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Essais

Essai Kia XCeed 2019

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Essai Kia Xceed 2019
Direction Marseille pour essayer la toute dernière Kia qui pourrait bien faire un malheur! Il s’agit de la XCeed, quatrième carrosserie de la famille Ceed, après Ceed SW et ProCeed.

Design

Calandre Tiger nose retravaillée, optiques spécifiques, la Kia XCeed n’est pas une Ceed surélevée. C’est une carrosserie unique et forte en style!

Vous remarquerez le capot nervuré, les boucliers arborant des protections finition aluminium satiné, les barres de toit et surtout la garde au sol surélevée de 44 mm. C’est cette dernière qui lui donne ce côté crossover. A la manière d’un coupé, la Xceed dispose d’une ligne de toit fuyante et un hayon très incliné. Ici, j’avais même le droit à des grosses jantes de 18 pouces particulièrement réussies.

La longueur s’établit à 4,40 m, soit 9 cm de plus que la Ceed berline, et 9 cm de moins que le SUV compact Sportage. Avec une hauteur de 5 cm supérieure à la berline, et une largeur accrue de 26 mm, le style est trapu. C’est joli à regarder, et ça respire le dynamisme.

Essai Kia Xceed 2019

Moteur

Techniquement, la XCeed reprend les motorisations de la berline Ceed. On notera l’absence de version 4×4.
On aura donc en essence un 1.0 T-GDI de 120 ch et 172 Nm, un 1.4 T-GDI de 140 ch et 242 Nm et un 1.6 T-GDI de 204 ch et 265 Nm.

En diesel, le nouveau 1.6 CRDi est disponible en deux niveaux de puissance, 115 ch et 280 Nm en boîte mécanique, 300 Nm en boîte DCT7, ou 136 ch et 280 Nm en boîte mécanique, 320 Nm en DCT7.

Au début de l’année 2020, ces blocs seront rejoints par une alternative hybride rechargeable, qui reprendra le groupe motopropulseur du Niro, soit un moteur 1.6L essence assisté d’un bloc électrique de 44,5 kW, pour une puissance combinée de 141 ch et un couple de 265 Nm. L’autonomie en 100 % électrique visée est de 60 km.

Essai Kia Xceed 2019

A l’intérieur

Comme pour la mécanique, l’habitacle est repris de la Ceed.

L’ensemble est de bonne qualité autant sur les matériaux que sur les assemblages. Ma version d’essai était la finition Launch Edition. Comme son nom ne l’indique pas, c’est une finition qui n’est pas limitée dans le temps. Hyper équipée, difficile d’ailleurs de trouver quelque chose qui manque même s’il existe une finition Premium encore plus équipée, c’est la seule finition à pouvoir aussi recevoir, en option gratuite, un intérieur coloré jaune équinoxe (inserts autour des aérateurs, sellerie surpiquée jaune, tout comme les contre-portes).

Parmi les nouveautés, la Xceed est la première à disposer du système connecté UVO Connect. La carte SIM intégrée à la voiture permet de récupérer des infos en temps réel sur les conditions de circulation, la météo, etc., ce que faisait déjà la Ceed, mais grâce au smartphone de l’utilisateur. Ici, c’est la voiture qui s’en charge. On peut aussi désormais avoir des statistiques sur la conduite, savoir où l’on a garé sa voiture, mais aussi envoyer directement à l’auto un trajet dans le GPS, avant même d’être à l’intérieur.

À noter aussi, côté équipement de confort, que le XCeed est un des rares modèles à bénéficier des sièges avant chauffants et ventilés, et des sièges arrière chauffants.

Essai Kia Xceed 2019

Au volant

Basée sur la berline, la XCeed en reprend la plateforme et les trains roulants, avec quelques modifications comme une direction revue et surtout des suspensions avant à butées hydrauliques progressives.

Le châssis est une vraie réussite avec un grand confort de conduite. Mais pas seulement, et c’est là la surprise: il permet à la Xceed d’accélérer le rythme sans soucis. La caisse vire à plat et le ressenti dans le volant est bon. La direction permet de bien placer la voiture là où se porte le regard. Le comportement est vraiment excellent!

Le moteur 1.4 T-GDI 140 ch de notre modèle d’essai, couplé à la boîte mécanique pilotée à double embrayage DCT7, est suffisamment performant dans toutes les situations. Le 0 à 100 est annoncé en 9,5 secondes. La vitesse maxi pointe à 200 km/h tout rond. Pour plus de punch, il faudra se tourner vers le 1.6 T-GDI de 204 ch, qui annonce respectivement 7,5 s et 220 km/h.

A noter qu’avec le mode Sport enclenché, on savoure beaucoup plus la Xceed, et avec ce parcours montagneux c’est un régal. La boite se montre réactive et relance bien en sortie de virage. Peut être trop puisque la consommation est venue titiller les 10L de moyenne. C’est là le seul point noir d’une copie quasi parfaite!

Essai Kia Xceed 2019

Conclusion

Confortable, dynamique sur la route, agréable à conduire, bien équipé, bien garanti, et dans un style qui se démarque vraiment! Quelle belle surprise!

La Kia XCeed est pratiquement sans concurrence dans la catégorie des crossovers généralistes. Pour trouver un équivalent, il faut regarder du côté de marques premium, car il fait plus penser à un Mercedes GLA ou un BMW X2.

Photos de la Kia Xceed

Notation

7.9 Note
Pour
  • Sacré look
  • Dynamisme et confort
  • Rapport Prix/Equipements
  • Contre
  • Consommation
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord8
    Performances7.5
    Plaisir de conduite7.5

    Fiche Technique Kia Xceed

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres turbo
    Position : Avant
    Cylindrée : 1353 cm3
    Puissance maxi : 140 ch à 6000 tr/mn
    Couple maxi : 242 Nm entre 1500 et 3200 tr/mn
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur à vide : 1300 kg
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,28
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi : 200 km/h
    0 à 100 km/h : 9″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée : 5,7 L/100 Km
    CO2 : 130 g/Km
    Puissance fiscale : 8 CV

    Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

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    Essai Porsche Cayman GT4 Clubsport

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    Porsche Cayman GT4 Clubsport
    Il y a des jours meilleurs que d’autres, et lorsque l’on vous propose d’essayer la Cayman GT4 Clubsport, celle réservée à la piste, vous savez que vous allez passer une très bonne journée! Direction donc le circuit de Clastres dans l’Aisne!

    Design

    Vous connaissez déjà la Cayman GT4, une machine extraordinaire pour la route, et bien Porsche fait la même mais uniquement dédiée à la piste. Toujours aussi belle, la Cayman GT4 CS ( pour ClubSport ) est plaquée au sol. C’est sur que celle là n’aura jamais à franchir un dos d’âne de sa vie.

    L’assemblage de la voiture de course commence sur la même chaîne de production que n’importe quelle Cayman, mais elle prends rapidement la direction de Porsche Motorsport. Une fois assemblées, les voitures finies sont expédiées au Manthey Racing, basée au Nürburgring, qui ajoute des options telles que les vérins pneumatiques et réalise un tour d’essai sur le circuit du grand prix pour vérifier que tout fonctionne.

    Elle respire la compétition, prête à en découdre. Belle, affûtée, parfaite.

    Porsche Cayman GT4 Clubsport

    Moteur

    C’est bien un flat-six atmo de 3.8L que l’on trouve sous le capot. Il développe la bagatelle de 385 ch. La boîte de vitesses manuelle de la GT4 de route est abandonnée au profit d’une boîte automatique PDK à double embrayage similaire à celle du Cayman de base, elle perd le septième rapport inutile sur piste et gagne un différentiel à glissement limité sur mesure.

    L’allumage est le même que dans une Porsche Classique. Mais le réveil se fait dans une symphonie troublante. Vous ne pouvez pas rater le son distinct du système d’alimentation à injection directe et les vibrations de la transmission provenant du moteur et de la boîte de vitesses montés de manière rigide qui rayonnent à travers votre corps.

    C’est prenant, très.

    Porsche Cayman GT4 Clubsport

    A l’intérieur

    Une GT4 est assez proche d’une voiture de série, que ce soit pour le style extérieur, qu’à l’intérieur. Mais étant homologué FIA, elle se soumet quand même à la réglementation en matière de sécurité. C’est pour quoi on retrouve un arceau qui permet à la fois de protéger le pilote mais aussi rigidifier la caisse, des sièges baquets, et un extincteur.

    L’absence de volant amovible et le robuste arceau de sécurité rendent l’insertion délicate. Heureusement je suis encore assez souple. Une fois à l’intérieur, un siège de course Recaro sécurise votre corps inquiet, tandis que le volant en Alcantara se règle en hauteur et profondeur, une gâterie rare dans une voiture de course.

    On démarre le flat-six avec la même clef qu’une voiture de série. A gauche du volant dans une Porsche. Feu!

    Porsche Cayman GT4 Clubsport

    Au volant

    Je m’élance sur le circuit de Clastres avec une facilité déconcertante. La direction est légère, la visibilité est bonne, la boite PDK est douce. Pour l’instant, tout va bien! Mais Cyrille me prévient: Fais attention il n’y a pas d’assistance au freinage! Et effectivement, il n’y a aucune assistance au freinage. Il faut donc envoyer beaucoup de force sur la pédale pour ralentir l’auto tout en appliquant un principe de base sur circuit: le freinage dégressif. Cela consiste à avoir une belle attaque sur la pédale de frein au 1er contact, et dès lors que la vitesse décroit, on soulage les freins pour éviter le blocage des roues.

    L’auto dispose d’un ABS Racing réglable, laissé dans une position haute pour commencer en douceur, avec une balance des freins neutre. Autre particularité: les pneus slicks! Ils proposent une adhérence qu’aucun pneus pourra défier. Le temps de les mettre en température et je me demande où se situent les limites de la GT4 CS. Loin, vraiment très loin.

    Une fois sur la piste, je jongle entre les rapports de transmission à l’aide des palettes extrêmement tactiles, en délaissant le levier de vitesse issu de la 911 GT3 pour garder les deux mains sur le volant. La boîte de vitesses PDK est la solution idéale pour la GT4 CS, les rapports sont longs, et lorsque les voyants s’allument, il est temps de passer un rapport, rien de perturbant là dedans. Sa perte de poids de 40 kg par rapport à la voiture de route aide légèrement à l’accel, mais la vraie valeur ajoutée dans cette Cayman GT4 CS est bien le châssis.

    A travers les petits enchaînements du circuit de Clastres, c’est le meilleur endroit pour ressentir les qualités intrinsèques ainsi que le rythme énorme que peut adopter la GT4 CS. La direction à assistance électrique est communicative et directe et le châssis répond à merveille quelque soit l’angle de direction, d’accélérateur ou de freinage.

    En parlant de décélération, la boîte de vitesses PDK permet une utilisation cohérente de votre pied gauche pour gérer les impressionnants freins en acier en provenance de la GT3 Cup. Sans oublier, la combinaison d’un contrôle de traction bien calibré ( et oui il y a même un ESP ) et des larges slicks Pirelli arrière de 305 mm offre une excellente traction.

    Quelques tours plus tard, je suis trempé dans ma combinaison, mais heureux: Quelle machine!

    Porsche Cayman GT4 Clubsport

    Conclusion

    La plus petite des Porsche de course reste tout de même une voiture de course et c’est bien là l’essentiel. Les sensations sont décuplées, exacerbées… que ce soit pour des trackdays ou se lancer en compétition, difficile de ne pas succomber!

    Merci à Extrem Cars Events sans qui cet essai aurait été impossible!

    Photos de la Porsche Cayman GT4 Clubsport

    Notation

    9.6 Note
    Pour
  • Véritable voiture de course
  • Machine à plaisir
  • Facilité d'utilisation
  • Contre
  • Rapports longs
  • Sex Appeal9.5
    Vie à bord9
    Performances10
    Plaisir de conduite10

    Fiche Technique Porsche Cayman GT4 Clubsport

    MOTEUR
    Type : Flat-six atmo
    Position : transversal AR
    Cylindrée (cm3) : 3800
    Puissance maxi : 385 ch à 7400 tr/mn
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
    POIDS
    Données constructeur à vide : 1300 kg
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 3,37
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi : 290 km/h
    0 à 100 km/h : 4″6

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    Essais

    Essai Audi A6 allroad 50 TDI

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    Nous voici déjà la 4éme génération d’Audi A6 allroad quattro en 20 ans. L’idée reste toujours la même: une voiture spacieuse, avec des capacités tout-terrain supplémentaires et une robustesse essentiellement esthétique. C’est généralement un plaisir et l’une des meilleures Audi à posséder. Direction l’Autriche et les hauteurs de Salzbourg pour la découvrir…

    Design

    Le design a su s’imposer au fil des années. Il se distingue par sa garde au sol surélevée, des passages de roues contrastées ( ils sont peints sur mon modèle d’essai, je sais ), des barres de toits en aluminium et une calandre spécifique qui s’inspire de la gamme Q. D’ailleurs, au fil des années, si la concurrence s’est affutée, c’est bien les SUV qui éclipsent le plus cette A6 allroad dont la plupart sont des Audi aussi.

    Quoi qu’il en soit, l’A6 avant est déjà une belle voiture, elle ne démérite pas non plus dans cette déclinaison allroad. Cela se ressent d’ailleurs sur le choix des consommateurs, elles représentent 60% des ventes d’Audi A6 Avant.

    Enfin un mot sur la concurrence et ce look baroudeur tellement réussi que Mercedes l’a copiée sans vergogne avec la Classe E All-Terrain. Volvo s’est également révélé un rival de taille dans le V90 Cross Country.

    Moteur

    Sous le capot de cet allroad, on trouve un sympathique V6 TDI équipé d’un système de micro-hybridation 48 volts qui lui permet de profiter d’un mode roue libre de 55 à 160 km/h mais également d’un Stop & Start dès 22 km/h.

    Ce 50 TDI dispose d’une puissance de 286 ch et un couple de 620 Nm, il convient parfaitement à la vocation de grande routière de cette allroad. Les reprises et les accélérations sont énergiques. Cerise sur le gâteau, la sonorité du V6 est agréable et on en vient même à oublier que l’on conduit un diesel.

    Enfin, l’autre très bonne surprise concerne la consommation. Même si nous n’avons bien évidemment pas réussi à égaler les 5,8 l/100 km annoncés, nous avons tout de même enregistré une moyenne inférieur à 10 litres/100 km avec des passages très rapides sur autoroute allemande et une conduite dynamique, ce qui est vraiment très bien. Finalement, le seul petit défaut concerne la boîte automatique Tiptronic à 8 rapports, qui fait preuve d’une fluidité dans les passages de rapports mais qui hésite lors des départs arrêtés, les changements ne sont pas assez rapides. Au fil du temps, vous apprendrez à maîtriser cette latence de la boîte de vitesses…

    A l’intérieur

    Dans l’habitacle, sans surprise, on retrouve la planche de bord des dernières productions hauts de gamme de la marque aux anneaux. Semblable à l’A6, A8, A7 et Q8 notamment, elle se remarque par une présentation très moderne composée de trois écrans. Le conducteur a ainsi face à lui une instrumentation 100% numérique.

    Au centre de la planche de bord, figure un écran multimédia tactile de 9 pouces suppléé par un autre écran qui sert à commander, entre autres, la climatisation ou la navigation. Le design met en avant l’horizontalité et la qualité des matériaux est à la hauteur de la réputation de la marque, c’est à dire excellente.

    Derrière le hayon électrique se trouve un coffre de 565 litres qui atteindra 1 680 litres avec les sièges arrière rabattus. En plus des crochets et des boucles pour ranger les objets errants et les enfants mal élevés, vous disposez d’un filet à bagages et de rails de sécurité de série.

    Au volant

    Si vous avez conduit un récent diesel sur A6, A7 ou encore A8, vous avez déjà fait l’expérience de la conduite A6 Allroad. C’est lisse, raffiné et rapide. La direction est facile et précise. C’est un endroit calme, confortable, spacieux et spacieux à l’avant et à l’arrière, avec un bon espace de chargement. 

    Je ne suis pas allé trop loin sur les chemins, mais assez loin pour établir que les modes Allroad et Offroad, ainsi que la fonction Hill Descent Control, permettent de régler la suspension de manière à vous permettre de les franchir assez facilement. Toutes les A6 allroad sont équipées de série de suspension pneumatique adaptive, ce qui permet à la voiture de descendre la hauteur de caisse en vitesse de croisière, comme une A6 Avant normale, ou de la rehausser pour s’extirper d’un parking boueux.

    Concernant le comportement sur route, pas de surprise, grâce à cette suspension, l’allroad se comporte quasiment comme une A6 Avant classique. Et pas de doute, les prestations dynamiques sont de tout premier plan avec notamment un excellent confort et une insonorisation très poussée. De quoi appréhender les longues distances avec une grande sérénité.

    Conclusion

    Avec une image bien plus chic qu’un SUV, comment ne pas aimer cette A6 allroad? C’est l’un des modèles les plus emblématiques de la gamme Audi et l’on comprends aisément pourquoi une fois à son volant.

    Photos de l’Audi A6 allroad

    Notation

    8.4 Note
    Pour
  • Le look baroudeur
  • Les qualités routières
  • Les aides à la conduite
  • Contre
  • La gestion de boite
  • Sex Appeal8.5
    Vie à bord9.5
    Performances7.5
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique Audi A6 allroad 50 TDI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Cylindrée : 2967 cm3
    Puissance maxi : 286 ch à 3500 tr/mn
    Couple maxi : 620 Nm à 2250 tr/mn
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur à vide : 2020 kg
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 7,06
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi : 250 km/h
    0 à 100 km/h : 5″9
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée : 5,8 L/100 Km
    CO2 : 149 g/Km
    Puissance fiscale : 18 CV

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    Essais

    Essai Volkswagen Passat SW GTE

    Publié

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    C’est en 2015 que j’ai découvert la Passat GTE pour la première fois en Corse, sacrifiée en 2018 avec les nouvelles normes WLTP, elle fait son retour avec une version restylée et une motorisation modifiée. Direction la Normandie à bord de la version break dénommée SW (Sport Wagon) pour la redécouvrir…

    Design

    Pour le style, la Passat reste une Passat ! Volkswagen a fait le choix de tout conserver, ou presque. Si la carrure reste identique, les optiques de l’Allemande ont évolué pour adopter des LED de série. La Passat se dote même des projecteurs IQ.Light aussi appelé Matrix Led qui optimisent la visibilité de nuit.

    Les plus observateurs remarqueront que l’avant a évolué. Effectivement, c’est très subtil.

    Par contre, il est toujours facile de distinguer une Passat GTE du reste de la gamme Passat car elle est dotée de grands feux de jour en forme de C distinctifs intégrés dans le pare-chocs avant. Vous trouverez également des étriers de frein bleus, deux volets au lieu d’un pour le câble de chargement et le réservoir de carburant, et bien sûr le badge GTE à l’avant et à l’arrière.

    Classique et indémodable, un peu comme sa petite sœur la Golf.

    Moteur

    On trouve sous le capot un moteur essence 1,4 litre TSI de 156 ch couplé à un moteur électrique. Le tout développe 218 ch. La puissance est transmise aux roues avant via une boîte DSG à six rapports. Selon le cycle WLTP, l’autonomie de la nouvelle batterie de 13 kWh est de 55 km pour le break. Pour le coup, c’est vraiment la distance à 5 km près que j’ai réussi à parcourir avant que le moteur thermique se réveille.

    L’allumage est surprenant puisqu’il se fait en silence. Seul le moteur électrique s’allume et la Passat GTE se comporte comme une voiture électrique, avec un couple instantané et une conduite très coulée. Elle a la capacité de recharger sa batterie en roulant, d’ailleurs, lorsque vous lèverez le pied, la voiture va automatiquement décélérer voire freiner afin de récupérer un maximum d’énergie. Mais à vrai dire, il m’a semblé impossible de réussir à la remplir à nouveau. Seule solution: La brancher à une prise électrique ; comme une voiture électrique en somme.

    En gros vous partez les batteries pleines, pour 50 km d’autonomie électrique, jusqu’à épuisement. Mais il est possible aussi de demander à conserver un certain pourcentage de batterie, pratique si votre destination demande une longue période d’autoroute par exemple et que vous terminez par la ville… et donc en électrique. Cela demande une certaine pratique car il faut naviguer dans les menus et penser à le faire. Si vous définissez un itinéraire sur la navigation par satellite, ce système est même assez intelligent pour déterminer le moment optimal pour utiliser l’énergie électrique au cours de votre voyage. utiliser l’énergie électrique en ville et se préparer à recharger la batterie sur l’autoroute. Quel que soit le réglage que vous utilisiez, la transition entre l’essence et l’électricité est tellement fluide que vous le remarquerez à peine.

    En mode GTE, le plus sportif, le moteur électrique délivre une quantité considérable de couple à bas régime, ce qui vous procure cette sensation de puissance instantanée lorsque vous demandez une accélération rapide. En fait, la Passat GTE est l’un des modèles les plus rapides de la gamme Passat. Avec un 0 à 100 km/h en 7,4 sec, c’est tout à fait respectable.

    A l’intérieur

    Là encore pas de grand bouleversement à l’intérieur.

    La mise à jour 2019 de la Passat fait l’objet de modifications apportées à la gamme de finitions et de tissus, ainsi que d’inserts colorés sur le tableau de bord. Je suis juste déçu de voir disparaître la petite horloge central au profit de l’appellation Passat.

    L’ensemble reste magnifiquement bien fini et ajusté. Les matériaux sont de qualités et semblent prêt à résister dans le temps. Dans la GTE, vous avez même le droit au nouvel écran de 8 pouces de série.

    C’est l’un des meilleurs systèmes d’info-divertissement à écran tactile sur le marché. Il est présenté de manière logique et très facile à utiliser, même lorsque vous conduisez. Toutes les fonctionnalités de connectivité souhaitées sont également intégrées, y compris la navigation par satellite, et vous pouvez passer à un écran tactile encore plus intelligent de 9,2 pouces si vous payez un supplément!

    Et comme vous vous en doutez, elle dispose de toute la place nécessaire pour déménager avec son énorme coffre.

    Au volant

    La Passat est pensée pour faire de la route. Beaucoup de routes.

    Même si notre modèle d’essai a le badge GTE, ce n’est clairement pas une sportive électrique, loin de là. Comme pour toutes les versions, la Passat est une dévoreuse de kilomètres. Grâce à un confort à bord absolu, une suspension adaptative moelleuse en mode confort et à une insonorisation quasi parfaite.

    Comme on l’a vu plus haut. Il est possible de choisir entre trois modes de conduite : E-Mode, GTE et Hybride. Dans le premier cas, la Passat utilise son moteur électrique pour avancer. Ce mode est appréciable dans les agglomérations. Le mode hybride sollicite les deux moteurs et va commuter selon les situations. Enfin, le mode GTE va permettre d’extirper toute la puissance des moteurs, thermique et électrique… jusqu’à vider la batterie.

    Malgré le poids de sa batterie, la Passat GTE se comporte bien sur la route, avec un minimum de roulis et une direction confiante, pondérée avec précision et rassurante à toutes les vitesses. Elle est réactive et vous donne un sentiment de connexion aux pneus avant. Même dans les réglages sports, la direction est toujours suffisamment légère pour que le stationnement et les manœuvres soient un jeu d’enfant.

    Comme on pouvait s’y attendre, le GTE est également très raffiné. Lorsque vous utilisez uniquement de l’électricité, il est extrêmement silencieux, bien que le bruit de la route soit perceptible à grande vitesse. Même si son moteur à essence est en marche, cette Passat est la plus silencieuse que vous puissiez acheter. En mode GTE, un son de moteur synthétisé a été ajouté pour ajouter une touche de sportivité, mais heureusement, il n’est pas trop choquant.

    Conclusion

    La VW Passat GTE est spacieuse et raffinée, avec un système hybride impressionnant qui tire le meilleur parti de la batterie électrique. Vous vous voulez vous rendre au travail en électrique mais profiter du thermique pour les longs weekends? C’est surement le bon choix!

    Photos de la VW Passat SW GTE

    Notation

    7.3 Note
    Pour
  • Confort
  • Coût de fonctionnement
  • Espace intérieur
  • Contre
  • Conduite très sage
  • Sex Appeal7
    Vie à bord8.5
    Performances6.5
    Plaisir de conduite7

    Fiche Technique VW Passat SW GTE 2019

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres turbo + electrique
    Position : Avant
    Cylindrée : 1395 cm3
    Puissance maxi : 156ch ( 218ch combinée )
    Couple maxi : 250 Nm
    TRANSMISSION
    Traction
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (6)
    POIDS
    Données constructeur à vide : 1660 kg
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 9,28
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi : 225 km/h
    0 à 100 km/h : 7″6
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée : 1,6 L/100 Km
    CO2 : 37 g/Km
    Puissance fiscale : 6 CV

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