Essai Toyota GR Yaris : déjà collector !

Voici une Toyota GR Yaris, deux lettres qui changent tout. Elle n’a absolument rien à voir avec la gentille hybride. Et ce n’est pas non plus une simple version sportive d’une citadine, ça serait trop facile de dire ça. Présentation et essai!

Une histoire de réglementation

Voici le constat : les réglementations qui régissent le rallye imposent que votre voiture soit basée sur une voiture de route existante. C’est ce qu’on appelle l’homologation. Évidemment, cela se fait avec plus ou moins de liberté. Et il est toujours plus facile de partir d’une voiture quelques peu optimisés.

Par le passé, la réglementation était plutôt cool. Et il suffisait de construire quelques modèles de route pour la faire rouler ensuite en rallye. Parfois quelques centaines, parfois moins. Les constructeurs pouvaient gérer cela facilement. Mais dernièrement, la réglementation oblige à produire 25000 exemplaires avant de l’engager en compétition. Donc on voit arriver des citadines en rallye depuis des années, qui ne sont pas des sportives à la base…

Alors pourquoi pas construire une voiture à partir de zéro? Il faut imaginer l’investissement nécessaire pour produire juste 25000 voitures et la répercussion sur le prix. Donc au final, personne ne fait jamais ça. Regardez toutes les années où VW et Citroën ont dominé le WRC et le meilleur que nous ayons eu était une édition C4 By Loeb. J’en suis encore triste.

Comme un hommage au groupe B

Je disais que personne ne partait de zéro. C’était vrai jusqu’à cette GR Yaris. Parce que ce que Toyota a fait, c’est concevoir une voiture de rallye à partir de zéro. C’est toujours un compromis, mais le compromis ici n’est pas une citadine qui se transforme en WRC, c’est une sportive qui devient une WRC.

C’est le retour des voitures construites uniquement dans un but d’homologation en compétition. Enfin je m’emballe peut être… Mais la GR Yaris n’est pas là pour battre un record du tour ou répondre à un plan marketing, surtout chez le constructeur qui a fait de l’hybride son cheval de bataille. Elle existe juste pour pouvoir faire rouler une Yaris radicale en WRC. Cela rappelle les heures merveilleuses du groupe B. L’époque où Audi crée la Sport quattro à seulement 214 exemplaires pour donner naissance à la mythique S1. Le règlement des Groupe B laissant une totale liberté aux constructeurs, pourvu que l’auto engagée soit produite au minimum à 200 exemplaires. On a assisté à l’émergence des voitures de série les plus dingues des années 80. Cela donnera quelques engins devenus cultes, comme les radicales Ford RS 200, Lancia Rally 037 ou encore Delta S4.

La GR Yaris existe juste pour pouvoir faire rouler une Yaris radicale en WRC.

Plus la même auto

C’est bien simple: Tout a été repensé ou adapté pour améliorer la performance aérodynamique. En fait, la GR Yaris ne partage aucun élément de carrosserie avec sa sœur Yaris si ce n’est les optiques et les rétros!

Pour commencer, la nécessité de maximiser la force d’appui a entrainé un abaissement de la ligne de toit de 95mm. Le profil révisé augmente le volume du flux d’air frappant le becquet monté sur le dessus du hayon, générant ainsi un appui supplémentaire. Les bas de caisse dirige le flux d’air depuis le passage de roue avant, sur les flancs puis jusqu’à l’arrière du véhicule.

Prenons encore l’exemple du toit. L’anecdote dit que le directeur de l’équipe Toyota WRC, Tommi Mäkinen, aurait demandé de l’abaisser encore plus! Mais Toyota a insisté pour que les sièges arrière restent. De même, les règlements du WRC disent que vous ne pouvez pas installer d’appendices aérodynamiques sur les portes arrière. Ainsi, la GR Yaris supprime tout simplement les portes arrières. Et celles qui restent se privent de montant. Au fait, si vous n’étiez pas au courant, Tommi Mäkinen est un ancien pilote de rallye finlandais, quadruple champion du monde WRC dans les années 90 sur Mitsubishi. Véritable héros de la discipline, il a même donné vie sur son nom à une déclinaison de Lancer Evolution VI baptisée Tommi Mäkinen Edition. Pas la peine de signaler que le Monsieur sait de quoi il parle.

Seulement 1280kg pour la GR Yaris

Revenons sur cette GR Yaris: Le toit est en fibre de carbone économisant 3,5 kg, le capot et le hayon sont en aluminium, ce qui enlève 24 kg supplémentaires. Ce n’est même pas un châssis de Yaris en dessous. La moitié avant l’est, mais l’arrière est adapté de la Corolla. Il y a 4 175 points de soudure, 259 de plus qu’une Yaris. Autant vous dire que la rigidité structurelle de l’ensemble est déjà optimisée.

L’énorme calandre rectangulaire en nid d’abeille cache l’échangeur et le compartiment moteur. De chaque côté, les entrées d’air verticales servent pour le refroidissement des freins. La lame avant a sa partie centrale surélevée pour contrôler le flux d’air sous le véhicule. A l’arrière, les ailes élargies trahissent les prétentions de la GR Yaris. Il y a bien sur un diffuseur, où viennent se loger les deux sorties d’échappements.

Enfin, la GR Yaris est disponible en quatre teintes qui correspondent aux couleurs de l’équipe Toyota Gazoo Racing. Blanc pur de série et en option Blanc Lunaire, Rouge Intense et Noir Eclipse.

A l’intérieur de la GR Yaris

Issue de la Yaris classique, la planche de bord ne respire pas la gaieté mais reste correctement assemblée et soigne son ergonomie. C’est sans fioritures en quelques sortes. Ce sont des aiguilles qui servent de compteurs et non pas un écran comme il se fait de plus en plus. Cela ne dérange en rien, et donne un gout d’authenticité. L’ordinateur de bord est complet : température et pression d’huile, pression du turbo, pression des pneumatiques… Il y a quelques badges GR qui rappellent que vous êtes dans une Yaris Spéciale. Il y a surtout cette petite plaque avec l’inscription « Developed for the FIA World Rally Championship » qui signifie beaucoup de choses.

Mon essai de la GR Yaris concerne sa version Track à 37 600 €, qui diffère de la pack Premium vendue 2 000 € moins chère : ici, point d’affichage tête haute, de GPS intégré, de système audio JBL ou de radars, mais une suspension affermie, des différentiels Torsen à l’avant et à l’arrière, et quatre jantes forgées plus légères enrobées de Michelin Pilot Sport 4S en lieu et place des Dunlop SP Sport Maxx. Les deux finitions se partagent deux beaux sièges baquets, fixés un poil trop haut, une habitude dans les véhicules Japonais.

Abaissé de 10 cm, le pavillon réduit nettement la garde au toit sur la banquette. Même conséquence pour le coffre, qui voit sa contenance réduite à 174L seulement et voit son espace sous plancher occupé par la batterie. Les dossiers restent toutefois repliables. Au cours de cette essai, mon smartphone a de nombreuses fois appris à voler, les rangements me semblant bien peu pratique pour le maintenir en place.

Le 3 cylindres de série le plus puissant du monde

Saviez vous que les 3 cylindres peuvent également équiper des voitures sportives? C’est le cas de la Ford Fiesta ST, et c’est aussi le cas de cette GR Yaris!

Ce moteur trois cylindres 1.6L turbo baptisé G16E-GTS produit la puissance folle de 261ch et 360 Nm de couple. Voici donc le 3 pattes de série le plus puissant du monde, rien que ça. Pas de palettes ici, la puissance est transmise à la route via une transmission manuelle à six vitesses et un système de traction intégrale GR-Four. Avec seulement 1280kg sur la balance, le 0 à 100 km/h est catapulté en 5,5 sec. Tandis que la vitesse maxi est bridée à 230 km/h.

Le GR-Four est le nom de Toyota pour une configuration à quatre roues motrices permanente basée sur un embrayage multidisque à commande électronique, une transmission intégrale en deux mots. En théorie, 0 à 100% du couple peut être envoyé à l’avant ou à l’arrière, mais en réalité, il existe trois modes au choix accessible via une molette. « Normal » équivaut à une répartition du couple de 60:40 avec un penchant sur le train avant, le mode « Sport » inverse cela avec une répartition 30:70 et pour finir le mode « Track » fait la balance à 50:50.

Vous pouvez également cocher la case finition Track. En plus des alliages forgés BBS légers de 18 pouces, de la suspension réajustée, des pneus Michelin Pilot 4S et des étriers de frein rouge, vous obtenez des différentiels Torsen à glissement limité avant et arrière mécaniques.

Au volant de la GR Yaris

La GR Yaris met à l’aise dès qu’on prend place à bord : de bons sièges et le levier de vitesse qui tombe parfaitement sous la main. Et dès que je la démarre, il y a ce bruit rauque fort sympathique. Pas de mode de conduite ici, c’est sport et puis c’est tout.

À basse vitesse, la suspension sautille un peu. C’est une auto courte, large, et raide. Les bruits de roulement sont assez présents, et il faut oublier directement l’autoroute. Déjà pour le confort, ensuite parce que vous n’y trouverez aucun plaisir. Elle ce qu’elle aime, c’est les virages! J’exagère car l’insonorisation est tout a fait acceptable et la tenue de cap est préservée.

Bref, petit point GPS et direction la route offrant le plus de virages. Ce qui surprend le plus, c’est ce petit levier de vitesses surélevé. Les débattements sont court, le verrouillage est précis. C’est déjà une satisfaction à manier. Alors je fais grimper l’aiguille du compte tours. Le son à l’accélération est amplifié dans l’habitacle. La poussée est méchante dès 2 500 tr/min. Elle devient carrément violente à 3 500. A vrai dire, rien ne l’arrête jusqu’au 7 000! Envie de recommencer? Je passe le rapport supérieur et rebelote! La gueule béante et hurlant, la GR Yaris semble vouloir dévorer le bitume!

Vraie WRC de route

En ligne droite donc, la GR Yaris enchante déjà. Merci les rapports courts et la motricité sans faille du GR-Four. Alors au premier virage, c’est le bonheur. Puis au second, le sourire sur mon visage ne veut plus disparaitre! Cette bagnole est le meilleur médicament contre la dépression.

La direction parfaitement calibrée permet de placer la caisse là ou le regard se porte. Le train avant est incisif et l’arrière suit avec plus ou moins de déhanchement en fonction de votre humeur. C’est d’une facilité déconcertante tellement la GR Yaris maitrise son sujet. Sur le sec, les différences de répartition du couple ne sautent pas aux yeux avec le grip élevé. Mais en la poussant dans ses retranchements, le mode sport qui envoie plus de couple sur l’arrière est évidemment le plus joueur. La GR Yaris bondit en sortie de virage. Hurle jusqu’au suivant, s’y engouffre ralentie par la puissance de ses freins, avant de recommencer. La claque!

La GR Yaris offre alors une ultime surprise: son frein à main. Il est relié à de petits tambours dédiés qui le rendent particulièrement mordant, il désaccouple automatiquement le pont arrière pour éviter de bloquer les quatre roues, comme sur une vraie auto de rallye. Incroyable!

Conclusion

Deux choses ressortent.

La première: Que Toyota a créé cette voiture et que la marque a fait un travail remarquable. Des voitures comme la GR Yaris n’existent plus de nos jours où les constructeurs ne font que changer la carrosserie, souvent à travers plusieurs marques, sur une seule plate-forme. Tout le monde le fait, même Toyota avec la Supra basée sur une BMW Z4. Les constructeurs obsédés par la rentabilité maximale en ont abandonné la carrosserie 3 portes!

La seconde: Avec sa GR Yaris, Toyota a réussi sans doute la plus belle surprise de la décennie avec l’Alpine A110. Elles partagent ce paradoxe : s’inspirer d’anciennes recettes pour faire partie des meilleures sportives contemporaines. En tout cas, c’est l’une des meilleures voitures qu’il m’a été permis de conduire! Hâte de voir si le travail porte également ses fruits en WRC… Réponse en 2022!

Notation

Design
9.5
Vie à bord
7
Performances
10
Plaisir de conduite
10
Plaisir au volant
Moteur endiablé
Précision de la boite
Véritable voiture de rallye homologuée
Bruyante sur autoroute
9.1

Photos de la Toyota GR Yaris

Fiche Technique de la Toyota GR Yaris
MOTEUR
Type : 3 cylindres
Position : Avant
Alimentation : Turbo
Cylindrée : 1618cm3
Puissance maxi : 261ch
Couple maxi : 360Nm
TRANSMISSION
Intégrale
Boîte de vitesses (rapports) : manuelle (6)
POIDS
Données constructeur à vide : 1280 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 4,90
PERFORMANCES
Vitesse maxi : 230 km/h
0 à 100 km/h : 5.5 sec
CONSOMMATION
Moyenne normalisée : 8.2L/100km
Puissance fiscale : 15 CV

Essai Toyota Yaris GR Sport 100ch

Sur les traces de la très sportive Yaris GRMN, la nouvelle Yaris GR Sport promet plaisir de conduite et sobriété à la pompe.

La Yaris Hybride fête ses 20 ans et pour rappel, elle est la 1ère voiture ayant reçu le label Origine France Garantie . Elle est toujours fabriquée à Valenciennes, dans le Nord de la France.

Design

La Yaris GR Sport, pour Gazoo Racing, reprend les codes couleurs de la branche sport. On a donc une auto de teinte blanche (disponible aussi en Rouge Chilien ou en Gris Manhattan mais ça fonctionne beaucoup moins bien) avec un toit noir bi-ton doté d’une antenne-requin et d’un becquet. S’y ajoutent des baguettes latérales de porte noir laqué, une calandre noire en nid d’abeille, des coques de rétroviseur noirs et des enjoliveurs d’antibrouillard noirs. De même, les blocs optiques spécifiques se distinguent par leur fond noir.

La garde au sol est abaissé de 11 mm par rapport à la Yaris Hybride grâce à des amortisseurs Sachs Performance. Les vitres arrières sont surteintées et surtout les jantes noires de 17 pouces finissent un look qui respire le sport. A noter que les jantes reçoivent les mêmes pneus Bridgestone Potenza RE50 205/45 R17 que la GRMN!

Elle affiche un très bonne bouille sans en faire trop.

A l’intérieur

Comme pour l’extérieur, l’intérieur affiche son look sportif. Je m’installe directement dans de beaux sièges baquets recevant de petits badges Gazoo Racing. Un badge que l’on retrouve sur le volant, s’il vous dit quelque chose ce n’est pas pour rien, il provient directement de la Toyota GT86. Tapis de sol et seuils de porte spécifiques, pavillon noir. Elle se distingue aussi par la finition chrome satiné autour du levier de vitesses, des cerclages d’aérateur et des haut-parleurs encastrés dans les contre-portes.

Le système de connectivité smartphone Toyota Touch & App s’utilise par le biais d’un simple écran tactile central : une fois la connexion établie, il permet d’afficher et d’utiliser certains contenus du smartphone. Ses fonctionnalités s’enrichiront au fil du temps afin d’autoriser l’accès à des applications tierces. L’appareil lui-même et l’interface sont clairs et simples.

A l’allumage, l’écran multifonction affiche le logo GR, rappel de sportivité.

Moteur

Contrairement à la Yaris GRMN et son 1.8L compressé de 212ch tiré de la Lotus Elise , la Yaris GR Sport récupère le moteur de la Yaris Hybride. Le groupe motopropulseur est donc composé d’un moteur essence 1.5L de 75ch associé à un moteur électrique de 61 ch. La puissance cumulée atteint les 100 ch et est envoyée au train avant via la boîte à train épicycloïdal eCVT.

Cette motorisation est réputée pour être sobre et raisonnée dans ses consommations. Il est même d’ailleurs possible de rouler en full électrique car on dispose toujours des trois modes d’utilisation: électrique, eco et normal. Tiens, pas de sport.

Au volant

La GR Sport mise sur sa suspension sport, sa barre anti-roulis plus rigide, de belles jantes et des pneus typés sports pour apporter plus de plaisir au volant. Quand est-il vraiment?

Au volant, l’agilité par rapport à une Yaris Hybride classique se fait sentir. Parfaitement maintenu dans les baquets, les mouvements de caisse sont bien maîtrisés et la direction réactive est liée au bon train avant. Reste qu’avec un 0 à 100 km/h en 11,8 s, les performances sont limitées. Dommage car le châssis ne bronche pas!

Conçu pour l’économie, la motorisation n’invite pas à une conduite soutenue. Alors oui, Toyota maîtrise parfaitement l’hybride et il est tout à fait possible de descendre largement sous les 4 l/100 km de moyenne avec un agrément sans pareil. Les sensations sont donc sur ce point strictement les mêmes qu’avec une Yaris Hybride. Douceur de fonctionnement, transmission automatique agréable et faible consommation en ville sont ses points forts.

Avec ce moteur, le domaine de prédilection de la Yaris reste la ville, même dans cette finition GR sport.

Conclusion

La Yaris GR Sport est avant tout une Yaris Hybride avec un look sportif. Évidemment, avec une telle parure on pourrait s’attendre à une invitation à la conduite dynamique. Il n’en est rien, vous aurez quand même de l’allure, un châssis bien suspendu, et tout ça sans avoir à vider son porte monnaie grâce à une motorisation écologique.

Merci à la concession TOYS MOTORS CALAIS pour le prêt du véhicule.

TOYS MOTORS CALAIS
484 ROUTE DE ST OMER
62100 CALAIS
www.toys-motors.fr
Tel:03 21 46 23 26

Photos de la Toyota Yaris GR Sport

Notation

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Fiche Technique Toyota Yaris GR Sport 100ch

MOTEUR
Type : 4 cylindres + électrique
Position : Avant
Alimentation : Turbo
Cylindrée (cm3) : 1.5L
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 100
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 111 à 3800
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : Automatique
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1165
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 11.65
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 165
0 à 100 km/h : 11″8
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 3.9
CO2 (g/Km) : 84
Puissance fiscale: 3 CV

Toyota lâche la GR Supra Racing Concept à Genève

Toyota profite du salon de Genève pour lever le voile sur le GR Supra Racing Concept, qui ressuscite le nom et l’esprit de la plus illustre sportive de l’histoire de la marque, tout en attestant sa volonté de relancer la Supra.

Le GR Supra Racing Concept réveille le passé prestigieux de l’une des voitures de sport les plus célèbres de Toyota. Le nom de Supra évoque la puissance, les performances et la maniabilité qui ont caractérisé durant un quart de siècle une succession de modèles connus dans le monde entier. Authentique sportive pur-sang, la Toyota Supra doit sa réputation à ses formidables performances sur route ainsi qu’à sa suprématie sur circuit : au Japon notamment, elle a dominé la catégorie reine des courses de GT et s’est acquis des légions de fans.

Quinze ans après l’arrêt de sa production, ce modèle reste un véritable symbole chez les passionnés de voitures de sport. Sa popularité s’est aussi pérennisée grâce au succès rencontré par sa version virtuelle dans le jeu vidéo de simulation de pilotage Gran Turismo, ainsi qu’à son rôle vedette dans le premier opus de Fast and Furious, célèbre saga de films d’action. Le badge Supra est apparu initialement en 1978 sur une version plus grosse et plus puissante de la Celica de deuxième génération, avant de devenir un modèle à part entière très prisé.

Dénommée A40, la première Supra a engendré trois générations : l’A60 en 1981, l’A70 en 1986 et l’A80 en 1993. La production de cette GT propulsion à moteur avant s’est poursuivie jusqu’en 2002 et la dernière génération a été le modèle de série le plus puissant de l’histoire de Toyota. La Supra doit une bonne part de son succès à son palmarès sportif. En particulier, la quatrième génération lancée en 1993 s’est imposée en championnat japonais de GT, où elle a gagné à quatre reprises la catégorie GT500. La voiture a aussi participé aux courses américaines IMSA dans les années 1980 et a fait deux apparitions aux 24 Heures du Mans dans les années 1990.

Le GR Supra Racing Concept reste fidèle à la configuration moteur avant/propulsion, tout en employant des matériaux allégés de pointe. S’il rappelle le nom de code historique de la Supra, le numéro de course 90 affiche aussi clairement le message de ce concept-car : le retour de la Supra sous forme d’une cinquième génération.

Le châssis du concept-car se distingue par des suspensions avant et arrière surbaissées constituées de pièces d’origine. Les jantes de compétition BBS fixées par un écrou central sont chaussées de pneus de course Michelin. Le système de freinage fait appel à des disques et des étriers Brembo Racing, et la ligne d’échappement est également conçue pour la course. Dédié à la compétition, l’habitacle est équipé d’un tableau de bord course ainsi que d’un baquet et d’un harnais de sécurité OMP. C’est également OMP qui a fourni le volant à palettes et moyeu escamotable, monté sur une colonne de direction spéciale compétition.

Ce concept aura peut-être un avenir en GT3 ou GTE, il tarde donc de découvrir la prochaine Supra A90!

Toyota Gazoo Racing sur tous les fronts!

Toyota Gazoo Racing a annoncé son programme sportif pour 2018, et il est chargé, c’est le moins que l’on puisse dire!

Le géant Japonais engagera des équipes de course en Championnat du Monde d’Endurance (WEC et les 24H du Mans), le Championnat du Monde des Rallyes (WRC avec notre immersion lors du Monte Carlo) , le Dakar et le NASCAR. Voilà pour les plus gros championnats. Toyota participera également aux 24 heures du Nürburgring, aux séries Japonaise Super GT et Super Formula ainsi qu’au championnat Japonais des rallyes. Sans oublier, les équipes-clients en GT3, en plus de disciplines de courses locales, nationales et régionales…

Le WEC et la TS050 Hybrid

Développé par Toyota Motorsport GmbH en Allemagne avec un groupe motopropulseur hybride fourni par le centre technique de Higashifuji au Japon, la LMP1 TS050 Hybrid reçoit quelques mises à jour pour cette super saison. C’est aussi la voiture que Fernando Alonso pilotera. Il sera rejoint par les chevronnés Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima, tandis qu’un second proto sera partagé entre Mike Conway, Kamui Kobayashi et José María López.

Sans compter sur Audi, Porsche, Nissan et Peugeot qui ont abandonné la catégorie LMP1, Toyota est le dernier grand constructeur à rester. Il sera  tout de même confronté à des prototypes LMP1 mais avec des motorisations plus simples.

Assurément, Toyota n’a jamais eu autant de chance d’enfin gagner les 24H du Mans et le championnat WEC, mais les courses sont toujours longues…

Voici l’incroyable Toyota GR Super Sport Concept!

En décembre dernier, Gazoo Racing, la division sport de Toyota, avait teasé un nouveau concept Super Sport. À la veille du Tokyo Auto Salon de 2018, Toyota Gazoo Racing dévoile ce spectaculaire GR Super Sport Concept!

Toyota s’est servie de l’expérience acquise en WEC sur sa LMP1 et nous fait une sacré proposition pour une automobile capable d’évoluer sur route ouverte. On pourrait même dire que l’équipe a carrément piocher des composants de sa voiture de course.

Sous ces lignes magnifiquement fluides et originales, on trouve un moteur V6 biturbo de 2,4 litres de 735 kW (soit 1000ch!!!) et un groupe motopropulseur Toyota Hybrid System-Racing (THS-R), qui ont été perfectionnés en compétition. C’est pour ainsi dire d’ailleurs le même que la TS050 Hybrid! Vous l’aurez compris, Toyota prouve qu’il est possible de disposer à la fois de puissance et de performance environnementale.

Le Tokyo Auto Salon est la version japonaise du SEMA, ce qui signifie qu’il y aura beaucoup de machines incroyables, mais je pense que ce concept signé Gazoo Racing sera le plus incroyable de tous!

En plus des informations sur le groupe motopropulseur, Gazoo Racing n’a pas fourni d’autres informations intéressantes sur le véhicule, sauf qu’il montre comment Toyota, selon le président de Gazoo Racing, Shigeki Tomoyama, envisage de « développer des voitures de sport ». Belle démonstration de force.

Le plus intriguant dans tout ça, c’est qu’on dirait que le GR Super Sport Concept semble prêt à courir en WEC. Il n’y par exemple aucun phares. Ce que le concept a, cependant, est une aéro complétement dingue. Ils ont l’air d’avoir pris la voiture de course pour la transplanter à la vie réelle. En tout cas, si c’est ce à quoi ressembleront les futures voitures de sport et supercars de Toyota, le concept GR Super Sport est le véhicule idéal pour en être le porte drapeau!

Toyota GR HV Sports Concept, futur GT86?

Toyota vient de dévoiler son GR HV Sports Concept qui sera présenté au public lors du salon de Tokyo.

Son nom signifie Gazoo Racing (GR) et Hybrid Vehicle (HV) et Sports comme son ancêtre la Sports 800. D’ailleurs Toyota affirme s’être inspiré de la légendaire Supra et de la Sports 800 pour cette GR HV Sports Concept.

Côté design, il est facile de reconnaitre les proportions de l’actuelle GT86 qui semble être la base de cette voiture. On notera ainsi une face avant qui puise son inspiration dans les phares des TS050 Hybrid pour un résultat pour le moins surprenant (comme les jantes). A l’arrière, on trouve un petit spoiler, une sortie d’échappement central intégré dans le diffuseur et un toit de type targa (comme la Sports 800).

La motorisation n’est pas encore dévoilé mais nous avons affaire à un groupe hybride cher à Toyota. La puissance devrait logiquement être envoyé sur les roues arrières via une boite automatique. Cependant, le conducteur devrait pouvoir avoir le choix de passer en boite manuelle avec un pommeau de vitesse via un simple bouton. Est-ce une amélioration sur la boite CVT? En tout cas Toyota ne nous donne pas plus de détails pour le moment…

On notera aussi la présence d’un bouton de démarrage sur le pommeau de levier de vitesse à la façon d’une commande de tir sur un avion de chasse. Des jauges de température d’eau, d’huile et de la batterie apparaissent sur le système multimédia. Attention, avec la présence des batteries à l’arrière, cette GR HV est une stricte 2 places contrairement à la GT86.

Le reste des données techniques devrait arriver pour le salon de Tokyo.

Photos de la Toyota GR HV Concept

Toyota se lâche avec sa Yaris GRMN

La Yaris sportive fera bientot son grand retour. Pour l’occasion, Toyota dévoile un clip promotionnel déluré.

Cette version GRMN (Gazoo Racing) développe 210ch à partir d’un 1.8L compressé. Ce qui en fait sa spécifité par rapport aux autres petites sportives à turbo.

Dans cette vidéo, on peut voir la Yaris GRMN drifter, burner, et surtout entendre les vocalises de son quatre cylindres!

Cela donne envie de la découvrir, pari réussi!

Toyota Yaris GRMN, 210ch sous le capot

On en sait (un peu) plus sur la future Yaris sportive.

Tout d’abord le nom: Yaris GRMN (atchoum) pour Gazoo Racing Master of Nurburgring, on dira plus facilement Gazoo Racing, ou Gazoo tout court. Un excellent moyen de faire connaitre ce nom très connu des amateurs de Japonaise et qui fait aussi rouler les Toy’ en endurance. Ensuite la motorisation, il s’agit d’un 1.8L compressé de 210ch. Un cas unique sur le marché, car tous les autres concurrentes utilisent un turbo, mais aussi bien souvent un 1.6L…

En attendant d’en connaitre davantage, la petite turbulente sera exposée à côté de sa grande soeur de WRC au salon de Genève 2017.

Via Toyota.

Première victoire en WRC pour Toyota depuis… 1999!

Pour son grand retour en Championnat du Monde des Rallyes avec la Yaris WRC, Toyota monte sur la plus haute marche du podium dès la deuxième épreuve de la saison. La précédente victoire pour la marque remontait au Rallye de Chine en 1999 avec les français Didier Auriol et Denis Giraudet.

Jari-Matti Latvala a récupéré la tête du rallye après l’accident de Thierry Neuville lors de la super spéciale qui clôturait la journée de samedi. Deuxième échec en suivant pour Hyundai, alors solide leader.

[quote cite=’Tommi Mäkinen, directeur de l’équipe’]C’est difficile de trouver les mots pour décrire ce que je ressens maintenant, ce que nous ressentons tous. Le résultat au Monte-Carlo était déjà inattendu, mais aujourd’hui c’est au-delà de l’inattendu. Bien sûr nous avons de la chance d’obtenir cette victoire, mais c’est aussi un immense hommage au talent de Jari-Matti et au travail de l’équipe en Finlande, en Allemagne et au Japon. C’est un sentiment incroyable et je veux juste remercier ceux qui l’ont rendu possible, en particulier notre président M. Toyoda pour la confiance qu’il a placée en nous, en Jari-Matti, Miika, Juho et Kaj. C’est une journée très spéciale dont nous nous souviendrons tous très longtemps, mais nous allons garder les pieds sur terre et continuer à travailler aussi dur que d’habitude.[/quote]

[quote cite=’Jari-Matti Latvala, pilote (Yaris WRC #10)’]Je suis tellement heureux ! Pour une nouvelle équipe et une nouvelle voiture, remporter son second rallye… je n’ai pas de mots. Je crois que j’ai conduit ma meilleure Power Stage à ce jour. Un immense merci à toute l’équipe. Maintenant nous sommes super motivés pour continuer comme ça. J’ai hâte d’être au Mexique. C’est fantastique de gagner mais je suis aussi désolé pour Thierry Neuville, qui a perdu la première place samedi lors de la super spéciale. J’ai connu ce genre de situation dans le passé, donc je comprends parfaitement comment il doit se sentir maintenant. Nous savons que nous avons eu de la chance, donc nous devons continuer à progresser et travailler pour notre objectif.[/quote]

Le nouveau règlement WRC redistribue les cartes, le championnat est aujourd’hui des plus ouverts (et donc excitant!). Prochain rendez-vous, le rallye du Mexique le 9 mars prochain!

Toyota dévoile sa Yaris sportive

La marque Japonaise l’avait annoncé lors de la présentation de la petite Yaris WRC, il y aurait une déclinaison sportive de série!

C’est au prochain salon de Genève (9-19 mars 2017) que Toyota dévoilera une variante sportive de la Yaris. Exposée aux côtés de la Yaris WRC qui entrera en scène au Rallye de Monte-Carlo le 19 janvier, cette nouvelle version sport illustrera le dynamisme de la gamme Yaris.

Basée sur une carrosserie trois portes et équipée d’un moteur de plus de 210 chevaux (certainement un 1.6L), elle inaugure un restylage portant sur la face avant, l’arrière et l’habitacle modernisé que l’on retrouvera sur toute la gamme. On en sait peu pour l’instant sur cette Yaris mais on peut déjà distinguer les stickers reprenant les couleurs de Gazoo Racing, les jantes, le petit aileron et la sortie d’échappement centrale.

Elle viendra chasser sur les terres de la 208 GTi, Clio RS et Fiesta ST…

Via Toyota.

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