Essais auto

Essai VW T-Roc Cabriolet: unique !

5 minutes de lecture

Voici la seule Volkswagen à toit souple disponible sur le marché! Maintenant que la Golf Cabrio et la Beetle Cabrio sont mortes et que l’Eos n’est plus qu’un lointain souvenir, le seul cabriolet VW en vente à le droit également à son restylage comme le T-Roc classique.

Un SUV décapotable

Dans l’histoire de l’automobile, les SUV cabriolet se comptent sur les doigts d’une main. Et aujourd’hui, un doigt suffit puisque le T-Roc Cabriolet est le seul de son espèce. Volkswagen en a déjà écoulé 2 400 en France et depuis la disparition du Range Rover Evoque Cabriolet, la route est libre pour en vendre davantage.

Vous remarquerez qu’il n’y a que 2 portes mais 4 vraies places. L’ouverture du coffre est réduite, mais surplombé d’un petit aileron en queue de canard. Et c’est toujours aussi haut qu’un SUV. C’est simple et efficace.

Pour 2022, Il profite comme le reste de la gamme des éléments qui ont été modifiés par ce restylage, à savoir les nouveaux projecteurs Matrix LED avant ainsi que le bandeau lumineux qui court sur la calandre et les feux de jours verticaux. À l’arrière, les feux sont aussi nouveaux de même que le pare-chocs. Dans cette finition R-Line, le bouclier avant et arrière reprennent ceux de la version R de 300 chevaux. Une motorisation qui n’existe pas avec la carrosserie cabriolet.

Deux ans après la commercialisation des premiers T-Roc Cab, il reste surprenant. Esthétiquement si vous aimez le T-Roc, vous ne serez pas surpris par sa déclinaison à toit souple. Pour ma part, c’est son existence même qui m’étonne. Dans un monde où l’on rationalise tout, il a la fraicheur d’amener une approche diffèrente de l’automobile.

Deux portes en moins

À bord, le Volkswagen T-Roc Cabriolet reste avant tout un T-Roc. Il perd une place mais conserve une habitabilité convenable. La banquette est rabattable en 50/50 et le coffre est de 280 litres. Il est important de souligner que les places arrière ne sont pas une punition contrairement à beaucoup de cabriolets. Bien entendu, Il reprends les améliorations comme les éléments moussés nettement plus valorisants. Les contre-portes adoptent un garnissage en similicuir. Le changement est à souligner donc, mais c’est surtout au niveau de la technologie embarquée que la VW muscle son jeu.

Le T-Roc gagne la nouvelle Climatronic bi-zone tactile vue sur Polo restylée (entre autres). Il y a aussi ce joli volant capacitif avec ses palettes pour la boite DSG et ses pavés tactiles assez pratiques. Par contre, je n’aime pas trop le laquage noir sur ce nouveau levier de vitesse, mais soit.

Le Digital Cockpit s’affiche sur une dalle de 8 pouces, tandis que le Digital Cockpit Pro profite d’une plus grande dalle de 10,25 dès la finition Style. Au milieu de la planche de bord, l’écran tactile est désormais posé et non plus intégré. Il peut atteindre 9,2 pouces dans sa version Discover Pro. Par la même occasion, les aérateurs centraux ont été élargis, tandis que la panoplie technologique s’est enrichie des services We Connect Plus, Apple CarPlay et Android Auto sans fil. 

On pourra aussi citer les aides à la conduite comme le dispositif IQ Drive Travel. Mais aussi le régulateur de vitesse prédictif ACC et les fonctions étendues du système Side Assist qui lui offrent une conduite semi-autonome de niveau 2 fonctionnelle jusqu’à 210 km/h.

Moteurs

Au niveau des motorisations, le T-Roc Cabriolet n’en dispose que de deux, uniquement en essence:

  • 1.0 TSI à trois cylindres de 110 ch associé à la boite mécanique.
  • 1.5 TSI à quatre cylindres de 150 ch associé à la boite automatique DSG

C’est bien sur cette dernière que j’ai eu la chance d’essayer. A noter que la gamme est aussi simplifier par rapport au T-Roc classique puisqu’on ne trouve que deux finitions: R-Line et Style.

Pour ma part, j’éviterais le 110 ch. Bien entendu, il s’agit de la version la plus légère alors qu’elle est équipée du moteur trois cylindres de 1,0 litre et d’une boîte de vitesses manuelle. Mais c’est tout de même 1 487 kg, soit près de 200 kg de plus que son cousin à toit rigide à cinq portes. Cela demande beaucoup à un moteur de 999 cm3, qui fait un excellent service dans des voitures plus petites comme la Polo.

Alors, c’est pourquoi le 1,5L de 150 ch reste le meilleur choix, même si cela augmente encore la masse avec 1540 kg sur la balance. Le plus gros moteur est associé à la boîte de vitesses automatique DSG à sept rapports, qui correspond le mieux au caractère du T-Roc Cabrio: les balades tranquilles. Ainsi équipé, le T-Roc Cabriolet réalise le 0 à 100 km/h en 9,6 secondes. Pas la peine de le cravacher donc, la DSG fera quand même de son mieux.

Au volant du T-Roc Cabriolet

Lors de cet essai autour de Perpignan à El Port en passant par Collioure, le T-Roc Cabriolet allait me permettre de profiter de son principal atout: son absence de toit. Et ce n’est pas la météo peut clémente qui allait m’arrêter l’envie de profiter du paysage.

Une fois installé à son volant, il ne faut que 9 secondes pour rabattre la capote triple couches ( et 11 secondes dans l’autre sens). L’opération peut se faire jusqu’a 30km/h. A vrai dire, il est surprenant de se retrouver sans toit à telle hauteur. Ce n’est pas commun d’être dans un SUV découvrable. D’ailleurs si vous pensez cabriolet, je ne suis pas sur que ce soit la première voiture qui vous vienne à l’esprit! La surface vitrée de la voiture est haute, vous êtes donc bien isolé des courants d’air avec le toit baissé. Et pour les plus frileux (comme moi), il suffit d’allumer les sièges chauffants.

C’est parti pour envoyer du lourd une balade le long du littoral. Un itinéraire pyrénéen exceptionnel qui longe la Méditerranée. L’ensemble moteur et boite de vitesses permet de cruiser confortablement, le 1,5L TSI de 150 chevaux et 250nm de couple sait se faire discret, de même que la boîte DSG à 7 vitesses passe ses rapports toujours de manière très rapide et sans se faire sentir. Le T-Roc Cabriolet n’échappe pas au défaut physique d’un cabriolet: une prise de poids de presque 200 kg pour renforcer le châssis par l’ajout de renforts de châssis, et tout de même un peu plus de roulis. Rien de méchant toutefois.

Le retour sur Perpignan se fera par l’autoroute. L’occasion de refermer le toit et d’être surpris par le silence. En effet, la capote à trois couches est bien hermétique. Un bel atout.

Conclusion

Finalement, la VW T-Roc cabrio est une auto sympathique. Avec une position de conduite élevée, une conduite confortable et le fait qu’il offre des places adultes à l’arrière, il peut à peu près combiner la vie de famille avec l’excitation du vent dans les cheveux.

Elle peut être l’auto idéale si votre dos vous rend incapable de descendre de votre MX-5 dignement? En tout cas, elle m’a rendu nostalgique de l’époque de la Golf Cabrio…

Notation

Design
8.5
Vie à bord
8.5
Performances
7
Plaisir de conduite
8
Capote bien isolée
Confort
Techno
Petit coffre
8

Photos du Volkswagen T-Roc

Fiche technique de la VW T-Roc Cabriolet 2022
MOTEUR
Type : 4 cylindres turbo
Position : Avant
Cylindrée : 1498 cm3
Puissance maxi : 150 ch
Couple maxi : 250 Nm
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
POIDS
Données constructeur à vide : 1540 kg
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 205 km/h
0 à 100 km/h : 9″6
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : – L/100 Km
CO2 : – g/Km
Puissance fiscale : 8 CV

Thomas Boulenger

Blogueur auto depuis 2009, je partage avec passion mes essais et mes voyages autour de l'auto. J'aime quand ça va vite, mais avec l'âge je commence à apprécier le confort du cuir... Ma deuxième passion est le vélo. Vous avez du le voir!
Articles similaires
Essais auto

Essai Volkswagen ID Buzz : déjà iconique

7 minutes de lecture
Le véhicule électrique le plus cool du moment? En s’inspirant du design du combi de 1950, VW pourrait bien recréer la success…
Essais auto

Essai VW ID.5 : les dés sont jetés !

7 minutes de lecture
Bonjour ID.5! Après ID.3 en 2020 et ID.4 en 2021, l’offensive ID continue en 2022 chez la marque Allemande Volkswagen. Direction le…
Essais auto

Essai VW T-Roc 2022 : encore mieux !

4 minutes de lecture
C’est en 2017 que le T-Roc est arrivé sur le marché. Et oui déjà! J’avais d’ailleurs pu en prendre le volant au…