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Essais

Essai de la Lexus RC F V8 477ch

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Lorsque la RC reçoit le badge F, on attend beaucoup de sport. En effet, encore trop peu réputé, le F de Lexus est comparable à AMG pour Mercedes ou RS pour Audi. Initiale de Fuji Speedway, le circuit où Lexus réalise la plupart de ses essais à haute vitesse, vous l’aurez compris le label F symbolise le summum de la sportivité de la marque. Essai donc de cette RC F sur la piste d’essai Michelin de Fontange à côté de Marseille.

Parlons tout d’abord du design, le style de ce coupé RC respire la culture Japonaise. L’avant est très agressif avec l’énorme calandre trapézoïdale et un discret motif en F. Le capot en plastique renforcé de fibre de carbone, plus haut que celui du RC classique, cache un moteur puissant à la manière d’une BMW M4. Les sorties d’air intégrées aux ailes avant améliorent le refroidissement du moteur et les gros freins logés derrière les jantes de 19’’ en aluminium forgé donnent le ton, sans oublier les sorties d’échappement superposées.

Intérieur

A l’intérieur, on retrouve un tableau de bord largement repris de la berline IS. Toujours aussi bien fini, on remercie au passage le talent des maîtres artisans Takumi, mais toujours aussi compliqué à appréhender avec beaucoup de commandes et un pavé tactile difficile à manier.

Le nouveau combiné d’instruments est réservé aux versions F. Le design s’inspire de l’instrumentation de bord d’un cockpit d’avion, caractérisée par la richesse des informations dont le constructeur vante la lecture simple et rapide. Le tachymètre grimpe jusqu’à 340 km/h!

La techno embarquée est complète pour une sécurité maximale. On notera le confort général et les baquets qui sont une invitation au voyage.

Moteur

Côté mécanique, nous sommes loin des moteurs suralimentés qui se mènent sur le couple. Ici c’est un bon gros V8 atmo de 5.0L qui officie sous le capot, une espèce en voie de disparition.

Très souple à bas régime, ce V8 de 477ch offre un bel agrément qui devient de plus en plus rare. D’abord linéaire, la mécanique se réveille à partir de 4500 tr/min et devient même rageuse à 5500 tr/min. La puissance maxi est atteinte à 7100 tr/min tandis que le rupteur intervient à 7300 tr/min, on ne l’atteindra jamais en laissant la boite en mode automatique. Le couple maxi de 530 Nm est haut perché à 4.800 tr/min.

Les 477 chevaux sont transmis aux roues arrière par l’intermédiaire d’une boîte automatique à huit rapports, développée par Aisin et retravaillée chez Lexus. Les temps de passage se font en seulement 100 ms en Sport+ mais la gestion globale n’est pas irréprochable. Rapide en conduite dynamique, elle est un peu perdue si on la bouscule.

Malgré les 1800 kg à vide, il lui suffit de 4,5 secondes pour atteindre les 100 km/h. Le 80 à 120 km/h s’effectue en 3,7 secondes, et elle met 12,5 secondes au 400 m. La vitesse est bridée électroniquement à 270 km/h.

Le son du V8 est plutôt sympathique et on se passera de l’amplificateur Active Sound Control qui dénature ce son via les haut-parleurs (actif uniquement en mode Sport S+). Les modes de conduite parlons en: il y en a plein et pour toutes les situations! Une molette permet de choisir entre quatre programmes pour le moteur et la boîte (Eco, Normal, Sport S et Sport S+). Un bouton permet également d’activer un mode spécial neige. Un autre bouton commande l’ESP (Quatre modes), tandis qu’un troisième gère le différentiel actif facturé 4 500 € (Trois modes supplémentaires). De quoi faire mumuse pendant un certain temps…

Châssis

Du coup, grâce à ce système, le Lexus RC F fait preuve d’une vraie polyvalence. Il dévoile ainsi un confort surprenant sur longs parcours, grâce à son insonorisation, sa boîte et ses suspensions.

Deux types d’autobloquant sont disponibles : un Torsen à l’ancienne et un à répartition vectorielle du couple, fourni par ZF. C’est de ce dernier dont notre modèle d’essai disposait, une option à 4500€. Par rapport à un Torque Vectoring classique qui va simplement freiner la roue intérieure, celui-ci gère la pression des embrayages à fournir à l’aide de deux moteurs électriques. Chaque roue est indépendamment contrôlée et pour chacune qui est accélérée, son opposée est inversement freinée à intensité équivalente. L’avantage est que les freins ne sont en fait pas sollicités! Très utile sur circuit, même si le freinage s’est révélé endurant et puissant.

Trois modes de vectorisation sont disponibles : Normal, Slalom et Track et la différence entre le premier et les deux autres est flagrant! Le sous-virage est en grande partie endigué et la RC F se montre performante dans les petits enchaînements.

On trouve ici l’avantage du moteur atmosphérique, avec une arrivée plus progressive du couple, qui améliore la motricité et rend les réactions du châssis plus progressives aux limites d’adhérence. De quoi la rendre accessible quel que soit son niveau de conduite.

Conclusion

Au début aseptisée puis totalement dévergondée après quelques tours de molette, la Lexus RC F cultive les paradoxes. Plus GT que pistarde, cette Japonaise vous permettra de voyager au son du gros V8 atmo!

Prix maximum TTC du modèle de base : 79 790 €

Prix maximum TTC du modèle essayé (finition GT) : 88 790 € ; avec de série:

  • Sellerie en cuir semi-aniline
  • Peinture métallisée Bleu Saphir Métallisé (8X1)
  • Toit ouvrant électrique entrebâillant et coulissant
  • Système Audio à 17 haut-parleurs Mark Levinson® Premium Surround avec lecteur simple CD/DVD
  • Système de Navigation Premium avec cartographie européenne sur carte SD

Et comme options:

  • Différentiel arrière à répartition vectorielle de couple (TVD) à 4 500,00 €

Photos de la Lexus RC F 477ch

Fiche Technique
MOTEUR
Type : V8
Position : AV
Alimentation : Atmosphérique
Cylindrée (cm3) : 4969
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 477 à 7100
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 530 à 4800
TRANSMISSION
AR
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1765
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 3,7
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 270
0 à 100 km/h : 4″5
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 10,8
CO2 (g/Km) : 251
Puissance fiscale : 38 CV

Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

Essais

Essai Seat Tarraco

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Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 gris cayman
Avec l’Ateca et l’Arona, Seat a vu sa gamme de SUV s’étoffer rapidement. Pour accompagner cette offre vers le haut, voici le Tarraco pouvant accueillir jusqu’à 7 personnes. Direction Biarritz, point de départ d’un roadtrip qui va nous amener jusqu’au désert des Bardenas.

C’est donc sur le parking de l’aéroport que je prends possession d’un Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 en teinte « Gris Caïman » très exactement. Oui il est un peu vert, mais d’après le catalogue c’est du gris.

Design

De toute évidence, le Tarraco ne ressemble pas à ses petits frères. En effet, il inaugure le nouveau style de la marque.

Le nouvel avant me plait beaucoup avec cette calandre plus sophistiquée et des nouveaux phares full LED qui donnent une allure dynamique et presque agressif. Le capot n’est pas en reste avec deux grosses nervures visible du poste de conduite. Une bonne nouvelle puisqu’on risque bien de retrouver quelque chose de similaire sur la prochaine Leon.

Forcément avec 4.75m de long, ce SUV en impose sur la route et le profil se fait plus massif.

A l’arrière, une barre lumineuse qui ne s’allume pas traverse le coffre, c’est en fait une simple bande de plastique. Dommage aussi pour les fausses garnitures d’échappement. Pourquoi s’embêter? Point positif quand même concernant les feux qui disposent des clignotants dynamiques.

Mon modèle d’essai disposait des plus grosses jantes, ce sont des 20″, qui remplissent bien les arches de roues. Au final, l’ensemble est agréable à regarder.

Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 gris cayman

Moteur

Sous le capot, on retrouve un 2.0 TDI de 190ch. Un bloc connu dans le groupe VAG qui a fort à faire ici puisque le Tarraco accuse plus de 1800 kg sur la balance. Cependant le couple important de 400Nm et les 4 roues motrices permettent de gravir les Pyrénées qui séparent la France de l’Espagne sans problèmes.

Le 0 à 100 km/h est exécuté en 8 sec. A titre de comparaison, une Golf GTD avec le même moteur réalise l’exercice en 7.5 sec, quand même…

Les consommations restent raisonnables grâce à une boite DSG qui n’hésite pas à passer au rapport supérieur. A noter que pour le moment, c’est le bloc le plus puissant disponible pour le Tarraco.

Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 gris cayman

A l’intérieur

On grimpe dans le Tarraco et on s’assoit bien en hauteur comme dans tous les SUV. Là, on fait directement face au Digital Cockpit de 10.25″, peu importe le niveau de finition, et il y a aussi l’écran multimédia posé comme une tablette au milieu de la planche de bord. Les couleurs ne sont pas joyeuses mais le bon niveau de finition et les choix de matériaux apportent une atmosphère qualitative à l’ensemble.

L’équipement de sécurité est très complet : l’avertisseur de collision avec assistance au freinage d’urgence et l’assistance au changement de voie sont de série, le régulateur de vitesse adaptatif est disponible sur les versions supérieures.

En option, nous retrouvons un avertissement d’angle mort et d’intersections, la reconnaissance des panneaux de signalisation et l’assistance dans les embouteillages. De nombreuses aides au stationnement et des caméras à 360° sont également disponibles en option.

Le Tarraco est disponible en 5 et 7 places. Je disposais ici de la version 5 places, qui offre beaucoup d’espace aux passagers et un coffre de déménageur.

Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 gris cayman

Au volant

Seat a voulu du dynamisme pour son Tarraco, le sport étant désormais chez Cupra. Et en effet il est plutôt agréable à conduire. Le Drive Select dispose de 6 modes de conduites, avec l’habituel mode Sport. Mais pour le coup, il n’y a pas de suspension pilotée, ce qui ne change pas beaucoup les sensations au volant.

Quoi qu’il en soit, le Tarraco n’a rien de pataud. Le roulis est maitrisé et la conduite se fait même engageante dans les cols et autres lacets pyrénéens.

Le système 4Drive peut envoyer 50% de la puissance à l’essieu arrière lorsqu’il est sollicité. Bien sûr, cela a des avantages sur le mouillé, mais aussi si vous vous aventurez dans la nature comme nous avons pu le faire en plein désert des Bardenas en Espagne. La transmission intégrale était suffisamment performante pour nous permettre de gravir une colline graveleuse.

Le retour sur Biarritz s’effectuera par l’autoroute. De quoi apprécier tout le confort qu’offre ce grand SUV.

Seat Tarraco 2.0 TDI 190ch Xcellence 4Drive DSG7 gris cayman

Conclusion

Seat complète sa récente gamme de SUV par le haut et répond désormais à toutes les tailles de famille.

Joli, bien fini, agréable à conduire, le Tarraco est un bon SUV et surement le plus chic et moderne des Seat.

Photos du Seat Tarraco

Notation

7.8 Note
Pour
  • Style
  • Techno
  • Contre
  • Poids
  • Sex Appeal8
    Vie à bord9
    Performances7
    Plaisir de conduite7

    Fiche Technique Seat Tarraco

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 190 à 3500
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400 à 1750
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : Automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1816
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9.55
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 210
    0 à 100 km/h : 8″0
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,6
    CO2 (g/Km) : 144
    Puissance fiscale: 11 CV

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    Essai Audi Q3 45 TFSI 2019

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    Audi Q3 S Line 2019
    La seconde génération de l’Audi Q3 est (enfin) arrivé! C’est au Maroc, du côté de Taghazout, que je suis parti l’essayer.

    Pilier de la gamme SUV du constructeur, le Q3 poursuit son ascension vers le haut de gamme et promet à la fois une meilleure dynamique de conduite et un raffinement accru. Au passage, il fait le plein de technologies. Comme toutes les nouvelles Audi, le Q3 est soumis au même système de numérotation déroutant qui indique la cylindrée et la puissance du moteur. Ma voiture, étant le modèle 230ch, est étiquetée 45 TFSI.

    Design

    Tout a changé à part le nom! Le nouveau Q3 est plus long de 10cm, plus large, mais moins haut: effet trapu garantie! Il avait d’ailleurs besoin de grandir pour prendre de l’écart vis à vis du Q2. La carrosserie est anguleuse, beaucoup plus masculine. La calandre singleframe en impose à l’avant, comme ses arches de roues musclées, elles symbolisent d’ailleurs les 4 roues motrices.

    La finition S Line, qui représente la grande majorité des ventes, reçoit des pares chocs plus agressifs et des jupes latérales. C’est à coup sur celle qui rencontrera encore le plus de succès.

    Audi Q3 S Line 2019

    Moteur

    En attendant un très probable SQ3 et certainement un violent RS Q3, le 2.0L de 230ch est la motorisation essence la plus puissante disponible sur ce nouveau Q3. Il permet de propulser ce beau bébé de 0 à 100 km/h en seulement 6.3 secondes. Il est associé à la boite S Tronic à 7 rapports et la transmission intégrale quattro.

    Une puissance déjà bien suffisante pour proposer une allure dynamique tout en restant efficient. En effet, la consommation sait rester sous la barre des 10L a moins que vous ayez le pied vraiment lourd.

    Les connaisseurs auront remarqué que ce moteur se retrouve dans un autre modèle du groupe VW: la Golf GTI! Mais contrairement à cette dernière, l’échappement du Q3 est beaucoup plus discret.

    Audi Q3 S Line 2019

    A l’intérieur

    A l’intérieur, on est toujours dans une Audi. La planche de bord angulaire tournée vers le conducteur respire la qualité et reprends les derniers codes de la marque. Ici tout le divertissement est regroupé sur l’écran central tandis que le virtual cockpit est désormais de série. A noter que depuis qu’Audi est passé aux écrans tactiles, la molette de sélection MMI a disparu. Dommage, elle était bien pratique car il est toujours difficile d’atteindre des icônes sur un écran tactile aussi performant soit il. Les commandes de climatisation conserve les boutons réels.

    Le Q3 adopte aussi une nouvelle commande de boîte S Tronic qui perd sa finition aluminium. Pour ma part, je n’ai pas trouvé le noir laqué du pommeau particulièrement jolie. Chacun ses gouts comme on dit…

    Les aides à la conduite sont évidemment à la hauteur: régulateur de vitesse adaptatif avec assistance dans les embouteillages, caméra 360 degrés, avertisseur de passage derrière la voiture, dispositif d’aide au freinage d’urgence et alerte de franchissement de voie… pour ne citer qu’eux. La connectivité reste au top avec navigation et multimédia avec connexions Apple CarPlay et Android Auto, commande vocale, hotspot Wi-Fi et chargeur par induction.

    Cerise sur le gâteau, l’installation Bang & Olufsen est encore de haut vol et ravira les mélomanes!

    Audi Q3 S Line 2019

    Au volant

    Lors du premier jour, notre parcours nous amène à la réserve Sous Massa bordée par des plages de sable infinies. Un terrain de jeu idéal pour enclencher le mode de conduite Offroad. Équipée de la transmission intégrale quattro, mon Q3 ne fait qu’une bouchée des dunes. Sa garde au sol de 14 cm est cependant limite pour en faire un véritable franchiseur, bien que ce soit une activité qui restera anecdotique au quotidien.

    Le second jour, on abandonne le sable pour les routes de montagne. Parfait pour enclencher le mode Dynamic! Direction précise et informative, comportement neutre, freinage puissant, le Q3 est rassurant en toutes circonstances.

    La position de conduite parfaite se trouve facilement. On est bien, et les kilomètres s’enchainent sans efforts.

    Audi Q3 S Line 2019

    Conclusion

    Mieux sur tout rapport. Le Q3 s’est armé pour affronter une concurrence plus féroce que jamais! Cette version 45 TFSI dispose en plus d’une puissance suffisante pour s’amuser un peu.

    Photos de l’Audi Q3 2019

    Notation

    7.9 Note
    Pour
  • Nouveau look pour une nouvelle vie
  • Confort
  • Techno
  • Contre
  • Quelques choix de matériaux dans l'habitacle
  • Sex Appeal8
    Vie à bord8.5
    Performances7.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Audi Q3 45 TFSI 2019

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1984
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 230 à 5000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 350 à 1500
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1615
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 7.02
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 233
    0 à 100 km/h : 6″3
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,4
    CO2 (g/Km) : 164

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    Essais

    Essai Kia Stinger 2.0L 255ch

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    Kia Stinger
    Les nouvelles voitures se ressemblent toutes, plus ou moins. Ce n’est pas le cas de la Kia Stinger, une berline sportive propulsion qui porte le même badge qu’une Picanto. Une manière pour Kia de dire: « Hey regardez ce que nous savons faire! »

    Il faut dire que voir un constructeur généraliste proposer une berline cinq portes premium a de quoi étonner. La Stinger est supposé capter les regards et impressionner les sceptiques, d’ailleurs si vous lisez ceci maintenant, c’est que vous êtes plus ou moins intéressé pour savoir si la proposition est crédible. Elle fait donc plutôt bien son travail.

    Design

    Les regards stupéfaits des passants en disent long sur le look de cette Stinger. Déjà parce que la plupart n’ont aucune idée de ce que c’est comme voiture, que c’est surement la première fois qu’ils en croisent une, et qu’en plus elle est joliment dessinée.

    Son hayon rappelle une Audi A7, l’arrière ressemble à une Maserati et l’avant en forme de poisson-chat a ce petit côté BMW, tous ces éléments font de la Stinger une voiture attrayante sans être criarde. Il faut dire qu’elle est conçue par Peter Schreyer, qui a signé l’Audi TT, ainsi que par le designer en chef de Kia, Gregory Guillaume.

    Il y aussi ces jantes, qui sont superbes. On trouve des inserts noir laqués sur le capot façon prise d’aération. Et que dire des impressionnantes quatre sorties d’échappements à l’arrière. Reste une interrogation, pourquoi avoir laissé ces inserts sur chaque côté des feux arrières? Original.

    Kia Stinger

    Moteur

    Sous le capot se cache un 2.0L turbo en position longitudinale annoncé pour 255 chevaux et 353 Nm. Il est associé à une boite automatique à 8 rapports. Rapide et agréable, elle accompagne en douceur la puissance et le couple pour faire décoller la Stinger.

    Les accélérations sont plus que correctes avec un 0 à 100 km/h abattu en 6.6 sec. Les autres moteurs disponible sont un 2.2 diesel de 200ch et un V6 3.3L essence de 365ch. Ce dernier ne réclame que 5.5 sec sur l’exercice du 0 à 100 km/h. Pas si éloigné en termes de performances, le 4 cylindres n’a évidemment pas la même noblesse mécanique. Le V6 a forcément moins de mal a déplacer les quelques 1700 kg et la sonorité est distinctive.

    Quoi qu’il en soit, le 4 cylindres ne fait pas pale figure, loin de là, et tirera aussi son épingle du jeu en terme d’économie d’utilisation. Les consommations restent d’ailleurs raisonnables avec une moyenne de 8 L/100 km sur un parcours mixte.

    Kia Stinger

    A l’intérieur

    A peine les fesses posées dans la Stinger, il semblerait que les designers Kia aient passé un peu de temps dans les dernières Mercedes. La console centrale avec ses trois bouches d’aérations rondes, l’écran haut perché et le volant à méplat, on se croirait presque dans une AMG! Kia a dépensé de l’argent là où c’est important: les sièges, le volant, le sélecteur et les poignées de porte! Du coup, même si on ne dispose pas de la même noblesse sur certains matériaux, l’ambiance premium est bel et bien là.

    La qualité de construction ne laisse aucun doute: rien ne grince et l’habitacle bien isolé permet de voyager en confort. Et parce que ce n’est pas une prestigieuse Allemande, on n’a pas besoin d’alourdir la note avec une liste d’options interminables, tout est quasiment de série: des sièges avant à réglages électriques, ventilés et chauffants, des rétroviseurs extérieurs anti-éblouissement, un volant chauffant, une instrumentation tête-haute (HUD), un système de navigation, un écran tactile couleur 8 », l’ouverture et démarrage sans clé SmartKey, la caméra de recul 360°, la surveillance des angles morts (BCW), le détecteur de trafic arrière, le chargement du smartphone par induction, l’ouverture du coffre mains-libres, un système audio premium Harman/Kardon de 720W…

    Pour le ratio prix/équipement proposé, il n’y a pas grand-chose à reprocher! Kia gâte ses occupants!

    Kia Stinger

    Au volant

    La Kia Stinger est aussi longue que large. Un beau bébé en quelques sortes mais qui peut volontiers emprunter une petite route sinueuse pour s’amuser. La direction est précise et bien équilibrée, et franchement j’en attendez pas moins quand on sait qui est à la tête de la dynamique de Kia et de Hyundai: Albert Biermann, anciennement de la division BMW M.

    Les modes de conduite permettent de disposer de différents caractères. En mode Confort et Eco, la conduite se fait douce.

    Lorsque l’on passe en mode Sport ou Sport+, il n’y a que le poids de la Stinger qui limite son entrain, provoquant du roulis lorsqu’on accélère le rythme. Pour rappel, il s’agit d’une propulsion disposant d’un différentiel à glissement limité. Et aussi, lorsque l’on choisit le 4 cylindres plutôt que le V6, on économise 150 kg sur le train avant!

    La conduite se fait dynamique, le freinage puissant rassure. Ce n’est pas sportif, mais ce n’est pas l’objectif non plus. Alors mission réussie? Clairement!

    Kia Stinger

    Conclusion

    Réussie à l’extérieure comme à l’intérieur, la Stinger reste une Kia dont le prestige n’atteint pas celui de ses concurrentes Allemandes. Mais ce que vous perdez en image, vous le gagnez en équipement, sans compter la fameuse garantie 7 ans.

    Pour résumer: Une voiture audacieuse qui permet de rouler diffèrent!

    Photos de la Kia Stinger 2.0L 255ch

    Notation

    8.3 Note
    Pour
  • Design atypique
  • Rapport qualité/prix
  • Engagement au volant
  • Contre
  • Image de Kia dans le premium
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Kia Stinger 2.0L 255ch

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres
    Position : Avant
    Alimentation : Turbo
    Cylindrée (cm3) : 1998
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 255 à 6200
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 353 à 1400
    TRANSMISSION
    Arrière
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1717
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6.73
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 240
    0 à 100 km/h : 6″6
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 8,3
    CO2 (g/Km) : 190

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