Ferrari en force au prochain concours d’élégance de Chantilly

Chantilly Arts & Elegance Richard Mille célèbre en 2017 le 70e anniversaire de Ferrari avec une rétrospective exceptionnelle retraçant l’histoire des voitures de Maranello aux 24 Heures du Mans. Une trentaine de châssis marquants ayant réellement participé à l’épreuve sont attendus sur les pelouses Le Nôtre du château.

Célébrer le 70e anniversaire de Ferrari en retraçant l’histoire de la marque aux 24 Heures du Mans… Une initiative naturelle pour Peter Auto qui organise Le Mans Classic tous les deux ans en association avec l’Automobile Club de l’Ouest, mais aussi un défi de taille, sachant que la marque italienne cumule 407 engagements en 56 éditions depuis 1949 ! Au total, 9 succès au scratch et 21 victoires de classes (la dernière cette année en LMGTE Am)…

L’équipe de Peter Auto est fière d’annoncer la présence d’une trentaine de voitures ayant marqué l’histoire de l’épreuve des années 1950 à nos jours. Elles seront en compétition dans différentes classes du Concours d’Etat de Chantilly Arts & Elegance Richard Mille le 10 septembre prochain (nous y serons!).

Voici un aperçu non exhaustif des châssis présentés.

Ferrari 333 SP (019)
Présentée en 1993, la 333 SP marque le retour de Ferrari en sport-proto après 20 ans d’absence ! Toutefois, la Scuderia ne l’engagera jamais officiellement. Commandé par Giampiero Moretti (MOMO), ce châssis gagne les 24 H de Daytona puis les 12 H de Sebring en 1998. Au Mans, face à une concurrence plus rude, il termine 14e derrière un modèle identique classé 8e.

Prodrive Ferrari 550 GTO (108462)
Encore une initiative privée ! Conçue en Angleterre chez Prodrive, la 550 Maranello connait un tel succès qu’elle suscite l’intérêt de l’usine Ferrari, laquelle développera désormais ses propres voitures de course pour les vendre à des équipes satellites. En remportant les 24 Heures du Mans 2003 dans la classe GTS, ce châssis marque un tournant de l’histoire.

Ferrari 512 BBLM (32129)
En 1976, pour la première fois depuis 1949, aucune Ferrari n’est au départ. C’est le NART qui rectifie le tir en 1979 avec une 512 BB préparée aux spécifications du championnat américain IMSA. Présente jusqu’en 1982, cette imposante machine s’oppose aux Porsche, avec une 5e place et une victoire de classe en 1981. Ce châssis, aligné par Charles Pozzi, finit 10e en 1980.

Ferrari F40 LM (74045)
Sous l’impulsion de la série BPR, les voitures de Grand Tourisme reviennent en force au Mans. Plusieurs écuries jettent leur dévolu sur la F40 LM, une voiture initialement développée pour le championnat IMSA. Si McLaren réussit l’exploit d’imposer sa GT face aux protos, Michel Ferté et sa Ferrari bleue se distinguent aussi à la 12e place.

Ferrari 365 GTB/4 Competizione S2 (15373)
La Daytona est une « vraie » Grand Tourisme, à savoir qu’il ne s’agit pas d’une voiture de route issue de la course, contrairement à ce que pratique Ferrari à cette époque. D’une longévité exceptionnelle, elle dispute les 24 Heures du Mans de 1971 à 1978. Ce châssis finit 8e en 1972 avec Derek Bell, Teddy Pilette et Richard Bond.



Ferrari 308 GT4/LM (08020)

Fin 1973, Ferrari renonce aux courses d’endurance, laissant l’initiative aux écuries privées comme le NART, qui transforme une 308 GT4 de série. Sa première participation en 1974 se solde par une panne d’embrayage, tandis qu’elle ne peut se qualifier l’année suivante… Et pour cause : la voiture, qui n’est pas homologuée en GT, doit affronter les protos !

Ferrari 312 PB (0892)
Après l’impasse des Italiens l’année précédente, le duel Ferrari-Matra tant attendu a bien lieu en 1973. La 312 P débute donc au Mans un an après sa création. Confié à Carlos Pace et à Arturo Merzario, ce châssis mène la course après 6 heures, mais doit finalement s’incliner à la 2e place derrière la Matra de Pescarolo-Larrousse.


Ferrari 512 S Berlinetta (1016)

C’est l’une des héroïnes du film Le Mans, de Steve McQueen, tourné durant l’été 1970. Splendide dans sa version « longue queue », elle se distingue par le bossage du toit aménagé pour le grand Mike Parkes. En course, l’Américain est pris dans un carambolage à Maison Blanche… C’est le tournant de course : trois Ferrari sont éliminées sur-le-champ !

Ferrari 512 S Spyder (1002)
Construite en 25 exemplaires pour permettre son homologation en Groupe 5 (prototypes 5 litres), la 512 S est vendue à de nombreuses équipes privées, dont la Escuderia Montjuich. La Ferrari jaune abandonne en 1970 (accident) et 1971 (boite de vitesses), mais termine 2e du Tour de France Auto en 1971.

Ferrari 312 P (0872)
Absente en 1968, l’usine Ferrari revient au Mans en 1969 dans le cadre du nouveau règlement 3.0 litres. Dès le premier tour, Chris Amon percute de plein fouet la Porsche 917 de John Woolf en perdition à Maison Blanche. Le châssis est reconstruit et vendu à l’écurie NART qui l’engage en 1970 à Daytona (4e), Sebring (6e) et Le Mans (ab).

Ferrari 330 P4 (0858)
Souvent considérée comme la plus belle voiture de course de l’histoire, la P4 est à l’affiche de la « course du siècle » en 1967. A l’issue d’un duel Ford-Ferrari mémorable, la Scuderia plie face au géant américain, le duo Mike Parkes et Ludovico Scarfiotti se classant toutefois 2e avec ce châssis.

Ferrari 250 GTO (4293GT)
Les voitures de Maranello brillent aux six premières places des 24 Heures du Mans 1963… Mais uniquement grâce à des écuries privées, parmi lesquelles l’Équipe Nationale Belge qui place cette 250 GTO à la 2e place, avec une victoire en Grand Tourisme à la clé. Elle gagne par ailleurs les 500 km de Spa avec Willy Mairess

Dino 166P/206P (0834)
Pour ne pas dénaturer la marque dont les modèles sont exclusivement motorisés par des V12, Enzo Ferrari crée Dino. La 166P débarque ainsi au Mans en 1965, mais son V6 de 1 600 cc – qui tourne à 9 000 tr/min – casse après deux tours. Cette année-là, Ferrari remporte la course pour la dernière fois au général, avec la 250 LM.

Ferrari Breadvan (2819GT)
Giotto Bizzarrini et Carlos Chiti, remerciés par Ferrari, rejoignent le comte Giovanni Volpi en 1962. Le duo se fixe pour mission de battre la Scuderia avec une 250 GT châssis court (2e du Tour de France Auto 1961). Leurs modifications aboutissent à cette improbable Breadvan qui abandonne à la 4e heure (transmission) après un bon début de course.

Ferrari 250 Testa Rossa (0728TR)
Avec sa carrosserie aérodynamique dessinée par Pininfarina et fabriquée par Scaglietti, cette voiture met fin à la domination des Jaguar Type D au Mans en 1958. C’est ce châssis qui apporte sa troisième victoire à la Scuderia aux mains d’Olivier Gendebien et de Phil Hill.

Ferrari 250 GT SWB Berlinetta Competition (2129GT)
Premier triplé pour Ferrari et victoire dans la classe Grand Tourisme en 1961… Ce châssis, confié à l’Equipe Nationale Belge, connait moins de réussite puisqu’il abandonne dès la 3e heure suite à un accident. Qu’importe, il est déjà entré au panthéon du sport automobile en remportant le Tour de France 1960.

Une méga galerie pour Chantilly Arts & Élégance Richard Mille (183 photos)

Retour en images sur cette 3ème édition du Chantilly Arts & Elegance Richard Mille organisé par Peter Auto.

Le rendez-vous est déjà pris pour la 4ème édition, le Dimanche 10 Septembre 2017 !

Chantilly Arts & Elegance 2016, un événement exceptionnel

Après deux premières éditions au succès croissant, je suis allé découvrir le déjà réputé Chantilly Arts & Elegance Richard Mille édition 2016. Malgré le ciel couvert et les averses, ce concours d’élégance a accueilli pas moins de 13 500 visiteurs dans le Domaine du Château de Chantilly.

Situé au nord de Paris dans l’Oise, le site est évidemment magnifique, rivalisant avec Versailles. Un endroit de rêve pour accueillir des autos exceptionnelles, dans tous les sens du terme. Gage de sérieux, Peter Auto est l’organisateur de ce weekend, il est aussi connu pour Le Mans Classic ou le Tour Auto Optic 2000.

En lice pour le Concours d’Elégance figuraient huit voitures dont des concept-cars, respectivement engagés par Aston Martin, BMW, Bugatti, DS, Lexus, McLaren, Mercedes-Benz et Rolls-Royce. L’élégance passe aussi par la haute couture, les constructeurs automobiles étaient associés à six maisons dont Balmain, Eymeric François, Giorgio Armani, Jean-Paul Gaultier, Jorgen Simonsen et Timothy Everest.

Quatre prix ont été attribués pour le Concours d’Elégance. Le Best of Show a couronné la DS E-Tense. Le Prix du public a récompensé la Mercedes-Maybach Vision 6 tandis que le Prix de la cohérence automobile et mode, récompensant le plus bel ensemble a consacré la 570GT By MSO (McLaren Special Operations).

Pour les amateurs d’anciennes, le Concours d’Etat réunissait une centaine d’automobiles d’exception, venues du monde entier pour l’occasion, reparties dans vingt-et-une classes. Entre toutes, le jury a décidé d’attribuer le Best of Show à l’Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Berlinetta de 1938 carrossée par Touring, appartenant au collectionneur américain Jon Shirley.

Cette édition était également l’occasion pour Jean Todt, Président de la FIA de remettre plusieurs prix, dont celui de la classe qui lui était dédiée en hommage à Cinquante années d’une carrière hors norme. Y figuraient de nombreux modèles qu’il mena à la victoire comme copilote, mais également patron de la compétition chez Peugeot, puis Ferrari. Ainsi eu-t-il le plaisir de remettre le Prix à la Peugeot 504 Rallye Groupe 4 et à Jean Guichet, son pilote de l’époque. Voiture avec laquelle ils remportèrent le rallye d’Argentine en 1979.

Le spectacle était également présent aux abords du domaine avec la présence de quarante clubs réunissant huit cent voitures exposées et participait au succès de l’immense Garden Party à laquelle le public était invité à se joindre. Il était donc possible de voir 9 Bugatti Veyron côte à côte… entre autres. Le carrossier Zagato était à l’honneur avec une très belle DB4 GT Zagato et deux prix qui lui était réservé. En matière d’automobile, il y en avait vraiment pour tous les goûts et tous les ages!

Véritable célébration de l’art de vivre et le savoir-faire à la Française, le Chantilly Arts & Elegance est rapidement devenu un événement incontournable de la scène automobile mondiale, et on comprend pourquoi! J’attends déjà avec impatience la prochaine édition qui aura lieu le 10 septembre 2017!

Photos du Chantilly Arts & Elegance 2016

RESULTATS

Spécial Hommage : Jean Todt – 50 années d’une carrière hors norme
1er Prix : Peugeot 504 Rallye Groupe 4 1979 (M. Jean Guichet)

Les marques anglaises disparues (Avant-Guerre)
1er Prix : Sunbeam 3 Litres Straight Eight Grand Prix  1922 (Mr Erez Yardeni)

Les marques anglaises disparues (Après-Guerre)  –  Voitures Ouvertes
1er Prix : Sunbeam Alpine MK1 1953 (Jonathan Miles)

Les marques anglaises disparues (Après-Guerre)  – Voitures Fermées
1er Prix : Frazer Nash Le Mans Coupe 1955 (Collection privée)

Les grandes berlines et limousines de voyage (Avant-Guerre)
1er Prix : Packard Eight 1602 Coupé Chauffeur 1938 (M. Jean-Pierre Antoine)

Cinquantenaire de la Lamborghini Miura P400 présentée au Salon de Genève 1966
1er Prix : Lamborghini Miura P400 1967 (M. Frédéric Leroux)
Prix Spécial : Lamborghini Miura Prototype 1966 (Collection Caveng)

Les voitures du Tour de France Automobile (1951-1964)
1er Prix : Ferrari 250GT Berlinetta Competizione Tour de France 1957 (Collection Destriero)

Les voitures du Tour de France Automobile (1969-1986)
1er Prix : Ferrari 308 GTB Gr. IV Michelotto 1982 (Club Ferrari France)

Hommage à l’Ecurie Pozzi
1er Prix : Ferrari 365 GTB/4 Competizione SII 1972 (Club Ferrari France)

Les Formule 1 à moteur avant
1er Prix : Gordini Type 11 1946 (Collection privée)

Les prémices de l’aérodynamisme d’avant-guerre – Les voitures de route ouvertes
1er Prix : Lancia Astura 3ème série Pininfarina cabriolet « Bocca » 1933 (M. Philippe Cornet de Ways Ruart)
Prix spécial : Alfa Romeo 6C 2300 Aerodinamica Spider « Aerospider » 1935 (Mr Georg Gebhard)

Les prémices de l’aérodynamisme d’avant-guerre – Les voitures de route fermées
1er Prix : Alfa Romeo 8C 2900B Lungo Berlinetta 1938 (Mr John Shirley)

Bugatti, les voitures de Grand Prix
1er Prix : Type 59 1934 (Mr Marc Newson)
Prix FIVA : Type 35B 1928 (Collection privée)

Les voitures à vapeur
1er Prix : White Rear Entry Tonneau 1903 (Mr Mitch et Wendy Gross)

Les carrosseries atypiques (Bois, tissu, osier…)
1er Prix : Vauxhall 30/98 Wensum 1925 (Collection privée)

Chefs d’oeuvre de la carrosserie française (Avant-Guerre) – Voitures Ouvertes
1er Prix : Alfa Romeo 8C 2300 Roadster Figoni 1932 (Mr Martin Eyears)

Chefs d’oeuvre de la carrosserie française (Avant-Guerre) – Voitures Fermées
1er Prix : Bugatti Type 57 Atalante 1935 (M. Jean Guikas)

Chefs d’oeuvre de la carrosserie française (Après-Guerre)
1er Prix : Facel Vega HKII 1964 (M. Bruno-Henry Couvrat)

Un grand carrossier italien : Zagato (Avant-Guerre)
1er Prix : Alfa Romeo 8C 2300 Spider 1932 (Collection privée)

Un grand carrossier italien : Zagato (Après-Guerre)
1er Prix : Aston Martin DB4 GTZ 1961 (Collection privée)

Un grand carrossier italien : Zagato (Spécial Alfa Romeo)
1er Prix : Alfa Romeo 1600 TZ 1965 (M. Olivier Cazalières)

Grand Prix des Clubs : Amicale Tricyclecariste de France

Prix de l’Authenticité : George Irat Torpedo Sport 1926

Prix Perspective Art & Design Floral : Rolls-Royce Enthusiats’ Club

Prix du Plus Beau Chapeau : Madame Guérin

Le Mans Classic 2016 : Retour du Groupe C en Terre sainte.

Comme tous les deux ans, les terres mancelles des 24H accueillent un événement majeur à ne rater sous aucuns prétextes : Le Mans Classic.

Créé en 2002 par Peter Auto ainsi que l’ACO (Automobile Club de l’Ouest), LMC comme l’appelle les passionnés devient le théâtre des plus belles batailles. Le meilleur de l’automobile, la crème de la crème, se rejoint pour 3 jours de folies sur les 13,65km qui composent le circuit des 24H du Mans.

Cette édition 2016 aura marqué l’explosion du record d’entrées, avec 123.000 personnes présentes sur les 3 jours  mais aussi le grand retour du Groupe C Racing (avec plus d’une quarantaine d’autos datant de 1982 à 1993) incarnant l’age d’or de l’endurance aux 24H du Mans.

Samedi 9 juillet à 15 h 30, le sprinter jamaïcain Yohan Blake, partenaire sportif Richard Mille, a lancé le départ du Little Big Mans qui donne aux très jeunes pilotes de 6 à 10 ans l’occasion de vivre un départ dans les mêmes conditions que leurs aînés et de rouler sur l’historique circuit Bugatti. Juste après, le chanteur, auteur, compositeur et producteur Pharrell Williams, également ami de la marque, a brandi le drapeau tricolore pour donner le départ officiel de la course.

Au volant des 550 voitures inscrites, un millier de pilotes se sont relayés nuit et jour. De grands noms du sport automobile et des 24 Heures du Mans comme les champions Henri Pescarolo, Gérard Larrousse, Éric Hélary ou encore Romain Dumas, vainqueur 2016, avaient répondu présent.

L’occasion aussi de réunir différents clubs, partageant leurs passions pour différentes marques et différents modèles. Avec 180 clubs inscrits, ce sont plus de 8500 voitures qui se sont données rendez-vous. Ce fut aussi l’occasion de fêter le centenaire de la marque à l’hélice : BMW ainsi que le 50ème anniversaire de la 1ère victoire de Ford aux 24H du Mans avec leur Ford GT40. En parallèle des courses, la maison de vente Artcurial Motorcars était aussi présente pour organiser une vente aux enchères avec quelques modèles rarissimes comme une Ferrari 250 GT SWB adjugée à 7.600.000€ !

Rendez-vous pour la prochaine édition : 2018 !

Photos du Mans Classic 2016

Amateurs de Groupe C, profitez donc de ces quelques photos, mettant à l’honneur LE plateau de cet événement devenu incontournable…

Via Thomas Capiaux (Facebook / Website)

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