Connect with us

Reportage

Visite de Renault Sport F1 Team à Enstone

Publié

on

Visiter les ateliers d’une écurie de F1 est un privilège et une opportunité incroyable pour n’importe quel passionné de sport auto. Renault Sport Formula One Team m’a permis de vivre ce rêve.

En 1977, Renault dispute sa première course en Formule 1. Dès 1979, Renault remporte sa première victoire lors du Grand Prix de France qui se tenait alors sur le circuit de Dijon-Prenois avec Jean-Pierre Jabouille. Et puis il y a eu l’ère du turbo… en 1981, Renault engage Alain Prost qui remporte neuf victoires, obtient dix pole positions et ne passe pas loin du titre mondial en 1983. Renault se retire du championnat à la fin de la saison 1985 et conserve son rôle de motoriste, permettant dans les années 1990 à Williams de remporter cinq titres des constructeurs et à Benetton de s’en adjuger un.

Le groupe français revient en tant que constructeur de châssis en 2002 après le rachat de l’écurie Benetton. Il obtient deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que deux titres de champion du monde des pilotes avec Fernando Alonso.

Une nouvelle page s’est ouvert il y a 3 ans. En annonçant son retour en tant que constructeur à part entière fin 2015, Renault s’est fixé des objectifs ambitieux pour gagner de nouveaux trophées. Renault Sport Formula One Team déploie ses activités quotidiennes sur deux sites : Viry-Châtillon près de Paris pour le moteur et Enstone au Royaume-Uni  pour la partie châssis. C’est là bas que je me suis rendu.

En pleine expansion.

Mi-2018, 676 collaborateurs évoluent dans l’Oxfordshire. Ce chiffre représente une croissance de 50 % sur les trois dernières années et de 31 % par rapport aux campagnes victorieuses de 2005 et 2006. 446 employés vivent dans un rayon de 25 miles autour de l’usine. Outre la conception du châssis et les unités de production, Enstone englobe le développement et l’intégration des boîtes de vitesses, l’électronique, la recherche et le développement, la soufflerie, un simulateur de pilotage, des bureaux d’ingénierie, un atelier de peinture et la base de l’équipe de course.

Bureau d’études.

C’est l’un des plus gros secteurs d’Enstone et c’est un peu là que tout commence. Plus de 70 personnes participent au dessin du châssis dans le bureau d’études, il est divisé en différentes sections : conception de la transmission, conception mécanique, analyse des contraintes et Groupe de Performance du Véhicule (GPV). Cet espace ouvert est conçu sur mesure pour encourager l’interaction entre les différents sous-groupes.

L’ambiance y est particulièrement studieuse. Et pour cause, il faut près de 150 000 heures de travail et 19 000 dessins pour définir les 14 500 composants d’une voiture! Les employés du BE sont placés sous la direction de Martin Tolliday (chef designer) et Simon Virrill (chef adjoint au design), eux-mêmes dirigés par Nick Chester, directeur technique châssis.

La F1 répond à un cycle continu. Dès qu’une saison démarre, les plans et les dessins de la suivante commencent afin de devancer la concurrence. Le juste équilibre reste difficile à atteindre, la performance en piste étant tout aussi importante que les préparatifs de l’année suivante. On nous avoue qu’une écurie qui arrive avec la même voiture que la précédente course a déjà perdue. Cela montre à quel point la F1 est exigeante. On estime à quasiment 2 secondes le gain au tour entre le début et la fin de la saison.

La soufflerie.

La F1 est une discipline où l’aérodynamique tient une place très importante. Pour limiter les coûts, la FIA encadre le nombre d’essais, il y a même une caméra de surveillance. Une maquette à 60 % est placée sur une piste roulante face à un flux d’air fixé et restreint par la FIA à 50 mètres par seconde. Tous les éléments pouvant affecter la monoplace sont essayés en soufflerie, qui peut tester le tangage, le roulis, la hauteur de roulement, les appuis, la déformation des pneus et le système d’échappement afin d’examiner leur comportement et leur potentiel.

En 2017, la soufflerie d’Enstone a bénéficié d’une importante remise à niveau pour améliorer ladite piste et augmenter l’angle et la portée de lacet. Une maquette de monoplace reste cachée sous une bâche, il ne sera pas possible de la voir et pour cause: il s’agit de la RS19 pour l’année prochaine!

La mécanique des fluides numériques aide et révolutionne de manière significative ce processus de conception. Pour faire simple, il s’agit d’une soufflerie virtuelle où des superordinateurs dotés de logiciels de pointe permettent aux ingénieurs de simuler la complexité des flux à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture à travers plus de 60 To de données par semaine. Situé sous terre, le centre CFD d’Enstone est pleinement opérationnel depuis 2008. De l’extérieur, il s’apparente à une colline, une architecture bien réfléchie afin de tenir compte des préoccupations environnementales.

Fabrication.

Le département de fabrication est chargé de réaliser les radiateurs, les échappements et d’autres petites pièces. Malgré les exigences d’une précision minutieuse, il n’y a pas meilleur moyen que d’y procéder manuellement.

Le système d’échappement est tout particulièrement soigné avec une épaisseur variant de 1,1 à 0,3 mm à sa sortie. Si une part importante est faite à la main, le reste se compose de titane imprimé en 3D. Les échappements sont conçus à partir de feuilles extrêmement fines d’Inconel, un alliage à haute teneur en nickel résistant à des températures élevées dans des environnements extrêmes où elles peuvent dépasser 1000°C, comme en Formule 1. Deux journées et demie sont nécessaires à deux personnes pour en fabriquer la majeure partie, mais la moindre erreur peut provoquer une perte de puissance, voire un abandon.

Conformément au règlement de la FIA, le poids minimum d’une F1 est aujourd’hui de 734 kg. L’objectif est donc de rendre la monoplace la plus légère possible, tout en tenant compte de la sécurité du pilote et des nombreux crash-tests auxquels il faut se soumettre. Du lest peut également être ajouté pour atteindre ce seuil légal et laisser davantage de libertés aux ingénieurs pour optimiser le centre de gravité de la voiture.

Les technologies d’usinage les plus avancées sont utilisées afin de produire plus de 50 000 éléments métalliques sur une saison. Les outillages fonctionnent 24 heures sur 24 tout au long de l’année. 20 machines CNC, EDM et GF composent le département d’Enstone et 90 % d’entre elles ont été renouvelées l’an passé.

Au cours de l’année précédente, deux nouvelles machines Breton 1500 Matrix Dynamics ont été installées à Enstone afin d’améliorer les châssis. La fabrication d’un châssis peut prendre jusqu’à cinq semaines de travail, mais la précision de ces machines permet de gagner 30 % de temps par rapport aux précédentes. Je n’avais jamais vu une aussi belle installation.

Production.

Le banc d’essais à sept vérins est une machine de torture pour F1. Rene Torcato raconte: “C’est un outil employé pour améliorer les performances de la voiture à travers la suspension. Nous pouvons reproduire le comportement de la monoplace sur le circuit dans l’environnement intégralement maîtrisé du laboratoire. Nous recevons généralement les données de l’équipe de piste après les essais libres du vendredi, nous prenons un tour en référence et nous l’appliquons sur le banc avec toutes les contraintes qui existent. Nous pouvons ainsi estimer l’impact des différents réglages et anticiper de nouveaux concepts tant pour la voiture actuelle que pour les futures.”

Simulateur.

Le simulateur joue un rôle crucial dans le développement. Utile aux pilotes, ingénieurs, designers et au Groupe de Performance du Véhicule (GPV), celui d’Enstone a été mis en service en 2011. Il dispose d’un modèle de la voiture conçu par l’équipe et des tracés fournis par R Factor Pro. Doté de cinq projecteurs haute définition, son système de direction offre une représentation et des sensations fidèles, notamment par rapport aux forces générées sur les pneus. La télémétrie est aussi précise que celle sur place et s’avère extrêmement importante dans la préparation d’un week-end. Les trois quarts de l’énergie consommée par le simulateur viennent de panneaux solaires pouvant produire 33 000 kWh par an.

Le simulateur tourne avec de vrais pilotes, que ce soit les pilotes officiels Niko Hulkenberg et Carlos Sainz, d’essais ( Jack Aitken et Artem Markelov ) et même les jeunes de la Renault Sport Academy comme le Français Victor Martins.

Il permet d’évaluer de nouvelles pièces, ajuster les réglages, le simulateur étant très proche de la réalité.

Salle des opérations.

La radio dans le garage, sur le muret des stands et dans le bureau d’ingénierie de la piste est reliée à la salle des opérations d’Enstone. Cette dernière a été mise pour la première fois en service en mai 2017. Elle comprend six écrans de 75 pouces, 24 postes de travail dotés de deux moniteurs de 24 pouces et un système radio de pointe similaire à celui sur le circuit.

Sur les voitures, on retrouve plus de 200 capteurs fournissant 150 000 mesures par seconde, dont l’enregistrement des températures, pressions et accélérations entre autres. Ces données en temps réel offrent 4 Mo d’informations par seconde, transmis au garage en quelques millièmes de seconde et à Enstone en un quart de seconde.

Celles-ci sont utilisées pendant un week-end de course pour évaluer les problèmes de la voiture, prévoir la stratégie, anticiper le moindre scénario et permettre aux équipes d’Enstone de mesurer précisément les performances de la monoplace et du pilote. On retrouve diffèrents types d’ingénieurs:

  • Les ingénieurs-performances, responsables des éléments liés au châssis, y compris l’acquisition de données, les réglages, la simulation et la prévision des performances.
  • Les ingénieurs-contrôle, qui s’assurent du fonctionnement de la boîte de vitesses, des départs, des surrégimes moteur et de la cartographie du freinage électrique.
  • Les ingénieurs-aérodynamiciens, qui s’occupent de tous les aspects aérodynamiques et font le lien avec le même département d’Enstone pour que la monoplace opère dans la bonne fenêtre d’exploitation.
  • Les ingénieurs-groupe propulseur, chargés de tous les paramètres ayant trait aux performances et à la sécurité du groupe propulseur.
  • Les ingénieurs-stratèges, dédiés à la stratégie et à l’analyse des concurrents. Ils évaluent les performances de l’équipe et de ses adversaires, les classent selon leur rythme et déterminent la quantité d’essence et les pneus. En qualifications, ils scrutent les temps couperets pour garantir le passage dans la séance suivante tout en surveillant l’évolution de la piste. La nuit avant le départ, ils étudient les différents scénarii et anticipent les réactions de l’écurie avant d’analyser les performances en temps réel et donner des conseils sur les fenêtres d’arrêt aux stands dès l’extinction des feux.

A vrai dire, on pourrait comparer aux salles de contrôle de la Nasa.

Un énorme merci à toutes les équipes Renault Sport Formula One Team qui ont tout mis en oeuvre pour nous faire passer une journée exceptionnelle et partager avec le sourire leur passion qui est aussi leur métier.

Photos de Renault Sport Formula One Team à Enstone

Reportage

Croix en Ternois x Drift Masters 2019

Publié

on

Croix en Ternois x Drift Master 2019
Le circuit de Croix en Ternois accueille le 3ème round du championnat de France de Drift 2019 et pour la première fois de son histoire, le Drift Masters! Championnat le plus prestigieux et le plus convoité des meilleurs pilotes européens!

Le Drift a vu le jour au Japon dans les années 80. À l’origine, il était pratiqué sous forme de courses illégales, le plus souvent sur des routes sinueuses de montagne. Peu à peu, le Drift s’est fait connaître et des compétitions officielles ont vu le jour, d’abord au Japon puis dans le monde entier. La France et l’Europe n’ont pas échappé à la propagation de l’engouement pour ce sport si spectaculaire. La professionnalisation du Drift est en marche. En France, la discipline a intégré la Fédération Française du Sport Automobile et les compétitions se déroulent désormais sur les plus prestigieux circuits du pays. Depuis 2017, la FIA a reconnu la discipline et un championnat du monde est organisé tous les ans au Japon.

La Ligue des champions du drift

Le Drift Master représente le championnat Européen de la discipline. Après des débuts modestes en 2014 avec seulement 3 événements organisés, le championnat passe à 5 manches en 2015 puis 6 en 2016 et en 2017. En 2018, le championnat européen Drift Masters a atteint de nouveaux sommets en réunissant la première véritable «Ligue des champions» du drift européenn. En 2019, le championnat européen Drift Masters vise à accueillir à nouveau la série de drift la plus compétitive du continent, et même du monde.

Avec un calendrier contenant les événements les plus en vue de l’Europe, y compris des sites jamais utilisés auparavant, et une grille de plus de 40 pilotes les plus talentueux d’Europe originaires de plus de 20 pays, l’action de cette saison est déjà placée pour être la meilleure jamais vue. On citera également la création d’un nouveau partenariat entre Drift Masters GP et Red Bull TV, qui permet de suivre les épreuves en direct!

Comment ça se passe?

Après des essais libres, les qualifications commencent et les pilotes s’élancent les uns après les autres. Les trois juges, assistés par un dispositif de télémétrie, attribuent des notes aux pilotes selon 4 critères et déterminent un gagnant. Ce qui compte est la vitesse, l’angle de dérapage, la trajectoire et le style de pilotage. A l’issue de ses qualifications, les 32 meilleurs pilotes participent aux battles. Le 1er affronte le 32ème, le 2ème affronte le 31ème et ainsi de suite. Facile non?

De la pluie et de la glisse

La deuxième manche du Championnat d’Europe Drift Masters 2019 a donc eu lieu sur l’impitoyable circuit de Croix-en-Ternois en France, et a vu le pilote Irlandais Duane McKeever sur sa Nissan 200sx S13 remporter une deuxième victoire consécutive. L’Irlandais Jack Shanahan s’est battu jusqu’à la deuxième place, alors que le Finlandais Juha Rintanen a présenté un spectacle pour prendre la troisième place. Le frère cadet de Jack, Connor Shanahan, complète les gagnants à la quatrième place.

Lors des qualifications, James Deane a retrouvé la forme et a terminé premier avec 97 points, suivi de près par Jack Shanahan en P2 avec 93 points et Juha Rintanen en P3 avec 92 points.

De fortes précipitations juste avant le Top 32 ont bouleversé la donne. Tout aussi rapidement que la pluie est arrivée, le circuit irrégulier s’est retrouvé avec des niveaux d’adhérence très différents entre humide et sec. Le Top 16 a permis d’assister à plusieurs battles dignes de la finale mais le circuit à peine sec qu’un nouveau déluge suivait rapidement.

Cependant, le temps n’a pas refroidi les esprits – Conor Shanahan affronta Ahmad Daham dans une lutte serrée et Shanahan remporta la victoire sur sa GT86. A la fin du Top 16, le circuit était à nouveau sec, Juha Poytalaakso éliminant Enver Haskasap et Benediktas Cirba détruit par un Juha Rintanen en vol.

L’un des moments forts du Great 8 a été la bataille de James Deane avec le gagnant de la première manche, Duane McKeever. Après deux battles et un One More Time, une légère erreur de Deane suivie d’une entrée arrière dans l’épingle finale pour tenter de récupérer un peu de mérite voyait McKeever affronter un autre Irlandais – Conor Shanahan, en demi-finale. Le frère de Conor, Jack éliminait Juha Poytalaakso, tandis que Juha Rintanen revendiquerait également la victoire sur Grzegorz Hypki.

La première demi-finale entre Duane McKeever et Conor Shanahan était serrée dans un premier temps, avant que Conor ne soit contraint d’arrêter sa voiture au dernier virage, offrant ainsi à McKeever sa deuxième finale. Dans l’autre battle, Jack Shanahan et Juha Rintanen se sont affrontés dans des nuages ​​de fumée. Jack Shanahan voulait simplement vaincre Juha Rintanen, mais Rintanen se vengea de Conor Shanahan en séries éliminatoires pour s’emparer de la troisième marche du podium.

La scène était prête pour la finale – Duane McKeever contre Jack Shanahan. Jack menait le premier, en effectuant un tour rapide, mais avec McKeever à sa porte. Les changements de place et le rythme de McKeever sur Shanahan étaient clairs: son 180SX creusait un écart avec la nouvelle GT86 de Jack. Les juges en avaient assez vu! McKeever avait surpassé toute la grille et fut couronné vainqueur en France pour la deuxième édition consécutive!

Prochaine étape: Plock!

La troisième manche se déroulera au Stade Kazimierz Górski, à Płock, en Pologne, les 28 et 29 juin prochain. La retransmission en live est toujours assurée par Red Bull TV (ou en replay ici), le Site Web du Championnat d’Europe Drift Masters et la page Facebook de Drift Masters.

Lire la suite

Reportage

La dernière en WEC de Ford

Publié

on

Ford GT Le Mans 2019
Ford nous a invité sur le circuit des 24H du Mans pour sa dernière en WEC lors de la journée test. L’occasion d’un ultime roadtrip en Mustang Bullitt!

Ford Performance participera samedi 15 et dimanche 16 juin à ses dernières 24 Heures du Mans en tant qu’écurie officielle en endurance WEC. Quatre Ford GTE Pro et une Ford GTE Am disputeront l’ultime manche de cette Super Season, pour tenter de finir en beauté ces 4 années de courses intenses et riches en titres.

L’ambiance est toujours plus détendue lors de ces journées d’essais. Il est donc plus facile d’approcher les équipes dans les stands et faire quelques photos sur le vif!

Ford GT Le Mans 2019

Des livrées hommages

Vous aurez remarqué les livrées spéciales qui rendent hommage aux victoires de Ford aux 24h du Mans. La Ford GT n°66 de l’Allemand Stefan Mücke, du Français Olivier Pla et de l’Américain Billy Johnson affiche une livrée noire faisant écho à celle de la Ford GT40 de Bruce McLaren et Chris Amon, qui a remporté le Mans en 1966. La Ford GT40 conduite par Dan Gurney et A.J. Foyt au Mans en 1967 sera célébrée par la nouvelle livrée de la Ford GT n°67 pilotée par les Britanniques Andy Priaulx et Harry Tincknell ainsi que par l’Américain Jonathan Bomarito. La Ford GT n°68, dernière Ford victorieuse au Mans lors de la course 2016, sera pilotée par l’Allemand Dirk Müller, l’Américain Joey Hand et le Français Sébastien Bourdais, qui courront sous les mêmes couleurs que lorsqu’ils avaient remporté le Mans en 2016. Enfin, la Ford GT n°69 du Néo-Zélandais Scott Dixon, de l’Américain Ryan Briscoe et du Britannique Richard Westbrook s’inspire de la Ford GT40 qui s’est classée deuxième lors de la célèbre course où Ford avait réalisé le triplé victorieux au Mans en 1966.

Il y a aussi une 5ème Ford GT qui ne passe pas inaperçu. Elle est engagée par  Keating Motorsports en GTE-am en partenariat avec la société Wynn’s, spécialisée dans les additifs automobiles, qui affiche une livrée à dominante violet. C’est la première équipe privée à aligner une Ford GT et elle célébre le 80e anniversaire de la société Wynn’s.

Ford GT Le Mans 2019

Encore des Ford en 2020?

Au détour du motorhome nous croisons le big boss de Ford Performance, Mark Rushbrook.

Avec ce programme, nous voulions revenir au Mans 50 ans après notre première victoire en 1966 avec comme objectif de monter sur la plus haute marche du podium, ce que nous avons réussi dès la première année. Depuis 2016, chaque année une Ford s’est hissée sur le podium au Mans, ce qui démontre notre régularité au plus haut niveau

Alors verra t-on encore les belles Ford l’année prochaine? Multimatic, la société qui assemble les GT, aurait déposé un dossier d’engagement pour la saison 2019/2020. Selon Larry Holt, en charge du motorsport chez Multimatic, trois offres sérieuses sont à l’étude pour la prochaine saison. On pourrait donc revoir la Ford GT en GTE-Pro ou GTE-Am dans des écuries privées.

Ford GT Le Mans 2019

Roadtrip en Mustang Bullitt

En 1968, Steve McQueen roule dans une Mustang un peu modifié dans le film Bullitt. 50 ans plus tard, le dernière Mustang reçoit le même traitement et l’appellation Bullitt.

Une Mustang Bullitt c’est quoi? Teinte vert highland foncé (un noir est possible), désiglage Ford, jantes spécifiques de 19 pouces, sièges Recaro brodés de vert, boule blanche pour le levier de vitesse et plaque numérotée… l’ambiance est là avant même de réveiller le V8!

Sous le capot on retrouve le V8 5.0L de la GT classique mais y apporte un nouveau système d’admission d’air avec un collecteur différent. La puissance grimpe à 460ch et 529Nm de couple! Allumage! Quel son, c’est le rêve Américain sous le pied.

Sur la route, le couple dingue permet une conduite souple et l’on peut se contenter des 4 premiers rapports si l’on ne fait pas attention à la consommation… Attention sur l’autoroute, la vitesse peut vite s’envoler si l’on ne fait pas attention. Le talon pointe automatique lorsqu’on rétrograde est amusant, mais il faudra se rappeler que la Mustang n’est pas une ballerine! Avec plus de 1.8 tonne sur la balance, elle préfère les longues lignes droites aux petites routes sinueuses!

Quoiqu’il en soit, la Mustang Bullitt reste un plaisir à emmener et une compagne de voyage formidable! Parfaite pour un allez retour Paris – Le Mans!

Ford Mustang Bullitt

A suivre en direct

Le départ des 87èmes 24 Heures du Mans sera donné le samedi 15 juin à 15 heures. Après les qualifications, c’est la Ford n°67 qui réalise le meilleur temps de l’armada Américaine avec un joli 3’48”112. Cela la classe 2ème des qualifications en GTE-pro.

Les fans pourront suivre gratuitement et en vidéo la course depuis l’intérieur du cockpit des Ford GT, grâce au Livestream de Ford https://www.youtube.com/FordPerformance

Lire la suite

Reportage

Exposition Concept Cars FAI2019

Publié

on

L’Exposition “Concept-cars et design automobile” du 34ème Festival Automobile International ouvre ses portes du 31 janvier au 3 février 2019 au public. L’occasion d’admirer l’art et la création automobile à Paris, Place Vauban au pied de l’Hôtel National des Invalides.

La 12ème édition de l’Exposition concept-cars et Design automobile ouvrira ses portes au public pour présenter en première mondiale, européenne ou nationale des concepts cars et voitures d’exception. Dans la tradition de la Haute Couture, l’automobile fera pendant 4 jours sa “Fashion week” dans un espace de 3 000 m² mis en scène par l’architecte Jean-Michel Wilmotte situé au pied du dôme des Invalides.

Voici quelques uns des véhicules présents…

BMW i VISION DYNAMICS

Elle représente la future berline électrique de BMW qui viendra trouver sa place entre la citadine i3 et la sportive i8. BMW confirme que la i Vision Dynamics de série pourra offrir jusqu’à 600km d’autonomie. Concernant le concept-car, la marque à l’hélice annonçait 4s pour passer de 0 à 100 km/h et plus de 200 km/h en pointe.

DB CAR

L’auteur la considère comme une art-car reposant sur un design asymétrique avec des formes complexes et originales en harmonie avec la musique de la star. Ce concept créé en impression 3D rappelle la ligne d’une … BMW.

DS X E-TENSE

Le concept car DS reprend la mécanique électrique de la Formule E, qui est située à quelques mètres de cette dernière. Sa ligne asymétrique est toujours aussi “bizarre”.

MERCEDES-BENZ Vision Maybach Ultimate Luxury

Version ultime du luxe façon Mercedes. Ce concept s’adresse surtout au marché Chinois avec sa couleur rouge et ses dorures.

PEUGEOT E-Legend Concept

C’est l’un des phénomènes du dernier mondial de l’auto. Peugeot a même surpris son monde en la mettant en scène dans une publicité à la télévision. Maintenant, la question que tout le monde se pose: vont-ils la produire?

BUGATTI Divo

Je n’avais pas eu l’occasion de la voir au Mondial de Paris, c’est désormais chose faite. Elle repose sur la Chiron et ni l’intérieur ni la mécanique ne change. C’est juste que la Divo propose une aérodynamique spécifique dédiée aux virages!

40 exemplaires seront produits au tarif de 5 millions d’euros.

FERRARI MONZA SP1

Sa simplicité apparente m’avait laissé de marbre à première vue. C’est surement que je ne l’avais pas bien regardé! Je rêverais d’en prendre le volant et faire hurler sa mécanique à présent!

FERRARI SP38

Pour l’un de ses clients, Ferrari a produit un modèle unique, reprenant pour base la 488 GTB, mais arborant une toute nouvelle carrosserie inspirée des productions des années 80: la Ferrari SP38. Attention, le modèle exposé est une maquette et non le vrai modèle.

LIGIER JS P217

Il s’agit d’un proto LM P2 nouvelle génération. Equipée d’un moteur Gibson V8 4.2L de 600 chevaux avec une monocoque et une carrosserie en carbone, elle est la première LM P2 nouvelle génération à avoir remporté une course en Europe, à Silverstone et aux Etats-Unis, à Laguna Seca. Vice-championne d’Europe en 2017, elle a terminé troisième aux 24 Heures du Mans en 2018.

Elle est à découvrir avec une livrée anniversaire pour célébrer les 50 ans de la marque Ligier fondée en 1969 par Guy Ligier. Mais aussi les 10 ans de l’Association Mécénat Chirurgie Cardiaque aux 24 Heures du Mans.

Mais aussi…

Pour la première fois, une animation proposée par Dassault Systèmes permettant de concevoir une voiture via la technologie de réalité augmentée sera accessible au public. On trouvera également un espace temps avec les montres Girard-Perregaux lies à l’univers automobile. Des écoles de design automobile avec Strate école de Design et Rubika. C’est une occasion unique de rencontrer et d’échanger avec les enseignants et les étudiants, de connaître les formations, les métiers du design..

Les visiteurs pourront prendre le volant ded modèles de constructeurs exposants tels que les Fiat 500X et Abarth 595, le Range Rover Sport PHEV, la Jaguar I Pace et la DS 7 Crossback.

Lire la suite

Tendance