Essais

Essai de la Peugeot 508 GT

3 minutes de lecture

Pari osé: Prétendre qu’une grosse berline mazout à boîte auto est une sportive. On tente?

Cette 508, c’est le nouveau design de chez Peugeot. Le constructeur fait l’impasse sur le style outrancier de la 407 pour donner énormément de classe et de charisme à son nouveau vaisseau amiral. Bizarrement, elle me rappelle un autre félin: la Jaguar XF mais dans un autre style. Pour ma part c’est une vrai réussite stylistique, une auto qu’on a plaisir à regarder, surtout dans ce blanc nacré et ses jantes 18″. Mais nous n’avons pas à faire à une classique 508, puisqu’il s’agit de la GT. Badge sur la calandre, double sortie d’échappement, pas de spoiler proéminent par contre… on reste discret.

Ce haut de gamme se veut forcément au top, et quand on s’y assoit, on s’y sent immédiatement bien. Mieux que le divan de mémé. Un siège suffisamment baquet pour bien vous maintenir dans les virages. Vraiment chouette ce siège, réglable dans tous les sens, tout comme le volant. Pas de fioritures sur la planche de bord, on est loin de la tristesse d’un VW Passat, mais on atteint pas l’émotion d’une Italienne… On trouve tous les équipements de confort habituel sur ce genre de finitions, finitions qui sont excellentes par ailleurs. Par contre j’ai trouvé que ça manquait de petits rangements astucieux pour une voiture de cette taille.

Niveau comportement, on atteint le summum de chez Peugeot. Loin du châssis joueur d’une RCZ. La 508 GT est un rail. A 240km/h soit sa vitesse maxi, aiguille du compteur bloqué, on ne ressent absolument aucune contrainte. Aussi bien au niveau du volant qu’au niveau sonore. Et elle tient aussi le parquet dans les virages! Malgré son poids, elle prends très peu de roulis et pratique les enchaînements vigoureux sans en avoir peur. Seule la GT reçoit la technologie à double triangulation à l’avant, et je peux vous dire que ça fonctionne plutôt bien. Non seulement il est très difficile de la faire décrocher, mais quand vous y arrivez, les garde fou électroniques se mettent en route immédiatement et vous raménent dans le droit chemin. Du sérieux.

Le moteur, moulin à débats entre voiture française et allemande, est un 4 cylindres en ligne diesel turbo. Pas de V6 donc. Mais attendez un peu, un 2.2L qui développe 204ch, c’est assurément un rendement à faire pâlir une essence ça! Dépassant les 1500kg à vide,  les 204ch vous propulsent de 0 à 100km/h en 8.2sec. C’est une bonne performance, tout en sachant que ce moteur est incroyablement sobre: 5.7L de moyenne annoncé en cycle mixte! Bien que cette moyenne a tout simplement était pulvérisée durant les 2000km parcourus à son bord, il est envisageable de les obtenir en ayant le pied un peu plus léger. Grand enfant que je suis, j’irais bien y fourrer un moteur deux fois plus puissant… pour voir!

La boîte auto, confectionnée exclusivement pour ce moteur, est une réussite dans son confort et sa rapidité bien qu’elle ne soit pas à double cloche comme les boîtes DSG. Elle fonctionne par rapport à la pression exercée sur la pédale.  Exemple: Vous êtes tranquillement en 6éme sur une longue nationale, un tracteur pointe le bout de son nez, pied écrasé sur l’accélérateur, la boite descend 2 rapports et vous propulse de la meilleure façon possible! On s’y fait assez vite. Elle dispose de 3 modes de fonctionnement: Normal, neige ou sport, ce qui agit uniquement sur le régime moteur avant passage d’une vitesse. Il est aussi possible de passer en boite séquentielle avec passage des rapports au volant (pas fan) ou au levier en poussant et tirant. Une manière très sympa d’enchaîner les virages plutôt que de laisser la boîte tout faire. Quoi qu’il en soit la boîte reprendra automatiquement le dessus en cas d’erreur (freinage sans descendre les rapports).

La 508 GT n’est certainement pas destinée aux circuits et Peugeot ne se donne pas les moyens de proposer une concurrente à une M5 par exemple. Mettre 300 voir 400ch dedans? Il en serait capable. Et il serait vraiment intéressant de voir un constructeur français titiller de si près les grosses Allemandes… Cela n’empêche pas à la 508 GT d’offrir un dynamisme rare, autant par son excellent châssis que par son moteur rempli comme un oeuf. Elle respire le très bon et rien que pour ça, c’est une réussite.

 

Thomas Boulenger

Blogueur auto depuis 2009, je partage avec passion mes essais et mes voyages autour de l'auto. J'aime quand ça va vite, mais avec l'âge je commence à apprécier le confort du cuir...
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