Reportage

A l’assaut de la Transfagarasan pour fêter 20 ans de Cupra!

5 minutes de lecture

Après avoir remporté en 1996 en rallye le championnat du monde catégorie 2.0L avec l’Ibiza Kit Car, Seat a voulu amener cette performance sur la route. Cupra est alors née (Contraction de Cup et Racing), tout d’abord sur Ibiza en 1996 puis sur la Leon en 2000.

20 ans plus tard, Cupra est toujours synonyme de sportivité: On trouve une Ibiza forte de 192 ch et une Leon de 290 ch au catalogue. Il y a deux ans, la Leon Cupra 280 ch faisait tomber un record sur le fameux Nurburgring: moins de 8 min pour réaliser un tour avec une traction de série. Cette année, elle se voit affublée de 10 ch supplémentaires pour atteindre les 290 ch.

Ce modèle, le plus puissant de l’histoire de Seat, va nous emmener à travers la Roumanie sur l’une des plus belles routes du monde: la Transfagarasan!

Jour 1 – Départ de Bucarest

Départ de Paris pour Bucarest. Là bas, une belle Leon Cupra nous attend sagement pour nous emmener sur les routes Roumaines après 3H de vol.

La capitale de la Roumanie ne laisse pas indifférent. Ancien Paris des Balkans, les avenues monumentales sont ponctuées de beaux jardins, parcs et ruelles étonnantes. La cité pratique le mélange des genres : l’architecture Art nouveau, Bauhaus, faux baroque ou néoclassique, laisse parfois la place à quelques monuments de l’époque du dictateur Ceauşescu.

Le premier arrêt s’effectue devant le palais du parlement. Immense et situé sur une colline surplombant le boulevard Unirii, il est le 2e monument du monde par sa masse, après le Pentagone. Haut de 12 étages et construit pour satisfaire les appétits de grandeur de Ceauşescu, cela donne une “belle” image de l’homme.

Pas le temps de s’attarder, il faut vite s’extirper de la capitale et de ses bouchons pour rejoindre l’hôtel à 210 km, soit prêt de 3H de route. Au fil des kilomètres, les stigmates du communisme sont encore bien présents par endroits. Le pays est rempli de contradiction: Les voitures de luxe se mêlent au Dacia de tous âges et même aux charrettes tirées par des chevaux.

Il en va de même pour l’architecture: le mélange des genres est surprenant entre les villes médiévales de Transylvanie, les châteaux, les églises en bois et les tours de béton…  des ensembles uniques au monde, classés d’ailleurs au Patrimoine mondial de l’Unesco.

La quantité d’animaux sur le bord des routes est aussi surprenant. Après quelques centaines de kilomètres, une halte à la station essence permet de remplir les réservoirs. Le service est encore effectué à la main.

L’état du réseau secondaire est redoutable pour les amortisseurs, la direction et les pneumatiques, de quoi tester parfaitement la Leon dans les pires conditions. D’ailleurs, il n’est pas étonnant de voir des petits ateliers de réparation pneumatique le long de la route car les crevaisons sont fréquentes.

On s’enfonce de plus en plus dans les campagnes. La population n’est plus la même, le style vestimentaire non plus. On n’a l’impression de faire un bond dans le passé, comme si des personnes d’époque différentes vivaient ensemble.

On quitte les campagnes pour arriver au pied des montagnes. Passage obligatoire pour y pénétrer, la Citadelle de Poenari surplombe la route. Auparavant point stratégique de contrôle du passage entre la Valachie et la Transylvanie érigé au début du xiiie siècle par les princes valaches. La citadelle est aujourd’hui abandonnée suite à son effondrement partiel dû à un glissement de terrain. Elle est surtout connue pour la légende de Vlad III l’Empaleur (alias Dracula) et est réputée pour être hantée.

Surprise, un ourson s’attarde sur le bord de la route. Les animaux sont nombreux, il faut dire que la forêt est toute proche et le pays encore très rural. Je découvre en même temps la raison du nombre incroyable de chiens errants: ils servent à protéger les villes de la venue des ours!

Puis vient le passage du barrage Vidraru. Haut de 166m, il ne faut pas avoir le vertige! Le travail des hommes est remarquable, et on n’ose imaginer les conditions pour la réalisation d’un tel édifice. On parle de 80 morts officiels. De l’autre côté du barrage, sur la montagne Pleasa, se trouve la statue de Prométhée comme un symbole de l’électricité, faite par le sculpteur Constantin Popovici.

On arrive enfin à l’hôtel qui surplombe le lac Vidraru créé par le barrage pour une nuit bien méritée.

Jour 2 – La Transfagarasan

Cette deuxième journée débute au pied de la Transfagarasan. Encore un peu d’histoire. La route a été construite entre 1970 et 1974, sous le régime de Nicolae Ceaușescu (encore lui). Elle relie Curtea de Arges au sud et Cartisoara au nord. Mais pour y arriver, il faut passer les monts Fagaras, dont elle tire son nom, culminant à 2 544 mètres d’altitude.

Après avoir gravi le versant sud, un tunnel de trois kilomètres, non éclairé, m’emmène jusqu’au point culminant de la route. On y croise des piétons munis de lampe torche. C’est aussi un endroit rêvé pour faire vrombir le moteur de la Cupra!

La vue est tout simplement magnifique, impressionnante et impose l’humilité! Si vous connaissez le jeu Need For Speed, le voici en réel. Et la Cupra est un très gros jouet pour y prendre son pied!

Cette route, longue de 100 km, on la fera deux fois. Juste pour le plaisir… Son histoire est par contre terrifiante: Elle a été réalisée avec des moyens matériels considérables, mais également au prix de beaucoup de vies humaines (là encore). Officiellement il y a eu 40 morts lors de la réalisation de la route, mais les personnes encore en vie 35 ans après parlent de centaines de vies humaines perdues, environ 400 personnes.

La fin de la seconde journée approche. On arrive au second hôtel, après avoir traversé Rasnov et sa citadelle. Elle a fait parti d’un système de défense des villages Transylvanien exposés aux invasions, et ne fut conquis qu’une seule fois en 1612 à cause du manque d’eau suite à un siège. C’est ainsi que la légende du puit est née: on dit que deux prisonniers Turques auraient creusé pendant 17 ans un puit de plus de 100 m de profondeur!

Jour 3 – De Brasov à Bucarest

Le retour se fera plus calmement à partir de Brasov. En empruntant les autoroutes et nationales plus rectilignes. On découvre des bâtiments toujours aussi impressionnant. Les couleurs des villes rappellent le drapeau national: Beaucoup de toits sont bleus et les murs jaunes.

Après 166 km et 2H30 en voiture, nous voilà de nouveau à Bucarest. Il est l’heure de rentrer en France après avoir pu essayer la Seat Leon Cupra 290 ch de manière complétement folle sur l’une des plus belles routes du monde. On a pas tous les jours 20 ans!

Toutes les photos de ce roadtrip à travers la Roumanie

Merci à Seat France pour cette aventure incroyable.

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