE prend une place plus importante, sur le nez et le côté de la monoplace. Tmall, une filiale du géant de l’e-commerce Alibaba, fait son apparition avec son emblématique chat, sur le nez.

En quête de performances, Renault renforce ses usines châssis, avec des outils modernisés et plus de 100 recrues, et moteur, avec un nouveau bâtiment bientôt en construction.

« Nous disposons d’un nouveau supercalculateur CFD à la pointe de la technologie. Notre soufflerie a également reçu une mise à jour importante l’an passé. Le nouveau banc de boîte de vitesses sera opérationnel avant le début de la saison. Ces trois éléments nous offrent un énorme potentiel. »

Bob Bell, directeur technique

L’usine moteur subit moins de chamboulements.

« La stabilité de Viry offre une plateforme sur laquelle nous pouvons nous appuyer dans notre progression. Nous y avons une équipe rationalisée, dotée d’une gestion et de pratiques efficaces. Cela nous permet de produire des groupes propulseurs à même de s’imposer. Le plus beau témoignage de la qualité de notre moteur est le choix fait par Red Bull Racing et McLaren. »

Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing.

Renault va cependant faire évoluer cette usine également.

« Viry dispose d’un plan à long terme. Nous assisterons bientôt à des changements plus importants. Viry dans un premier temps s’est concentré sur les détails et des améliorations spécifiques. Cela étant, Viry est constitué de trois bâtiments qui ont respectivement vingt, trente et quarante ans. Nous devons donc nous assurer d’en faire un lieu de travail performant et agréable pour nos employés. Nous procédons à des mises à niveau et un nouveau bâtiment verra le jour en 2019 pour que nous soyons à la hauteur des enjeux et aux standards de la Formule 1. Nous voulons entrer dans une nouvelle ère et nous aspirons à voir nos usines être conformes aux dernières normes. Comme tout sport, la F1 continuera d’évoluer et nous devons faire pareil. »

Rémi Taffin, directeur technique moteur

L’équipe a pris la neuvième place du championnat en 2016 et la sixième en 2017. Pour 2018, Renault n’annonce pas d’objectif précis, autre que de progresser.

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