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Reportage

Lancement de la nouvelle marque sportive et raffinée Cupra

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Cupra TCR

Jeudi 22 février 2018, direction Barcelone pour une annonce de taille: Le lancement officiel de Cupra, une nouvelle marque dotée de sa propre identité. Désormais, CUPRA, qui a toujours incarné l’expression ultime de la sportivité de Seat aura son propre univers et ses modèles.

Un nouveau logo Cupra

Cupra devient donc une entité propre, pour développer des modèles en collaboration avec Seat. La marque bénéficiera d’un espace de vente dédié auprès d’environ 260 concessionnaires que Seat a spécialement sélectionnés dans toute l’Europe.

De plus, Cupra va également englober l’intégralité de la division du sport automobile et de la course, un domaine qui était jusque-là sous la responsabilité de Seat Sport et qui sera directement intégré à la nouvelle marque.

Pour identifier un modèle Cupra en tant que tel, cela commence par le logo. Celui ci est constitué de deux C en symétrie, il reflète les valeurs que la nouvelle marque souhaite transmettre : passion, précision, détermination et courage.

« Notre ambition pour la marque Cupra est de doubler les ventes dans les 4 à 5 prochaines années, en concentrant notre modèle économique sur quatre piliers principaux : la distribution, les partenariats, la course et le produit. »

Wayne Griffiths, vice-président des ventes et du marketing de SEAT

Afin de créer un univers autour de la marque, Cupra s’est associé à de petits studios qui développeront des produits exclusifs et en édition limitée, comme L.G.R., Trakatan et Fabike… Cupra collabore également avec Dainese, Ninco et d’autres marques pour accompagner et partager sa passion de la course, de la technologie et de l’innovation.

Cupra TCR

Cupra Ateca, le premier modèle de la marque

Le premier modèle de la marque a proprement parlé est donc le Cupra Ateca, un SUV qui s’annonce sportif.

À l’avant, sa grille supérieure est dotée d’alvéoles intérieures, avec le nouveau logo Cupra apposé au centre. Les lettres Cupra apparaissent en aluminium mat sur la grille inférieure. Un effet de style qui n’est pas sans rappeler le célèbre quattro chez Audi Sport.

On retrouve également des détails en noir brillant à l’extérieur: les rails de toit, les rétroviseurs extérieurs, le cadre des fenêtres, les moulures latérales, les jantes, la grille avant, les diffuseurs avant et arrière ainsi que les becquets qui encadrent la lunette arrière. Six couleurs de carrosserie seront disponibles : Energy Blue, Velvet Red, Brilliant Silver, Rodium Grey, Magic Black et Nevada White.

À l’intérieur, les panneaux de portes sont habillés en Alcantara tout comme les sièges. Parmi les principaux équipements en option, soulignons le pack Performance qui inclut des freins haute performance 18 pouces Brembo en noir, le pack Extérieur fibre de carbone pour le becquet arrière et les coques des rétroviseurs extérieurs, le pack Intérieur fibre de carbone pour un tableau de bord moulé en fibre de carbone, ainsi que les sièges en cuir. Les sièges baquets Cupra exclusifs seront disponibles à partir de mi-2019.

Sous le capot, on retrouve le 2.0L TSI de 300 ch associé à une nouvelle boîte de vitesses DSG à 7 rapports, spécialement perfectionnée pour offrir une manipulation plus sportive avec des changements plus rapides, plus souples et plus précis. Le développement de la boîte de vitesses a été modifié pour associer d’excellentes performances à des niveaux réduits de consommation et d’émissions. La Cupra Ateca peut atteindre une vitesse maximale de 245 km/h et accélérer de 0 à 100 km/h en 5,4 secondes seulement.

« Cupra Ateca offre une polyvalence sans égal chez aucune autre marque. Ce modèle est unique sur son segment, avec 300 ch, système 4Drive et nouvelle boîte de vitesses DSG à 7 rapports. Il incarne le meilleur exemple d’équilibre entre sportivité, plaisir de conduire et facilité d’utilisation au quotidien »

Dr Matthias Rabe, vice-président exécutif de la recherche et du développement de SEAT

Côté châssis, elle dispose de la transmission intégrale 4Drive. Il est optimisé pour fonctionner avec tous les modes de conduite : Normal, Sport, Individuel, Neige, Tout-terrain, et bien sûr, le mode Cupra. À la sélection du mode Cupra dans le profil de conduite, le moteur réagit immédiatement avec un son affiné et le réglage de la suspension adaptative est ajustée pour apporter une touche plus sportive à la voiture.

Cupra TCR, déjà dans la course

La Cupra TCR sera la première voiture de course de la marque. Elle concourra officiellement dans la série TCR dès la saison 2018. Bien entendu, elle affichera le nouveau logo à l’avant et à l’arrière, ainsi que la couleur cuivre officielle.

Cupra Ibiza, un simple concept pour le moment

À l’occasion de cet événement exclusif, un concept de Cupra Ibiza était présenté. Lors des essais de l’Ibiza Fr, Seat jurait qu’il n’y aurait pas de modèle sportif, en voilà la raison. Il démontre le potentiel de la nouvelle marque en termes de design et de technologie, ainsi que la possibilité d’étendre les éléments Cupra aux différents segments. On remarquera la très bonne intégration du logo dans la calandre et la reprise de la forme, le triangle, partout sur la voiture.

Jusqu’à présent, les détails restent minces, et Cupra est catégorique: ce n’est qu’une voiture d’exposition. On se doute que l’Ibiza devrait rapidement trouver la voie des concessions avec un quatre cylindres turbocompressé de 200 à 220 chevaux. Partageant sa plate-forme MQB-A avec la VW Polo GTI, qui utilise une version de 200 ch du moteur EA888 de 2.0L. On devrait logiquement aussi retrouver des freins plus puissants, des roues de 18 pouces enveloppées de pneus Michelin Pilot Sport 4 et une boîte de vitesses DSG.

SEAT Leon CUPRA R ST

La dernière Seat a recevoir le badge Cupra est donc la Seat Leon Cupra R ST. Assez étrange d’ailleurs qu’elle puisse encore exister… Ce break de chasse est équipé d’un moteur 2.0L TSI 300 ch, du système à quatre roues motrices 4Drive et de la boîte de vitesses DSG. Elle intégrera également des pièces aérodynamiques en fibre de carbone, un son d’échappement spécifique, des roues aspect cuivré et des freins haute performance.

Le modèle sera disponible à la fin de l’année et sera présenté au salon international de l’automobile de Genève.

L’électrique pour bientôt

Cupra devra disposer de 7 modèles d’ici 3 ans. Il suffit de jeter un œil à la gamme Seat et d’imaginer une version sportive pour chaque Seat (non pas l’Alhambra svp), apparemment aussi, Cupra ne disposera que de modèles dérivés de la gamme. Elle devrait certainement inaugurée avant la gamme Seat des motorisations hybrides voir totalement électrique d’après Luca de Meo, président de Seat.

L’histoire ne fait que commencer…

Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

Reportage

The Land Rover Shelter experience

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Cet été, Land Rover, partenaire officiel de la Plagne, installe ces shelters, hébergements insolites issus des grandes expéditions polaires.

Vous aimez l’aventure? La nature? Le calme et les vues imprenables. The Land Rover Shelter experience est fait pour vous!

Qu’est-ce qu’un shelter ?

Derrière ce mot anglais, que l’on traduit par abri, se cachent en fait des conteneurs de survie utilisés lors d’expéditions polaires. Notamment celles de Paul-Émile Victor. Explorateur polaire, scientifique, ethnologue et écrivain français, il fut le fondateur et le patron des expéditions polaires françaises durant 29 ans. Plus tard, ces conteneurs furent notamment utilisés par l’armée en tant que postes d’observation.

En 2015, l’agence AZO acquiert deux shelters et décide de leur donner une seconde vie. AZO les réaménage pour en faire des hébergements insolites, qu’elle installe à proximité du refuge qu’elle exploite également : Refuge Là Haut à 1 830 mètres d’altitude. Ces shelters décorés dans une ambiance cosy offrent un panorama d’exception sur le lac d’Annecy et le Mont-Blanc.

En 2018, appuyée par Land Rover et en partenariat avec la station de La Plagne, l’agence acquiert deux nouveaux shelters et les réaménage dans l’esprit de la firme anglaise.

C’est où?

Installés près de la Roche de Mia, à 2 600 mètres d’altitude, ces shelters accueillent les aventuriers qui cherchent à vivre une expérience unique, avec la chaîne des Alpes et le Mont-Blanc comme seuls voisins.

Et l’auto?

Quelle est la place de l’automobile dans tout ça? Et bien c’est assez simple. Pour se rendre tout en haut, c’est l’occasion d’essayer un ou plusieurs véhicules de la gamme Land Rover. C’est ainsi que je me suis fais surprendre par l’efficacité d’un Range Rover Velar en hors piste mais aussi vite compris que le plus efficace dans ces conditions resté le Discovery.

Une expérience 4×4 qui reste à chaque fois une véritable découverte pour moi.

C’est bien?

C’est le pied! Que ce soit la « route » pour atteindre les shelters ou le refuge Là Haut que la situation des abris. En pleine nature, c’est un plaisir de s’endormir au milieu de la forêt et encore plus de s’y réveiller!

Je veux y aller!

L’aventure continue en hiver. Evidemment, il faut être un peu plus couvert mais l’expérience reste exceptionnelle!

Infos et réservations au 06 17 69 91 02

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Reportage

Découverte des pneus été Kleber Dynaxer UHP et HP4

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Après 2 ans de développement, Kleber, marque du groupe Michelin depuis 1981, présente ses nouveaux pneus été : les Kleber Dynaxer UHP et Kleber Dynaxer HP4. Je suis allé découvrir ces pneus, la marque et les hommes qui la font dans le sud de la France. Plus précisément sur la piste d’essai de Fontange.

Pour anecdote, la construction de ce site d’essais a débuté en 1987 pour s’achever en 1990. Ce fut à l’origine une centre de test pour les pneus Kleber, pour ensuite être utilisé par l’ensemble des marques du Groupe Michelin. Le site comprenant différentes pistes s’étend sur 56 hectares. 8 pistes d’essais sur une longueur totale de 7 km permettent de réaliser des tests d’adhérence sur sol sec et mouillé, des tests de bruit, de confort et de freinage.

Découverte de la marque Kleber

La marque Kleber, fondée en 1910, a une longue histoire puisque centenaire. A l’occasion de cette journée de la présentation et des essais des nouveaux pneus Kleber Dynaxer HP4 et Kleber Dynaxer UHP, la marque française appartenant au Groupe Michelin depuis 1981 a d’ailleurs mis l’accent sur son histoire et son positionnement.

L’objectif fondamental de Kleber est de pouvoir gagner des parts de marché en affichant les valeurs de l’entreprise. Les nouveaux pneus Kleber allient performance et durabilité, avec un haut niveau d’adhérence. Dans ce sens, Kleber propose l’offre Trust : 30 jours 100 % satisfait ou remboursé.

Le terrain de prédilection de Kleber est la sécurité avec une excellente tenue de route sur sols mouillés et un excellent rapport qualité prix. Les nouveaux pneus Kleber Dynaxer UHP et Kleber Dynaxer HP4 ne dérogent pas à cette réputation et vont encore plus loin dans l’amélioration de leurs performances par rapport à la génération précédente, le Kleber Dynaxer HP3.

Cette nouvelle gamme présente des performances encore améliorées sur routes mouillées avec des distances de freinage plus courtes grâce au nouveau composant breveté de la bande de roulement et aux lamelles autobloquantes qui réduisent la déformation du pneu. La distance de freinage sur sol mouillé diminue de 13 % par rapport à la génération précédente avec un Label A pour le Kleber Dynaxer UHP et pour le Kleber Dynaxer HP4 en 16 et 17 pouces – Label B en 14 et 15 pouces.

La bande de roulement asymétrique avec les 2 sillons externes continus permet d’accentuer l’asymétrie et d’assurer le maintien dans les courbes et évacuer l’eau. La technologie des lamelles autobloquantes aide à apporter à la sculpture une meilleure rigidité dans la zone de contact et engendre une meilleure résistance au roulement et donc une consommation de carburant réduite.

Essai du pneu Kleber Dynaxer HP4

Le pneu été Kleber Dynaxer est fabriqué dans une large gamme en termes de taille et vise un grand nombre de véhicules. Le Dynaxer HP4 est le remplaçant du Dynaxer HP3, il offre une meilleure longévité et adhérence sur route sèche et mouillée.

Pour s’en rendre compte, Kleber a proposé un atelier freinage d’urgence sur chaussée mouillée, d’abord avec une Volkswagen Golf chaussée en Dynaxer HP3 puis sur une autre équipée de Dynaxer HP4. Deux freinages par pneumatique mettent en évidence le gain de performances!

Avec un élan de 95 km/h puis freinage jusqu’à l’arrêt. Le boitier Racelogic installé à bord de la Golf donnait une différence d’environ 4 m entre les deux générations. Vraiment pas mal!

Essai du pneu Kleber Dynaxer UHP

Le second pneu conçu par Kleber, le Dynaxer UHP, est une déclinaison plus sportive du Dynaxer HP4 pour des montes pneumatiques de 17 à 20 pouces. Son nom de code UHP signifie Ultra High Performance et il se reconnait par un dessin de la bande de roulement plus sportif. Le mélange de gomme est par contre identique au Dynaxer HP4.

Pour l’essayer, deux ateliers de conduite étaient proposés : pilotage sur le piste mouillée et slalom sur piste sèche.

Pour le pilotage sur piste humide, c’est à bord d’une Audi A4 B9 berline que ça se passe. La piste était totalement humide, arrosée en permanence pour avoir entre 1 et 3 mm de hauteur d’eau correspondant à un gros orage. J’attaque directement au volant de l’Audi et le comportement du pneu est surprenant car impossible à prendre en défaut. A aucun moment, la voiture ne montrait des pertes d’adhérence malgré mes efforts au volant.

Le deuxième atelier consistait à prendre le volant d’un Mini Cooper S équipée de pneus Kleber Dynaxer UHP pour tester son comportement sur piste sèche.

Les essais ont démarré avec une départ arrêté puis un freinage d’urgence sur chaussée sèche afin de se rendre compte du grip des pneus. Le Dynaxer UHP renvoie un très bon feeling au volant, et il serait intéressant de le comparer avec une référence comme le Michelin Pilot Sport 4 par exemple. Un slalom permet de mettre la Mini en appui et sentir le grip latéral du pneu. Avec une vitesse conseillée de 60 km/h, je m’aperçois rapidement que ma vitesse est bien supérieure. Le moniteur me laisse faire, et je quitte le slalom à presque 90 km/h !

Des pneus été au meilleur rapport qualité/prix

Surprenant, voilà ce que je retiendrais de cette journée. Le ressenti au volant est excellent, la tenue sur route mouillée des pneus Kleber Dynaxer HP4 et Dynaxer UHP est plus que rassurante.

Leurs prix attractifs additionnés à leurs performances en font des pneus de qualité, destinés avant tout à ceux qui ont un budget limité et qui souhaitent rouler l’esprit tranquille, sans se soucier des pneus justement.

Merci à Kleber pour cette journée d’essais.

 

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Visite de Renault Sport F1 Team à Enstone

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Visiter les ateliers d’une écurie de F1 est un privilège et une opportunité incroyable pour n’importe quel passionné de sport auto. Renault Sport Formula One Team m’a permis de vivre ce rêve.

En 1977, Renault dispute sa première course en Formule 1. Dès 1979, Renault remporte sa première victoire lors du Grand Prix de France qui se tenait alors sur le circuit de Dijon-Prenois avec Jean-Pierre Jabouille. Et puis il y a eu l’ère du turbo… en 1981, Renault engage Alain Prost qui remporte neuf victoires, obtient dix pole positions et ne passe pas loin du titre mondial en 1983. Renault se retire du championnat à la fin de la saison 1985 et conserve son rôle de motoriste, permettant dans les années 1990 à Williams de remporter cinq titres des constructeurs et à Benetton de s’en adjuger un.

Le groupe français revient en tant que constructeur de châssis en 2002 après le rachat de l’écurie Benetton. Il obtient deux titres mondiaux des constructeurs en 2005 et 2006 ainsi que deux titres de champion du monde des pilotes avec Fernando Alonso.

Une nouvelle page s’est ouvert il y a 3 ans. En annonçant son retour en tant que constructeur à part entière fin 2015, Renault s’est fixé des objectifs ambitieux pour gagner de nouveaux trophées. Renault Sport Formula One Team déploie ses activités quotidiennes sur deux sites : Viry-Châtillon près de Paris pour le moteur et Enstone au Royaume-Uni  pour la partie châssis. C’est là bas que je me suis rendu.

En pleine expansion.

Mi-2018, 676 collaborateurs évoluent dans l’Oxfordshire. Ce chiffre représente une croissance de 50 % sur les trois dernières années et de 31 % par rapport aux campagnes victorieuses de 2005 et 2006. 446 employés vivent dans un rayon de 25 miles autour de l’usine. Outre la conception du châssis et les unités de production, Enstone englobe le développement et l’intégration des boîtes de vitesses, l’électronique, la recherche et le développement, la soufflerie, un simulateur de pilotage, des bureaux d’ingénierie, un atelier de peinture et la base de l’équipe de course.

Bureau d’études.

C’est l’un des plus gros secteurs d’Enstone et c’est un peu là que tout commence. Plus de 70 personnes participent au dessin du châssis dans le bureau d’études, il est divisé en différentes sections : conception de la transmission, conception mécanique, analyse des contraintes et Groupe de Performance du Véhicule (GPV). Cet espace ouvert est conçu sur mesure pour encourager l’interaction entre les différents sous-groupes.

L’ambiance y est particulièrement studieuse. Et pour cause, il faut près de 150 000 heures de travail et 19 000 dessins pour définir les 14 500 composants d’une voiture! Les employés du BE sont placés sous la direction de Martin Tolliday (chef designer) et Simon Virrill (chef adjoint au design), eux-mêmes dirigés par Nick Chester, directeur technique châssis.

La F1 répond à un cycle continu. Dès qu’une saison démarre, les plans et les dessins de la suivante commencent afin de devancer la concurrence. Le juste équilibre reste difficile à atteindre, la performance en piste étant tout aussi importante que les préparatifs de l’année suivante. On nous avoue qu’une écurie qui arrive avec la même voiture que la précédente course a déjà perdue. Cela montre à quel point la F1 est exigeante. On estime à quasiment 2 secondes le gain au tour entre le début et la fin de la saison.

La soufflerie.

La F1 est une discipline où l’aérodynamique tient une place très importante. Pour limiter les coûts, la FIA encadre le nombre d’essais, il y a même une caméra de surveillance. Une maquette à 60 % est placée sur une piste roulante face à un flux d’air fixé et restreint par la FIA à 50 mètres par seconde. Tous les éléments pouvant affecter la monoplace sont essayés en soufflerie, qui peut tester le tangage, le roulis, la hauteur de roulement, les appuis, la déformation des pneus et le système d’échappement afin d’examiner leur comportement et leur potentiel.

En 2017, la soufflerie d’Enstone a bénéficié d’une importante remise à niveau pour améliorer ladite piste et augmenter l’angle et la portée de lacet. Une maquette de monoplace reste cachée sous une bâche, il ne sera pas possible de la voir et pour cause: il s’agit de la RS19 pour l’année prochaine!

La mécanique des fluides numériques aide et révolutionne de manière significative ce processus de conception. Pour faire simple, il s’agit d’une soufflerie virtuelle où des superordinateurs dotés de logiciels de pointe permettent aux ingénieurs de simuler la complexité des flux à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture à travers plus de 60 To de données par semaine. Situé sous terre, le centre CFD d’Enstone est pleinement opérationnel depuis 2008. De l’extérieur, il s’apparente à une colline, une architecture bien réfléchie afin de tenir compte des préoccupations environnementales.

Fabrication.

Le département de fabrication est chargé de réaliser les radiateurs, les échappements et d’autres petites pièces. Malgré les exigences d’une précision minutieuse, il n’y a pas meilleur moyen que d’y procéder manuellement.

Le système d’échappement est tout particulièrement soigné avec une épaisseur variant de 1,1 à 0,3 mm à sa sortie. Si une part importante est faite à la main, le reste se compose de titane imprimé en 3D. Les échappements sont conçus à partir de feuilles extrêmement fines d’Inconel, un alliage à haute teneur en nickel résistant à des températures élevées dans des environnements extrêmes où elles peuvent dépasser 1000°C, comme en Formule 1. Deux journées et demie sont nécessaires à deux personnes pour en fabriquer la majeure partie, mais la moindre erreur peut provoquer une perte de puissance, voire un abandon.

Conformément au règlement de la FIA, le poids minimum d’une F1 est aujourd’hui de 734 kg. L’objectif est donc de rendre la monoplace la plus légère possible, tout en tenant compte de la sécurité du pilote et des nombreux crash-tests auxquels il faut se soumettre. Du lest peut également être ajouté pour atteindre ce seuil légal et laisser davantage de libertés aux ingénieurs pour optimiser le centre de gravité de la voiture.

Les technologies d’usinage les plus avancées sont utilisées afin de produire plus de 50 000 éléments métalliques sur une saison. Les outillages fonctionnent 24 heures sur 24 tout au long de l’année. 20 machines CNC, EDM et GF composent le département d’Enstone et 90 % d’entre elles ont été renouvelées l’an passé.

Au cours de l’année précédente, deux nouvelles machines Breton 1500 Matrix Dynamics ont été installées à Enstone afin d’améliorer les châssis. La fabrication d’un châssis peut prendre jusqu’à cinq semaines de travail, mais la précision de ces machines permet de gagner 30 % de temps par rapport aux précédentes. Je n’avais jamais vu une aussi belle installation.

Production.

Le banc d’essais à sept vérins est une machine de torture pour F1. Rene Torcato raconte: « C’est un outil employé pour améliorer les performances de la voiture à travers la suspension. Nous pouvons reproduire le comportement de la monoplace sur le circuit dans l’environnement intégralement maîtrisé du laboratoire. Nous recevons généralement les données de l’équipe de piste après les essais libres du vendredi, nous prenons un tour en référence et nous l’appliquons sur le banc avec toutes les contraintes qui existent. Nous pouvons ainsi estimer l’impact des différents réglages et anticiper de nouveaux concepts tant pour la voiture actuelle que pour les futures. »

Simulateur.

Le simulateur joue un rôle crucial dans le développement. Utile aux pilotes, ingénieurs, designers et au Groupe de Performance du Véhicule (GPV), celui d’Enstone a été mis en service en 2011. Il dispose d’un modèle de la voiture conçu par l’équipe et des tracés fournis par R Factor Pro. Doté de cinq projecteurs haute définition, son système de direction offre une représentation et des sensations fidèles, notamment par rapport aux forces générées sur les pneus. La télémétrie est aussi précise que celle sur place et s’avère extrêmement importante dans la préparation d’un week-end. Les trois quarts de l’énergie consommée par le simulateur viennent de panneaux solaires pouvant produire 33 000 kWh par an.

Le simulateur tourne avec de vrais pilotes, que ce soit les pilotes officiels Niko Hulkenberg et Carlos Sainz, d’essais ( Jack Aitken et Artem Markelov ) et même les jeunes de la Renault Sport Academy comme le Français Victor Martins.

Il permet d’évaluer de nouvelles pièces, ajuster les réglages, le simulateur étant très proche de la réalité.

Salle des opérations.

La radio dans le garage, sur le muret des stands et dans le bureau d’ingénierie de la piste est reliée à la salle des opérations d’Enstone. Cette dernière a été mise pour la première fois en service en mai 2017. Elle comprend six écrans de 75 pouces, 24 postes de travail dotés de deux moniteurs de 24 pouces et un système radio de pointe similaire à celui sur le circuit.

Sur les voitures, on retrouve plus de 200 capteurs fournissant 150 000 mesures par seconde, dont l’enregistrement des températures, pressions et accélérations entre autres. Ces données en temps réel offrent 4 Mo d’informations par seconde, transmis au garage en quelques millièmes de seconde et à Enstone en un quart de seconde.

Celles-ci sont utilisées pendant un week-end de course pour évaluer les problèmes de la voiture, prévoir la stratégie, anticiper le moindre scénario et permettre aux équipes d’Enstone de mesurer précisément les performances de la monoplace et du pilote. On retrouve diffèrents types d’ingénieurs:

  • Les ingénieurs-performances, responsables des éléments liés au châssis, y compris l’acquisition de données, les réglages, la simulation et la prévision des performances.
  • Les ingénieurs-contrôle, qui s’assurent du fonctionnement de la boîte de vitesses, des départs, des surrégimes moteur et de la cartographie du freinage électrique.
  • Les ingénieurs-aérodynamiciens, qui s’occupent de tous les aspects aérodynamiques et font le lien avec le même département d’Enstone pour que la monoplace opère dans la bonne fenêtre d’exploitation.
  • Les ingénieurs-groupe propulseur, chargés de tous les paramètres ayant trait aux performances et à la sécurité du groupe propulseur.
  • Les ingénieurs-stratèges, dédiés à la stratégie et à l’analyse des concurrents. Ils évaluent les performances de l’équipe et de ses adversaires, les classent selon leur rythme et déterminent la quantité d’essence et les pneus. En qualifications, ils scrutent les temps couperets pour garantir le passage dans la séance suivante tout en surveillant l’évolution de la piste. La nuit avant le départ, ils étudient les différents scénarii et anticipent les réactions de l’écurie avant d’analyser les performances en temps réel et donner des conseils sur les fenêtres d’arrêt aux stands dès l’extinction des feux.

A vrai dire, on pourrait comparer aux salles de contrôle de la Nasa.

Un énorme merci à toutes les équipes Renault Sport Formula One Team qui ont tout mis en oeuvre pour nous faire passer une journée exceptionnelle et partager avec le sourire leur passion qui est aussi leur métier.

Photos de Renault Sport Formula One Team à Enstone

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