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Essai Seat Leon Cupra ST 4Drive, pour papa pressé

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Besoin d’un coup de boost en cette fin d’année 2017 ? Embarquez avec nous à bord de la Seat Leon Cupra ST 4Drive sur les plus belles spéciales de Finlande : sourires garantis !

Aéroport Paris Charles de Gaulle, vendredi 1er septembre, nous voilà bien attachés au fond de notre siège pour un décollage imminent direction la Finlande. Quelques heures plus tard, après une escale par Helsinki, voici Joensuu, petite ville calme à l’extrémité est du pays. Alors qu’est-ce qu’on pourrait bien aller faire à l’est de la Finlande ?

Et bien figurez-vous qu’on appelle aussi cette région “la région des Mille Lacs”…. oui…. comme le fameux rallye ! Tout de suite, on y voit un peu plus clair sur les intentions de Seat France : nous sommes au début d’un périple de trois jours sur les spéciales les plus mythiques du rallye de Finlande, avec la Leon Cupra ST et son 4 cylindres turbo récemment poussé à 300 chevaux comme compagnon de jeu. Il va y avoir du sport !

Seat Leon Cupra ST 4Drive : présentation !

Comme vous le savez peut-être, la nouvelle Leon Cupra est un bien sympathique jouet qui se décline en pas moins de sept versions ! Coupé, cinq portes, break, en boîte manuelle BVM6 ou automatique DSG6 pour chaque version, et enfin, une septième version équipée du système 4Drive, uniquement sur le break. C’est donc cette dernière version qui nous a été confiée pour ce périple, l’idée étant de découvrir la technologie 4Drive à la fois sur route bitumée et routes en terre ! Ohhh, ça devient intéressant ! Vous vous demandez peut-être ce que c’est que le 4Drive ? “Et bien je vais vous le dire !”. Le 4Drive, comme son nom l’indique, offre au véhicule une motricité de tous les moments grâce aux quatre roues motrices et au coupleur Haldex cinquième du nom. Pour faire simple, ce système répartit le couple moteur sur les quatre roues en fonction des potentielles pertes d’adhérence de chacune d’entre elle. Enfin, l’autobloquant électronique XDS améliore la tenue de route du grand break en courbes en délivrant légèrement plus de puissance aux roues extérieures. Un savant mélange naturellement issu du groupe Volkswagen pour, on l’espère, un cocktail hispano-germanique épicé ! Côté chiffres, Seat pousse donc la puissance à 300 chevaux à 5500 tr/minute, et affiche un couple maximal de 380 Nm à 1800 tr/min. Grâce au système 4Drive, la Leon Cupra ST réalise un très beau 4,9 secondes au 0 à 100 km/h, de loin le meilleur de la gamme, impressionnant !

Un look trop sage ?

Sur le plan du design, il est indéniable que la Leon Cupra ST est réussie, surtout lorsque l’on regarde en arrière dans le passé de la marque. Seat a bel et bien fait un grand bond en avant et se rapproche du standing de ses concurrentes. Ses jantes de 19 pouces affichent une vocation sportive, tout comme la double sortie d’échappement, les rétroviseurs noirs et… et… et puis c’est tout ! La Leon Cupra est belle, mais n’est-elle pas un peu trop sage ? Alors oui (et heureusement), il existe le pack “Cupra Line Energy” qui souligne la calandre, les rétroviseurs et les jantes d’un orange pétant. Toujours est-il qu’il ne s’agit que de couleurs, tandis qu’on aurait davantage aimé une plus belle sortie d’échappement, un petit béquet, et une calandre un poil plus prononcée. En fait, on aurait aimé la Leon Cupra R récemment présentée au salon de Francfort ! J’aime reconnaître une sportive du premier coup d’œil, et je ne vous cache pas que depuis mon retour en France, à chaque Leon que je vois je me demande s’il s’agit d’une Cupra ou non… Ceci étant dit, il n’y a pas mort d’homme, notre auto est belle et se camoufle bien dans l’inexistante circulation Finlandaise, à tel point que si l’on s’était fait arrêtés, il aurait suffit de dire “c’est pas nous, regardez on roule en break !”. Pour épiloguer sur le look de notre espagnole, rendez-vous dans la galerie photo en bas de l’article !

Même recette à l’intérieur : qualité est sobriété !

A l’intérieur de la Cupra ST, la première agréable impression est l’excellente qualité de finition : alcantara sur les sièges et sur l’intérieur des portes, volant sobre mais réussi, élégante bande de tissu imitant la fibre de carbone… la qualité est là, il n’y a rien à dire ! L’écran tactile est intégré harmonieusement au tableau de bord qui est relativement épuré, tandis que le GPS est fluide et réactif. Encore une fois, notre âme de sportif aurait aimé un brin plus d’enthousiasme et de folie dans ce cockpit : un peu de couleur, une signature “Cupra”, quelques surpiqûres de plus… Nous sommes gourmands et c’est un bien vilain défaut ! Toutefois, le grand toit ouvrant qui équipait notre modèle illumine votre expérience à bord, un vrai bonheur pour les longs roadtrips !

Sur le plan de la place à bord, les quatre places vous permettront de voyager en tout confort, même si votre ado mesure 1m85 ! Côté coffre, les 587 litres vous permettront même de ranger jusqu’à deux belles mères, elle est pas belle la vie ?! Plus sérieusement, le coffre affiche même une capacité de 1470 litres avec la banquette abaissée !

Au volant : “Droite 4  130 sur bosse !”

C’est bien là tout l’intérêt du voyage, parcourir des routes de jeux vidéos au volant d’un break pour papa pressé, très pressé ! Deux-cent petits mètres après la sortie de l’aéroport de Joensuu, nous voilà déjà sur une de ces fameuses routes de terre. Nous avons été prévenu de la forte présence de radars dans la région, qui se vérifie très vite, et je commence donc en mode confort afin d’apprécier les qualités de voyageuse de notre Cupra ST. Malgré l’aspect relativement sage de l’auto, on aurait pu s’attendre à un voyage assez rude à la vue des grands sièges baquets, du châssis renforcé et des suspensions fermes. Que nenni ! Après pas loin de 1000 km de routes en tous genre, trouées, bosselées, ou droites, pas la moindre douleur dorsale n’est à déplorer, et pourtant Dieu sait que l’on n’est pas restés longtemps en mode confort ! Les sièges sont donc très confortables, et chauffants qui plus est, tandis que le châssis et les suspensions rendent l’expérience agréable en toutes circonstances.

N’oublions toutefois pas que nous étions au pays du rallye et que, tout en restant raisonnables et respectueux du code de la route, le mode sport a rapidement été de mise. Premières accélérations, et la Cupra s’envole à une vitesse fulgurante. Le turbo qui souffle à plein régime, cumulé à la géniale motricité due au système 4Drive, et les performances sont bien présentes, c’est un régal ! Nous ne démontrerons pas l’efficacité de la boite DSG6 tant cette dernière fait office de référence dans ce segment, et joue également un rôle majeur dans les performances du grand Break.

Qu’en est-il de l’agilité de cette Cupra ? Là encore, à la vue de ses 4,55m de long, on aurait pu se dire que la conduite allait vite s’avérer pataude. Loin de là, les 1545 kg de la ST 4Drive (contre 1395 pour la SC) ne se ressentent que très peu. Très rassurante, la Leon Cupra ST vous met rapidement dans votre élément et vous suggère de vous prêter au jeu du rallye qui vous est proposé ! “Droite 4 – 130 sur bosse, élargir sur corde gauche 2 – 75 !”.

Et puisque l’on parle de rallye, qu’en est-il de la conduite sur terre ? En voilà une expérience fort sympathique ! En Finlande, les routes en terre sont légion, à tel point que les limitations à 100 km/h n’empêchent pas les locaux de rouler plus vite, beaucoup plus vite ! Les chaussées sont larges, la terre est bien tamisée, si bien qu’on oublie vite que l’on roule sur terre… jusqu’à ce qu’on arrive sur des portions un peu plus humides, où un peu de sous-virage peut vite vous rappeler à l’ordre, mais le 4Drive gère cela à la perfection en donnant à la Cupra un comportement très sain ! Il faut ainsi s’enfoncer dans les plus petits chemins et enlever les aides pour vraiment se prendre – en tout humilité bien sûr – pour Colin McRae ! Et comment vous dire qu’il n’a pas fallu nous le dire deux fois ?!

Un voyage entre émerveillement et euphorie !

La Cupra nous a donc donné satisfaction dans toutes les conditions : à 120 km/h sur les longues lignes droites en mode confort (et tourisme), à 130 km/h en mode attaque sur les incroyables routes de Finlande, et bien sûr en dérive dans les petits chemins ! La seule chose que l’on pourrait attendre d’un tel jouet, à l’image de son look général, c’est un peu plus de folie dans l’échappement, dont le bruit est trop discret et artificiel à mon goût… Dommage !

Enfin, comment finir cet article sans vous parler brièvement de notre incroyable terrain de jeu : la Finlande ! Arrivant d’une agglomération Parisienne stressante, bruyante et grise, le contraste n’a pu être que saisissant ! Tout d’abord, le calme. Avec une densité de 18 habitants au kilomètre carré, vous aurez plus de chance de rencontrer un élan qu’un homme ! Ajoutez à cela des forêts de sapin aussi denses que vertes, et des lacs à perte de vue. Priez le ciel, et vous aurez peut-être comme nous la chance de voir ce spectacle sublimé par quelques rayons de soleil ! Si je devais résumer ce pays en quelques mots, “paisible” et “relaxant” seraient les premiers mots qui viendraient à mon esprit ! Quant aux fameuses routes de rallye, c’est un vrai délice qui vous plonge dans une euphorie et qui vous donne envie de vous pincer tant les scènes sont surréalistes par moment. Une destination choisie avec bon goût par les équipes de Seat, que nous remercions chaleureusement !

Alors, on l’achète cette Cupra ? 

L’heure du bilan est donc arrivée. Avec un prix de départ de 40 210 euros pour la Cupra ST 4Drive, l’espagnole est 7 000 euros moins chère que sa cousine Golf SW R. Une différence de prix importante pour des performances proches, qui jouent en la faveur de la Cupra et qui permettent de compenser ce manque de folie et d’agressivité évoqué plus haut. De plus, il est important de préciser que parmi les sept versions de la Leon Cupra, la ST 4Drive est la plus chère, la moins chère étant la SC Cupra BVM6 (la plus fun ?), avec un prix de départ à 35 160 euros ! A ces prix là, on achète, on signe où d’ailleurs ?!

Remerciements à toutes les équipes de Seat France !

Les photos de la Seat Leon Cupra ST 4Drive

 Fiche technique de la Seat Leon Cupra ST 4Drive :

MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 1984
Puissance maxi (ch à trs/mn) : 300 à 5500 tr/min
Couple maxi (Nm à trs/mn) : 380 à 1800
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : Double embrayage DSG(6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1545
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,15
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 4,9″
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,2
CO2 (g/Km) : 164
Puissance fiscale : 19 CV

Crédits Récit et Photos : Nicolas Verneret pour Speedguerilla

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Essai Renault Clio 5 RS Line 2019

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Renault Clio 5 RS Line Blue Iron
La Clio passe la 5. Ça ne se voit peut être pas tant que ça mais elle évolue sur tous les plans. Direction le Portugal pour essayer cette nouvelle Renault Clio avec son moteur 1.3L TCe, sa boîte robotisée EDC et dans sa nouvelle finition RS Line.

Design

Vous l’aurez remarqué, la Clio 5 reprend les formes de Clio 4 mais il suffit de les mettre côte à côte pour s’apercevoir qu’il ne s’agit plus du tout de la même voiture. A l’avant, le capot intègre des nervures pour un effet sculpté. La calandre s’agrandit à la manière de la Megane et le bouclier est plus marqué avec une écope centrale très expressive.

Comme c’est une RS Line, elle se pare d’attributs sportifs pour marquer sa filiation avec Renault Sport et en reprend les codes esthétiques: lame F1 dans le bouclier, jantes 17’’ diamantées Magny-Cours, grille inférieure en nid d’abeilles, diffuseur et à l’arrière et canule d’échappement ovale chromée. Les détails comme l’antenne requin, les feux 100% LED, le hayon affleurant et la ligne chromée autour du vitrage latéral participent à la modernisation du style extérieur. Vous remarquerez également la réduction de surface des plastiques noirs sur la carrosserie.

Avec une Clio 4 bien dessinée et qui continuait à plaire, Renault a fait le choix de jouer la continuité. Un choix surprenant mais tout à fait compréhensible.

Renault Clio 5 RS Line Blue Iron

Moteur

Sous le capot, on trouve le moteur le plus puissant ( pour le moment ) de cette génération. Il s’agit d’un petit 1.3L turbo de 130 ch et 240 Nm de couple. Il est associé, et cela est obligatoire ( encore pour le moment ) à la boite EDC à 7 rapports.

La boite est d’une douceur absolue et trouvera sa place lors d’une conduite en ville ou dans les embouteillages. Elle sait se faire suffisamment réactive en mode Sport. Mais on aimerait voir le 130ch associé à une boite manuelle, pour trouver plus de plaisir au volant.

Les consommations sont raisonnables. Sur ces 2 jours d’essais, je suis resté entre 6 et 7L aux 100km, ce qui permet une autonomie de 700 km avec un plein.

Renault Clio 5 RS Line Blue Iron

A l’intérieur

Si l’allure extérieure reste la même, c’est la révolution à l’intérieur.

Tout a été repensé et optimisé, en particulier l’ergonomie. Par exemple, le levier de vitesses tombe mieux sous la main. Les commandes de chauffage sont plus intuitives à utiliser tout comme le bouton de régulateur de vitesse qui quitte enfin son emplacement entre les sièges pour arriver sur le volant. Un très joli volant d’ailleurs, rendu possible grâce à un airbag compacté.

Comme il s’agit de la version RS Line, on retrouve une ambiance sportive: look carbone avec surpiqûres rouges, volant sport en cuir perforé avec double losange, pédalier aluminium, sièges sport avec maintien latéral renforcé et planche de bord animée d’une ligne horizontale rouge.

Au centre on a le droit à un écran central de 9,3 pouces contre 7 pouces pour la version de série. Le nouveau système R-Link est bien plus facile à vivre. Les menus sont plus intuitifs, et l’on accède plus rapidement à ce que l’on cherche. Bien entendu on dispose des connexions Apple CarPlay et Android Auto. Parmi les petites technos sympas, on trouve les caméras de stationnement à 360° et la conduite semi-autonome regroupant l’aide active au maintien dans la voie et le régulateur de vitesse avec maintien de distance. En lien avec la boîte robotisée EDC, ce dernier pourra même redémarrer l’auto dans les embouteillages si l’arrêt n’excède pas trois secondes

Renault Clio 5 RS Line Blue Iron

Au volant

La Renault Clio 5 inaugure la nouvelle plateforme CMF-B. Plus légère, elle perd jusqu’à 50 kg sur la carrosserie et les essieux. Le fond caréné réduit le coefficient de pénétration dans l’air, et donc, la consommation sur autoroute et augmente au passage l’insonorisation. Cela représente tout de même deux décibels entre 0 et 130 km/h.

Renault a travaillé sur les sensations de conduite. Le diamètre de braquage perd 0,3 m pour une direction plus directe. A noter qu’elle se paramètre sur trois niveaux grâce au sélecteur de conduite My Sense. Cela va de très léger en mode Confort à consistant en mode Sport en passant par le mode Normal. En ville, la douceur de la boite associée à la direction légère laisse la Clio s’emmenait comme une petite citadine. Les jantes de 17 pouces et les sièges enveloppant en cuir offrent une belle fermeté sans que cela soit inconfortable.

En quittant la ville, le 130ch se montre suffisant avec des relances efficaces. Lorsque l’on décide d’augmenter le rythme, le châssis reste efficace et on retrouve les bonnes prédisposions connues sur Clio 4. Reste le caractère très linéaire et la sonorité du TCe qui rappellent que l’on roule avant tout dans une finition sportive. On peut forcer la boite EDC à passer en mode manuel avec les palettes au volant. Il s’agit bien là de forcer, tellement elle s’apprécie plus lorsqu’elle gère toute seule.

C’est surtout l’ambiance à bord qui m’a plu. Cette impression de rouler dans une voiture du segment supérieur est très valorisant, et ça sera surement l’élément déclencheur des possesseurs de Clio 4 pour sauter le pas. Un petit mot sur l’arrivée d’une Clio RS qui est aujourd’hui toujours hypothétique.

Renault Clio 5 RS Line Blue Iron

Conclusion

Plus facile à vivre en ville, plus performante sur route, la Clio est plus polyvalente que jamais. Elle y ajoute une bonne dose de technologie inédite sur le segment, et une qualité d’intérieur encore jamais vu. L’objectif est bien de conserver son titre de voiture la plus vendue en France devant une concurrence qui s’annonce plus féroce que jamais. Elle sera commercialisée en septembre 2019.

Photos de la Renault Clio 5 RS Line Bleu Iron

Notation

7.8 Note
Pour
  • Agrément de conduite
  • Qualité perçue
  • Contre
  • Sensations en conduite sportive
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8
    Performances7.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Renault Clio 5 RS Line TCe130 EDC7

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1333
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 130 à 5000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 240 à 1600
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1248
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.6
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 200
    0 à 100 km/h : 9″0
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,2
    CO2 (g/Km) : 119

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    Essai Mazda 3 2019

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    Mazda3 2019 red soul
    Nous voici déjà à la quatrième génération de Mazda 3 et dès le premier coup d’œil, on s’aperçoit que le constructeur Japonais a élevé son niveau de jeu pour sa dernière interprétation du Jinba Ittai – le sentiment d’unité entre la voiture et le conducteur.

    Parmi la gamme, j’ai choisi d’essayer le seul moteur essence disponible pour l’instant au catalogue: le 2.0L Skyactiv-G M Hybrid de 122ch associé à une boite méca à 6 rapports dans une finition Sportline. de couleur Soul Red Crystal.

    Design

    Coup de cœur pour le style de cette Mazda qui ne ressemble à aucune autre berline. La Japonaise sait se démarquer et dans le bon sens.

    Un long capot, une belle calandre et des phares étirés, des montants C imposant et une double sortie d’échappement, c’est ce que Mazda appelle le style Kodo. L’ensemble est réussie et ne manque pas de détails. La ligne est sublimée par la teinte Soul Red Crystal.

    Du coup, on aime ou on déteste. Mais à force de voir des faux orifices et des fausses sorties d’échappement, la proposition de Mazda est rafraîchissante.

    Mazda3 2019 red soul

    Moteur

    Le constructeur Japonais fait dans la simplicité avec deux moteurs seulement au catalogue: un essence 2.0L de 122 ch et un diesel 1.8L de 116 ch avec un turbo à géométrie variable.

    C’est donc un bloc essence atmosphérique développant 122 ch et 213 Nm qui se cache sous le capot, il est associé pour la première fois à un système micro-hybride de 24 V fournissant jusqu’à 8 ch d’appoint lors des démarrages (via une récupération d’énergie en phase de décélération et de freinage).

    L’absence de turbo apporte une réponse naturelle à l’accélérateur, mais il faut aussi aller chercher la puissance haut dans les tours pour en tirer la quintessence, chose que nous n’avons plus trop l’habitude de faire. Le moteur est associé à une boîte manuelle bien étagée, le levier est court, précis et bien guidé. C’est un plaisir à manier. Il rappelle d’ailleurs celui de la MX -5!

    Avec 122ch rien de bien excitant me direz-vous?  La caisse ne pèse que 1274kg et permet d’être vive, mais avec plus de 10 sec sur l’exercice du 0 à 100 km/h, ce n’est pas ce qui se fait de plus rapide évidemment. Par contre, les consommations sont raisonnables, j’ai relevé entre 6 et 7L/100km durant mon essai.

    A noter qu’une version sportive MPS n’est pas au programme, mais il tarde de voir arriver le futur moteur SkyActiv-X de 181ch.

    Mazda3 2019 red soul

    A l’intérieur

    L’intérieur de la Mazda 3 est à la hauteur du style extérieur. On pénètre dans un petit cocon entièrement de noir vêtu qui nous met à l’aise immédiatement. Il sera cependant possible d’opter pour une sellerie de couleur blanche pour apporter de la couleur sur le mobilier. Personnellement j’aime beaucoup cet univers intimiste apporté par le noir. Un sentiment étrange s’agissant d’une berline…

    La qualité perçue est surprenante, digne d’une premium. Les compteurs conservent un affichage traditionnelle à aiguille, sauf la vitesse au centre, qui est un écran représentant… une aiguille. Il permet en fait d’afficher plus d’informations liées à la sécurité par exemple. L’affichage tête haute double ces informations.

    La position de conduite est exemplaire, évidemment, on s’assoit dans une 3 plus qu’on y grimpe. La mode des SUV est passé par là et le sentiment d’être assis bas est renforcé par les montants de portes assez haut. Ça surprends d’autant plus lorsque vous arrivez au péage.

    Le volant ne s’embarrasse pas de multiples fonctions, c’est fait proprement. Avec simplicité, esthétisme et ergonomie, pas question de perdre le conducteur dans de multiples menus ou de le mettre en danger avec des commandes inaccessibles. Le chauffage est facile à utiliser, la structure du menu multimédia est facile à comprendre. D’ailleurs l’écran est éloigné, c’est normal puisqu’il n’est pas tactile et se contrôle à la molette.

    Avec un parti pris stylistique, c’est l’espace intérieur qui en pâti. Il ne faudra donc pas compter sur la Mazda 3 pour déménager. Elle dispose d’un des coffres les plus modestes de la catégorie.

    Pour finir, mention spéciale au système hi-fi signé Bose. L’une des meilleures marques pour le son embarqué.

    Mazda3 2019 red soul

    Au volant

    C’est surement là où le Jinba Ittai se fait le plus ressentir. C’est bien simple, la Mazda 3 sait se faire précise et naturelle à conduire.

    Le châssis n’étant pas bien lourd, la direction se fait légère, et une fois que la voiture est lancée, elle enchaîne les virages sans sourciller (et sans suspension pilotée). Bien amortie, les mouvements de caisse comme le roulis sont maîtrisés et l’on sait où on pose ses roues.

    Besoin de la relancer après un virage? On descend rapidement un rapport et hop c’est reparti. Toujours en douceur, bien entendu. Le savant mélange entre confort et rigueur est ici atteint.

    Il nous manque cependant quelques chevaux pour atteindre la perfection. Vous l’aurez compris, et malgré ses 122 ch, la boite, la direction, et l’ensemble est plaisant à emmener.

    Mazda3 2019 red soul

    Conclusion

    Belle comme une Italienne, sérieuse comme une Allemande, réussie comme une Japonaise. Certainement imparfaite, mais cette nouvelle venue représente à merveille l’innovation selon Mazda.

    C’est est une voiture zen avant tout, pour ceux qui veulent se démarquer.

    Photos de la Mazda 3 2019

    Notation

    8 Note
    Pour
  • Design
  • Intérieur
  • Boite mécanique
  • Contre
  • Maintien des sieges
  • Sex Appeal9
    Vie à bord8.5
    Performances7
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Mazda3 2.0L Skyactiv-G M Hybrid 122ch BVM

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Atmo
    Cylindrée (cm3) : 1998
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 122 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 213 à 4000
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : Manuelle (6)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1274
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 10.44
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 193
    0 à 100 km/h : 10″2
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,2
    CO2 (g/Km) : 119
    Puissance fiscale: 6 CV

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    Essai Seat Leon Cupra R ST

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    Seat Leon Cupra R ST
    Même si Cupra est désormais une marque à part entière, la Leon reste une Seat même lorsqu’il s’agit d’une version très sportive comme cette Cupra R ST. La prochaine génération devrait bien différencier les choses mais en attendant, place à l’essai de cette ultime déclinaison…

    Si vous aviez manqué la série limitée à 799 exemplaires de la Leon Cupra R, voici l’occasion de vous rattraper avec le break R ST. C’est encore une série limitée qui reçoit des modifications esthétiques et techniques par rapport à la Cupra ST classique, mais la recette est un peu différente que sur la version berline.

    Design

    J’avais gardé un très bon souvenir de la Leon Cupra ST, discrète et très efficace. La Leon Cupra R ST joue dans un registre un peu moins discret. On remarque les touches de bronze ici et là, mais surtout le carbone présent presque partout que ce soit à l’avant dans la lame, à l’arrière dans le spoiler et le diffuseur mais aussi sur les côtés avec les coques de rétroviseurs et bas de caisse. Seat signale même que l’aérodynamique en serait même amélioré!

    Elle embarque des jantes 19″, ici de couleur bronze, qui cachent d’énormes freins Brembo. Les pneus sont des Michelin Sport CUP 2, connus pour être de véritables ventouses. Vous remarquerez également les logos Seat de couleur bronze, mais qu’il n’y a aucun logo de la nouvelle marque Cupra, juste un badge sur le coffre. D’ailleurs restons sur cette partie arrière, lorsque l’on baisse le regard, dur de rater les 4 sorties d’échappements.

    Elle sera disponible en 4 teintes: Gris magnétique, noir minuit, blanc nevada ou gris urbain. Peu importe la couleur, le bronze se marie parfaitement avec et le résultat est soigné.

    Seat Leon Cupra R ST

    Moteur

    Si la Cupra R embarque le 2.0L EA888 dans une configuration 310ch, la Cupra R ST se “contente” de 300 ch et 400 Nm de couple! Rien de vraiment grave puisque que cette dernière dispose de la transmission intégrale et d’une boite DSG. Résultat? Elle est capable d’accélérer beaucoup plus fort! Le 0 à 100 km/h est réalisée en 4.9 secondes seulement comparé aux 5.8 secondes de la berline! La vitesse maxi grimpe à 250 km/h.

    Le 2.0L est bien rempli pour répondre à la moindre sollicitation de l’accélérateur. Et lorsqu’on active le mode Cupra, il sait donner de la voix pour embaumer l’habitacle d’une ambiance sonore des plus sportives!

    Seat Leon Cupra R ST

    A l’intérieur

    L’intérieur est à la hauteur du design extérieur. A la fois sobre, élégant et efficace. La Leon Cupra R ST a le droit au digital cockpit et dispose de touches de carbone et de bronze ici et là.

    L’équipement de série est très complet, on trouve le système d’ouverture sans clé, l’aide au stationnement avant et arrière, la caméra de recul, et un écran central de 8 pouces.

    Les baquets maintiennent parfaitement, beaucoup mieux que la banquette arrière sur laquelle vos passagers risquent d’être fortement secoué si vous décidez d’augmenter le rythme. Encore pire si vous revenez du supermarché… Seul avantage, les surgelés n’auront pas le temps de décongeler! Car le volant recouvert d’alcantara et le son de l’échappement ne sont pas vraiment une invitation à la conduite douce.

    Seat Leon Cupra R ST

    Au volant

    La Leon Cupra R ST ne s’arrête pas au look pour se distinguer de la Cupra ST. Les ingénieurs ont travaillé pour qu’elle ait un comportement encore plus incisif. Elle bénéficie de réglages d’amortissement et d’une géométrie spécifiques, avec notamment un carrossage négatif de 2° à l’avant comme à l’arrière. La direction a également été re-paramétrée et le freinage est confié à Brembo. Cerise sur le gâteau, les semis-slicks Michelin Pilot Sport Cup 2 sont de la partie!

    Seat nous a fermé une portion de route pour lâcher les chevaux de cette Leon Cupra R ST, et à chaque passage, j’étais de plus en plus impressionné des capacités de l’auto! Une vidéo que vous pouvez retrouver ici sur mon premier passage.

    La boîte DSG enchaîne les rapports et le moteur semble infatigable. Toute la puissance est parfaitement transmise grâce à la transmission intégrale. Ça accélère aussi vite que ça freine. Le train avant se place là où on se veut, tout est tellement facile. Et comme un sportif de haut niveau, lorsque ça semble facile, c’est qu’il y a beaucoup de travail derrière!

    Bien sur, il est toujours possible de passer en mode Confort pour assouplir la suspension, relaxer la réponse à l’accélérateur, et voyager dans un confortable break. Mais si vous avez fait le choix d’acquérir une Leon Cupra R ST, ce n’est peut être pas pour ce genre de balade tranquille, sachez juste qu’elle en est tout à fait capable.

    Seat Leon Cupra R ST

    Conclusion

    Break contre berline, transmission intégrale contre traction, boite auto DSG contre boite manuelle… La Leon Cupra R ST n’a plus grand chose à voir avec la Cupra R. Cela se ressent immédiatement au volant, mais elle est toujours un plaisir à emmener. En deux mots: Efficacité et élégance.

    A cela elle ajouter un côté pratique et sécurisant car c’est aussi… un break!

    Photos de la Seat Leon Cupra R ST

    Notation

    8.8 Note
    Pour
  • Châssis
  • Moteur
  • Pratique
  • Contre
  • Série limitée
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8.5
    Performances9.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique Seat Leon Cupra R ST

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 300 à 5300
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1615
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5.44
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 247
    0 à 100 km/h : 5″2
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,0
    CO2 (g/Km) : 155

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