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Essai du VW Touareg 2018

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Essai VW Touareg 2018
Pour découvrir la 3ème génération de son plus gros SUV, Volkswagen nous a entraîné jusqu’à Asni et sa vallée verte au Maroc. Là bas, j’ai pu essayer le nouveau Touareg sauce 2018.

Arrivée à l’aéroport de Marrakech, c’est au coucher du soleil que je découvre le Touareg. Nouveau porte étendard de la marque VW, car oui, il s’agit bien de la voiture de production la plus intelligente et technologiquement avancée de Wolfsburg. Maintenant dans sa troisième génération, le grand (et gros) SUV de Volkswagen a sacrifié son côté hors-piste pour devenir un SUV de haute technologie et de haute qualité pour la route. En d’autres termes, c’est la réponse incroyablement stylée de Volkswagen à l’Audi Q7, la Porsche Cayenne, la Mercedes GLE, la Volvo XC90 et la BMW X5.

Le Touareg utilise la plateforme MLB Evo, soit la même que les Audi Q7, Porsche Cayenne, Bentley Bentayga et Lamborghini Urus. Cela signifie qu’il y a une suspension en aluminium, une grande partie du châssis en aluminium également, et beaucoup d’autres économies de poids dans le groupe motopropulseur, le refroidissement, l’échappement, l’électricité, les sièges…

Le style du Touareg a été affiné avec des lignes plus puissantes et sveltes qui ajoutent un air de sophistication et de modernité. Grâce à la nouvelle plate-forme, la taille de la voiture a augmenté mais le poids a chuté de 106 kg pour atteindre 1995 kg. Par rapport à l’ancienne génération, il est 44mm plus large et 77mm plus long. Autre avantage, il y a encore plus d’espace de chargement, avec 113 litres supplèmentaires, il passe à 810 litres au total avec les sièges arrière en place. Vous pouvez donc loger à peu près tout ce que vous voulez dans le coffre.

Si l’on se souvient du tout premier Touareg de 2003, c’était son énorme V10 TDI qui impressionnait. Celui d’aujourd’hui fera plus parler pour son habitacle et son affichage double écran qui représente l’interface entre l’humain et la technologie. C’est un véritable bon en avant, une petite révolution du mobilier, même moi qui suit un habitué de l’environnement VW, j’en étais presque troublé.

Il est temps de quitter Marrakech pour rejoindre Asni. Le convoi de Touareg s’engouffre dans la nuit et les projecteurs IQ Light Matrix LED transpercent la pénombre. Et si cela ne suffisait pas, la technologie Night Vision détecte les humains et animaux via une caméra thermique.

Essai VW Touareg 2018

Au volant

La première chose qui surprend au volant d’un gros bébé de presque 2 tonnes, c’est qu’on ne sent pas les 2 tonnes! La solution technique est la suivante: grâce aux suspensions pneumatiques avec barres anti-roulis électro-mécanique réglables qui fonctionnent en conjonction avec la direction intégrale active (les roues arrières sont directrices), cela nivelle simultanément le roulis tout en retirant virtuellement une partie de l’empattement. Bref, ça fonctionne plutôt pas mal!

Sous le capot, j’ai le droit à un 3.0L V6 TDI de 286ch et 600 Nm associé à une boite auto ZF à 8 rapports. Onctueux, souple, silencieux, il sera l’allié parfait pour voyager. En plus de ça, il se montre particulièrement sobre. J’ai relevé un petit 8L/100km au terme de l’essai. Par contre, il faudra placer tous les curseurs en mode sport pour en tirer du dynamisme et une réelle réactivité. Résultat: 0 à 100 km/h en 6.1 sec! Surprenant!

Avec la suspension pneumatique adaptative, la conduite est raffinée, absorbant facilement les petites et grandes imperfections de la route. La crémaillère variable est directe et légère mais manque de sensation au volant. Le choix de la taille des jantes est aussi déterminant: avec les 17″ c’est plus précis mais pas super sexy, avec les 21″ c’est moins précis mais terriblement sexy!

Essai VW Touareg 2018

A l’intérieur

Si dans l’ancien Touareg, on avait un peu la sensation de monter dans une Golf, ici, on grimpe à bord d’un véhicule premium et ça se ressent immédiatement!

C’est grâce au Cockpit Innovision entièrement numérisé, ou comme vous et moi l’appellerions, deux grands écrans collés ensemble pour ressembler à un énorme. Cela permet d’afficher un merveilleux minimalisme et une absence notable de boutons à l’intérieur.

L’ensemble multimédia est compatible avec Android Auto et Apple CarPlay et dispose d’un hotspot WiFi qui permet de connecter jusqu’à huit appareils à la fois. L’ambiance de l’habitacle est nettement améliorée, surtout si vous optez pour le double vitrage qui met le monde extérieur en mode muet.

Parmi les autres technos, je citerais simplement l’ACC, le Precrash 360°, le Traffic Jam Assist, l’Intersection Assist, l’Emergency Assist et le Front Assist pour une route plus sûre. En matière de confort, les sièges massants avec 8 programmes diffèrents sont merveilleux. Et enfin, pouvoir personnaliser l’affichage des compteurs et de l’ambiance lumineuse  apporte la petite cerise sur le gros gâteau.

Essai VW Touareg 2018

Conclusion

Le Touareg vient de connaitre sa plus grande transformation. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il a été complètement modernisé. C’est désormais une véritable vitrine de technologie et le nouveau fleuron de VW. Mais cette technologie est chère… Malgré tout, la VW a toujours été le gros SUV de la personne plus discrète et moins ostentatoire que ses rivales.

Elle propose de solide prestation dynamique, dans un raffinement absolu, même si elle a du sacrifier ses capacités hors piste dans la bagarre. Mais honnêtement, combien d’entre vous cherchent à prendre le chemin le plus compliqué?

Photos du VW Touareg 2018

Notation

8.4 Note
Pour
  • Technologie
  • Confort
  • Moteur puissant
  • Contre
  • Ses rivales portent des badges plus prestigieux
  • Sex Appeal8
    Vie à bord9
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique

    Volkswagen Touareg V6 TDI 286ch

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : biturbo
    Cylindrée (cm3) : 3000
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 286
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 600
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1995
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,97
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 238
    0 à 100 km/h : 6″1
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
    CO2 (g/Km) : 173

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

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    Essai Kia Stinger 2.0L 255ch

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    Kia Stinger
    Les nouvelles voitures se ressemblent toutes, plus ou moins. Ce n’est pas le cas de la Kia Stinger, une berline sportive propulsion qui porte le même badge qu’une Picanto. Une manière pour Kia de dire: « Hey regardez ce que nous savons faire! »

    Il faut dire que voir un constructeur généraliste proposer une berline cinq portes premium a de quoi étonner. La Stinger est supposé capter les regards et impressionner les sceptiques, d’ailleurs si vous lisez ceci maintenant, c’est que vous êtes plus ou moins intéressé pour savoir si la proposition est crédible. Elle fait donc plutôt bien son travail.

    Design

    Les regards stupéfaits des passants en disent long sur le look de cette Stinger. Déjà parce que la plupart n’ont aucune idée de ce que c’est comme voiture, que c’est surement la première fois qu’ils en croisent une, et qu’en plus elle est joliment dessinée.

    Son hayon rappelle une Audi A7, l’arrière ressemble à une Maserati et l’avant en forme de poisson-chat a ce petit côté BMW, tous ces éléments font de la Stinger une voiture attrayante sans être criarde. Il faut dire qu’elle est conçue par Peter Schreyer, qui a signé l’Audi TT, ainsi que par le designer en chef de Kia, Gregory Guillaume.

    Il y aussi ces jantes, qui sont superbes. On trouve des inserts noir laqués sur le capot façon prise d’aération. Et que dire des impressionnantes quatre sorties d’échappements à l’arrière. Reste une interrogation, pourquoi avoir laissé ces inserts sur chaque côté des feux arrières? Original.

    Kia Stinger

    Moteur

    Sous le capot se cache un 2.0L turbo en position longitudinale annoncé pour 255 chevaux et 353 Nm. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports. Rapide et agréable, elle accompagne en douceur la puissance et le couple pour faire décoller la Stinger.

    Les accélérations sont plus que correctes avec un 0 à 100 km/h abattu en 6.6 sec. Les autres moteurs disponible sont un 2.2 diesel de 200ch et un V6 3.3L essence de 365ch. Ce dernier ne réclame que 5.5 sec sur l’exercice du 0 à 100 km/h. Pas si éloigné en termes de performances, le 4 cylindres n’a évidemment pas la même noblesse mécanique. Le V6 a forcément moins de mal a déplacer les quelques 1700 kg et la sonorité est distinctive.

    Quoi qu’il en soit, le 4 cylindres ne fait pas pale figure, loin de là, et tirera aussi son épingle du jeu en terme d’économie d’utilisation. Les consommations restent d’ailleurs raisonnables avec une moyenne de 8 L/100 km sur un parcours mixte.

    Kia Stinger

    A l’intérieur

    A peine les fesses posées dans la Stinger, il semblerait que les designers Kia aient passé un peu de temps dans les dernières Mercedes. La console centrale avec ses trois bouches d’aérations rondes, l’écran haut perché et le volant à méplat, on se croirait presque dans une AMG! Kia a dépensé de l’argent là où c’est important: les sièges, le volant, le sélecteur et les poignées de porte! Du coup, même si on ne dispose pas de la même noblesse sur certains matériaux, l’ambiance premium est bel et bien là.

    La qualité de construction ne laisse aucun doute: rien ne grince et l’habitacle bien isolé permet de voyager en confort. Et parce que ce n’est pas une prestigieuse Allemande, on n’a pas besoin d’alourdir la note avec une liste d’options interminables, tout est quasiment de série: des sièges avant à réglages électriques, ventilés et chauffants, des rétroviseurs extérieurs anti-éblouissement, un volant chauffant, une instrumentation tête-haute (HUD), un système de navigation, un écran tactile couleur 8 », l’ouverture et démarrage sans clé SmartKey, la caméra de recul 360°, la surveillance des angles morts (BCW), le détecteur de trafic arrière, le chargement du smartphone par induction, l’ouverture du coffre mains-libres, un système audio premium Harman/Kardon de 720W…

    Pour le ratio prix/équipement proposé, il n’y a pas grand-chose à reprocher! Kia gâte ses occupants!

    Kia Stinger

    Au volant

    La Kia Stinger est aussi longue que large. Un beau bébé en quelques sortes mais qui peut volontiers emprunter une petite route sinueuse pour s’amuser. La direction est précise et bien équilibrée, et franchement j’en attendez pas moins quand on sait qui est à la tête de la dynamique de Kia et de Hyundai: Albert Biermann, anciennement de la division BMW M.

    Les modes de conduite permettent de disposer de différents caractères. En mode Confort et Eco, la conduite se fait douce.

    Lorsque l’on passe en mode Sport ou Sport+, il n’y a que le poids de la Stinger qui limite son entrain, provoquant du roulis lorsqu’on accélère le rythme. Pour rappel, il s’agit d’une propulsion disposant d’un différentiel à glissement limité. Et aussi, lorsque l’on choisit le 4 cylindres plutôt que le V6, on économise 150 kg sur le train avant!

    La conduite se fait dynamique, le freinage puissant rassure. Ce n’est pas sportif, mais ce n’est pas l’objectif non plus. Alors mission réussie? Clairement!

    Kia Stinger

    Conclusion

    Réussie à l’extérieure comme à l’intérieur, la Stinger reste une Kia dont le prestige n’atteint pas celui de ses concurrentes Allemandes. Mais ce que vous perdez en image, vous le gagnez en équipement, sans compter la fameuse garantie 7 ans.

    Pour résumer: Une voiture audacieuse qui permet de rouler diffèrent!

    Photos de la Kia Stinger 2.0L 255ch

    Notation

    8.3 Note
    Pour
  • Design atypique
  • Rapport qualité/prix
  • Engagement au volant
  • Contre
  • Image de Kia dans le premium
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Kia Stinger 2.0L 255ch

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1998
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 255 à 6200
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 353 à 1400
    TRANSMISSION
    Arrière
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1717
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6.73
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 240
    0 à 100 km/h : 6″6
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 8,3
    CO2 (g/Km) : 190

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    Essais

    Essai Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

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    A côté de la terrible i30 N, Hyundai tente de décliner la touche sportive N avec une finition N Line. Et comme la plupart des modèles avec un line dans le nom ( Ford ST-line et Volkswagen R-line pour ne citer qu’eux… ), elle reçoit un kit carrosserie sportif qui renforce l’attractivité du modèle. Mais Hyundai dit aussi avoir travaillé sur le moteur et les suspensions… Voyons voir!

    Design

    La Hyundai i30 N Line s’inspire de la i30 N, c’est une évidence. Même bouclier, même diffuseur. A vrai dire, il ne lui manque que les jupes latérales et un plus gros spoiler. Les plus assidus auront remarqué la disparation du badge N dans la calandre et l’apparition d’un N Line sur les ailes. Les liserés rouge ont été remplacé par du chrome, plus élégant. Les jantes 18 pouces et disques de freins sont aussi plus classiques mais reçoivent tout de même des pneus Michelin Pilot Sport 4s.

    Comme la N, elle dispose d’une double sortie d’échappement, ici les sorties sont réunies à droite. En tout cas, voilà un juste milieu entre une très sportive N et une simple i30.

    Moteur

    Là où l’i30 N utilise un 2.0L turbo de 275ch, la N Line se contente d’un 1.4L turbo de 140ch. La puissance maxi est atteinte à 6000 tr/min tandis que le couple se situe aux alentours des 1500 tr/min. Le résultat est honorable avec un 0 à 100 km/h en 8.9 sec et une vitesse maxi de 208 km/h.

    Évidemment avec moitié moins de puissance mais autant de poids à déplacer, la N Line fait comme elle peut. Heureusement 140 ch suffisent pour réaliser des dépassements en toute sécurité. Et si ce moteur est très discret et lisse dans une i30 classique, Hyundai a eu la bonne idée d’y affubler un échappement un peu plus sonore. Une bonne idée pour apporter une touche sportive.

    L’avantage de ce moteur reste assez simple: Ne pas avoir à vendre un rein pour payer les taxes, l’assurance et remplir le réservoir d’essence. Du coup au niveau des consommations, elle se défend très bien grâce à une boite à l’étagement allongé. Au niveau du plaisir, il ne faudra pas hésiter à passer en mode manuel la boite double embrayage et enfoncer la pédale d’accélérateur pour aller chercher les tours.

    A l’intérieur

    Lorsque l’on prends place dans la Hyundai i30 N Line, on a le droit à de vrais baquets. Ils offrent un superbe maintien tout en gardant un bon confort. En fait ce sont les mêmes que dans la i30N, et ça c’est vraiment chouette! Tout comme le volant qui en plus d’être beau, et très agréable à prendre en main. Il rentre d’ailleurs directement dans le panthéon de mes volants préférés.

    Pour le reste c’est plus classique, il y a l’écran tactile 8″ qui prône au milieu de la planche de bord. Réactif et placé bien en hauteur, il est à portée de main et dans le champ de vision. L’assemblage du mobilier est réussi et présente un bel aspect.

    L’équipement est généreux comme de coutume chez les Coréens.

    Au volant

    Le manque de puissance n’est pas un problème puisque le châssis permet de maintenir le rythme. Le roulis est contenu, le train avant est incisif et le sous virage est maîtrisé par un châssis équilibré et l’excellente monte pneumatique signée Michelin.

    Trois modes de conduite sont proposées: Eco, Normal et Sport. En mode Eco, on a l’impression d’avoir perdu 60ch et les accélérations se font très douces. Effectivement au niveau de la consommation c’est efficace. Le mode Normal permet de profiter de la voiture comme il se doit. Tandis que le mode Sport fait monter le régime moteur et durcit la direction pour plus de précision.

    Au quotidien, elle sait se montrer confortable que ce soit en ville ou sur des longs trajets.

    Conclusion

    En capitalisant sur l’image de la furieuse i30 N, la Hyundai i30 N Line se pare d’un look sportif et épice la conduite quotidienne. Elle cible ceux à la recherche d’un véhicule à l’allure sportive tout en se contentant d’une mécanique raisonnable.

    Photos de la Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    Notation

    7.8 Note
    Pour
  • Proche de la N
  • Son moteur
  • Contre
  • Rapports de boite longs
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances6.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique Hyundai i30 1.4L 140ch N Line

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1353
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 140 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 242 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1367
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 208
    0 à 100 km/h : 8″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5.7
    CO2 (g/Km) : 130

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    Essais

    Essai Cupra Ateca 2019

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    Quasiment un an après avoir découvert la nouvelle marque Cupra à Barcelone, j’ai pu prendre le volant du première modèle sportif qui débarque actuellement en France: la Cupra Ateca, Un SUV compact de 300ch !

    Pour des raisons que seul le marketing peut expliquer, Cupra constitue désormais une marque à part entière. Évidemment, Cupra ne construit pas soudainement des voitures à partir de rien. Le badge Seat est remplacé par un logo Cupra, mais ce sont toujours des modèles sportifs qui se cachent sous cette nouvelle identité, désormais vendus dans un « Cupra Corner » de concessionnaires Seat sélectionnés.

    Design

    La Cupra Ateca repose donc sur un Seat Ateca Fr. Les badges Cupra ont remplacés ceux de Seat et laissent les passants dubitatifs: C’est quoi comme marque?

    Pour se distinguer en tant que modèle à part entière, vous remarquerez qu’il a le droit à des entrées d’air plus larges, des grilles en noir brillant et l’inscription Cupra en partie basse, un peu comme le Quattro chez Audi. On continue avec un diffuseur encadrant les quatre VRAIES sorties d’échappement, un becquet et des jantes 19″ Cupra cuivrées.

    Elles cachent d’imposants étriers Brembo qui sont là pour ralentir la (grosse) bête. Car rappelons, il s’agit tout de même d’un SUV. Et qu’il n’est pas évident d’en faire ressortir une impression de sportivité. C’est pourtant réussi avec cette Cupra Ateca. Ce n’est pas ostentatoire, ce n’est pas trop sportif, c’est raffiné.

    Moteur

    Sous le capot, on trouve un 2.0L turbo connu des modèles un peu énervés du groupe VW. Puissant (300 ch) et rempli de couple (400 Nm), il est associé à une excellente boite DSG7 capable d’envoyer la Cupra Ateca de 0 à 100km/h en 5.2 sec. Un exercice parfaitement exécuté grâce à la transmission intégrale. Physiquement, cela permettra de coller tous vos passagers au fond siège à la sortie des péages!

    La vitesse maxi atteint les 247 km/h. Quand même. Parmi les différents modes de conduites, le mode Cupra est bien sûr le plus sportif et permet de libérer l’échappement. Avec des popopo au lâcher de gaz, je ne boude pas mon bonheur!

    Homologuée à 7L/100km en conduite mixte, la consommation peut doubler en conduite très dynamique. Cela reste dans le très raisonnable avec tout de même 300ch sous le capot!

    A l’intérieur

    L’habitacle est bien entendu le même qu’un Ateca classique. Il se distingue par un volant sport, pédalier alu et instrumentation digitale. Quelques touches  de bronze, la couleur Cupra, tentent d’égayer cet habitacle un peu sombre. Les sièges baquets offrent à la fois confort et excellent maintien.

    La finition, l’assemblage et l’ergonomie restent excellents. Bien équipée, on trouve de série le virtual cockpit, GPS, le chargeur à induction pour le smartphone, le système audio Beats, l’accès sans clé, le Park Assist… Cupra rime aussi avec technologie.

    Restant un SUV, l’espace à bord est énorme et il sait rester confortable grâce à une suspension pilotée.

    Au volant

    Pour affronter les routes froides et parfois enneigées entre Chamonix et Annecy, ma Cupra Ateca d’essai était chaussé de pneus hiver. Indispensable pour la saison mais dégradant les capacités du véhicule. Malgré cela, il a su me séduire à plus d’un titre…

    La transmission intégrale 4Drive fait grimper le poids sur la balance avec 1 615 kg. Comme tout SUV, il est haut sur pâte, le roulis est présent. Et malgré ça, il reste un plaisir à emmener: Mode Cupra engagé, le couple moteur/boite catapulte la caisse à chaque sollicitation du pied droit. Que ce soit en mode auto ou en passant en mode manuel, la boite DSG est très réactive.

    Ok, ça accélère fort, mais est ce que ça tourne? Oui! Le châssis est très sain, la direction communique bien et l’on sait ou on place les roues. La transmission intégrale à tendance à envoyer la puissance sur le train avant, mais chaque sortie de virage relance la mécanique de plus belle. Surprenant! Le freinage a su assurer dans les montées et descentes de cols.

    Elle réussit à donner du plaisir au conducteur tout en restant capable de transporter une famille dans un confort pour une utilisation quotidienne.

    Conclusion

    Sportive sans être radicale. Sophistiquée et élégante, sans être luxueuse. La Cupra Ateca offre des performances qui lui permettent clairement de sortir du lot, et montre à quoi correspond la marque Cupra: Une voiture et un style de vie à part.

    Photos de la Cupra Ateca 300ch 2019

    Notation

    8 Note
    Pour
  • Performances
  • Confort et l’espace intérieur d’un SUV
  • Esprit Cupra
  • Contre
  • Roulis d'un SUV
  • Planche de bord sombre
  • Sex Appeal7.5
    Vie à bord8.5
    Performances8.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Cupra Ateca 300ch 2019

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 300 à 5300
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 2000
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1615
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5.44
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 247
    0 à 100 km/h : 5″2
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,0
    CO2 (g/Km) : 155

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