Reportage

Direction le championnat de France FFSA GT à Pau

5 minutes de lecture
La ville de Pau accueillait dans ses rues le Championnat de France FFSA GT du vendredi 11 au dimanche 13 mai. Pirelli, partenaire du championnat, nous a emmené en terres Béarnaises pour découvrir ce monument du sport automobile français.

Le Grand Prix de Pau est la 2ème manche du Championnat de France FFSA GT cette saison, pour 2 courses dont une en nocturne le samedi soir! C’est un véritable renouveau pour le GT en France sous l’impulsion de SRO et de la FFSA. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu autant de GT (des GT4 en l’occurrence) sur une grille de départ! A Pau, elles sont 31 à s’élancer (cela varie en fonction des épreuves selon les équipes engagées)!

L’Audi R8 GT4 du team Orhes Racing pilotée par Olivier Pernaut et Philippe Marie.

Le Grand Prix de Pau existe depuis 1899! Sorte de Monaco à la Française, l’épreuve Paloise est considérée de nos jours comme une épreuve incontournable du sport automobile européen et constitue l’une des trois épreuves majeures de Formule 3 avec les Masters de Zandvoort et le Grand Prix de Macao, lui aussi en ville. Les pilotes les plus prestigieux ont inscrit leurs noms ici: Lewis Hamilton, Jim Clark ou encore Juan Manuel Fangio. La liste est bien entendu interminable…

Le Palois Mike Parisy remet sa couronne de champion en jeu dans l’équipe CD Sport managée par un autre Palois, Laurent Cazenave, associé à Claude Degremont. Le tandem a si bien fonctionné l’an dernier, que les deux Béarnais ambitionnent de conserver le titre pilote et d’y ajouter celui des écuries. Mais à Nogaro, en ouverture de la saison, Mike Parisy a dû jongler entre problèmes techniques et une balance des performances trop pénalisante pour sa Porsche Cayman. Une situation identique vécue par l’autre Palois, Didier Moureu, très handicapé sur sa BMW M4.

Nogaro a néanmoins confirmé que ce championnat GT4 FFSA constitue une discipline magnifique : excellent niveau de pilotage, lutte entre sept constructeurs et deux équipes regroupés à la première place à l’issue des deux manches gersoises : Lariche – Consani (Ginetta G55 du Speed Car) et Pla – Beaubelique (Mercedes AMG du AKKA-ASP Team).

La Mercedes AMG GT4 du team AKKA-ASP

L’arrivée du Yvan Muller Racing qui engage deux Mercedes-AMG GT4 et le team britannique Greensall Motorsport avec la KTM X-Bow GT4, hélas absente lors de cette épreuve, montrent la montée en puissance du championnat. De nombreux constructeurs proposent des GT4 au catalogue, et même des structures privées qui développent eux mêmes les autos, la catégorie GT4 étant très proche de la série, les coûts restent maîtrisés.

Les modèles déjà homologués sont les suivants: Alpine A110 GT4, Aston Martin Vantage GT4, Audi R8 LMS GT4, BMW M4 GT4, Chevrolet Camaro GT4, EKRIS BMW M4 GT4, Ford Mustang GT4, Ginetta G55 GT4, KTM X-Bow GT4, Lotus Evora GT4, Maserati Gran Turismo MC GT4, McLaren 570S GT4, Mercedes AMG GT4, Nissan 370Z GT4, Porsche Cayman Clubsport GT4, Porsche 911 GT4 et SIN R1 GT4. Autant dire que le choix est vaste!

Deux classements sont établis : un pour les paires Pro-Am et l’autre pour les équipages Am. J’avoue qu’il est assez difficile de suivre tout ce monde le premier jour!

Pirelli, partenaire pneumatique exclusif

Pirelli est partenaire exclusif du championnat. Pour équiper les voitures des écuries engagées, Pirelli met à disposition la gamme de pneumatiques Pirelli P Zero au format 18 pouces, qui inclut les gommes DH slicks pour temps sec et WH rainurées pour piste humide. Pirelli offre également un accompagnement pour toutes les équipes en matière de conseil et de préconisation pour exploiter au mieux ses pneumatiques. Les pilotes aiment s’entretenir avec un ingénieur et ainsi jouer avec les pressions pour avoir un comportement adapté à leur style de pilotage.

Il faut dire que les conditions climatiques étaient des plus complexes ce weekend: Pluie et froid pour la Course 1 du samedi, Piste sèche et qui s’est refroidie jusqu’à devenir légèrement humide pour la Course 2 du dimanche.

Un maximum de deux trains de pneus neuf pourra être utilisés pendant les séances de qualification et les courses par voiture. Les pneus usés, qui ont été enregistrés à une course précédente du FFSA GT, peuvent être utilisés uniquement pendant les séances libres. L’utilisation d’un système de chauffage pour les pneus est interdit. La formule est assez simple. Les pneumatiques Pirelli sont non seulement très performants, mais ils offrent également un excellent rapport qualité-prix et s’inscrivent ainsi parfaitement dans l’esprit du GT4.

Course 1

Le samedi, première course après les qualifs et la superpole.  La course se passe de nuit, ce qui rajoute encore au côté épique de l’épreuve. Il y a de la bagarre à tous les niveaux et c’est vraiment sympa à voir des pilotes qui osent. A noter la grosse frayeur suite à la sortie de l’Audi R8 de Cerqueda Manel. Le résumé de la course est à retrouver en vidéo:

Course 2

Le dimanche, le soleil est l’invité surprise! C’est donc avec des pneus slicks que les concurrents prennent le départ. Jusqu’à ce qu’une pluie fine vienne s’inviter dans les derniers instants de la course. Ce fut encore un sacré bazar dans les stands, je vous laisse juger par vous même!

Le Tour Pirelli

Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’opportunité de réaliser un taxi drive à bord de la Leading Car: une BMW M4 Pack Competition, cela s’appelle le Tour Pirelli! Afin d’assurer la sécurité de tous en piste, BMW procure deux modèles de la gamme BMW M pour assurer les rôles de Safety Car et Leading Car. Cette dernière ouvre la voie devant le peloton lors du tour de formation avant de libérer les chevaux pour le départ lancé.

Au volant, Guy Clairay envoie du lourd et ne fait pas semblant! Le circuit, bordé par ses rails, ne pardonne aucune erreur. Cela ne l’empêche pas d’attaquer pour faire chanter le flat six et martyriser les pneus dans chaque virage! De nombreux virages sont sans visibilité, et le dénivelé est impressionnant! Dire que les pilotes de GT4 le roulent de nuit… Sensation incroyable!

Et le plus sympa dans tout ça, c’est que n’importe quel spectateur peut réaliser l’expérience après un tirage au sort!

Un weekend béarnais parfait!

Vous l’aurez compris, ce championnat français de GT4 m’a séduit. Les voitures sont belles et proches de la série, le plateau est fourni, et en plus il y a de la bagarre. Sans compter sur le magnifique tracé au cœur de Pau qui est un véritable plus, j’ai donc passé un weekend Palois inoubliable (malgré la pluie)!

Le championnat 2018 continue et voici les prochaines dates, alors n’hésitez pas:

– 15 juillet 2018: Dijon
– 9 septembre 2018: Magny-Cours
– 30 septembre 2018: Barcelone
– 14 octobre 2018: Paul Ricard

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!
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